Bricolage administratif

Par R. Mahmoudi – Les dernières mesures de décentralisation concernant le retrait de certains documents administratifs, tels que le passeport et la carte nationale d’identité, sont-elles réellement la bonne solution pour mettre fin au calvaire qu’endure le citoyen qui est, cycliquement, obligé de les renouveler ? Le gouvernement a-t-il bien étudié tous les aspects de ces nouvelles procédures ? A voir le tohu-bohu qui règne actuellement dans les services de délivrance des passeports, par exemple – en attendant leur transfert prochainement vers les APC –, on sent que rien, finalement, n’a été réglé : la même pile de paperasse demandée pour chaque document, les mêmes va-et-vient entre différentes administrations, le même accueil tendu et lourd, les mêmes attentes stressantes ; la même bureaucratie en fait. En décentralisant seulement les bureaux, l’administration risque ainsi de multiplier les démarches que le citoyen est sommé d’effectuer et de redoubler, par-là, les tracas et les pertes de temps que cela engendre naturellement. Pourquoi l’administration ne met-elle pas en place un service qui se charge de réceptionner tous les documents nécessaires pour l’établissement ou le renouvellement du passeport ou de la carte nationale, par exemple, au lieu que ce soit le citoyen qui en fasse la démarche – véritable perte de temps et d’énergie – comme cela se fait dans les pays réellement engagés dans la lutte contre la bureaucratie ? A quoi servirait de décharger les services de la daïra d’un poids pour en accabler les APC qui, elles-mêmes, ploient sous une trop forte demande de documents divers, et en faire payer le prix, par conséquent, aux petits fonctionnaires de l’état civil et au pauvre citoyen ? On sait que pour les décideurs, cela va servir d’expérience. Si la décentralisation ne réussit pas, c’est facile : retour à la case de départ.
R. M.

Comment (8)

    Le Wali de M'sila nous pousse au suicide
    14 août 2015 - 18 h 12 min

    Publié par un journal
    Publié par un journal électronique

    Le wali de M’sila dérape (vidéo) : « Celui qui veut se pendre n’a qu’à le faire… ! »
    Mohamed Bousmaha, le nouveau wali de M’sila.
    Mohamed Bousmaha, le nouveau wali de M’sila, défouraille devant les problèmes posés par les citoyens.
    La sortie du tout récemment nommé à la tête de la wilaya de M’sila a de quoi être insultante. « Celui qui veut se pendre n’a qu’à se pendre et celui qui veut se brûler n’a qu’à se brûler”. C’est avec ces mots blessants et humiliants que le nouveau Wali de cette wilaya en proie à de nombreuses difficultés socio-économiques a répondu à un fonctionnaire d’une administration locale qui se plaignait de la pression populaire », a-t-il tonné.
    Le propos de ce commis de l’Etat laisse pantois devant tant de mépris et désinvolture. Au final, devant la défaillance de l’administration, Mohamed Bousmaha n’a pour réponse que la défiance et l’appel à l’indifférence.
    « Celui qui veut se pendre n’a qu’à se pendre !!! » est-ce digne d’un homme censé servir les citoyens ? Monsieur Bousmaha était-il conscient quand il a tenu des propos pareils ?




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    anonym
    14 août 2015 - 14 h 19 min

    C’est plus facile d’obtenir
    C’est plus facile d’obtenir une carte de résidence VIP ,un prêt bancaire et acheter des biens immobiliers en France que de renouveler un document dans le pays des vacances durant toute l’année.




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    saleh_maleh
    14 août 2015 - 13 h 55 min

    @ farid (non vérifié) | 14.
    @ farid (non vérifié) | 14. août 2015 – 12:46

    OUI, MAIS LES JAPONAIS ET AUTRES ONT DEJA TOUT NUMÉRISÉ DEPUIS 2 DECENIES OU PLUS DONC TOUT DEVIENS FACILE MAIS CHEZ NOUS NOUS N’ AVONS PAS ENCORE NUMERISER TOUT LES DOCUMENTS DES ALGERIENS DONC C EST LA OU CA PREND DU TEMPS (BTIR CETTE BASE DE DONNÉES NUMERISÉE ET CROISÉE) .
    DANS LE PASSÉ, EN 1990, UNE APC « FIS » A MIS EN PLACE UN SYSTEME INFORMATIQUE A KOUBA POUR NUMERISER LES DONNÉES DE L’ÉTAT CIVIL CE QUI A ETÉ REFUSÉ PAR LE SECRETAIRE GÉNÉRAL ET LA DAIRA ET MOI J ÉTAIT TEMOIN.
    SINON IMAGE OU NOS EN SOMMES SI TOUT ÉTÉ NUMERISÉ DEPUIS 30 ANS.

    MERCI.




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    Anonyme
    14 août 2015 - 12 h 09 min

    Les rouages de l’état sont
    Les rouages de l’état sont accaparés par des islamo –conservateurs. Leur majorité est constitué d’ignares et d’incompétents et ils ne peuvent pas se tourner vers la modernité, voir une ouverture vers d’autres langues, vers une acquisition des sciences et technologie car ils sont limités. Il ne faut donc rien s’attendre d’eux. Ils continueront et feront tout pour ne pas perdre leurs privilèges sans se préoccuper de l‘intérêt de la nation, ceci étant leur dernier souci. La société algérien qui veut avancer doit donc savoir que le chemin est encore long pour que l’Algérie sorte de son marasme.
    L’espoir faisant vivre, alors espérant voir un jour, un pouvoir légitime, courageux , qui écartera ces charlatans et mettra les intérêts du pays au-dessus de tout autre considération.




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    farid
    14 août 2015 - 11 h 46 min

    Au Japon, les passeports
    Au Japon, les passeports biométriques sont délivrés par un automate, comme les distrubiteurs de billets de banque ou les automates de boissons. Vos empreintes ou votre iris suffisent. Le passeport estt délivré en moins de 5 minutes. Qui dit mieux!!!




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    lhadi
    14 août 2015 - 10 h 19 min

    Ne pas comprendre le monde
    Ne pas comprendre le monde moderne et ne pas sentir son époque, ne pas savoir où est la place de l’homme au milieu de cette société qu’on veut construire : cela s’appelle le sous-développement mental.

    Nous devons, donc, avoir un surcroît de lucidité dans l’observation de la réalité afin de contribuer à transmettre les idées justes qui démystifient le réel et , in fine, permettre d’ajouter à la conscience et les pratiques politiques à leurs objets en rapportant les urgences du présent aux tendances qui s’affirment dans la durée et s’expriment dans la nécessité.

    L’Algérie a besoin, plus que tout, d’une nouvelle orientation politique incluant un programme qui s’inscrit dans une logique contractuelle avec en aval un projet de société jetant un pont entre une idée-force : l’ordre pour base et le progrès pour tous.

    C’est avec des reformes courageuses – avant que l’urgence ne s’abatte sur nous – qu’on peut lutter contre tous les maux récurrents qui affaiblissent le développement de notre Algérie adamantine et du même coup pacifier les classes dangereuses tout en permettant d’assurer la poursuite de la modernité.

    La normalité du changement et la souveraineté du peuple doivent prévaloir.

    En mettant en œuvre la dose appropriée des reformes rationnelles, structurelles, les hommes de raison, de bonne volonté, de compétence, atteindront leur objectif : celui du droit du peuple.

    Cette nouvelle orientation politique, tant réclamée et que la situation rend nécessaire permettra à l’opposition fausse et théâtrale de modifier son regard sur le césarisme érigé par des aveugles, dénués de toute science, et dont la marque de fabrique consiste à corrompre le peuple au lieu de le guider et de l’améliore.

    Les « Périclès algériens » veulent apporter leur contribution pour œuvrer à l’architecture de cette grande reforme exigée qui consiste à intégrer des classes laborieuses dans le système politique, transformant du même coup une domination basée seulement sur la puissance et la richesse en domination largement consentie par le grand nombre.

    Fraternellement lhadi
    ([email protected])




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    Abou Stroff
    14 août 2015 - 8 h 41 min

    pour éviter le « bricolage
    pour éviter le « bricolage administratif », il faut et il suffit de copier ce que font les sociétés modernes: avec un acte de naissance (le 12S, par exemple) ou un document pré-établi (la carte d’identité nationale, par exemple) le citoyen peut se faire délivrer n’importe quel document administratif (libre ensuite à l’administration de vérifier des détails s’il y a suspicion de fraude, par exemple)
    PS: dans une société moderne, le citoyen est considéré comme étant honnête jusqu’à preuve du contraire alors que dans une société archaïque (la société algérienne en est un exemple concret) qui a perdu toutes ces valeur et tous ses repères, l’individu (qui n’a rien d’un citoyen) est considéré comme malhonnête jusqu’à preuve du contraire.




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    zorba
    14 août 2015 - 7 h 33 min

    Bricolage:maître mot,en
    Bricolage:maître mot,en Algérie les pensions de retraite,la plupart des salaires,les remboursements de securité sociale,ne sont pas virés sur un compte bancaire,le paiement par carte bancaire une utopie,on veut imposer le chéque bancaire déjà dépassé ailleurs,les rares automates de retraits toujours en panne.50 ans de retard.160 dinars pour un euro a la banque informelle,110 au cours officiel,c’est l’état des lieux d’un état ‘bricolage’Cordialement.




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