Pauvre bac

Par Kamel Moulfi – L’examen du bac se déroule loin de l’atmosphère sereine qu’il exige. Les informations sur ce qui ne marche pas circulent à la très grande vitesse que permettent les technologies de la communication et ce n’est pas fait pour arranger la ministre de l’Education, Nouria Benghebrit, qui aurait voulu éviter ces mésaventures. Toute la rue en parle. La fraude s’est assujetti les réseaux sociaux et a mobilisé les smartphones (voir article) pour faire réussir les candidats indélicats. La rumeur laisse penser que tous les centres d’examen sont touchés. Faut-il croire que le seul endroit où le bac ne sera, peut-être, pas entaché d’irrégularité est l’établissement pénitencier avec ses 2 844 détenus candidats ? Pourtant, c’est le même Office national des examens et concours (Onec) qui organise le bac en prison et l’encadrement est assuré par des fonctionnaires du secteur de l'éducation nationale. L’erreur commise sur le sujet de langue arabe, filière des sciences expérimentales, est impardonnable. Le manque de rigueur dans la vérification des documents – laisser passer une erreur sur le nom d’un poète cité à la place de celui d’un autre – dénote une légèreté inadmissible. La ministre a tenté de minimiser son impact, mais le fait avait déjà été suffisamment amplifié pour écorcher la crédibilité de l’épreuve. Mais c’est surtout la part de la fraude qui risque d’achever l’honorabilité du bac. On peut toujours se dire que tout cela fait partie d’une cabale lancée contre la ministre de l’Education pour la mettre dans la prochaine charrette qui quittera le gouvernement et on peut appuyer cette hypothèse sur l’enjeu que constitue ce secteur au plan idéologique et politique, mais il faut admettre que l’examen du bac a besoin d’une bonne réforme si on veut que soit respecté le principe de l’égalité des chances entre tous les candidats. L’éthique qui a dominé par le passé dans ce genre d’épreuve, laissant à la fraude de petits espaces exceptionnels, a disparu sous l’effet des nouveaux critères de réussite qui privilégient la combine. Et le manque de motivation de l’encadrement des épreuves fait le reste.
K. M.
 

Comment (4)

    Anonyme
    8 juin 2015 - 16 h 15 min

    Belkacem Bélaïd, une légende
    Belkacem Bélaïd, une légende qui emplit, sans doute, la mémoire de nombreuses générations d’élèves du lycée
    Amirouche de Tizi Ouzou. Des anecdotes cocasses, des histoires drôles, du vécu en direct et assurément des
    souvenirs tendres.
    La réputation du surveillant général, car ce statut a fortement collé au personnage, a naturellement fait le mur du
    lycée ­ comme souvent les potaches aiment à le faire ­ pour aller se répandre dans la ville et bâtir un mythe
    autour d’un homme certainement exceptionnel. Le futur élève de ce lycée sait qui est Belkacem avant d’y entrer.
    À éviter, quand bien même la curiosité invite à aller irrésistiblement à sa rencontre. Dans tous les cas, et comme
    par un effet du hasard, c’est la première personne à qui le nouvel arrivant a affaire. J’ai croisé cet homme, pour la
    première fois, en septembre 1965. J’avais 11 ans et je venais de rentrer en sixième au lycée Amirouche de Tizi
    Ouzou… l’ancien, l’actuel lycée de filles Fatma M’soumer. Il était déjà surveillant général.
    Chacun se rappelle le silence pesant qu’il provoque quand il descend ­ c’est rare ­
    dans la cour du lycée, une cour toujours animée et bruyante.
    Quelque chose d’important
    va se produire. “Sadek…”
    Il vient d’interpeller un élève. Silence religieux dans la cour. Tout s’arrête et les regards se tournent en direction
    de la surveillance. La voix vient toujours de là. Le bruit de ses pas sur le sol, loin de rompre le silence pesant, en
    accentue la lourdeur. Il descend dans la cour. Les élèves attendent, quelque chose d’important va se produire.
    Sadek est tétanisé. Il sait que Belkacem vient vers lui et qu’il va passer un “mauvais quart d’heure”. “Est ­ce que
    tu connais Lagardère, Sadek ?” “Non M’sieur.” “Lagardère a dit : si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère
    viendra à toi.” Il est vrai que cet élève est particulièrement turbulent. L’homme est connu pour son sens de
    l’humour et de la dérision. Il est connu aussi pour sa sévérité. Il tient d’une main de fer la discipline du lycée,
    mais il est juste et sans agressivité.
    Le lycée a changé, les élèves et les enseignants
    aussi. Les valeurs qui ont fondé l’institution, parce que le lycée Amirouche en était une, se sont dégradées. Le
    lycée lui ­même est en ruine, livré à l’abandon. Assister impuissant à tout cela a dû être une épreuve difficile.
    Partir à la retraite est, dans ces conditions, une délivrance. Une porte qui se referme, sans doute avec de la
    nostalgie, sur une vie professionnelle pleine de souvenirs et de tendresse. De l’amertume ? Aussi. À cause d’une
    carrière inaboutie, non récompensée. Pour toutes les générations d’élèves du lycée Amirouche, qui l’ont connu, il
    est un souvenir impérissable. Un Monsieur.
    Merci d’avoir été là pour nous tous et tout ce temps.




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    Anonyme
    8 juin 2015 - 15 h 55 min

    On a refusé les brouilleurs
    On a refusé les brouilleurs de fréquence dans les centres d’examens à Mme Benghbrit donc cela prouve la cabale contre la ministre .On a la technologie pour détecter d’où est partie la triche ;la solution recaler tous les candidats de la classe incriminée .
    Faire repasser l’examen aux candidats honnêtes et radier les tricheurs à vie .
    Il faut absolument extirper le mal de notre école .




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    Anonyme
    8 juin 2015 - 15 h 10 min

    Pauvre BAC Algérien, mais des
    Pauvre BAC Algérien, mais des Algériens il en existait:
    Pouloud Mammeri fait ses études primaires dans son village natal. En 1928 il part chez son oncle à Rabat (Maroc), où ce dernier est alors le précepteur de Mohammed V. Quatre ans après il revient à Alger et poursuit ses études au Lycée Bugeaud (actuel Lycée Emir Abdelkader, à Bab-El-Oued, Alger). Il part ensuite au Lycée Louis-le-Grand à Paris ayant l’intention de rentrer à l’École normale supérieure. Mobilisé en 1939 et libéré en octobre 1940, Mouloud Mammeri s’inscrit à la Faculté des Lettres d’Alger.
    À la fin de la guerre, il prépare à Paris un concours de professorat de Lettres et rentre en Algérie en septembre 1947. Il enseigne à Médéa, puis à Ben Aknoun et publie son premier roman, La Colline oubliée en 1952. Sous la pression des événements, il doit quitter Alger en 1957.
    De 1957 à 1962, Mouloud Mammeri reste au Maroc et rejoint l’Algérie au lendemain de son indépendance. De 1968 à 1972 il enseigne le berbère à l’université dans le cadre de la section d’ethnologie, la chaire de berbère ayant été supprimée en 1962. Il n’assure des cours dans cette langue qu’au gré des autorisations, animant bénévolement des cours jusqu’en 1973 tandis que certaines matières telles l’ethnologie et l’anthropologie jugées sciences coloniales doivent disparaître des enseignements universitaires. De 1969 à 1980, il dirige le Centre de Recherches Anthropologiques, Préhistoriques et Ethnographiques d’Alger (CRAPE). Il a également un passage éphémère à la tête de la première union nationale des écrivains algériens qu’il abandonne pour discordance de vue sur le rôle de l’écrivain dans la société.
    En 1982, il fonde à Paris le Centre d’Études et de Recherches Amazighes (CERAM) et la revue Awal (La parole), animant également un séminaire sur la langue et la littérature amazighes sous forme de conférences complémentaires au sein de l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Ce long itinéraire scientifique lui a permis de rassembler une somme d’éléments fondamentaux sur la langue et la littérature amazighes. En 1988 Mouloud Mammeri reçoit le titre de docteur honoris causa à la Sorbonne.

    Mouloud Mammeri meurt le soir du 26 février 1989 des suites d’un accident de voiture, qui eut lieu près de Aïn-Defla à son retour d’un colloque d’Oujda (Maroc) sur l’Amazighité.Certains disent que c’etait pas un simple accident mais qu’il a été assassiné par (…) pour l’empécher de continuer son combat pour son identité Amazigh .




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    Abou Stroff
    8 juin 2015 - 14 h 42 min

    pour éviter de jouer à la
    pour éviter de jouer à la vierge effarouchée et d’oublier que l’école algérienne est une partie intégrante de la société algérienne, laquelle exhibe des caractéristiques particulières, je reprends ce que j’ai écrit plutôt:
    « les lycéens ne sont pas plus, ni moins rationnels que le commun des mortels étant donné qu’ils ne font que prendre pour exemple leurs ainés. en effet, quand on remarque que ceux qui réussissent en algérie ne sont ni les plus travailleurs, ni les plus brillants et encore moins les plus intelligents, pourquoi voudrait on que les lycéens se mettent dans la tête, qu’en dehors du travail, il n’y ait point de salut?
    dans un système basé sur la distribution de la rente et non sur le travail, un individu sensé comprend aisément que la filouterie, la ruse, la malhonnêteté, la prédation, l’immoralité, la forfaiture, la fourberie (voir le dico des synonymes) sont les valeurs les plus porteuses et dont l’adoption permet à leur porteur d’atteindre les cimes de l’ordre social (pour avoir une idée sur ce phénomène, observez ce qui se passe et ce qui s’est toujours passé au fln), par conséquent, cet individu sensé adoptera ces valeurs et les reproduira. d’ailleurs, ne dit on pas, couramment, que ceux qui travaillent, bossent et triment pour atteindre leurs objectifs sont des abrutis confirmés?
    PS: il n’y a qu’à voir les vidéos qui suivent pour comprendre qu’on peut être analphabète trilingue et diriger tout un forum:
    https://www.youtube.com/watch?v=rYD81X9lS5M
    https://www.youtube.com/watch?v=AAX3zuvvn2I
    admirez l’ilocition, la prounounciation, la richèsse du voucabilaire, etc… »




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