Francis Dupuis-Déri à Algeriepatriotique : «Il est difficile de dire que nous vivons en démocratie»

Francis Dupuis-Déri. D. R.

Algeriepatriotique : Peut-on vivre en démocratie dans une société capitaliste dominée par les multinationales ?

Algeriepatriotique : Peut-on vivre en démocratie dans une société capitaliste dominée par les multinationales ?

Francis Dupuis-Déri : Le capitalisme en général et le capitalisme mondialisé sont, en effet, des systèmes ou des régimes économiques qui minent la possibilité de vivre de manière démocratique. Le plus souvent, c’est un patron ou un cadre supérieur qui impose l’horaire de travail, ce qu’on peut faire ou ne pas faire au travail, ce qu’on peut dire ou non, comment doit-on s’habiller, etc. Bref, nous sommes souvent infantilisés au travail et nous y avons bien peu d’autonomie individuelle et collective. Comme nous y consacrons souvent la majorité du temps éveillé, il est alors difficile de dire que nous vivons en démocratie. Mais le succès de ce capitalisme, c’est justement de nous faire trop travailler, tout en nous persuadant que c’est ce qui est le plus important. On en vient alors à croire que s’assembler ou se réunir pour parler de politique et militer, c’est de la perte de temps. Mais ce qui est vrai pour la domination capitaliste est très certainement vrai aussi pour d’autres régimes de domination, comme le racisme et le patriarcat : comment peut-on dire qu’une femme vit en démocratie si son père ou son mari la domine, peut lui donner des ordres et même la punir ou la violenter si elle ne lui obéit pas ? Il s’agit alors d’une tyrannie masculine.

Vous militez contre les guerres que mène l’empire, dont celle en Afghanistan à laquelle vous avez consacré un livre percutant, ou pour des revendications sociales au Québec et au Canada. Comment peut-on définir le rôle d’un intellectuel engagé tel que vous dans le monde actuel ?

Au sujet de la guerre, je crois avec d’autres qu’il y a déjà bien assez de voix qui s’expriment pour justifier n’importe quelle guerre, dès que les autorités nous en proposent une. On nous dit qu’il faut absolument être favorable à cette guerre, car elle serait justifiée pour défendre la démocratie, cette autre serait inévitable pour faire respecter le droit international, et celle-ci pour sauver des populations dans le besoin, etc. C’est le discours des élites politiques, militaires, souvent médiatiques et même celui des «experts». Bref, la guerre et les guerres ont tant de partisans et ceux-ci tant de moyens pour diffuser leur message qu’il est du devoir des intellectuels, je crois, d’être toujours critiques des guerres, car toute guerre doit être critiquée à tout le moins quant à la manière dont elle est menée, par exemple, même celle qui serait menée avec les meilleures intentions du monde. Quant à la notion même d’intellectuel, elle désigne le plus souvent les personnes qui publient des livres, par exemple, et qui ont de ce fait le privilège de se voir offrir des tribunes, ce qui a pour effet d’amplifier plus encore leur voix individuelle. Mais nous devons aussi écouter celles et ceux qui se mobilisent collectivement, dans la rue par exemple ; c’est une façon collective pour les «sans voix» de se faire entendre, de participer à la réflexion et au débat et aussi, bien sûr, aux rapports de force sociopolitiques. Les mouvements sociaux sont pour moi des intellectuels collectifs.
On remarque le retour d’un néocolonialisme dévastateur depuis quelques années. Quelle est votre analyse à ce sujet ?

