Le recul notable de la marge bénéficiaire : préoccupation majeure des boulangers

Les représentants des boulangers ont affirmé que le recul de la marge bénéficiaire était une préoccupation
Les représentants des boulangers ont affirmé que le recul de la marge bénéficiaire était une préoccupation. New Press

Les représentants des boulangers de la wilaya d’Alger ont affirmé mardi que «le recul notable» de la marge bénéficiaire était une préoccupation majeure, en dépit du soutien de l’Etat au prix de la farine, en tant que matière principale pour la confection du pain (2 000 DA/quintal).

Les boulangers enregistrent aujourd’hui «un recul notable» de la marge bénéficiaire, en dépit du soutien de l’Etat au prix de la farine, en tant que matière principale (2 000 DA/quintal), a déclaré à l’APS Kamel Titouah, membre de la Fédération nationale des boulangers (FNB) et représentant des boulangers d’Alger, en marge d’une réunion de concertation avec les représentants de la direction du commerce de la wilaya d’Alger, au siège de l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA).

Imputant cette situation à l’augmentation des prix des autres ingrédients entrant dans la confection du pain, il a indiqué que «pour réaliser une marge bénéficiaire qui leur permettraient de sauver leur commerce, certains boulangers ont été amené dans nombre de wilayas à augmenter le prix de la baguette à 15 DA» (le prix codifié étant de 10 DA), précisant que la FNB «n’a ni décidé ni approuvé cette augmentation».

M. Titouah a ajouté que la réunion des représentants des boulangers d’Alger avec le directeur du commerce, lundi, et avec les représentants de la direction mardi intervient dans le cadre des concertations entre les deux parties afin de soulever les préoccupations des boulangers à la tutelle (ministère du Commerce), soulignant que ces préoccupations portent sur le recul de la marge bénéficiaire suite à l’augmentation des prix des autres ingrédients du pain.

Pour sa part, le représentant de la direction du commerce de la wilaya d’Alger, El-Ayachi Dehar, a indiqué à l’APS que la rencontre entre les responsables de la direction et les représentants des boulangers d’Alger a porté sur les différentes préoccupations de cette catégorie qui demande l’amélioration de sa situation professionnelle.

Il a ajouté que la direction s’est engagée à répondre, dans la limite de ce que prévoit la loi, aux revendications des boulangers, notamment en matière de contrôle des minoteries, assurant que les autres préoccupations seront soulevées au ministère de tutelle pour examen en vue de prendre les mesures adéquates.

Le même responsable a fait état de 4 boulangers ayant augmenté unilatéralement les prix, au niveau de la wilaya d’Alger, précisant que des mises en demeure leurs avaient été adressées et les dossiers adressés aux juridictions compétentes avec la proposition de fermeture.

Le président de la FNB, Youcef Kalafat, avait indiqué à l’APS que la wilaya d’Alger connaissait un «manque flagrant» de boulangeries en raison du «désintéressement» des jeunes pour ce métier et le «recul» de la marge bénéficiaire.

Il a ajouté que la wilaya d’Alger comptait 1 400 boulangeries, contre 630 actuellement, situées principalement dans les communes de l’est et de l’ouest de la capitale, tandis qu’une absence totale de ces boutiques est constatée au «cœur de la capitale», notamment aux rues Larbi-Ben-M’hidi, Colonel-Amirouche et Ali-Boumendjel.

Le ministre du Commerce, Mohamed Benmeradi, avait affirmé plus tôt dans la semaine «qu’un dossier relatif au prix du pain est actuellement à l’étude au niveau du gouvernement afin de trouver une solution pour éviter de recourir à une augmentation du prix».

Le ministre a relevé dans ce sens l’enregistrement de «rares cas» au niveau de certaines wilayas où quelques boulangeries ont procédé de manière «spontanée» à une augmentation du prix de la baguette de pain, assurant que l’UGCAA «n’a pas initié cette hausse».

Il a fait état de l’existence de «contacts permanents avec cette organisation professionnelle pour trouver des solutions adéquates au problème relatif à la tarification du pain sans passer par une augmentation du prix».

R. N.

Comment (3)

    Anonyme
    6 décembre 2017 - 22 h 01 min

    UN PAIN DONT MEME LES CHIENS N’ EN VEULENT PAS




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    LE NUMIDE
    6 décembre 2017 - 14 h 28 min

    les boulangers eux ne sont pas préoccupés par la saleté, le khobz qu’ils vendent aux algériens subventionnée à des prix exorbitants ?? .. c’est du pain ca ? l’état laxiste est la source de notre humiliation et de notre ruine. le pain produit par les boulangers en Algérie est une honte nationale!!! (…)




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    Mas Umeri
    6 décembre 2017 - 9 h 44 min

    Le problème, c’est la disparité qui existe entre les boulangers et les pâtissiers qui profitent de la subvention de la farine, pour fixer librement les prix,a des coûts exorbitants, sans aucun contrôle de l’Etat.




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