Le cri de détresse de la famille d’une victime d’erreur médicale à Tizi Ouzou

hôpital Tizi Ouzou
Que s'est-il réellement passé dans le bloc opératoire ? D. R.

Par R. Mahmoudi – Suite à notre article intitulé «La famille d’un ex-cadre d’APC dépose plainte contre l’hôpital de Tizi Ouzou pour erreur médicale», paru le 15 août dernier, la famille d’une autre victime d’erreur médicale a pris attache avec notre rédaction pour exposer son cas et solliciter par la même occasion de l’aide.

Les plaignants indiquent que leur frère, qui avait été admis à l’hôpital Balloua de Tizi Ouzou pour une simple biopsie, est décédé le 12 septembre dernier au service ORL, sans que l’hôpital ne leur donne «aucune explication», s’insurgent-ils. «Depuis, nous expliquent-ils, l’hôpital nous refuse l’accès au protocole opératoire ainsi qu’au dossier médical». Les membres de cette famille ne comprennent pas que le professeur chargé de l’intervention chirurgicale refuse de les recevoir, tandis que le médecin réanimateur leur a avoué sa «stupéfaction» face à ce décès brutal.

D’après les témoignages qu’ils disent avoir recueillis, il y aurait 15 décès suspects depuis celui de leur frère. Un chiffre qui dénote l’ampleur tragique de ce phénomène dans notre pays, tout en sachant que nombre de familles de victimes hésitent à porter plainte pour éviter des procédures coûteuses et souvent labyrinthiques pour ce cas de figure où la solidarité corporatiste au sein des établissements hospitaliers joue systématiquement contre les plaignants. Nous en avons un cas lors du procès intenté contre des sages-femmes de Aïn Témouchent à la mi-août dernier suite à la mort suspecte d’une femme enceinte où les représentants de ce corps paramédical ont appelé à une grève générale.

Ils cherchent aujourd’hui un moyen de «rendre justice» à leur frère, de telle sorte, soutiennent-ils, qu’aucune autre famille «ne puisse souffrir de la perte d’un être cher, suite à une erreur, voire une faute médicale». Aussi veulent-ils entrer en contact avec la famille de la victime citée dans notre article.

R. M.

Comment (7)

    pragmatisme
    3 novembre 2017 - 19 h 09 min

    Non la faute n’incombe pas à Bouteflika comme vous le dites elle remonte aux années 70 sous Boumediène dont Bouteflika fût membre de son gouvernement.La raison est simplement l’arabisation de l’école en 1974 sous la pression de Anouar Sadate qui voulait faire de l’Algérie un laboratoire arabe.Avant cette date fatidique le diplôme algérien était reconnu internationalement ensuite les médecins, formés après cette date pour travailler à l’étranger,doivent refaire tout leur cursus pour y être acceptés.Pour l’anecdote avant de faire appel aux médecins hongrois et bulgares Boumediène avait sollicité Hafed El Assad pour nous envoyer des médecins,l’Algérie étant en manque,ce dernier lui proposa un échange de deux médecins syriens arabophones contre un algérien francophone.




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    Anonyme
    2 novembre 2017 - 19 h 56 min

    dommage collatérale :c est malheureux a dire mais c est souvent de la négligence de la part de certains membres du corp médical




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    Anonyme
    2 novembre 2017 - 16 h 32 min

    Nos médecins comme nos dentistes comme…sont formés d’une violence professionnelle incroyable! il faut absolument relever le sujet, les dentistes par exemple ils n’ont ni l’humanité encore savent le profit et la valeur d’une dent naturelle, ils ont déposséder les algériens de leurs dents bien sur pour sont des criminels, dés que tu vas vers eux et tu leurs dis que j’ai mal à la dent te réponds tout de suite : il faut l’arracher celle la, mais sont d’une nullité professionnelle quand peut pas imaginer, mon dieu quel pays du haut jusqu’au en bas partez partez partez…




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    Anonyme
    2 novembre 2017 - 11 h 03 min

    «  Mon fils , je veux que tu sois un docteur, meme docteur des animaux » avait dit un pere de famille a son fils ,juste moyen, qui se preparait a passer son BAC. Le choix de la filiere medicale reste le reve de toutes lees familles pour leurs enfants. Malheureusement, ce n’est qu’un voeux des parents , sans savoir que leur fils n’a peut etre pas les capacites adequates. Ajouter ce systeme d’enseignement handicapant, avec ses treize annees d’apprentissage en arabe, on aura toute la latitude d’avoir un niveau d’enseignement a la faculte de medecine proche de la nullite. Comme nous l’avons tous constate , les etudes a l’universite se resument en la chasse des modules, bien qu’en medecine, seules les trois premieres annees sont concernees par ce systeme modulaire, mais le passage en annee superieure reste, intimement, lie aux relations qu’a l’etudiant avec ses enseignants. Des facteurs negatifs qui pesent sur la qualite de nos medecins , avec , generalement, une organisation hospitaliere de tres bas niveau: on rentre dans un hopital , on ne peut guere differencier un infirmier, un agent de netoyage ou encore un simple agent d’un medecin , ou encore d’un professeur. Diable que se passe t il ?




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      totoringo
      2 novembre 2017 - 17 h 05 min

      non monsieur arrêtez de déverser votre venin sur la corporation médicale.c’est le systeme de bouteflika qui a amené à la détérioration de la qualité de la médecine en Algérie avec le taux effarent de la réussite au BAC et cette grille de salaire ridicule qui a fait que les professeurs et les excellents quittent les structure étatiques soit pour le privé ou l’étranger. il ne faut pas chercher midi à 14 heures . voila les deux principales causes de cette décadence et il y en d’autres certainement . la politique et le populisme ont tué le savoir.dites moi y a t- il un segment de la vie qui en a échappé?




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        Anonyme
        3 novembre 2017 - 10 h 49 min

        Je me suis situe au niveau du systeme de l’enseigement , sans pour autant parler des salaires. La valorisation de cette branche , n’est certainement pas le salaire qui reste, tout de meme , assez consequent par rapport aux autres branches, mais cette valorisation est la fierte d’avoir sauve une vie humaine , quoi de plus noble. Le serment d’Hypocrate est lourd a porter pour ces chasseurs de modules.




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    Travaillons
    2 novembre 2017 - 9 h 06 min

    Pour constater une erreur médicale ya deux moyens, le premier est le dossier médical et le témoignage du personnel l’autre est l’autopsie pratiquée après réquisition du procureur et dépôt de plainte. Dans les deux cas l’erreur médicale est souvent difficile à prouver car le décès est souvent dû à plusieurs facteurs dont la réaction du patient vis à vis des médicaments ce qui est indépendant du geste médical, reste la négligence qui est un autre chapitre et qui doit être sanctionné sans compassion.
    Ce que je conseillerai en premier c’est de porter plainte au conseil de l’ordre des médecins qui peut suspendre ou radié le praticien si il est reconnu coupable de faute ou de négligence. Le siège est au niveau de la polyclinique de Bir mourad raïs.




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