Ministère de l’Agriculture : Alger n’est pas un foyer de la fièvre aphteuse

fièvre, mouton
Les conditions d'abattage des moutons sont cruciales. D. R.

Le directeur des services vétérinaires au ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Bara Khaled a affirmé mercredi que la wilaya d’Alger n’était pas un foyer de la fièvre aphteuse, expliquant que les sept cas enregistrés récemment au niveau de l’abattoir de Hussein-Dey sont des cas exceptionnels de vaches venues hors wilaya.

Dans une déclaration à l’APS, Bara a précisé que «la wilaya d’Alger n’a pas été déclarée foyer de fièvre aphteuse et que les cas signalés au niveau de l’abattoir de Hussein-Dey sont des cas exceptionnels qui ont été signalés par l’inspecteur vétérinaire par intérim de la wilaya, Mustapha Mebarki, ajoutant «qu’il s’agit de 7 têtes bovines qui ont été abattues et éliminées pour éviter la consommation de ces viandes». «Des décisions ont été prises portant fermeture des marchés de bétail dans les wilayas déclarées foyer de la fièvre aphteuse», a fait savoir Bara.

Evoquant la situation de la fièvre aphteuse au niveau national, Bara a indiqué que «la situation générale est stable», faisant savoir que «10 wilayas ont été touchées par cette maladie, alors que 150 cas ont été déclarés sur un total de 2 millions de têtes bovines». Il a affirmé qu’il sera procédé, dans les prochaines semaines, à de larges opérations de vaccinations de bétail.

Pour rappel, le ministère de l’Agriculture, du Développement rural, et de la Pêche avait conclu un marché d’acquisition de deux (2) millions de vaccins dans le cadre des mesures relatives à la lutte contre la fièvre aphteuse, alors que les éleveurs sont tenus de s’abstenir d’acheter les bovins et signaler tout cas suspect de cette fièvre.

S’agissant des procédures prises par le ministère en vue de se préparer à l’Aïd Al Adha, le directeur des services vétérinaires a souligné, par ailleurs, l’ouverture officielle de la vente de bétail définie de manière officielle à chaque wilaya. Il avait été procédé précédemment, a-t-il dit, à la prise de plusieurs mesures relatives à la mobilisation de l’ensemble des médecins vétérinaires (1 500) au niveau des directions de la santé animale (DSA) et des abattoirs et au dépôt de la certification sanitaire vétérinaire accompagnant le déplacement d’animaux vers les lieux de vente aux fins de contrôle vétérinaire.

Par ailleurs, tous les établissements d’abattage, répartis sur l’ensemble du territoire national, seront ouverts pour inciter les citoyens à sacrifier leurs animaux dans une enceinte conforme et contrôlée. Des permanences seront effectuées par les services vétérinaires de wilaya au niveau des Assemblées populaires communales (APC) et des lieux d’abattages. Des brigades mobiles composées de vétérinaires et de techniciens effectueront des tournées dans les différents lieux susceptibles d’abriter des abattages, notamment en milieu rural, pour assurer le contrôle.

D’autre part, un vaste programme de prévention et de sensibilisation, destiné aux éleveurs, afin de prémunir le bétail contre les diverses maladies, est également mené à longueur d’année, a fait savoir la même source.

R. N.

Comment (4)

    Anonyme
    10 août 2018 - 5 h 20 min

    La différence entre les moutons sacrifie le jour de l’AID et les moutons a deux pattes; les premiers vont aux paradis et les seconds vont encore souffrir des hors la loi

    Anonyme
    9 août 2018 - 18 h 44 min

    «Alger n’est pas un foyer de la fièvre aphteuse»
    ————————————————————————————————————————————————
    Mais bien évidemment ! Il est de notoriété qu’Alger «El mahroussa» est devenue qu’un foyer de la pègre et de la prévarication…

    MELLO
    9 août 2018 - 15 h 13 min

    Ce n’est pas nous , c’est les autres – semble dire ce responsable. Alger, ce n’est pas l’Algerie . En Algerie , cette fievre animale fait rage, au lieu de prendre des mesures preventives, les responsables courent derriere le curatif , lequel n’est pas encore assure’. Face aux pratiques des salafistes, d’egorger partout y compris dans les baignoires ou devant les immeubles, l’Etat – impersonnel- ne fera rien, car Alger n’est pas un foyer de fievre aphteuse.

    5
    1
    Anonimi
    9 août 2018 - 10 h 03 min

    Comment ose-t-on dire qu’Alger est épargnée du fléau de la fièvre afteuse alors que plusieurs régions du pays en sont affectées tout en sachant que toutes ces régions alimentent la capitale en cheptel surtout à la veille de Aïd El Adha? Si on veut rassurer la population cce n’est pas par ce genre d’inepties mais en traçant un plan national de lutte et d’éradication des causes de ces maladies dangereuses pour l’animal et pour l’homme.

    9
    1

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.