Forum d’Alger : sommet de la honte ou de l’inconscience ?

Par le Dr Arab Kennouche – Alors que le Forum d’Alger vient à peine de fermer ses portes, les discours euphoriques pleins de promesses pleuvent à n’en plus finir sur les deux rives de la Méditerranée, octroyant à l’Algérie le rôle historique de propulseur du développement économique dans l’Afrique du XXIe siècle. Il ne se passe plus un jour sans que l’on vante la frénétique ouverture économique de l’Algérie, son désert plein de richesses, ses routes, ses aéroports que le président Bouteflika aurait encensés dans une volonté presque magique de sortie de crise, non sans rendre fallacieusement espoir à une nation déjà en prise avec les premières mesures du «taqachouf», comprendre du «se serrer la ceinture». Néanmoins, à y voir de plus près, rien n’augure d’une telle envolée économique en Algérie tant les données structurelles du pays empêchent tout discours euphorisant comme ceux d’un Ali Haddad ou même des cercles présidentiels.

Les faits sont inquiétants à plus d’un titre : les mandats de Bouteflika n’ont pas créé ce dynamisme économique tant attendu selon une stratégie de long terme, basée essentiellement sur le transfert des savoir-faire de l’Occident vers l’Algérie, et dont le meilleur exemple et le meilleur modèle restent la politique de formation et de rapatriement des cerveaux initiée par la Chine. Alors, on pourrait même affirmer que les déboires du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, n’auraient pas dû outrepasser les limites de ce sommet de l’esbroufe économique, conduit uniquement dans le but d’alimenter quelques carnets de commandes sans incidence notoire sur les structures réelles de l’économie algérienne, ou pour donner plus de lustre à une salle de conférences flambant neuve.

Mais, au juste, qu’était-on en droit d’attendre de la part des pouvoirs publics algériens en dehors de ces gris-gris qui jettent de la poudre aux yeux de la nation plus qu’ils ne la propulsent vers plus de développement ?

Le rôle fondamental de l’ingénieur

Il faut le dire tout simplement : sans ingénieurs et sans savoir-faire national, il n’y aura jamais de développement soutenu de l’économie algérienne. Les économistes puis les financiers continuent de s’arroger les beaux rôles dans les questions de développement mais la loi incontournable du savoir-faire, ou know-how, reste le cœur du problème de toute économie politique qui se voudrait en sécurité, loi largement occultée au Forum d’Alger, par les Ali Haddad et consorts. Prenons un simple exemple pour nous en assurer une dernière fois : un individu invente seul presque artisanalement une pilule anticancéreuse miraculeuse, jusqu’ici jamais égalée. S’ouvrira alors devant lui un marché immense de demandeurs sans qu’il soit besoin de faire appel à des économistes ou à une armada de patrons d’industries. C’est le produit et sa nature qui créent le futur marché, que l’économiste aura beau jeu d’optimiser, on peut le concéder. Mais sans produit pas de marché, pas d’économie nationale, et sans économie nationale, pas d’indépendance étatique ; en d’autres termes, sans produit pas d’Etat.

Les calculs de rentabilité, de gestion, de performance, malgré leur importance en aval, perdent toute signification si une nation n’est déjà pas capable de produire de A à Z une machine-outil. Or, l’Algérie de Bouteflika est celle d’une nation qui ne sait encore rien produire sans faire interférer dans la chaîne de production une part importante de produits intermédiaires étrangers, quand ce n’est pas la partie la plus haute en valeur ajoutée. Pourtant, tout avait bien commencé sous l’ère Boumediène, et on avait espoir que des véhicules puissent être fabriqués, moteurs compris, entièrement de mains algériennes. Or, actuellement, par exemple, les camions et cars de la SNVI sont montés avec des moteurs français ou allemands. Autrement dire, c’est de l’étranger que l’économie nationale est contrôlée. Ce principe est valable pour Condor et d’autres grandes entreprises algériennes dont les produits sont partiellement manufacturés en amont, donc dépendants des caprices des économies développées.

Ceci provient d’une absence totale de la part des pouvoirs publics d’une stratégie fondamentale d’acquisition des savoirs technologiques selon le modèle chinois, rendu vitale pour un pays comme l’Algérie dont les ressources sont convoitées au plus haut point. Le patriotisme de paillettes du FCE fait d’affairisme féodal et de carnets de commandes à l’export, aura un jour à subir les contrecoups d’une politique délétère, irresponsable de fuite des cerveaux qui, de fait, sont le fer de lance de toute économie nationale prospère.

