Sonatrach 1 et après ?

Par Kamel Moulfi – A voir la façon dont s’est déroulé le procès Khalifa, que restait-il à attendre du procès Sonatrach 1 qui a commencé à la fin de l’année dernière devant le tribunal criminel d’Alger ? Certes, aucune personne sensée n’a cru que ce procès serait un grand moment de vérité qui aurait permis de tout savoir et, en particulier, jusqu’à quel point l’ex-ministre de l’Energie, Chakib Khelil, était impliqué dans cette affaire de corruption. Mais, au moins, pouvait-on espérer que les audiences donneraient l’occasion de voir comment a fonctionné ce mécanisme de corruption, au sein de Sonatrach, découvert par les enquêteurs du DRS qui ont été à l’origine du déclenchement de la machine judiciaire. Dans tous les cas, le procès devait être l’événement phare dans l’actualité et tenir en haleine, comme on dit, l’opinion publique, durant tout son déroulement. Or, non seulement ses premières heures n’ont pas été passionnantes mais, surtout, au bout de quelques jours, il a été noyé dans une série de polémiques, au départ marginales, mais qui ont vite occupé le devant de la scène médiatique, captant totalement l’attention des Algériens. On a compris que les gens étaient plus curieux de prendre connaissance des versions de faits en rapport avec des situations vécues durant la décennie noire et dont ils ont été des témoins directs, que de ce que déballerait, comme révélations, le procès Sonatrach, pourtant bien de l’Etat, donc appartenant à tous. Les lourds chefs d’inculpation – constitution d’association de malfaiteurs, corruption, blanchiment d’argent, conflit d’intérêts, abus de fonction, dilapidation et complicité dans la dilapidation de deniers publics – pesant sur les accusés de Sonatrach 1, n’ont pas été des motifs suffisants de s’intéresser au procès alors qu’à côté, un vif échange d’hostilités tous azimuts était véhiculé par des déclarations qui n’en finissaient pas de se relayer sur des zones encore obscures et controversées qui ont marqué la décennie 1990. A cela, il faut ajouter le contexte de déprime lié aux prévisions pessimistes sur l’avenir de notre économie frappée par la chute des prix du pétrole, pour comprendre pourquoi les plaidoiries des avocats qui demandent l’acquittement des accusés passent inaperçues.
K. M.

Comment (2)

    selecto
    25 janvier 2016 - 1 h 13 min

    Chakib Khelil a été vu au
    Chakib Khelil a été vu au comptoir d’Aire Algérie d’Orly en partance pour Oran en compagnie d’un responsable au MAE un certain Lasbat ex régisseur de l’ambassade d’Algérie à Paris les années 2000.




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    Anonyme
    24 janvier 2016 - 20 h 58 min

    Et après? Ben rien!
    Parce

    Et après? Ben rien!
    Parce que l’avant et l’après sonatracht 1 c’est khelil l’intouchable protégé de Bouteflika, je ne vois pas ce qu’on peut envisager d’autre que le « rien »
    En attendant la venue de patriotes algériens au pouvoir…




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