Néocolonialisme, néo-impérialisme – oui, du point de vue du Nord, qui reprend cette petite chanson du progrès qui nous laisse croire que la planète ne peut rien de bon sans notre intervention, qu’elle soit humanitaire, militaire ou économique. Nous sommes alors néocoloniaux avec une bonne conscience. Mais ça, c’est la marque du colonialisme : conquérir, dominer, exploiter, voire massacrer, en étant convaincu que c’est pour le bien des victimes. Et en se convainquant que, ce faisant, nous réalisons de grandes choses. Ce qui m’étonne toujours, par ailleurs, ce sont ces discussions passionnées au Québec, en France, aux Etats-Unis ou ailleurs en Occident au sujet de possibles interventions militaires face à une situation au sujet de laquelle nous ne connaissons rien. La dernière situation de crise dont parlent nos médias, c’est la République centrafricaine. Dans les cafés, en lisant le journal du matin, les gens discutent : faut-il ou non y intervenir militairement ? Je serai bien étonné si ces personnes qui débattent si sérieusement connaissaient quoi que ce soit d’important au sujet de ce pays. Je suis certain qu’ils discutent sans connaître son histoire, sans savoir quels sont les partis politiques, les groupes ethniques, les principales agglomérations, les rapports de classe, les enjeux économiques les plus importants, les mouvements sociaux qui y existent, etc. Mais cela ne semble pas important ; on se permet de trancher du bienfait ou non d’une éventuelle intervention.

Assistons-nous à un fascisme ordinaire avec, par exemple, un sujet que vous connaissez bien, les brutalités policières au Québec ?

Je crois que même si les élites y sont souvent plus autoritaires et brutales, il y a au final plus de marge de manœuvre pour les mouvements de contestation dans les pays dits «du Sud». Il s’y réalise des choses qui apparaissent impossibles au nord, dont la libération de villages, villes et régions entières. Je pense au soulèvement des zapatistes au Mexique, au début des années 1990, à d’autres mobilisations et des occupations en Amérique latine, à la Kabylie en Algérie. Ma référence à la Kabylie évoque les assemblées populaires, à la fois traditionnelles et plus contemporaines (tajmaât ou agraw) et généralement répandues dans d’autres régions d’Algérie. En Occident, nous croyons avoir plus de liberté et de marge de manœuvre, et pourtant bien peu de mouvements de contestation parviennent à changer réellement les choses. En fait, depuis les années 1980, soit la montée du néoconservatisme, les mouvements progressistes sont sur la défensive et se contentent de «résister». Or, depuis le début des années 2000, avec ce qu’on a appelé le mouvement altermondialiste et de grandes manifestations, comme à Seattle en 1999, les élites ont réagi d’une manière bien peu originale : à coups de matraque. Au-delà du spectacle de la rue, la contestation est bien timide : quelques vitrines de banques fracassées ici ou là, quelques pierres lancées aux policiers. Rien qui menace sérieusement les autorités et le système. Et pourtant, c’est par milliers que les policiers arrêtent les manifestantes et les manifestants. Pour trois fois rien. Il y a donc réellement un processus de criminalisation de la dissidence qui s’accélère et s’approfondit.

Les pays du Sud n’en finissent pas de subir le diktat des puissances occidentales. Comment pourrions-nous en finir avec ces croisades qui ne disent pas leur nom ? Une coopération sud-sud ne serait-elle un moyen de coordonner toutes les forces afin de peser sur l’échiquier mondial ?

Je ne peux pas répondre à cette question, puisque c’est aux gens du Sud d’y répondre. Pour ce qui est du Nord, je crois que nous devrions cesser d’intervenir partout, politiquement, militairement et économiquement. Ce n’est pas tant de l’isolationnisme qu’un respect de l’autonomie des peuples. Avec la sociologue féministe française Christine Delphy, je note souvent à quel point il est curieux de penser qu’il est juste et bon de bombarder l’Afghanistan, par exemple, en prétendant que cela est légitime parce que les femmes n’y avaient pas le droit de vote. Au Québec, les femmes ont obtenu le droit de voter en 1940, soit après l’Azerbaïdjan, l’Arménie, l’Albanie et la Turquie ; or, je suis certain que les Québécoises et les Québécois auraient trouvé absurde et révoltant qu’une coalition azerbaïdjano-arméno-albano-turque bombarde les villes du Québec et déploie des troupes sur le territoire, sous prétexte que «nos» femmes n’ont pas le droit de voter.

