Les énergies renouvelables fournissent le tiers de l’électricité mondiale

panneaux énergies
Du rôle des énergies renouvelables. D. R.

La forte croissance des énergies renouvelables s’est poursuivie en 2018 où 171 GW de nouvelles capacités ont été mises en place, soit une hausse de 7,9%, a indiqué l’Agence internationale de l’énergie renouvelable (IRENA) dans son rapport Renewable Capacity Statistics 2019, selon l’APS.

Le solaire et l’éolien ont participé à hauteur de 84% à ces nouvelles capacités installées qui portent désormais à 2 351 GW, la puissance mondiale d’énergie renouvelable installée portant à un tiers la part de ces énergies dans le mix énergétique mondial.

En outre, la moitié des capacités renouvelables est constituée par l’hydroélectricité avec 1 172 GW de barrages installés à travers le monde.

Pour ce qui est de la croissance en 2018, elle a varié selon les régions. L’Océanie a connu la plus grande croissance avec une hausse de 17,7% de ses installations de renouvelable. Elle est suivie par l’Asie (11,4%) et par l’Afrique (8,4%) de croissance.

R. E.

Comment (13)

    Felfel Har
    5 avril 2019 - 16 h 27 min

    A la demande du partenaire français, des responsables algériens ont muselé tout projet de production d’énergie solaire ou éolienne. Le projet DESERTEC que la pays envisageait de réaliser avec les Allemands a été mis sous le coude par le DG de Sonelgaz, promu plus tard ministre de l’Énergie pour service rendu. Les Allemands se sont vengés en réalisant au Maroc le plus grand parc de panneaux solaires en Afrique.
    Le soleil et le vent sont pourtant des ressources renouvelables ad vitam aeternam, faciles à capter et d’une rentabilité certaine, sans compter que la technologie est largement à notre portée.
    Qui tient tellement à nous engluer dans le pétrole et le gaz? Et encore, si au moins on les exploiter localement ,de manière intelligente au lieu d’exporter du brut en Italie pour importer du carburant (idée de génie d’Ould Kaddour). Même le projet de réalisation de 5 raffineries en Algérie est mis au frigo. La stratégie du sabotage économique dans toute ses dimensions et sa splendeur!
    Qu’on réhabilite vite le Conseil Supérieur de l’Énergie!

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      Argentroi
      6 avril 2019 - 0 h 08 min

      Comparons d’abord !
      Le plan de réalisation de sept centrales électriques à turbines à gaz d’une puissance totale de 2 000 MW à travers le pays lancé en 2006 par Sonelgaz a un volume d’investissement de deux milliards de dollars.
      La centrale solaire maroco-saoudienne Noor a démarré avec la station Noor I avec une capacité de 160 MW et qui ne peut stocker sa production que pour 3 heures seulement. Le projet, dont le coût dépassera 600 millions €, est géré par l’Agence marocaine pour l’énergie durable et construit par un consortium majoritairement saoudien. Il s’en est suivi Noor II dont la puissance sera de 200 MW avec une capacité de stockage de 8 heures ; son coût est estimé à 810 millions €. Puis viendra Noor III qui utilisera la technologie thermo-solaire avec tour, avec une puissance de 150 MW et une capacité de stockage de 8 heures ; son coût est estimé à 645 millions €. La dernière phase, Noor IV, sera photovoltaïque financée en partie par la banque allemande Kfw et qui n’a rien à voir avec la supercherie DESERTEC a une capacité de production de 72 mégawatts pour un investissement de 7O millions. Et donc le total des investissements est de 2,125 milliards d’euros pour une production de 582 mégawatts avec une capacité de stockage de moins de 8 heures et seulement de jour et pas la nuit.
      On est loin alors des 2000 mégawatts de sonelgaz pour un investissement de seulement 2 milliards de dollars pour une l’électricité disponible 24 h sur 24 h qu’il vente, qu’il pleuve, de jour comme de nuit.

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        Felfel Har
        7 avril 2019 - 17 h 01 min

        @Argentroi
        Je n’ai pas la prétention d’être un expert en la matière quoique bien informé sur le sujet, et je dois vous avouer que vos explications ne m’ont pas convaincu du tout.
        Faisons alors appel à un vrai spécialiste de la chose! Je vous inviterais donc à lire l’article publié par Algérie1 qui a donné la parole à Tewfik Hasni, consultant en Transition Énergétique. