Cours de soutien : le CLA rejette la démarche du ministère

Le Conseil des lycées d’Algérie (CLA) rejette la façon dont le ministère traite la question des cours de soutien, lui prêtant des intentions et des arrière-pensées qui ne servent pas le secteur de l’éducation. Le CLA a exprimé sa solidarité avec toutes les formes d’action syndicale engagée dans le secteur de l’éducation et appelé les enseignants à la mobilisation. On peut comprendre que le CLA soutient le Cnapest dans sa décision de maintenir ouverte la grève qu’il a lancée peu après la rentrée scolaire. Le CLA énumère toute une série de griefs à l’encontre du ministère de l’Education : de la surcharge des classes au phénomène de la violence en milieu scolaire, en passant par le sous-encadrement pédagogique et administratif ainsi que le non-respect des normes pédagogiques. Le CLA tire la sonnette d’alarme sur les conséquences de cette situation qui se répercute sur le travail de l’enseignant et les performances des élèves. Il dénonce la mise à l’écart de l’enseignant de tout ce qui a trait à la pédagogie dont s’occupent des administratifs, ce qui conduit à la marginalisation de l’enseignant pour qu’il ne sente pas responsable de ce qui se passe dans l’établissement. Pour le CLA, l’idée que les enseignants sont des partenaires sociaux de plein droit est une grosse tromperie. Il en donne pour preuve le fait que les revendications qu’il a présentées sont toutes restées sans réponse et il n’y a eu à aucun moment une négociation et un dialogue sérieux. Le CLA critique l’état des relations avec les directions de l’éducation des wilayas et en particulier celle d’Alger. Il estime que le statut général a disloqué la profession et enlevé tout sens à la corporation de l’éducation. Le CLA trouve aberrant la méthode retenue pour la promotion et la gestion de la carrière de l’enseignant qui sont confiées à des bureaucrates et soumises au népotisme et au clientélisme, ce qui exclut de la promotion 80% du corps enseignant. Le CLA dénonce également la gestion des œuvres sociales et particulièrement l’utilisation par la direction de l’éducation des fonds pour honorer les enseignants qui partent à la retraite.
Lina S.
 

Comment (4)

    Anonyme
    20 octobre 2013 - 12 h 44 min

    L’école Algérienne a été
    L’école Algérienne a été réduite à néant par l’arabisation forcée. L’Algérie ne participe même plus aux olympiades mondiales de mathématiques. Ses dernières participation remontent au milieu des années 90, déjà, elle ne figurait plus sur la liste…. des 500 premiers. En France, et ailleurs en Europe, les dossiers de demande d’équivalence et donc d’inscription s’empilent dans les universités, en France, les responsables des diplômes ne se donnent même plus la peine de les ouvrir, ces dossiers se comptent par centaines dans chaque institut et dans chaque université française alors que les laboratoires français n’ont pas suffisamment de jeunes chercheurs. Certains élèves de terminale ayant déjà le BAC algérien, tentent leur chance avec le BAC Français qui leur permettra d’avoir une bourse française mais ces 15 dernières années, les réussite à cet examen ( BAC ) pourtant extrêmement élevées pour les lycéens français ( plus de 90 % de réussites et souvent 100 % pour les « grands lycées ») se comptent par le bout de doigts et d’une seule main pour les candidats venants d’Algérie.
    Bref : l’école Algérienne représente le symbole même de la faillite du régime en place depuis 50 ans.




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    chikhna
    20 octobre 2013 - 12 h 09 min

    Les parents d’élèves veulent
    Les parents d’élèves veulent bien se passer des cours de soutien si l’école public prend en charge convenablement leurs enfants.La déperdition scolaire veut que les pères de famille, en plus des lourdes charges familiales, déboursent les frais des cours de soutien pour donner un peu plus de chance à leur progéniture de poursuivre leur scolarité. La réforme scolaire doit s’intéresser au nombre d’élèves par classe et à la révision des programmes scolaires qui doivent répondre à la réalité du terrain en plus de l’amélioration des moyens pédagogiques car le tableau noir à lui seul ne suffit pas. Quant à la gréve initiée par le CNAPEST, elle est le résultat de l’obstination de l’administration de gérer à elle seule tous les volets liés à l’éducation sans associer les autres partenaires tels que les enseignants, les syndicats, les parents d »élèves, les spécialistes psychologues et autres.




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    Inspektor TAHAR
    19 octobre 2013 - 19 h 57 min

    Cours de soutien : le CLA
    Cours de soutien : le CLA rejette la démarche du ministère..Les cours de soutien existent dans plusieurs pays de la planete, cependant ils sont mieux organiss et geres qu en Algerie. Tout les maudits problemes existants en Algerie sont du resort de la mauvaise gestion et du vol de deniers publiques dans l administration publique algerienne…Il faut garder ces cours car les enfants algeriens qui vivent dans des logements de 60/70 metres carres, des familles coitrones dans des petits appartements n on pas la possibilite d etudier dans ces logements avec 7 et 8 personnes autour d eux. Ces enfant ne vivent pas dans des conditions d etudes adequates




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    amdan 06
    19 octobre 2013 - 19 h 12 min

    Mesdames et messieurs du CLA
    Mesdames et messieurs du CLA un peu de décence les cours de soutient ce n’est pas quarante élèves ou plus par classe dans les pays qui se respectent avec des enseignants qui se respectent également les cours de soutient c’est huit élèves maximum ne soyez pas voraces avec 1500 da élèves des classe de 40 élèves et 4 ou 5 groupes faites vos calculs ce n’est plus de l’enseignement mais c’est du commerce mercantile.




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