Raouya réinvite les banques à innover pour attirer l’épargne

banques Raouya
Le ministre des Finances, Abderrahmane Raouya. D. R.

Le ministre des Finances, Abderrahmane Raouya, a réinvité, mardi à Alger, les banques de la place à innover, en adoptant de nouveaux instruments financiers pour faire face à une conjoncture marquée par la rareté de la ressource face à une demande interne croissante.

Intervenant lors d’un symposium sur la place financière algérienne, organisé et présidé par le consultant indépendant et ancien ministre des Finances Abderrahmane Benkhalfa, Raouya a, de nouveau, appelé les banques à développer de nouveaux instruments pour mobiliser l’épargne, notamment celle se trouvant en dehors du circuit bancaire et œuvrer, par là même, à lutter contre le marché informel.

«On s’attelle actuellement à préparer les conditions légales et réglementaires de nature à permettre le développement de nouveaux instruments financiers», a-t-il avancé devant des responsables de banques publiques et privées, de compagnies d’assurance et d’experts.

Evoquant le nouvel ancrage juridique introduit par la loi de finances de 2018, relatif à l’émission des soukouks, le ministre a estimé que cette disposition devrait faire participer les détenteurs des soukouks au financement de projets d’infrastructures.

Pour sa part, le président de l’Association des banques et établissements financiers (Abef), Boualem Djebbar, a fait savoir que les banques étaient fin prêtes pour se lancer dans les produits dits alternatifs «dans les plus brefs délais».

Interrogé par la presse sur le volume des crédits à l’économie, Djebbar a rappelé que ces crédits étaient de plus de 8 800 milliards DA en 2017, en hausse de 12% par rapport à 2016 et que les crédits à la consommation ne dépassaient pas 5% du total des crédits accordés aux privés, estimés à 500 MDS de dinars en 2017.

R. E.

Comment (4)

    awrassi
    6 avril 2018 - 7 h 34 min

    Je poste pour la seconde fois, car j’ai oublié de mentionner un fait important : toutes nos banques affichent un taux d’intérêt épargne mensonger. Au CPA, par exemple, quand on a retiré tous les frais bancaires, il ne reste généralement plus que la moitié du taux initialement affiché et vendu au client. C’est ce qui m’arrive tous les ans !

    awrassi
    6 avril 2018 - 7 h 27 min

    Les Algériens ont-ils quelque chose à épargner, M. le ministre ? Commençons par répondre à cette question. L'(unique) moyen financier est évident : augmenter le taux d’intérêt !

    Anonyme
    3 avril 2018 - 20 h 30 min

    Raouya réinvite les banques à innover pour attirer l’épargne
    Il est de l’interet de l’Algérie d’assainir, et de réformer ses banques hyper bureaucratiques du temps du Socialisme Bureaucratique
    En faillite partout
    Qui encouragent les importations, le commerce, les secteurs parasitaires, et les services divers,
    Sans prendre de grands risques, et de former leur personnel sur les investissements, les risques divers, les projets,
    Les prises de participations dans le capital des entreprises d’avenir, les formations d’avenir, pour la création de P.M.E Hi Tech, d’avenir

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    Anonyme
    3 avril 2018 - 19 h 47 min

    Mr Le ministre, l’innovations doit commencer par une petite chose appelée SERVice et que le client est roi…ça c la base de toutes les innovations. La paperasse doit être presque nulle et les perte de temps tel que l agent est aller boire un cafe et qu il faut revenir l après midi..etc..commencer par mettre des processus d accueil qui facilite les choses mais pas les rendre un travail. Vous voulez notre argent démontrez nous qu on doit vous faire confiance et aussi démontrez nous que vous allez considérer les clients comme roi. Alors arrêter de dire des mots creux qui ne valent rien. Soyez un ministre, pas un vendeur d air.

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