Nigeria : 14 insurgés islamistes et trois soldats tués lors d’une offensive de l'armée contre le groupe Boko Haram

Egypte : le président Morsi exclut de négocier pour libérer les policiers enlevés
 

Syrie : l'armée attaque la ville rebelle de Qousseir, Assad inflexible
 

Algérie : saisie à Batna d’une importante quantité de produits pharmaceutiques dérobés du CHU de Constantine

Littérature : mort de l'écrivaine algérienne Yamina Mechakra à l'âge de 64 ans

Algérie : report du procès des 22 terroristes impliqués dans le vol de véhicules à la prochaine session criminelle

Algérie : le téléphérique de Constantine reprendra du service la semaine prochaine

Tunisie : un mort dans des affrontements, Ançar Al-Charia reporte son congrès

Algérie : la police regarde un jeune homme violenter une fille à Alger-centre sans réagir (témoins)

Tunisie : 11 blessés dans des affrontements avec les salafistes, dont un cas grave (ministère de l'Intérieur)

Libye : d’anciens officiers de Kadhafi exécutés sommairement

Libye : après la révolte, le désordre. D. R.
Libye : après la révolte, le désordre. D. R.

Dans un entretien accordé au quotidien algérien La Nouvelle République, Michel Fournier, membre d'Amnesty International, porte de sérieuses accusations contre l'actuel pouvoir libyen qui a «torturé et parfois exécuté sans la moindre pitié» d’anciens officiers de Kadhafi, «bafouant tous les principes fondamentaux des droits de l'Homme et des libertés, lesquels constituent la base d'une véritable démocratie». Fournier affirme que des milices armées, opérant en dehors de tout cadre légal et des services de sécurité officiels, procèdent «à la torture et à des exécutions sommaires» à l'encontre de personnes soupçonnées à tort ou à raison d'être «proches de l'ancien régime», parmi elles, des ex-officiers de Kadhafi, et ce, «avec la bénédiction à peine voilée du Conseil national de transition libyen (CNT)». Selon Michel Fournier, les détentions restent généralement arbitraires : «Les prisonniers n'ont droit ni à un avocat ni à un procès équitable, et il arrive même qu'ils avouent des crimes juste pour faire cesser la torture, seule méthode d'interrogatoire pratiquée.» Il révèle en ce sens douze cas de décès avérés sous l'effet de la torture, «sans doute davantage», suspecte-t-il. Plusieurs corps ont été découverts à Tripoli et Misrata, outre soixante-cinq autres dans un hôtel de Syrte. Les victimes semblent avoir toutes été abattues froidement d'une balle dans la tête. Devant une telle situation, Amnesty internationale interpelle le CNT «pour prendre des mesures urgentes afin d'arrêter les responsables de toutes ces exactions et à rendre des comptes». Le CNT, au pouvoir depuis la chute du régime Kadhafi, a hérité d'un pays profondément divisé et se retrouve dans l'incapacité de se défaire des milices armées qu'il peine à contrôler. L'anarchie en Libye est telle que les scènes de pillage, les sévices, les abus et autres règlements de compte sont devenus, paradoxalement, la plus haute expression de l'ordre.
Mohamed El Ghazi