Le Café littéraire de Béjaïa menacé de disparition

Unique espace culturel encore crédible dans la wilaya de Béjaïa, et après avoir réussi à créer une tradition dépassant les frontières, grâce au dynamisme d’une équipe d’animateurs, le Café littéraire se plaint aujourd’hui d’«ostracisme» et d’«apartheid» qui vise tout simplement sa mise à mort. Dans une déclaration virulente, rendue publique hier lundi, l’équipe se dit consternée par le refus persistant des pouvoirs publics de la ville de Béjaïa, à leur tête la direction de la culture, l’APC, à travers le comité des fêtes de la ville, la direction de la jeunesse et des sports, l’APW et la wilaya, d’attribuer la moindre subvention ou soutien financier à leur Café littéraire qui se dit en droit d’en bénéficier au même titre que les autres associations. «Cet ostracisme mesquin réservé à notre association est inacceptable, s’insurgent les auteurs de la déclaration, car il vise avant tout une des rares associations en Algérie qui continue, depuis plus de sept longues années, à faire la promotion du livre, de la lecture et du débat d’idées, en ne s’appuyant de surcroît que sur les cotisations de ses membres et du soutien de quelques-uns des vrais amis de l’association.» L’équipe ne s’explique pas cette volonté de mettre à l’écart l’association et toux ceux qui «luttent pour créer une vie culturelle de qualité dans notre cité, valoriser nos auteurs et intellectuels, et rendre au livre toute la place qu’il devrait avoir dans notre société», soulignent les signataires qui accusent les pouvoirs publics d’accorder des subventions et d’autres aides financières selon des critères qui n’ont rien d’«objectifs». Ils estiment que la gestion des deniers publics «devrait pourtant faire appel avant tout à la conscience, à la rigueur et à l’esprit d’équité de ceux qui en sont responsables». Tout en réclamant justice, les membres du Café littéraire envisagent dès maintenant de protester publiquement contre ces mesures qu’ils qualifient d’«iniques» et annoncent des actions dans les prochains jours.
R. Aït Ali
 

Commentaires

    marion de dominicis
    30 août 2016 - 14 h 34 min

    URGENT A l’attention de Kader
    URGENT A l’attention de Kader Sadji
    Bonjour!
    Nous nous sommes rencontrés il y a un an à Iguersafen, dans le cadre du Festival Racont’Arts, où j’animais des ateliers d’écriture, et je vous avais donné mon livre intitulé « Lu intégral ».
    Vous aviez évoqué le projet d’une collaboration, que je vienne au café littéraire pour y animer des ateliers d’écriture.
    Je remplis aujourd’hui un dossier pour demander une résidence d’auteur par le biais de l’Institut Français, mais je préfèrerais, au cas où elle me serait accordée, séjourner à Bejaïa qu’à Alger.
    Je dois joindre à cette candidature des lettres de recommandation de personnalités du monde culturel, et connaissant le travail du candidat et la vôtre me serait précieuse.
    Auriez-vous s’il vous plaît la possibilité de m’envoyer une lettre de recommandation en pièce jointe, par mail,
    ( [email protected] ), adressée à Madame, Monsieur (c’est pour la commission de sélection), en évoquant notre rencontre, ce projet d’animation chez vous, sur la base de mes ateliers annuels à Racont’arts (depuis 2012 chaque année), mon livre sur l’Algérie.
    Par contre c’est demain la date butoir pour ma candidature…
    Merci beaucoup, et j’espère à bientôt pour une collaboration littéraire à Bejaïa…
    Bien à vous,
    Marion De Dominicis




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