On parle de plus en plus d’une islamophobie qui ronge les sociétés occidentales et qui se répand au Québec. En tant qu’intellectuel, quelle explication pouvez-vous nous fournir à ce sujet ?

Une explication qui n’est jamais donnée de l’islamophobie, c’est justement ces guerres que «nous» menons en Afghanistan par exemple, prétendument pour libérer les femmes afghanes. Or, ces mêmes femmes afghanes voilées ou portant la burka, et qui nous sont présentées en Afghanistan comme les ultimes victimes à sauver, se transforment en ultime menace pour la civilisation tout entière quand elles sont en Occident. Des plus vulnérables, elles deviennent les plus menaçantes. Tout cela est ridicule, évidemment, surtout que beaucoup de femmes afghanes n’ont pas attendu les Occidentaux pour s’organiser dans des luttes de résistance contre les patriarches afghans, et dans des mobilisations d’entraide entre femmes. Mais comment s’étonner qu’alors que les troupes occidentales mènent des guerres contre des «islamistes» partout dans le monde, il y ait un discours islamophobe en Occident ? Cela me semble tout à fait logique – malheureusement – dans une situation de guerre. Il faut déshumaniser l’ennemi, le présenter comme une terrible menace, voire lui attribuer des caractéristiques pathologiques, en l’identifiant à la folie, par exemple. Tout cela fonctionne aussi à coups de généralisations peu ou pas documentées. J’imagine qu’en Algérie, par exemple, les débats au sujet de l’islam politique sont beaucoup plus complexes et bien mieux informés que ce qu’on peut entendre en Occident, où – ayons l’honnêteté de le reconnaître – n’importe quel commentateur dans les médias se croit légitime de lancer publiquement des énormités au sujet de l’islam comme religion ou des sociétés musulmanes en général, sans probablement n’en connaître rien de plus que ce qu’il en lit dans nos journaux.

Entretien réalisé par Mohsen Abdelmoumen

Biographie de Francis Dupuis-Déri
Francis Dupuis-Déri est né à Montréal, d’un père né à Paris qui s’est exilé au Québec pour ne pas faire son service militaire français lors de la Guerre d’Algérie, et d’une mère québécoise. Après de nombreux voyages, il complète des études en science politique avec un doctorat à l’Université de Colombie Britannique (UBC) à Vancouver. Il est stagiaire postdoctoral au Massachusetts Institut of Technology (MIT) à Boston au début des années 2000, puis professeur depuis 2006 à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Il a publié de nombreux livres et dirigé des ouvrages collectifs. Parmi ceux-ci, notons Démocratie : histoire politique d’un mot (2013), A qui la rue ? Répression policière et mouvements sociaux (2013), L’altermondialisme (2009), L’éthique du vampire : de la guerre en Afghanistan et quelques horreurs du temps présent (2007). Il a milité et milite encore dans divers mouvements sociaux, dont le mouvement altermondialiste, des groupes anticapitalistes et opposés à la brutalité policière.

Comment (8)

    S.S.A
    19 janvier 2014 - 22 h 30 min

    Assalam Ou3laykoum
    A Par GIGI

    Assalam Ou3laykoum
    A Par GIGI (non vérifié) | 19. janvier 2014 – 14:34
    Exscusez-moi, n’y voyez pas une intrusion mais j’ai été attiré par votre commentaire qui m’a semblé assez odieux pour intervenir en vous conseillant juste de donner votre avis en y mettant les formes d’autant plus que vous adressez à une femme, qui n’a rien dit d’insultant mais seulement son avis même s’il ne vous convient pas. Je ne sais pas tout, mais je crois que c’est ce que je ferais.
    Si vous êtes un vrai Algérien, respectes-nous et comme ca tu seras fier de toi, si vous ne l’êtes pas, cela ne vous empêche pas d’être poli et sans méchanceté.
    ALLAH I STARNA.
    Assalam Ou3laykoum.
    P.S C’est pour ca, que le RACHI I DAHKO ARLINA. on n’est pas souvent d’accord ici mais on est tous une famille Algérienne, laissez les gens s’exprimer Ya Rabbi. Soubhanallah.




