Crise libyenne : le bout du tunnel ?

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Par Khider Cherif Après avoir fait du surplace durant des mois, les discussions destinées à faire évoluer le Gouvernement d'unité nationale (GNA) en Libye pourraient aboutir dans les prochaines semaines, permettant à l’ex-Jamahiriya de s'engager sur la route de la stabilité.

Le médiateur des Nations unies Martin Kobler a expliqué cette semaine au Conseil de sécurité que les pourparlers sur de «possibles amendements» à l'accord politique, en particulier concernant le rôle futur du maréchal Khalifa Haftar, avaient progressé au cours des deux derniers mois. «Je suis convaincu qu'un cadre sera trouvé au cours des prochaines semaines au sein duquel ces questions pourront trouver une solution et des recommandations pourront être émises en vue d'une approbation par les institutions concernées», a précisé Kobler.

Le médiateur des Nations unies a toutefois reconnu qu'une renégociation de l'accord politique en vigueur était risquée et qu'il ne faudrait que des amendements «très limités». «Mais c'est aussi un risque de laisser l'accord tel qu'il est actuellement parce qu'il ne marche pas», a ajouté Martin Kobler. «C'est un pays prospère, un pays riche qui dispose des plus grandes réserves d'hydrocarbures connues en Afrique. C'est pourquoi il est important que l'insécurité prenne fin parce que les Libyens en ont besoin», a-t-il insisté.

Toute modification doit, rappelle-t-on, être acceptée par la Chambre des représentants libyenne, qui a refusé d'apporter son soutien au gouvernement de Sarraj. Deux membres du Conseil de sécurité, l'Egypte et la Russie, ont apporté leur soutien au maréchal Haftar, autoproclamé chef de l'Armée nationale libyenne (ANL) et soutenu par un gouvernement contrôlant l'Est libyen basé à Al-Bayda.

A l'issue de la réunion, le conseil a déclaré qu'il «reconnaît l'inquiétude croissante parmi les Libyens qui aimeraient un accord politique plus inclusif», selon l'ambassadeur ukrainien Volodymyr Yelchenko qui préside le conseil durant le mois de février. Le maréchal Khalifa Haftar, qui s'est récemment rapproché de la Russie, a déclaré la guerre aux groupes islamistes et radicaux sévissant dans l'Est libyen, en particulier à Benghazi, deuxième ville du pays. «Nous avons besoin d'un gouvernement véritablement complet qui accueille tous les acteurs clés en Libye, et nous en avons besoin parce que c'est la meilleure façon de restaurer la stabilité», a également fait savoir l'ambassadeur britannique adjoint Peter Wilson.

K. C.

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