Bouteflika et la fuite des cerveaux

Le grand échec du président de la République, c’est de ne pas avoir retenu les cerveaux algériens et leur compétence dans le pays. Aussitôt formé, le technicien algérien tente de fuir le pays pour ne plus jamais revenir. Salaires de misère, conditions de travail déplorables, népotisme, tout a été fait pour que le scientifique ou l’ingénieur algérien quitte le pays. Pourtant, les grandes écoles ne manquent pas, mais elles lorgnent toutes vers Paris, Montréal, les pays du Golfe… En Europe, surtout en France, on se préoccupe de ce que peu d’ingénieurs sont formés chaque année, d’où les retards de croissance. La Chine doit sa position enviable à la formation de millions d’ingénieurs en Occident et à leur rapatriement programmé, patriotique et très largement soutenu financièrement. Ils retournent choyés dans leur pays, se sachant le véritable poumon économique de la nation. Sans ingénieurs bien payés, il ne peut y avoir de développement économique souverain et soutenable à long terme.

Encore une fois, le Forum d’Alger n’a fait que déplacer le problème ou le dissimuler en conférant à l’Algérie un rôle de sous-traitant pour les pays du Sahel, sous le parrainage intéressé de l’Europe. Sous l’ère Bouteflika, aucune politique gouvernementale d’envergure n’a été dictée pour organiser structurellement une convergence et un retour des cerveaux formés à l’étranger comme l’a fait la Chine, et dont on voit les résultats macroéconomiques aujourd’hui. Pire, on a édicté des lois suicidaires, dont le fameux article 51, à l’impact psychologique mortel au plan économique : les Algériens de l’étranger ont compris par cette mesure que leur pays les rejetterait au moindre faux pas. Au lieu de favoriser le retour de la matière grise, on les a chargés de suspicion et de tous les maux.

On inaugure des mosquées, des prisons, des centres commerciaux, mais aucune technopole n’a été créée, aucune Silicone Valley n’a été édifiée à ce jour. On a cherché querelle à la ministre de l’Education, Nouria Benghebrit, pour un alif ou un noun, alors qu’elle ne s’est jamais vu proposer un vaste plan de formation et d’acquisition des savoirs à l’étranger depuis les ministères stratégiques, qui eût été établi par une présidence de la République bien plus responsable et visionnaire.

Alors, il ne nous reste que nos yeux pour rire ou pour pleurer à la moindre déclaration d’un Ali Haddad propulsé sous les feux de la rampe afin d’oublier ce gouffre immense laissé devant nous, par tant d’hommes et de femmes qui manquent à l’Algérie et que d’autres nations développées ont récupérés à jamais.

Les ennemis de l’Algérie ont décidément de beaux jours devant eux.

A. K.

Comment (31)

    Anonymous
    22 décembre 2016 - 10 h 59 min

    Bouteflika et la fuite des
    Bouteflika et la fuite des cerveaux ,,,raison pour laquelle la plus part de nos ministre sont toujours la




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    Anonymous
    22 décembre 2016 - 9 h 27 min

    Dans notre pays, les graves
    Dans notre pays, les graves turpitudes commises par nos hommes politiques n’ont jamais été sanctionnées au pénal, en vertu du principe non avoué de leur irresponsabilité, c’est à dire du rare privilège d’être chargé d’une tache sans pour autant subir les conséquences de tout dévoiement leur incombant. Il en découle que les fautes commises par les hommes politiques impliqués dans le scandale du Forum africain ne seront jamais sanctionnées pénalement. Au pire, on les mettra au rancart ou on leur fera changer de poste. A l’inverse, on se souvient que de nombreux cadres, – souvent des ingénieurs -, ont été jetés en prison, à tord ou à raison. N’est-ce pas ainsi qu’on peut comprendre le système politique nébuleux dans lequel nous pataugeons et qui perdure depuis plus d’un demi-siècle?




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    Anonymous
    20 décembre 2016 - 15 h 47 min

    Merci a Monsieur Hadad d
    Merci a Monsieur Hadad d’avoir fait ce forum ca n’a pas marché ce n’est pas son problem c’est le problème du continents ou nous trouvons est en retard sur tous les points, de toute manière celui qui ne fait rien n a rien, c’était une erreur d’organigramme et d’organisation préventif bof on a vu pire avec la ligue arabe exemple celle tenu sous ben ali a tunis avec l’échange antre kadafi et le roi de l’arabie saoudite en plein séance.




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    DJAROUD
    19 décembre 2016 - 23 h 41 min

    CELA NE FAIT REFLETER L ETAT
    CELA NE FAIT REFLETER L ETAT DE DELIQUESCENCE DE L ALGERIE …ALLAH YABAHDALKOUM … LE PIRE EST A VENIR … VOUS FAITES HONTE AUX ALGERIENS ….




