CNAS : vers la mise en place d’une fiche médicale informatisée

CNAS
Hassen Tidjani Haddam, directeur général de la CNAS. New Press

Un projet de fiche médicale informatisée est en cours d’élaboration par la Caisse nationale d’assurances sociales des travailleurs salariés (CNAS) pour une meilleure prise en charge des assurés en termes de prestations, a indiqué son directeur général, Hassen Tidjani Haddam, rapporte l’agence de presse officielle APS.

«Le développement d’une solution utilisant la fiche médicale informatisée est en cours d’élaboration par la CNAS pour assurer un contrôle médical en temps réel au niveau de la structure d’affiliation, afin de garantir une meilleure prise en charge des assurés sociaux et avoir une base de données unique sur l’ensemble des actes et des prescriptions», a affirmé M. Haddam. Cette fiche médicale informatisée permettra également une «meilleure visibilité», notamment en matière de consommation de médicaments et autres prestations et, par conséquent, «une meilleure maîtrise des dépenses», a-t-il précisé.

Le même responsable a rappelé les dispositifs de contrôle médical et administratif entrepris par la CNAS, affirmant que le contrôle sera intensifié, automatisé et ciblant certaines professions «pourvoyeuses d’arrêts de travail» pour lutter contre les abus. Dans ce contexte, il a relevé qu’au titre du contrôle des arrêts de travail, les agents de la CNAS ont visité 90 234 assurés sociaux durant le premier semestre 2018 dont 8,81% ont été sanctionnés contre 195 268 assurés visités dont 9,43% sanctionnés durant la même période de l’année 2017. Il s’agit, a-t-il expliqué, d’un contrôle administratif qui consiste à vérifier si l’assuré social, en arrêt de travail, respecte les obligations qui lui sont imposées par la législation et la réglementation en vigueur et ce, à travers des visites à domicile.

En matière de remboursement des médicaments, il a fait savoir que la CNAS a traité 32,7 millions d’ordonnances au cours du premier semestre 2018 contre 64,7 millions durant la même période de 2017.

Plus de 90 000 cartes Chifa bloquées pour fraude

Sur un autre plan, M. Haddam a rappelé que la CNAS a mis en place un programme adapté à l’évolution technologique et à la modernisation des mécanismes de gestion, à travers l’introduction de la carte Chifa qui constitue une réalisation «stratégique» sur la voie de l’amélioration de l’accessibilité aux soins. Le même responsable a relevé, dans ce sens, que depuis le lancement de l’opération, près de 14 millions de cartes Chifa ont été remises à leurs titulaires, alors que plus de 90 000 cartes ont été bloquées pour fraude, qualifiant ce chiffre d’«insignifiant» par rapport aux cartes délivrées et au nombre global de bénéficiaires du système de Sécurité sociale, estimé à près de 39 millions d’assurés et ayants-droit. Il s’agit, a-t-il détaillé, des cartes bloquées à l’accès aux médicaments, suite aux «fraudes avérées», ajoutant qu’un travail de sensibilisation est effectué en direction des assurés sociaux et des ayants-droit sur la «bonne utilisation» de cette carte. Pour ce faire, des dispositions ont été prises pour une meilleure prestation de services, notamment la mise en place d’un «guichet unique» au niveau de toutes les structures afin de garantir aux bénéficiaires de la couverture sociale l’accès à l’information et à la prise en charge de leurs demandes de prestation.

Le développement d’une solution technique de contrôle «on line» entre le pharmacien conventionné et le contrôle médical, la dispense de production des documents d’état civil pour le bénéfice des prestations et le contrôle médical à distance pour les zones enclavées et isolées du Sud figurent également parmi les mesures de modernisation.

En outre, M. Haddam a évoqué le dispositif de conventionnement conclu entre la CNAS et les officines, les cliniques d’hémodialyse et de chirurgie cardiaque, les transporteurs sanitaires, les médecins traitants et les opticiens lunetiers.

Ainsi, au premier semestre 2018, le montant de la facture versée aux 11 590 officines conventionnées avec la CNAS dans le cadre du système du tiers-payant s’est élevé à près de 103 milliards de dinars. M. Haddam a ajouté que la dépense relative à la prise en charge de11 497 malades hémodialysés, pris en charge par 181 cliniques d’hémodialyse conventionnées, s’est élevée à 5,7 milliards de dinars, et que celle relative à la prise en charge de 4 743 malades dans 19 cliniques spécialisées en chirurgie cardiaque, s’est élevée à 1,8 milliard de dinars à la même période de référence. Il a également fait savoir que 3.449 médecins, dont 632 spécialistes, sont conventionnés avec la CNAS pour une facture globale de 5,5 milliards de dinars.

R. E.

Comment (2)

    Anonyme
    11 août 2018 - 20 h 20 min

    Voilà un autre mokh qui parle sans savoir. Tout le monde fait le bouche trou! Rien ne change..le control de dépense se fait au niveau de la santé pas la cans doit juste exécuter epicitou. Faite une refonte de vos institution et pour faire ça il faut un vrai design d une gouvernance …etc…etc… encore du khorti…rien que du khorti…pour controller vos dépenses … il y a mieux que ca a faire..c de changer ce mokh par un vrai mokh…arrêter votre discour creux qui n ajouté rien et qu n à aucun impact…

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    Anonyme
    11 août 2018 - 15 h 08 min

    Chez nous entre l’intention et l’application sur le terrain il y a un univers .

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