Le FFS avertit : «L’inaction menace désormais la cohésion sociale»

FFS
Le premier secrétaire du FFS, Mohamed Hadj Djilani, et Ali Laskri (à gauche). PPAgency

Par Hani Abdi Le Front des Forces socialistes (FFS) avertit contre l’immobilisme qui pourrait être mortel pour la majorité des Algériens.

Dans son manifeste contre les exclusions sociales, le plus vieux parti de l’opposition lance «un premier avertissement à ceux qui ont le pouvoir d’agir et qui ne le font pas». «Le temps presse car l’inaction menace désormais la cohésion sociale et l’unité nationale», estime le parti du défunt Hocine Aït Ahmed.

«Les exclus, on ne les voit pas car leur dignité les empêche de se montrer pour exiger leurs droits. Ils sont de plus en plus nombreux, le plus souvent isolés : les chômeurs, soit un Algérien sur trois et un jeune sur deux ; les catégories sans ressources suffisantes : les handicapés, les personnes âgées, les familles monoparentales, les sans-domicile-fixe, les mal-logés. Tous des citoyens insuffisamment protégés contre le coût de la vie, le mal-logement et la maladie», estime ce parti qui milite pour l’instauration d’une deuxième république.

Pour le FFS qui défend les acquis sociaux des travailleurs, «les classes moyennes n’existent plus, leur pouvoir d’achat n’étant pas suffisant pour conserver leur niveau de vie. Subissant un déclassement social, ceux qui n’ont pas quitté le pays ont rejoint la masse des exclus de la société».

Cette formation politique assure que la lutte contre les exclusions est «un impératif des politiques publiques dans un Etat social».

Le FFS regrette que les syndicats autonomes qui n’ont pas cessé d’attirer l’attention des pouvoirs publics sur cette situation de paupérisation généralisée et accélérée «ne sont pas entendus, quand ils ne sont pas réprimés lorsqu’ils manifestent pacifiquement pour faire connaître les revendications des travailleurs et des exclus sociaux».

Il affirme dans ce sillage que, de par sa ligne politique, ses valeurs, ses principes et son programme d’actions, il se considère comme «le représentant naturel de cette majorité d’Algériens exclus socialement, et leur porte-voix face à un Etat libéral représentatif d’une minorité de privilégiés».

Il réclame des actions immédiates. Parmi elles, l’institution d’un revenu national minimum garanti pour les personnes sans ressources. Il réclame également un budget spécial de la nation qui soit partie intégrante des lois de finances, avec des ressources suffisantes pour l’inclusion de tous les Algériens frappés par la paupérisation.

En vue de créer un rapport de force suffisant pour imposer aux pouvoirs publics une politique d’inclusion sociale, le FFS dit qu’il poursuivra son action de sensibilisation de la société civile à travers notamment le renforcement de la mobilisation citoyenne, le soutien des syndicats autonomes et la solidarité avec tous les mouvements sociaux revendicatifs. Il s’engage à organiser annuellement des assises sociales afin de faire le point sur les progrès réalisés et convenir des nouveaux défis à relever.

H. A.

Comment (3)

    Salim31
    24 septembre 2018 - 8 h 20 min

    #: les handicapés, les personnes âgées, les familles monoparentales, les sans-domicile-fixe, les mal-logés. Tous des citoyens insuffisamment protégés contre le coût de la vie, le mal-logement et la maladie» toute cette catégorie de peuplade est un véritable problème pour le pouvoir comment les caches , pour les jeunes c est bon ! On leur a construit des mosquée -des tribunaux et beaucoup prisons mais pour les gueus si dessus comment faire pour les caches ou réprimé des handicapé ou des vieux retraité il faut pensé à des brigades anti handicapé et anti vieux !

    Anonyme
    23 septembre 2018 - 20 h 02 min

    déjà vous on ne vous voit pas avec tous les espaces que vous aviez bradé vous, êtes dans les apc, les paw et à l’assemblée nationale, vous êtes devenus stériles depuis le départ de de Si ElHocine malheureusement vous n’aviez rien à donnez, vous aviez qu’à prendre comme tant d’autre qui ont du mépris pour les richesses de ce pays que ce soit en humains ou autres

    Tredouane
    23 septembre 2018 - 19 h 00 min

    Le parti du défunt Mr Ait Ahmed;l’homme étais Nationaliste fondateur du F.F.S dans des circonstances que nous connaissant tous,enfin j’espère,mais n’est il pas temps de ne plus rester figé sur une période bien révolu ,sans nulle doute que nous ne devons pas oublier le passé,tout le passé,mais aussi vivre le présent tout en regardant au loin vers le future;nos actions d’aujourd’hui aurons certainement un impacte sur notre future;mesurant bien notre démarche et nos actions;la cohésion sociale et l’unité nationale qui les menassent vraiment? l’exclusion qui a été exclu ,sauf, à moins que nous nous excluons nous même;l’édification d’un ÉTAT est un combat perpétuel.
    Comme Mr Ait Ahmed Dieu ait son âme nous à quitte méditons bien au fonds de nous,si nous sommes vraiment fidèle a ça mémoire qu’elle auras été ça démarche. Vive L’ALGERIE LIBRE ET SOUVERAINE VIVE L’UNITÉ NATIONALE QUOI QU’IL EN COUTE

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