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    Anonymous
    19 décembre 2016 - 10 h 34 min

    C’est de L’IRRESPONSABILITE
    C’est de L’IRRESPONSABILITE plutôt que de l’inconscience. Tout le problème vient du comportement irresponsable de ceratins hauts gradés qui cont cru qu’on pouvait gérer les affaires civiles comme les affaires militaires et qui ignorent sans doute qu’on doit être sévèrement sanctionné quand on a détourné les deniers de l’Etat quand bien même serions-nous des responsables politiques. A cet égard, on est devenu la honte du monde entier. Poue ne pas subir de tels affronts, l’Algérien est contraint de se replier sur lui-même. « Mais il y n’avait personne pour gérer le affaires civiles à l’indépendance » argueraient-ils. C’’est vrai en un sens …. surtout quand on a liquidé des Abane Ramdane et autres intellectuels patriotes lors de la bleuite, quand on a traité tout intellectuel algérien de « hizb frança » … Que dire aussi des centaines de milliers d’ingénieurs qu’on a formé à l’Ecole d’El Harrach et qu’on exploite honteusement dans des taches secondaires, en l’absence de tout statut ? et de ces ministres qui n’ont même pas levé le petit doigt pour régulariser leur situation alors qu’il ont été formés dans ce même établissement ? Demandez donc à Haddad et à son protecteur de nous dire ce qu’ils ont fait dans ce domaine ….




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    MELLO
    18 décembre 2016 - 19 h 42 min

    Incontestablement, deux
    Incontestablement, deux facteurs sont à l’origine de cet échec. Le premier est inhérent au système de gouvernance. Dans le monde entier, les régimes autoritaires sont la principale cause de la misère des peuples. Car, au lieu de libérer les initiatives et les énergies, le chef autoritaire les emprisonne. Quant au second facteur –bien qu’il soit lié au premier –, il est relatif au sacrifice du secteur agricole. Alors que l’Algérie était exportatrice en 1962, à la fin du règne de Boumediene, le déséquilibre entre la production et la consommation est abyssal. Cette façon de gérer le pays a tout simplement hypothéqué l’avenir des générations. Hélas, la démission du peuple –il se peut aussi qu’il ne soit tout simplement pas à la hauteur des enjeux – va favoriser la déliquescence de l’État. Du coup, depuis belle lurette, seuls les plus forts ont leur place dans cette Algérie fonctionnant à plusieurs vitesses. Depuis longtemps aussi, si la situation financière est favorable, celle-ci profite aux dirigeants et leurs proches et quand la situation se dégrade, ce sont les pauvres qui trinquent. Et ça risque de continuer ainsi pendant des années jusqu’à ce que chaque acteur ait son rôle défini.




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    TheBraiN
    18 décembre 2016 - 9 h 56 min

    Le fond du fond !

    Le fond du fond !
    Tant qu’on a des « élites » au lieu d’élites, des « politiques » au lieu de politiques , des « responsables » au lieu de responsables , des « élus » au lieu d’élus …..
    Bref , on ne sortira jamais de l’auberge sans une chose appelée par « l’échelle des valeurs » .




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    Anonymous
    18 décembre 2016 - 8 h 19 min

    La totale incapacité de notre
    La totale incapacité de notre pays à faire face au défi de la conquête du marché africain a pour causes essentielles, d’une part la précipitation dans laquelle la restructuration des entreprises publiques de 1980 a été menée, aggravée par l’atmosphère de catastrophe entretenue par les ennemis de l’Algérie, et d’autre part les buts inavoués qui avaient sous-tendu cette grande opération. Du reste, ce ne sont pas des experts en management et en organisation des entreprises qui en furent chargés mais des individus qui bouillonnaient de vengeance et de cupidité. Si nos gouvernants avaient été réellement motivés par l’intérêt du pays, ils auraient exigé une évaluation préalable des besoins en managers à pourvoir au sein des nouvelles structures et veillé scrupuleusement à leur formation avant de signer les décrets de création des nouvelles structures. Manifestement, cette pseudo restructuration n’avait qu’un seul but : Démanteler les entreprises publiques et les remplacer par des pseudo-entreprises privées et désigner à leur tête des individus sans foi ni loi pour s’enrichir outrageusement et impunément à la faveur de la réalisation de programmes publics et avec le soutien et la complicité de ceux qui tirent les ficelles dans l’ombre.




