Grève des médecins résidents : Hasbellaoui intransigeant sur le Service national

Hasbellaoui résidents service national
Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Mokhtar Hasbellaoui. New Press

Par R. Mahmoudi – Dans sa réponse à une question écrite qui lui a été adressée par un député, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Mokhtar Hasbellaoui, s’est défendu d’avoir privilégié la méthode dure face à la protestation des médecins résidents, tout en se disant ouvert au dialogue et à la concertation autour des revendications des grévistes.

Le ministre affirme que plusieurs solutions ont été préconisées lors des pourparlers avec les représentants des médecins résidents pour l’amélioration de leurs conditions socioprofessionnelles, en mettant l’accent sur l’urgence de résoudre les problèmes du logement, des équipements et autres revendications d’ordre pédagogique. Mais, sur la question de l’obligation du Service national, le ministre reste intransigeant.

Selon lui, la demande de supprimer cette mesure «est contraire à la stratégie adoptée par l’Etat afin d’assurer une couverture sanitaire à l’échelle nationale». Pour lui, «n’eut été cette stratégie, les populations de ces régions n’auraient pas pu bénéficier de services de santé spécialisés». C’est pourquoi, le maintien du Service national est, selon lui, «loin d’être une atteinte à la dignité du médecin spécialisé ni une infraction au principe d’égalité, mais un devoir national».

Interpellé sur «l’usage de la violence» contre les grévistes, Mokhtar Hasbellaoui a eu une réponse moins tranchée : «Nous la rejetons (la violence, ndlr) sous toutes ses formes et d’où qu’elle vienne !»

Enfin, le ministre de la Santé s’engage à poursuivre les efforts pour aboutir à une solution durable au conflit, en laissant les portes du dialogue ouvertes.

R. M.

Comment (14)

    Anti virus
    8 mars 2018 - 18 h 39 min

    Si on offrait les même conditions de travail aux médecins qu’aux travailleurs de sonatrach au sud cette histoire de service civil serait loin derrière nous mais ça c’est trop difficile pour que nos dirigeants le comprennent.
    Hasbellaoui est chef de service à tizi ouzou et il devrait déjà améliorer ce qu’il ya chez lui.

      Anonyme
      8 mars 2018 - 20 h 48 min

      L’hôpital de Tizi-Ouzou est une vraie écurie

    Anonyme
    8 mars 2018 - 14 h 04 min

    Hesballaoui:

    Soyez courageux et dites nous le vrai nom de la maladie qui tuent les Algériens à Djelfa/Eloued.
    Dites nous les noms de toutes les maladies que ces migrants ont transporté en Algérie .
    La rougeole dites vous, vous prenez le peuple pour du bétail.

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      Anonyme
      8 mars 2018 - 15 h 04 min

      lire: la maladie qui tue

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    Anonyme
    8 mars 2018 - 12 h 51 min

    Son fils et sa fille doivent être bien lotis en Suisse. Pourquoi se faire du mouron, quand ils s’agit des enfants issus de famille modeste? Envoyez des jeunes gens et des jeunes filles en plein désert, sans structures d’accueil, ni sécurité, relève de la pure inconscience. Ça urge, l’État doit ouvrir toutes les filières médicales au sud. Le sud ne ferait -il pas du pays? Ou est est ce que le sud est une sous région ? Tous unis,tous Algériens, et mêmes droits pour tous.

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    Anonymaoui
    8 mars 2018 - 12 h 20 min

    Entièrement d’accord pour la tache au front de ce ministre. Maintenant reste à trouver une solution à ce problème lequel en réalité n’en est pas un puisqu’il suffit d’obliger les spécialistes nouvellement sortis à exercer chacun dans sa région de naissance ou d’obtention du bac pendant une durée à préciser en concertation avec les concernés. Les régions de naissance doivent couvrir plusieurs wilayas limitrophes dont le nombre sera fonction de la densité démographique et des espaces géographiques à couvrir. Pour combler les déficits dans certaines régions , l’Etat doit prendre des mesures incitatives pour attirer les spécialistes en surplus dans les autres régions. Il demeure entendu que les affectations des spécialistes dans leurs régions de naissance doit se faire en toute transparence en tenant compte des notes obtenues, les années redoublées, l’age ( avec un avantage aux jeunes) ainsi que d’autres critères à définir en concertation. Ces régles peuvent s’appliquer à tous les Algériens ayant bénéficié de longues études universitaires gratuites.