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    Laetizia
    19 janvier 2014 - 18 h 46 min

    Je vous remercie d’avoir
    Je vous remercie d’avoir finalement publié ma réponse car mon premier envoi date d’avant 17h.




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    Laetizia
    19 janvier 2014 - 17 h 45 min

    @ GIGI (non vérifié) | 19.
    @ GIGI (non vérifié) | 19. janvier 2014 – 14:34
    Je considère que ce que vous éructez en début de commentaire est une insulte et une tentative d’intimidation, voire même une très maladroite tentative de connaître mon identité . Je me sens d’autant plus insultée lorsque vous écrivez « mépris pour l’Algérie et le monde arabo-musulman en général », de même vous osez m’accuser d’ « idolâtrie pour l’Occident ».
    Ce que j’idolâtre, monsieur, c’est ce que m’ont transmis ma mère, mon père et tous mes ancêtres et par-dessus toutes choses Dieu Tout Puissant. Mon amour pour mon pays et son peuple dépasse sûrement le votre, vous qui le voyez comme une annexe, une extension de l’orient. Nous sommes bien plus que ça !
    Je ne veux pas rentrer dans les détails PS / UMP, ces guéguerres ne m’intéressent pas, elles intéressent les français. Moi je suis algérienne et rien d’autre que ma patrie et l’acquisition des connaissances, la reconquête de notre patrimoine pillé, et la lutte contre l’effacement de notre identité voire de notre existence en tant que culture et civilisation plurimillénaire, ne m’intéresse. Dire que le peuple est ignorant n’est pas faux et ça n’est pas du mépris en ce qui me concerne. Si vous voulez me contredire prouvez moi le contraire ! Prouvez moi que ceux qui sortent de l’école algérienne aujourd’hui sont meilleurs que ceux d’hier ou même meilleurs que les citoyens analphabètes aux lendemain de l’indépendance. Prouvez moi qu’ils ont plus de bon sens, qu’ils s’en sortent mieux professionnellement. Mais vous ne pourrez pas le faire ! Car vous savez que ce que je dits est vrai et que c’est un constat sincère qui vise à chercher des solution pour s’en sortir, à travailler sur cette terrible lacune !
    Alors, modérez vos propos ! Bien sincèrement.




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    GIGI
    19 janvier 2014 - 13 h 34 min

    @ Laetizia (non vérifié) |
    @ Laetizia (non vérifié) | 19. janvier 2014

    1)Vous avez vécu en Occident, êtes-vous devenu plus intelligente ?
    Etes vous devenu une grande chef d’entreprise en Occident, une grande artiste, une grande scientifique ?
    Ou la seule chose que vous avez développé dans votre esprit c’est une idolâtrie pour l’Occident et un mépris pour l’Algérie et le monde arabo-musulman en général ?

    2) Pensez vous vraiment que Hollande, Obama, Cameron et Merkel dirige leurs pays ?
    Il ne sont que des pantins pour les banquiers et financiers !
    Quels est la différence entre le PS et UMP ? C’est le même parti coupé en 2 !
    Qui finance leurs campagnes électorales ?