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    pegasse
    17 décembre 2016 - 18 h 33 min

    Enfin une analyse sensé et
    Enfin une analyse sensé et veridique,merci monsieur pour votre probité,merci pour votre contribution qu’on le veuille ou non colle á la realité quotidienne de notre pauvre pays, il dire qu’il y’a encore qui disent: Hna fooort,de quoi sommes nous foooorts!,du plombier qui bâcle son boulout et qui vous sort une note faramineuse,de nos hopiteaux qui se sont transformés en mourroir!,de notre pain gonflé a l’ameliorant qui au bout d’une heure aprés l’avoir acheté se transforme en caoutchouc insipide!,de nos administrations crasseuses ou a chaque fois qu’on daigne vous donner un papier il faut y retourné maintes fois pour cause d’erreurs successives,pour nos parking sauvages ou la maffia raigne avec haches et epeés, de nos transports brinquebalant et toussant a fond le monoxyde,de nos autoroutes qui s’affaissent á tout bout de champs,du prix de la pomme de terre sui est â 50 da…..etc,on voudrait tous dire que notre pays est un pays ou il fait bon de vivre,que notre pays est un pays ou tous le monde est souriant car nos gouvernants ont travaillé pour, que notre pays est un havre de paix tellement tout y est plaisant, mais est ce le cas????, arretons de nous mentir,tous y a éte disloqué,cassé,gaché,pour reconstruire il faudra des decennies de bon et loyaux dirigeant prêt á se sacrifier pour assainir les choses les plus basiques d’abord,c’est á dire l’ecole , la pepiniére de tout etat,puis par la suite envisager de créer une economie saine est viable, pas une economie speculative et de detournement á grande echelle




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      Vivio
      18 décembre 2016 - 18 h 42 min

      @pegasse

      @pegasse
      Merci vous l’avez si bien résumé




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    Anonymous
    17 décembre 2016 - 11 h 02 min

    Nous n’avons pas attendu plus
    Nous n’avons pas attendu plus d’un demi-siècle pour entamer la conquête du marché africain : Après avoir donné ses preuves localement à l’occasion de grands travaux comme la raffinerie de Hassi Messaoud, l’usine de liquéfaction de gaz d’Arzew ou les cimenteries de Meftah et d’Aïn Kebira, une grande filiale à 100 % de SONATRACH a réalisé au Maroc les travaux de génie civil et de montage d’une usine thermoélectrique. Ce fut un bon début pour occuper une place honorable à l’échelle internationale. Mais hélas, le nouveau ministre de l’Energie,- venu se venger d’avoir été écarté du secteur durant de nombreuses années-, interrompit brutalement les activités à l’internationale de la grande filiale à la faveur de la funeste restructuration des entreprises publiques de 1980. Qu’a-t-on fait du RETOUR D’EXPERIENCE dans ce triste pays qui veut faire croire aux Africains qu’on peut faire du riz au lait sans riz et sans lait ????? ……




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    Anonymous
    17 décembre 2016 - 5 h 30 min

    Dr Arab Kennouche, la
    Dr Arab Kennouche, la situation n’est pas aussi noire que ça. Il faut encourager l’esprit d’entreprendre et l’inculquer a cette jeunesse pleine d’énergie et de rêves positifs. Je suis d’accord avec vous pour une stratégie d’utilisation des « cerveaux algériens » (ou les algériens tout cours) a l’étranger. Un algérien qui a vécu un certain temps dans des pays développes va apprendre des chose transférables et positive pour le pays.
    J’ai aussi l’impression que « tsell le President ahsifa ». Vous lui imputer : »Le grand échec du président de la République, c’est de ne pas avoir retenu les cerveaux algériens et leur compétence dans le pays. ». Au contraire durant son règne il a eu beaucoup de tentatives de retour et certaines réussies. Malheureusement les mentalités n’ont pas encore changé et on continue a les pousses a se démarquer du pays a l’image de l’article 55 (?)




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    Anonymous
    17 décembre 2016 - 0 h 34 min

    A l’instar de tous les
    A l’instar de tous les ingénieurs musulmans vivant en terre d’Islam, l’ingénieur algérien est handicapé par l’absence d’intérêt à l’innovation auprès des gouvernants et responsables d’entreprises. A l’heure où un développement local du savoir technologique s’impose, ces fervents adeptes de l’import-import s’acharnent encore à décrédibiliser sa fonction en annihilant tous ses efforts de R & D et de participation aux études d’ingénierie confiées aux étrangers, une action pourtant indispensable pour le développement d’une industrie authentiquement algérienne. Ne serait-ce pas le fameux « hadith » considérant toute bid3a comme un égarement qui mènerait droit en enfer qui en serait responsable ? Mais dans ce cas, comment expliquer que des ingénieurs musulmans aient pu faire progresser les sciences et les techniques à l’époque de l’Islam des Lumières, si ce n’est en raison du doute qu’ils ressentirent sur l’authenticité d’un tel hadith? Toujours est-il que ce vieux concept semble avoir été solidement ancré dans notre subconscient, à telle enseigne que rares sont les projets pilotes confiés à des ingénieurs algériens et qui plus est, n’aient pas rencontré de graves difficultés à cause d’un environnement humain viscéralement hostile à toute innovation. Il découle de cette réflexion que nous avons encore un long chemin à parcourir au niveau de la production locale, avant de tenter un accès au marché affricain et que ce ne sont pas les incantations de M. HADDAD qui nous permettront d’atteindre ce but, mais plutôt une sérieuse remise en cause des comportements hostiles à l’innovation, et un encouragement à la créativité sous ses formes les plus concrètes.




