Rapt d’enfants : un plan d’alerte mis en place par le gouvernement

Manifestation contre les rapts d’enfants. New Press

Le gouvernement d’Abdelmalek Sellal a adopté un dispositif d’alerte de kidnapping et disparition d’enfants. Ce plan a été élaboré par un comité regroupant plusieurs secteurs d’activité sous l’égide du ministère de la Justice. Il s’agit d’un dispositif qui répond ainsi aux instructions du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, le 18 janvier dernier. Ce dispositif, comme l’a souligné une instruction adressée par le Premier ministre aux départements ministériels et corps de sécurité et organismes publics concernés par sa mise en application, vise ainsi à mieux lutter contre les rapts et les disparitions d’enfants qui prennent de l’ampleur et qui se terminent souvent de manière dramatique.

Appelé «Alerte rapt/disparition d’enfants», ce plan d’actions a été élaboré  dans un cadre concerté et définit le rôle de chaque institution de l’Etat en la matière. Plusieurs organismes, corps, entreprises, médias et supports vont contribuer au bon fonctionnement de ce dispositif. Les médias vont jouer un grand rôle. «Sous la direction du procureur de la République de céans, tous les organismes publics concernés (médias publics dans leur ensemble, supports publicitaires, opérateurs de téléphonie mobile, ports, aéroports, gares…) seront, ainsi, sollicités pour relayer l’alerte dans une synergie préétablie à l’effet de concourir à retrouver l’enfant en danger de vie, dans les meilleurs  délais possibles», est-il souligné.

Le Premier ministre a demandé à tous les responsables concernés par la mise en place de ce plan de «veiller personnellement à mettre en place ledit plan d’alerte, avec la célérité et la rigueur exigées par l’importance de cette question, de concert avec les instances judiciaires concernées». Ce dispositif d’alerte intervient dans un contexte marqué par la multiplication de kidnappings d’enfants. Le dernier drame en date est celui de la petite Nihal, retrouvée morte deux semaines après sa disparition devant le domicile parental.

Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Louh, avait indiqué récemment que 15 enlèvements d’enfant avec homicide volontaire, agression sexuelle ou demande de rançon ont été enregistrés en 2015. Le gouvernement a durci les peines prévues dans le code pénal contre les auteurs et les complices de kidnapping ou d’abus sexuel contre les enfants. Mais les parents commencent à être gagnés par la peur de voir leurs enfants kidnappés.

C’est dans le but de lutter contre les enlèvements d’enfants que ce dispositif a été mis en place. Son succès dépend, certes, des responsables des institutions et corps concernés par sa mise en œuvre mais aussi par la contribution de tous les citoyens.

Sonia Baker

Comment (2)

    Aicha Benguendouze
    25 août 2016 - 10 h 17 min

    Rapt d’enfants : un plan d
    Rapt d’enfants : un plan d’alerte mis en place par le gouvernement…Uniquement la peine de mort pour chaque criminel si declare sain d’ esprit et ne presente aucun signe de maladie mentale.. Une loi pour les prochaines trois decades. Ensuite on reverra la loi de la peine de mort




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    Omria
    24 août 2016 - 16 h 10 min

    C’est très bien. Il faut
    C’est très bien. Il faut aussi des articles de loi qui punisse sévèrement ces crimes. Le débat sur la peine de mort doit se faire et déboucher sur un referendum sur la question. C’est une vrai question nationale qui mérite la consultation populaire.




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