Union africaine : Paul Kagamé succède à Alpha Condé 

Paul Kagamé
Paul Kagamé, nouveau président de l'Union africaine. D. R.

Le président rwandais, Paul Kagamé, a pris, ce dimanche, à Addis-Abeba, la présidence de l’Union africaine (UA) lors des travaux de la 30e session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement. La prise de la présidence tournante de l’organisation panafricaine par le président Kagamé, 60 ans, pour un mandat d’un an, a eu lieu pendant une réunion à huis clos. Paul Kagamé, qui succède au Guinéen Alpha Condé, a fait des réformes de l’organisation panafricaine l’épine dorsale de son programme pour l’année 2018.

«Remporter la lutte contre la corruption : une voie durable pour la transformation de l’Afrique», est le thème retenu pour les travaux de cette 30e session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA. L’Algérie est représentée à ce rendez-vous par le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, en sa qualité de représentant du président Bouteflika.

A l’ouverture des travaux, le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, a souligné la nécessité d’accélérer les réformes de l’UA afin que cette dernière puisse répondre aux aspirations du continent en matière de paix et de développement. Il a également appelé à renforcer l’intégration du continent africain pour lutter contre les fléaux qui frappent l’Afrique, notamment l’insécurité et la pauvreté. «Notre outil de combat est d’accélérer les réformes de l’Union africaine et l’intégration des Etats membres et les efforts de promotions de la paix», a déclaré Moussa Faky. «Ces réformes, a-t-il ajouté, ont connu une avancée significative.»

Faky a précisé que le nombre croissant d’Etats qui appliquent la taxe de 0,2% sur les importations éligibles en est «la preuve éclatante», sans citer, a-t-il noté, toutes les contributions sans précédent faites pour le compte de la paix. «D’autres axes des réformes, et non des moindres, notamment la division du travail entre la Commission africaine et les autres communautés régionales doivent impérativement prendre corps», a-t-il insisté.

Dans ce contexte, le chef de la Commission a relevé que la première phase des négociations sur la zone de libre-échange continentale a été «franchie avec succès», précisant qu’il est attendu du 30e sommet qu’il adopte l’accord relatif. Il a, en outre, appelé au lancement du marché unique dans le cadre de l’agenda 2063, tout en faveur de l’adoption du protocole de libre circulation des citoyens africains sur le continent et ce par la mise en place d’un passeport africain.

S. S.

 

Comment (2)

    Dead Zone
    29 janvier 2018 - 0 h 06 min

    Le développement de l’Afrique doit nécessairement passer par la lutte de 4 fléaux primordiaux : le terrorisme, la corruption,la pauvreté et la drogue. Par ailleurs ,toutes les nations Africaines doivent travailler ensemble pour pouvoir endiguer
    ces vagues de migrants qui déferlent
    sur les côtes méditerranéennes.
    Mais avant tout, chaque leader Africain doit être conscient,
    que l’émancipation d’une nation repose avant tout sur l’éducation.
    « Léducation est le passeport pour demain,car demain appartient à ceux qui le préparent aujourd’hui. »

    TARZAN
    28 janvier 2018 - 18 h 54 min

    et dire que la france enquêtait sur ses proches (politiques) et lui pour assassinat!!!!! la france et du coup le maroc ne doivent pas être contents de sa nomination

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