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    Echiboukh
    16 décembre 2016 - 19 h 40 min

    Une analyse lucide qui j
    Une analyse lucide qui j’espère sera lue avec attention avec tous ceux qui parlent d’industrialisation ou re-industrialisation de l’Algérie. En effet, faut avoir une sacré dose de culot pour faire passer pour un succès une unité de montage de voiture de bas de gamme en 2016 alors que cela se faisait déjà en 1962! Q l’époque en plus d’être des ingénieurs les chefs de projets en charge de l’industrialisation du pays étaient en général des patriotes.Même les méthodes autoritaires de politiques -comme par ex. Abdeslam- n’osait pas sacrifié le facteur compétence au profit de la soumission. L’ère inaugurée par « Hamid la science » avec sa restructuration des entreprises a transformer les ingénieurs en DG et DGA . Résultat= on a perdu les ingénieurs et eu des piètres managers…!!!! La but inavoué était de décrédibiliser totalement la possibilité d’un secteur public économique qui crée de la valeur et soit une locomotive du développement industriel et social. Réussite totale. Puis vint le temps de Hamid Tintammare qui, après avoir qualifié le secteur industriel de quincaillerie a dépensé un argent fou pour faire faire des « diagnostics et des plans de redressement » par des bureaux d’études étrangers dirigés par ses anciens collègues et amis et expérimenter des recettes inopérantes…Cela lui donne de la matière pour écrire des livres. Belle revanche pour un impétrant qui a obtenu le doctorat grâce à la pitié d’un jury composé de « pieds rouges » qui lui ont exigé de faire serment de ne pas enseigner. Serment allègrement trahi, dès le diplôme retiré.
    On termine avec cette percée pour la relance industrielle à partir de l’industrie automobile (confondue sciemment avec l’industrie mécanique!) pour faire de l’Algérie une plateforme de montage de véhicules au moment où le concept même de la mobilité urbaine sous ce format est sur le point d’être remis en cause. Un remake de l’expérience de la SITEL (Tlemcen) entreprise publique de fabrication de téléphone qui a investi des milliards de DA pour fabriquer des appareils analogiques au moment de la montée en force de la nouvelle génération basée sur le numérique et les NTIC ! Seuls les fournisseurs suédois de machines et d’ingénierie a gagné dans cette affaire et bien sûr ceux qui ont cautionné cette option malgré les alertes des experts.
    Au final, on apparaît comme les champions de la pensée circulaire… qui consiste à refaire les mêmes erreurs trente ans après les premières. Qui a dit que le développement est une affaire d’accumulation d’expériences – bonnes et moins bonnes- et de richesses?




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    el wazir
    16 décembre 2016 - 17 h 54 min

    Les ressources humaines et
    Les ressources humaines et les compétences sont la plus grande richesse d’une nation, il s’agit de personnes ayant acquis avec l l’expérience et une certaine maîtrise voire de l’expertise dans différents domaine. Quant a ce qui désigné comme « cerveaux » par l’auteur de l’article ils ne peuvent répondre aucunement de façon satisfaisante aux attentes de notre industrie et de notre économie apparemment d’aucune utilité. Quand au forum d’Alger Le résultat est un « succès total pour l’algérien et pour le FCE; il a permis au moins aux algériens de prendre conscience que leur offre répond le mieux que la concurrence (France incluse) aux besoins du marché africain et que les avantages comparatifs nous permettent d’être plus compétitifs sur les créneaux de marché africains. CE qui est par contre remarqué depuis la tenue du forum, c’est le dérangement flagrant qu’a subi la France et ses compères le makhzen et les sionistes qui a travers une compagne de dénigrement de notre économie sans précédent menée ces derniers jours a travers leurs média mais aussi, malheureusement a travers de certain journaux algériens a la solde des sionistes ou a travers des contributions similaires au présent article laissant dégager outre une impression de manque flagrant d’expérience dans ces domaines techniques ,technologiques et économiques et qui par dessus compte convaincre avec des conneries.




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      anti chita
      16 décembre 2016 - 20 h 24 min

      sionistes , mokoko c’est tout
      sionistes , mokoko c’est tout ce que vous avez comme argument
      un jour vos privilèges sauteront




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      boussaid
      16 décembre 2016 - 21 h 17 min

      a el wazir cesser de
      a el wazir cesser de caresser dans sans poil l algerie est devenue un grand bazard pour ce qui ne vend pas ailleur oui i lfaut des ingenieurs au sens propre du terme
      lalgerie est malade de sa bureaucratieet ses commissions et runions bidons9ANWXf




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    Kassaman
    16 décembre 2016 - 17 h 09 min

    Cet Article est uniquement à
    Cet Article est uniquement à charge, défaitiste voire nihiliste.
    Comme je dis à certains de mes clients dans le même état d’esprit, à force de voir le verre à moitié vide vous finirez par mourir de soif.




