Le scénario catastrophe d'Israël pour l’Algérie ou quand le Mossad rêve d'un coup d'Etat

Israël s’intéresse de près à l’évolution de la situation politique en Algérie depuis la réélection du président Abdelaziz Bouteflika pour un 4e mandat. De plus en plus de médias de l'entité sioniste produisent des articles sur notre pays en axant sur la «vacation» du pouvoir et la «guerre au sommet» entre «le clan présidentiel et le DRS». «Alors que le président Abdelaziz Bouteflika appartient au monde des morts-vivants, les trois pouvoirs, le politique, le renseignement et le militaire aiguisent les couteaux en Algérie», écrit Gilles Salem pour la rédaction d’Israël-Flashqui évoque «un coup d’Etat militaire en vue pour l’Algérie» en raison de l’incapacité avérée du président Bouteflika de continuer à gouverner. Ce journal met en avant l’avenir incertain de l’Algérie, dont «le pouvoir politique est mené par Saïd Bouteflika, le frère du président». «En coulisses, dans l’ombre, Saïd conduit la gouvernance politique du pays, soucieux de maintenir la corruption à son plus haut niveau. Depuis 2013, Saïd manigance et regarde son frère qui ne veut pas mourir, néanmoins il a compris avoir plus d’intérêts à maintenir Abdelaziz vivant que de le faire trépasser», ajoute le journal selon lequel «le décès du président serait une déclaration de guerre ouverte entre tous les prétendants au pouvoir algérien». De la mort d’Ali Tounsi aux attaques frontales du SG du FLN, Amar Saïdani, contre le DRS, rien n’est omis par les médias israéliens qui scrutent la moindre information venant d’Alger. Israël-Flash ira jusqu’à accuser le président Bouteflika d’avoir fomenté l’assassinat du DGSN en 2010. «Boutef sur un fauteuil roulant permet à Abdelaziz de tirer les ficelles supportant les restes viciés du FLN. C’est d’ailleurs ce même Abdelaziz qui fit assassiner le 25 février 2010 Ali Tounsi, alias le colonel Al Ghaouti, directeur général de la Sûreté nationale algérienne. «Les Boutef espéraient ainsi regrouper sous un même ministère tous les services de police et de gendarmerie, mettant ainsi sous leur coupe le fameux DRS (Département du renseignement et de la sécurité) qui fonctionnait de manière autonome», ajoute ce média proche du Mossad. Les Israéliens piaffent visiblement d’impatience de voir le DRS affaibli et l’armée divisée. Ils estiment ainsi que le patron du DRS bénéficie encore du soutien de la Russie et plus particulièrement de Vladimir Poutine. «Le DRS est en lutte violente contre le pouvoir politique, il a récemment menacé de dévoiler les informations de corruption concernant les frères Bouteflika. Toufik ayant mis sous écoute téléphonique Saïd Bouteflika, le déballage risque d’être douloureux pour le pouvoir en place», souligne encore le journal qui reflète ainsi l’état d’esprit des dirigeants israéliens. Il évoque aussi «la jeune garde composée de commandants quinquagénaires qui attendent leur tour pour prendre le pouvoir». Ce journal n’a pas manqué dans ce sillage de relever «les capacités importantes dont dispose l’Armée nationale populaire» qu’il qualifie de la «mieux équipée d’Afrique», avec «un budget 2015 (fonctionnement et achats) d’environ 20 milliards de dollars». Pour Israël, donc, la déstabilisation de cette armée pourrait être une «bonne chose» pour ses plans dans la région.
Rafik Meddour
 

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