Ouyahia surpris par son remplacement à la tête du gouvernement ?

Des sources à l’intérieur de l’hémicycle nous ont appris que le désormais ex-Premier ministre, Ahmed Ouyahia, pouvait ne pas avoir été mis au courant de la décision de son remplacement par Abdelmalek Sellal à la tête du gouvernement. Ces sources en veulent pour preuve un changement de programme inattendu par Ouyahia qui avait prévu une réunion avec le groupe parlementaire du RND dans l’après-midi, vers 14h30, soit au Parlement ou au siège du parti à Ben Aknoun, avant de l’ajourner pour des raisons qui étaient encore inconnues au moment de son annulation. «Vers 9h30, Ouyahia est arrivé au Parlement tout sourire, a salué les responsables politiques et les journalistes et échangé quelques mots avec eux. Mais quelque temps plus tard, son visage s’est crispé et il n’a plus placé un mot», raconte une source qui était présente à l’ouverture de la session d’automne du Parlement, ce lundi matin. Que s’est-il passé ? Le président de la République a-t-il pris la décision à la dernière minute ? Toutes les sources proches des sphères décisionnelles contactées par Algeriepatriotique étaient unanimes à démentir tout changement de la composante du gouvernement pour ce lundi. Il faut dire que les rumeurs et les fausses annonces qui ont persisté depuis les élections législatives du 10 mai ont fini par dissuader les médias de se risquer à quelque article relatif à ce sujet récupéré par les réseaux sociaux. Le voile n’a donc été levé qu’en partie, puisqu’il faudra encore attendre la désignation des ministres pour voir si la nomination de Sellal s’inscrit dans la continuité de la politique menée par son prédécesseur, ce qui suppose que seuls les neuf ministres élus députés seront remplacés, outre quelques menus changements sans grande importance, ou si le nouvel Exécutif sera chargé de revoir en profondeur plusieurs chantiers à moins de deux années de l’échéance cruciale de 2014. La rue, en tout cas, semble sceptique. Les observateurs, eux, pensent qu’à force d’avoir attendu trop longtemps, le changement de gouvernement a fini par devenir un non-événement. Attendons pour voir.
M. Aït Amara


 

Comment (6)

    Ezzine
    4 septembre 2012 - 11 h 12 min

    Chez nous les changements de
    Chez nous les changements de gouvernements, les remaniements ministériels partiels ou autres remodelages politiques n’ont pas de sensation favorable telle que nous la constatons en partie chez les autres citoyens du monde dit libre.
    Cette énième modification de l’exécutif algérien fait penser à une vieille histoire d’hommes de troupe.
    Cela se passe en caserne militaire dans le dortoir où les soldats se reposent. Le chef de chambrée commande brusquement le garde à vous ! Les troufions se mettent aux gardes à vous, face à face, alignés sur deux rangs. Le Chef du campement vient d’y faire irruption.
    Les hommes de troupe subissent une minutieuse inspection de discipline. Et puis, avec une voix imposante, le Chef ordonne aux hommes de changer de chemise. Le responsable du dortoir, debout à ses côtés se penche vers lui et lui chuchote :
    « Mais mon Commandant vous savez très bien que les soldats ne disposent chacun qu’une seule et unique chemise ! Et le Chef, irrité, réagit en criant ; qu’ils les changent bon Dieu ! Entre eux. Chaque soldat changera sa chemise avec la chemise de son camarade. Où est donc le problème !!? »

    le patriote
    4 septembre 2012 - 11 h 09 min

    je pense que c’est un non
    je pense que c’est un non Evénement mais ça traduit que la vie politique en Algérie n’est une pièce de théâtre. On change juste le décor et quelques acteurs pour faire semblant et on continue de faire rire le peuple. Le président a attendu la veille de la rentrée sociale pour créer un peu le suspense et dévier les vraies questions de société. Ouyahia ou sellal, l’Algérie est loin d’être un État. On un pouvoir mais sans véritables institutions. En fait ces désignations ne traduisent que la lutte clanique et rentre dans le cadre de rééquilibrage des rapports de forces au sommet du pouvoir. Et enfin cette nouvelle nomination rentre dans le cadre de la stratégie de succession du chef de l’État ou plutôt chef de clan. Donc 2014 en vue

    YONAMARRE
    4 septembre 2012 - 10 h 27 min

    J’espère que l’autre de
    J’espère que l’autre de l’éducation Nationale cet éternel qui n’a pu être sauté depuis des lustres part avec ce nouveau gouvernement !!!!( je n’arrive même pas à écrire son nom tellement je l’aime)

    Mansour
    4 septembre 2012 - 8 h 21 min

    Le véritable changement
    Le véritable changement serait le départ de Fakhamatouhou au pouvoir depuis 13 ans caractérisé par un immobilisme et une religiosité incroyables.Pour couronner le tout il construit une gigantesque mosquée alors que le pays est en ruine.

    rachedi
    4 septembre 2012 - 5 h 37 min

    ouf el hamdou lelah ils nous
    ouf el hamdou lelah ils nous a fait vomir avec sa démagogie et son hypocrisie bon débarras

    Anonyme
    3 septembre 2012 - 22 h 33 min

    On prend les mêmes et on
    On prend les mêmes et on recommence et on permute !

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