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      anonyme
      16 décembre 2016 - 18 h 07 min

      il faut se rendre à l
      il faut se rendre à l’évidence ; le pays a imité les petits pays du golfe riche en hydrocarbures et dont l' »économie » est orientée sur l’import-import de tout ce qui se vend sur le marché mondial ;
      la planification est incompatible avec la gouvernance actuelle qui vise plus la répartition de la rente et l’achat de la paix sociale qui ,elle ,est une impondérable ;el sont mortelles pour un régime qui a horreur de la transparence nécessaire à leur développement ;
      n genera e
      les TIC et la technologie en général nécessitent une certaine transparence que le régime combat ;
      la formation de qualité et l’excellence entraîne un réservoir de spécialistes ne pouvant être malléables à souhait ;
      l’Histoire jugera !!!!




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    Amar MOKHNACHE
    16 décembre 2016 - 17 h 03 min

    ELLES SONT TRES RARES SINON
    ELLES SONT TRES RARES SINON EXCEPTIONNELLES LES NATIONS QUI PRODUISENT UNE MACHINE DE A A Z AVEC LEURS PROPRES MOYENS! UNE INTEGRATION DE 60% EST DEJA TRES RENTABLE ! notre probleme n est pas seulement une affaire de taux d integration Nous en sommes encore aux prises de problemes d utilites (dechets urbains et industriels, eaux usees, reseau routier….) par ailleurs avec des realisations comme l autoroute E/O qui est la plus chere et la plus mauvaise du monde quel savoir faire peut on maitriser pour pouvoir l exporter? sommes nous capables d offrir des produit qualitativement et financierement alignes sur les marches mediterraneens? COMMENT PEUT ONT PARLER PAR EXEMPLE DE TOURISME ALORS QUE NOTRE SYSTEME DE SANTE PUBLIQUE EST L UN DES PLUS INEFFICACES ET DES PLUS COUTEUX DE LA REGION ? .UN FORUM SUR LE MARCHE AFRICAIN DEVRAIT ETRE INITIE ET ORGANISE PAR DES ASSOCIATIONS PATRONALES CREDIBLES QUI NE S ENGRAISSENT PAS UNIQUEMENT SUR La depense publique l etat devrait ceder ses prerogatives regaliennes aux VRAIS EXPERTS , CONSULTANTS et specialistes des marches africains elle doit se limiter a ce role d accompagnateur et d encadreurs dans le cadre de la diplomatie et de ses relations politiques et economiques…ce forum a peut etre un merite celui d ouvrir la voie a une vraie autopsie de nos insuffisances et a evaluer la distance qui nous epare de nos concurents…………




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      Ain El Berda
      16 décembre 2016 - 21 h 23 min

      MR MOKHNACHE, TANT QUE NOUS
      MR MOKHNACHE, TANT QUE NOUS LES ALGERIENS SOMME PAS INCLUS DANS LES DECISION DU QUOI, COMMENT ET QUAND ET COMBIEN ..CA VA CONTINUER COMME CA…COMME TU LE VOIS , SI TU ES EN ALGERIE…ALLAH GHALEB




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    selecto
    16 décembre 2016 - 15 h 03 min

    Cheb Khaled et sa Marocaine
    Cheb Khaled et sa Marocaine ont plus de considération à l’aéroport d’Oran qu’on contrôle jamais que n’importe quel scientifique Algérien, c’est ça l’Algérie.




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    bougamouss
    16 décembre 2016 - 10 h 57 min

    Vous voyez toujours la demi
    Vous voyez toujours la demi-bouteille vide.Ce colloque est un début, et c’est dèjà bien.Je suis moi-même
    ingénieur installé en France, et je sais que le niveau des Ingénieurs Algériens est bon.L’Algérie a tout pour
    sortir de la dépendance des hydrocarbures: Les ingénieurs, les médecins,les millions de kilomètre carré de terres,le Soleil,des infrastructures qu’aucun pays Africain ou même quelques européens n’ont…Nous avons de l’industrie
    électronique(télés, ordi,portables…), mécanique(usines Renault,Mercedes,…).
    Il suffit de commencer, et surtout d’arrêter d’assister inutilement tout un peuple!!




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    krimo
    16 décembre 2016 - 10 h 50 min

    Que peut-on attendre d’un
    Que peut-on attendre d’un système qui croit et promeut RHB? , pour moi ce fut le coup de grâce. jamais je n’aurais pensé qu’ on tomberait si bas.




