Météo : des précipitations au-dessus de la normale prévues de février à avril

météo, CCN, ONM, OMM
Froid polaire et neige importante à Batna. New Press

Les précipitations prévues pour les mois de février, mars et avril devraient être globalement «au-dessus» de la normale dans les différentes régions du pays, où les températures connaîtront, en général, une baisse par rapport à la normale, selon les prévisions Centre climatologique national (CCN).

Selon des données fournies à l’APS par le directeur du CCN, Salah Sahabi Abed, les précipitations prévues pour février seront «au-dessus» de la normale sur les régions côtières, proches côtières, de l’intérieur et hauts plateaux (ouest, centre et est) avec «20 à 60 mm de plus que leurs normales climatologiques» et «légèrement au-dessus» de la normale sur la région nord du Sahara de l’ordre de «5 à 15 mm par endroits».

Pour le mois de mars, elles seront «normales à légèrement au-dessous» de la normale sur les régions côtières, proches côtières, chaînes et plaines ouest, «légèrement au-dessus» de la normale sur les régions de l’intérieur et des hauts plateaux ouest, «normales à légèrement au-dessus» de la normale sur les régions du littoral, proches côtières, chaînes et plaines de la région du centre, a-t-il indiqué. A l’est, les précipitations attendues seront «au-dessus» de la normale vers les régions côtières, proches côtières, chaînes et plaines et les hauts plateaux, et «normales à légèrement au-dessus» de la normale sur les régions du Sahara oriental vers Ghardaïa, El-Oued, Touggourt, Ouargla et Hassi Messaoud.

S’agissant du mois d’avril, les précipitations seront «au-dessus» de la normale sur les régions côtières, proches côtières, chaînes, plaines ouest, plaines du centre et de l’est, «au-dessus» de la normale sur les régions des hauts plateaux centre, et «normales» sur les hauts plateaux est et le nord du Sahara, d’après les prévision du CCN.

Concernant les températures, pour le mois de février, elles seront «légèrement au-dessous» de la normale sur l’ensemble des régions côtières, proches côtières, chaînes et plaines, et «au-dessous» de la normale mensuelle sur les régions des hauts plateaux ouest et centre, tandis qu’elles seront «normales» sur les régions de l’intérieur et les hauts plateaux est. Dans les régions du sud-ouest et le sud-est du pays, elles seront «légèrement au-dessous» de la normale, et «au-dessus» de la normale sur l’extrême sud-est, a précisé Sahabi Abed.

Durant le mois de mars, elles seront «normales à légèrement au-dessous» de la normale sur les régions côtières, proches côtières, chaînes, plaines de l’intérieur ouest et est, «très au-dessous» de la normale sur les hauts plateaux ouest, centre et les régions des oasis, et «normales» sur les régions du centre (côtières et de l’intérieur), les hauts plateaux est et le grand sud. Les prévisions du mois d’avril indiquent que les températures seront «légèrement au-dessous» de la normale sur les régions côtières, proches côtières et hauts plateaux ouest, «normales à légèrement au-dessous» de la normale sur les régions des hauts plateaux centre, a indiqué le directeur du CCN. Au centre et à l’est du pays, elles seront «normales» sur les régions côtières, proches côtières, «au-dessus» de la normale sur les régions des hauts plateaux est, «proches de la normale climatologique» sur les régions sud-ouest, «normales à légèrement au-dessus» de la normale sur le Sahara central, oriental et l’extrême sud, a-t-il ajouté.

Il est à noter que l’état du climat algérien en 2017 a été marqué par un début d’année «très froid», avec la survenue d’une vague de froid qui a sévi durant le mois de janvier, touchant même les régions du sud, relève l’Office national de météorologie (ONM). L’année dernière a connu également un été «chaud, voire très chaud» dans certaines régions, selon l’ONM, faisant remarquer notamment que la saison estivale avait été marquée par l’occlusion de plusieurs foyers de feu de forêts affectant principalement la région nord-est. La saison d’automne a été aussi «chaude avec un début des pluies tardif  pour la plupart des régions du pays, engendrant des impacts directs sur l’agriculture et la ressource en eau», ajoute l’organisme.

Les trois dernières années, les plus chaudes jamais enregistrées au niveau planétaire

Au niveau planétaire, il a été confirmé que les années 2015, 2016 et 2017, «qui s’inscrivent clairement dans la tendance au réchauffement sur le long terme causée par l’augmentation des concentrations atmosphériques de gaz à effet de serre, sont les trois années les plus chaudes jamais enregistrées», selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM). L’organisation onusienne souligne dans son bilan que 2016 se trouvait toujours en tête de liste, alors que 2017 décroche le record de l’année sans El-Nino la plus chaude jamais constatée, ce dernier phénomène étant connu pour pousser à la hausse la moyenne mondiale des températures.

Selon les données de l’OMM, la température moyenne à la surface du globe en 2017 dépassait de quelque 1,1°C celle de l’époque préindustrielle. La température moyenne en 2017 a, quant à elle, dépassé d’environ 0,46°C la normale (14,3°C) calculée pour les années 1981 à 2010, a-t-elle noté, expliquant que les services météorologiques et hydrologiques nationaux utilisent cette période de référence de 30 ans pour déterminer la moyenne et la variabilité des principaux paramètres climatiques, par exemple, la température, le vent et les précipitations, auxquels sont sensibles des secteurs comme la gestion de l’eau, l’énergie, l’agriculture et la santé.

L’OMM a annoncé la publication en mars de sa déclaration sur l’état du climat mondial en 2017, qui contiendra des informations détaillées sur la variabilité et l’évolution des températures, les phénomènes à fort impact ainsi que l’accroissement des concentrations de dioxyde de carbone, l’évolution de la banquise arctique et antarctique, la hausse du niveau de la mer et l’acidification des océans, entre autres indicateurs du changement climatique.

R. N.

Comment (2)

    Zombretto
    11 février 2018 - 17 h 57 min

    Si quelqu’un pouvait mettre au point un système de précision de plus de quatre ou cinq jours, il pourrait devenir l’homme le plus riche du monde. C’est bien simple, il s’agit de jouer sur les « marchés à termes » de produits agricoles. On achète à un certain prix aujourd’hui en pariant sur le prix d’un produit dans quelques mois, par exemple le blé. Si on sait comment la récolte sera dans les différents pays producteurs, on saura ce que le prix sera, alors on achète à bas prix aujourd’hui et on revend à prix élevé plus tard, ou vice-versa. On ne voit jamais la marchandise, ne vous en faites pas, pas besoin de recevoir ou d’envoyer des millions de tonnes de blé, c’est tout sur papier. On ne paye rien non plus, on promet seulement de payer plus tard, et on peut tout emprunter pour commencer. Evidemment, si on se trompe on paye ou on va en prison.

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    LOUCIF
    11 février 2018 - 17 h 13 min

    Si vraiment notre Centre climatologique national (CCN) est en capacité de prévoir la météo à plus de 12 à 15 jours, c’est vraiment un plaisir et une heureuse nouvelle ! Chapeau !

    Pour l’instant , chez les plus grands centres de prévisions du monde leurs meilleures prévisions les plus précises sont entre 3 à 5 jours, les plus probables entre 10 et 15 jours (et encore avec quelques d’incertitudes et réserves ) et les plus aléatoires et pas sûres du tout sont à un mois maximum !

    Pour une fois on va damer le pion aux meilleures centres de prévisions météo du monde ! Bravo à notre CCN qui peut nous donner les prévisions …. du mois d’Avril !!

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