    3) Lisez le livre « La Grande divergence » de Kenneth Pomeranz qui explique que la richesse de l’Occident est dû à la chance d’avoir découvert l’Amérique en premier et d’avoir profiter des ses richesses, et que la puissance de l’Occident n’a rien avoir avec la culture ou la démocratie…




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    qu'importe
    19 janvier 2014 - 10 h 29 min

    Pour comprendre ce qui
    Pour comprendre ce qui signifie, pour un européen, les concepts « démocratie et liberté » je ne saurai trop vous recommander la lecture de l’ouvrage parue en 2007 de David A Bell -La Première Guerre Totale- aux éditions Champ Vallon




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    S.S.A
    19 janvier 2014 - 2 h 19 min

    Assalam Ou3laykoum
    Merci Si

    Assalam Ou3laykoum
    Merci Si Abdelmoumen pour ce travail.
    Ce professeur a bien compris le pourquoi du comment en matière de domination mentale des peuples même par la force brutale s’il le faut.
    Mais j’ai quand-même l’impression qu’il a envie d’un soulèvement mondial et cela, ca s’appelle l’anarchie et le chaos ; du changement, sans doute, mais sans tout péter, et après la victoire, avec quoi vous allez travailler?! Des ruines!!!
    Nous en tous cas, on veut pas de cela.
    On aura notre changement, nous aussi, mais tranquille, on va montrer au Monde que l’Algérie sait prendre son destin en main pacifiquement et sans aucune aide extérieure fut-elle alliée ou même en identification complète de vue.
    Nous lavons notre linge sale en famille et nous ne succomberons pas aux chants des sirènes stériles car nous entendons tout mais n’écoutons pas.
    Je lui souhaite bonne chance à ce brave professeur qui semble sincère.
    Assalam Ou3laykoum.




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    Anonyme
    19 janvier 2014 - 1 h 07 min

    Notre message a la France: la
    Notre message a la France: la farce est finit. Tes soldats sont ou vieux et se font soigner chez toi ou ils sont deja mort. Les heritiers de ta clique, t inquites on va s occuper d eux. Si tu avance, on vient te chercher, de toute facon on est deja chez toi, grace a toi. Mais cette fois, c est pas des manifestants que tu va pouvoir tuer sur la seine.




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    Laetizia
    19 janvier 2014 - 0 h 07 min

    Le propre de l’occident qu’on
    Le propre de l’occident qu’on le juge impérialiste ou pas, démocratique ou pas, c’est de permettre l’épanouissement de la connaissance, du savoir, et donc d’une forme de civilisation des individus, je dis une forme parce que la spiritualité est écartée de cette entreprise. L’occident, pour y avoir longtemps vécu, je le juge démocratique pour un milliard de raisons. Par exemple, ceux qui détiennent le pouvoir ont une exigence de résultat face à leurs administrés, ils n’occupent pas leurs position ad vitam aeternam et ne peuvent en aucun cas abuser de leur position sans être inquiété un jour ou l’autre par la justice. Bien sûr il y a quelques exceptions mais elles sont rares. IL est vrai que les nations qui sont en position de force économiquement et techniquement parlant (pour ne pas dire intellectuellement) ont tendance à se poser comme les rois du monde et à regarder les autres pays désorganisés et mal gérés comme des lieux potentiel à conquérir, un RISK à échelle humaine. Cette attitude est un travers du pouvoir et de la puissance et de nombreuses nations agissent de la sorte face à plus petit qu’elles ou à leurs rivales.
    Jusque là rien de nouveau sous le soleil !
    M. Francis Dupuis-Déri critique ce système sur des points infiniment plus ténus que le grand thème de la démocratie dont son esprit et son savoir sont pétris.
    En Algérie, notre premier et plus grand chantier devrait être le combat contre l’ignorance ! Avec des cycles de formation et de reconditionnement intellectuel pour 90% des algériens qui sont en âge de travailler et ceux qui sont encore étudiant ! car nous sommes depuis les années 1990 en régression constante, pour preuve le sous entendu insupportable de cet article qui veut dénoncer l’impérialisme en enfonçant la démocratie.
    Eh oui ! malheureusement les constructions humaines ne sont pas parfaites.




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