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    Anonymous
    16 décembre 2016 - 10 h 39 min

    Contrairement aux pays
    Contrairement aux pays avancés, y compris les « BRICS », l’Algérie est un pays qui, malgré plus d’un demi-siècle d’indépendance et une manne pétrolière considérable, n’a toujours pas compris – ou fait semblant d’ignorer – le rôle décisif de l’ingénieur dans le développement économique et le bien être social. Cela est dû principalement au sous-développement mental de certains chefs d’Etat dont le niveau d’éducation n’a jamais dépassé le brevet élémentaire. De plus, la plupart d’entre eux veulent pas travailler dans la rationalité et la transparence à cause de leur la soif d’argent facile et par des voies les plus condamnables. Les pays occidentaux le savent pertinemment et ne cessent d’engoncer le clou, pour servir leurs propres intérêts. Il Y avait une fois un patriote sincère qui réussit à sauver l’Ecole d’ingénieurs d’El Harrach héritée de la colonisation dont certains gouvernants obscurantistes voulaient en faire une simple école de techniciens. Auparavant il avait formé bénévolement des élèves du Lycée franco-musulman d’Alger pour qu’ils puissent réussir brillamment au bac math, et surmonter ainsi leur handicap résultant d’une formation exclusivement orientée vers des fonctions de jurisprudence en langue arabe. : « Tout de même, lui reprocha violemment l’inspecteur d’académie, vous ne voulez tout même pas en faire des ingénieurs !!!! ». Et bien oui, cela s’est produit malgré tout, puisque l’un d’eux réussit à décrocher un diplôme d’ingénieur d’une école étrangère et à servir le pays comme ministre des Travaux publics. Quand on pense, qu’à ce jour, l’ingénieur algérien ne dispose toujours pas de statut qui puisse définir ses droits et ses devoirs, et que des ingénieurs patriotes et compétents ont créé, POUR RIEN, des bureaux d’études pour développer des activités aussi prioritaires que les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique, on aura tout compris ……. Quand tout le monde saura que c’est un ingénieur algérien – et non un économiste ou un juriste, ou autre -, qui assura la survie de SONATRACH à sa naissance et permis du même coup des recettes qui profitèrent au pays à un moment crucial, et ce, en gérant avec succès le grand projet d’oléoduc OZ-1, alors, peut-être, la fonction d’ingénieur prendra tout son sens en Algérie et sera prise en considération comme elle le mérite. Encore faudrait-t-il des gouvernants qui soient intellectuellement honnêtes, ce qui, hélas ne pourra se produire, tant que des hommes s’acharneront avec autant d’outrances à pérenniser un système politique aussi rétrograde que celui que nous vivons depuis l’indépendance ……




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      Ain El Berda
      16 décembre 2016 - 17 h 31 min

      MR ANONYMOUS, TANT QU IL YA
      MR ANONYMOUS, TANT QU IL YA LE FLN ET TANT QU IL YA DU BEN 3AMISME ET BIEN ON RESTERA COMME ON EST. CERTAIN OPPORTUNISTE CROIENT QUE NOUS SOMMES LES MEILLEURES EN TOUT…CECI A RENDU NOTRE SOCIETE AVEUGLE ET NE VEUT MEME PAS RELEVER N IMPORTE QUEL DEFI. PRENEZ EXEMPLE DU JAPON UN PEUPLE FIER QUI S EST IMPOSER DANS TOUT LES SECTEURES..POURQUOI ? LEUR LEADER LEUR ONT QU ON POUVAIT ENSEMBLE RELEVEZ TOUT DEFI! LES NOTRES ILS ATTENDENT LES ETRANGERS TOUT FAIRE ET SI TU ES ALGERIEN ..ALORS LA PERSONNE NE TE PRENDS AU SERIEU SOUS LE PRETEXTE QYE TU SAIS PAS..ALORS A QUAND L ALGERIEN VA FAIRE DES ERREURES POUR APPRENDRE? TOUT LES PEUPLES FONT ET APPRENNENT DE CE QU ILS FONT ..NOTRE PEUPLE TOUJOURS OBSERVATEURE ET JAMAIS L ACTEURE..DITES MOI POuRQUOI..JE SAIS LA REPONSE! RELISER LA CONTRIBUTION CONTRIBUTION AURAIT DU ETRE PLUS LONGUE QUE CA..MAIS CHAPEAU ANONYMOUS BRAVO ET MERCI ..UN BOUQUET DE JOIE A TE LIRE…SALAM