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      Zaatar
      8 mars 2018 - 12 h 46 min

      Le problème l’ami n’est pas d’obliger les médecins à exercer ici ou ailleurs. les médecins sont d’accord pour ce service civil soit fait partout dans toute l’Algérie à la condition que leurs soient octroyés les conditions nécessaires d’exercice (matériel médical suffisant pour chaque spécialité et moyens humains nécessaires), et les conditions de vie minima pour eux et leurs familles pour certains (les mariés). Ils demandent également que soit exemptés du service national les médecins de plus de 30 ans au même titre que tous les Algériens. Et rien d’autres…

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    Anonyme!....
    8 mars 2018 - 11 h 24 min

    A-t-il fait son service militaire et civil?…..Est-ce que les enfants des K’MAKAMS font leur service militaire et civil?…Est-ce que les enfants des privilégiés, qui font leurs études de Médecine à l’étranger avec l’argent du peuple font leur service militaire et civil?….
    Mais pourquoi polémiquer inutilement?…..EL HARGA….EL HARGA!….

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    Zaatar
    8 mars 2018 - 7 h 26 min

    Tous les subterfuges sont utilisés… c’est de bonne guerre. Mais voyons les faits objectivement.
    1 – Les médecins résidents ne demandent pas à ce que le service civil soit supprimé. Ils veulent qu’ils ne soit pas obligatoire. C’est à dire que s’il y a des mesures incitatives au même titre que ceux qui vont travailler dans le sud pour Sonatrach par exemple ils iront avec joie faire leur service civil.
    2 – Les médecins résidents veulent que les plus de trente ans soient dispensés du service national au même titre que tous les autres Algériens. Sinon supprimer cette mesure pour tout le monde et tout le monde sera content même les résidents.
    3 – Les médecins résidents déplorent dans leur exercice du service civil le manque de moyens pour travailler. Cela nuit directement aux malades. exemple et j’en parle en connaissance de cause. Un chirurgien faisant son service civil à In Guezzam par exemple où il n y a ni bloc opératoire ni les moyens d’auscultation et d’exploration, ne sert absolument à rien si ce n’est que délivrer des ordonnances et que les malades ne peuvent se procurer les médicaments, ou bien les envoyer au nord dans une grande ville où ils peuvent être opérés s’ils n’ont pas clamses en cours de route. Ajouter à cela qu’il n y a pas de réanimateurs ni de techniciens adéquat pour les post opérés…etc

    Ce sont là les réclamations des médecins résidents que Monsieur le Ministre ne dit pas officiellement en séance aux députés.

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    Anonyme
    8 mars 2018 - 4 h 40 min

    Il n’y a pas de logique dans tout ça, Ils veulent imposer le service aux médecins, alors que les voyous qui ne se présentent même pas pour passer le service ne sont pas inquiétés.

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    Anonyme
    8 mars 2018 - 4 h 37 min

    Ce ministre se cogne la tête contre le sol. Il a fameuse tache des salafistes sur le front.
    Il a la tête collée au sol, il n’a pas le temps d’écouter les revendications des médecins en détresse.

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    Anonyme
    8 mars 2018 - 4 h 23 min

    M. Le ministre des maladies,

    Vous envoyez des jeunes filles dans des coins isolés du pays sans sécurité ni garantie.
    Vous avez semé le wahhabisme qui a rendu le pays insécure, et vous faites semblant comme si tout est normal.
    Accepteriez vous que vos filles aillent faire leur service dans un coin perdu qui fait peur même à la police.
    Soyez logiques et arrêtez de faire semblant comme si l’Algérie est un paradis sur terre.
    Il ya de l’insécurité en Algérie, d’où prenez vos dispositions et soyez responsables.

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      Anonyme
      8 mars 2018 - 13 h 41 min

      Avec la mentalité wahhabo-Sallafiste qui règne dans le pays , ces jeunes filles médecins risquent d’être violées au nom du dieu de la barbe.
      Surtout si elle ne sont pas mariées.
      Au pays des charlatans, la femme est une proie à abattre.

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    Anonyme
    8 mars 2018 - 0 h 42 min

    Non M Hasbellaoui,c pas en envoyant les médecins service national 2 ans que vous allez résoudre ce problème de désert médical .
    Il suffit de faire en sorte que vivre à tam,adrar,illizi ou bordj badji mokhtar..soit aussi agréable que vivre à hydra!! C possible M le ministre. Question: où sont les médecins originaires de ce  » sud »?? Est ce qu’un médecin habitant tam ou adrar est considére en service national lorsqu’il travaille chez lui?? La solution c développer ce sud,cesser de parler algerue du sud et algerue du nord. Construire des maisons individuelles confortables pour c médecins et qutres cadres,et ils y iront avec sourire,et non comme une punition. Sonatrach doit dégager d’hydra et aller à illizi,sonelgaz aussi…boumediene l’avait fait. Cette histoire d’Algérie du sud et du nord doit disparaître,on doit trouver les mêmes conditions de vie dans toutes les régions,c très possible,et ça évitera problèmes au pays. Quelques filiales de sonatrach sont installées à Hassi messaoud et les employés installés en familles s’y trouvent bien.

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