Faut-il déclarer les véhicules non rendus par les ex-députés comme volés ?

APN véhicules
Qu'attendent les pouvoirs publics pour réagir face à ce comportement de voleurs ?

Par Karim B. – Nos confrères du Soir d’Algérie croient savoir que le président de l’APN ferait face à un dilemme insoluble. «Confronté au refus de certains députés de restituer les véhicules de service en leur possession depuis la précédente mandature, Saïd Bouhadja ne sait plus à quel saint se vouer», rapporte ce quotidien qui évoque le problème des véhicules de fonction qui n’ont pas été restitués par d’anciens députés.

Cette question d’accaparement des biens publics mis à la disposition des «élus du peuple» dans le cadre de leur «mission parlementaire» ne date pas d’aujourd’hui. Tous les présidents de l’Assemblée populaire nationale ont eu des difficultés à récupérer les véhicules que des députés malhonnêtes ont gardés à leur niveau après la fin de leur mandat, bien qu’ils ne leur appartiennent pas.

Certains citoyens se sont interrogés pourquoi le président de l’APN ne considère pas ces véhicules comme étant volés et ne recourt pas à la justice pour les récupérer par la force de la loi et engager des poursuites judiciaires à l’encontre des contrevenants. L’immunité parlementaire permet-elle ce genre de pratiques illicites ? Nous avons vu comment des députés islamistes adoptant des comportements néfastes pour la sécurité nationale et tenant des propos racistes susceptibles de créer des remous dans le pays n’ont pas été suivis de sanctions. Cette absence de réaction de la part des plus hautes autorités du pays confère une sorte d’impunité à ces «législateurs» qui piétinent les lois de la République qu’ils ont eux-mêmes votées.

L’ancien responsable de la communication à l’APN au milieu des années 1990, Fodil Boumala, désigné par le conseiller du président à l’époque pour des considérations régionalistes, a, on s’en souvient, refusé, lui aussi, de rendre le véhicule de service qui avait été mis à sa disposition, et il avait fallu qu’il fût menacé d’être traîné devant les tribunaux pour qu’il restituât enfin les clés de la Peugeot 406. Ce fonctionnaire est aujourd’hui dans l’opposition et dénonce le «système» à cor et à cri.

K. B. 

Comment (33)

    mazouz
    14 mai 2018 - 11 h 27 min

    Si ce que vous rapportez est vrai.Alors si Bouhadja n’arrive pas à regler ces futilités comment peut il être 3eme personnage de l état et comment ces personnages arrivent à assurer ces vehicules




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    Clair-Obscur
    14 mai 2018 - 8 h 10 min

    Voleur un jour voleur toujours…




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    Algérienne
    13 mai 2018 - 22 h 36 min

    Dire que c’est cette race de députés qui a pour devoir d’étudier et de voter des lois à l’Assemblée pour le bien être du peuple, et celui de la société en général !
    Ces gens là se font élire,non pas pour servir le peuple,mais pour le dépouiller, sans honte ni retenue,et pour profiter au maximum de tout ce que le contribuable met à leur disposition. Cet acte irrévérencieux, n’est que le synonyme d’un détournement flagrant et malhonnête, qu’il va valoir punir.
    A force d’être au dessus des lois,on devient inévitablement hors la loi.




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    Mme CH
    13 mai 2018 - 21 h 23 min

    La réponse est OUI..! Alors ces dépoutés sont-ils au-dessus de la loi..?? vous dites: « Saïd Bouhadja ne sait plus à quel saint se vouer », pourquoi se casse-t-il la tête? Il n’a qu’à déposer plainte contre ces hors la loi et c’est bon..ou au moins, il publie la liste de ces larbins sur les journaux, pour les dénoncer…!! Sauf si ces dépoutés ont un parapluie qui les protège…!??
    ça se voit qu’ils travaillaient pour l’intérêt du peuple..leur main toujours levée leur fait sûrement mal..!! Puuufffff…!!




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