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    Abou Stroff
    16 décembre 2016 - 10 h 10 min

    dans un système basé sur la
    dans un système basé sur la distribution de la rente et sur la prédation, l’ingénieur (ou le technicien en général) est objectivement et subjectivement la cible à abattre. en effet, l’activité de l’ingénieur qui TRAVAILLE, conçoit et produit est en totale contradiction avec la logique du système rentier qui domine la formation sociale algérienne. ce système a essentiellement besoin de tubes digestifs ambulants dont l’activité principale se réduit à ingurgiter pour ensuite déféquer. ces tubes digestifs ne sont ainsi guère armés pour remettre en cause la domination des couches rentières. en tant que « clients » des couches rentières, ces tubes sont amorphes (ils ne se prennent pas en charge mais attendent le messie, d’où leur propension à invoquer Dieu et la religion à tout bout de champ) et n’attendent que d’être gavés par ceux qui les gouvernent. par contre l’ingénieur (et le travailleur, en général) qui travaille et produit est, par définition, autonome par rapport à la rente en tant que rapport social. par conséquent, cet ingénieur est potentiellement un ennemi de classe des couches rentières et peut lutter (avec d’autres travailleurs) pour imposer le travail comme rapport social dominant. moralité de l’histoire: le forum d’alger fut une diversion qui a permis aux couches rentières qui dominent la formation sociale algérienne de divertir la plèbe pour que cette dernière ne pose pas les questions qui fâchent (du genre d’où sortent tous ces parvenus qui parlent au nom des producteurs alors qu’ils ne sont que des prédateurs qui siphonnent une part de rente grâce à leurs accointances avec des pontes du pouvoir?) mais continuent à croire au Père Noël.
    PS: il suffit de remarquer que notre système éducatif ne produit quasiment rien à part des « croyants », c’est à dire des non-citoyens ou de la chair à canon au service de causes qu’ils ne comprennent même pas.




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    Anonyme Dz
    16 décembre 2016 - 9 h 40 min

    Mr Kenouche vous avez mis le
    Mr Kenouche vous avez mis le doigt sur la plaie, une plaie parmi tant d’autres. De toutes manières les résultats sont là. Nous les connaissons tous. Quoi qu’en disent les thuriféraires de bouteflika et son système suicidaire. 90/100 des cerveaux, si ce n’est plus, parmi ceux qui acquirent des connaissances à l’étranger, rêvaient d’en faire profiter leur pays avant tout.
    Le système politique Algériens les a marginalisés, exclus, dégouter. Alors autant être utile à soi-même et ailleurs.
    Nos consulats font remplir des fiches de renseignements à tous les Algériens et Algériennes universitaires diplômés. Qu’on en-il fait ?????
    Cette question a été maintes fois débattue et le sera encore. Avoir exclu les compétences à la participation au développement de leur pays est un crime que seul nous Algériens peuple payerons encore et encore. Nous vivons dans l’ère de l’ignorance et de la médiocrité magnifiée et érigée en système. Nous sommes les otages d’une maffia qui a besoin d’abrutit dociles. Ils ont des passeports diplomatiques peurs et toute leur famille -Du jamais vu ailleurs- des comptes en suisse et à panama, des résidences en Europe et au moyen orient, et très fort pour nous faire des discours sur leur super patriotisme, et notre faible engagement et rendement, etc.,, etc.




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    Ain El Berda
    16 décembre 2016 - 9 h 03 min

    YA AK, C VENDREDI MATIN ET TU
    YA AK, C VENDREDI MATIN ET TU M AS DONNER UN PEU D ENERGIE. TA CONTRIBUTION EST EXCELLENTE JE ME SUIS REJOUIS DE LA LIRE. MERCI ET BON WEEK END. SALAM ET BONNE SALAT DU VENDREDI.




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    UNKNOW
    16 décembre 2016 - 6 h 48 min

    Ghaïta ou T »bel!

    Ghaïta ou T »bel!

    Bouteflika a dénoncé le reculs dans la formation supérieure, mis le doigt sur les mécanismes de la corruption à travers les recommandations sur la sincérité des études de projets, leur coût et le respect des délais. Il a appelé à investir en Afrique.
    Pourquoi toutes ces analyses, observations, recommandations n’ont pas été suivies d’effet? Parce que les  » élites » se sont mises à servir d’autres intérêts que ceux de l’Algérie!




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      Ain El Berda
      16 décembre 2016 - 8 h 59 min

      UNKNOWN, L ELITE DOIT
      UNKNOWN, L ELITE DOIT CHERCHER SON INTERET …MAIS TON BRIZIDENE DOIT METTRE EN PLACE UN ENVIRONEMENT ECONOMIQUE ET REGLEMENTAIRE POUR QUE CETTE ELITE SERVIRA L I TERET DE L ALGERIE. C PAS AUSSI FACILE A JUSTE DIRE QUE L ELITE NE SERT PAS L ALGERIE. EXPLIQUE MOI POURQUOI L ALGERIE SERT LES ETRANGERS..DIS MOI YA RAB! VOTRE PROBLEME C L ELITE ALGERIENNE..C CA?




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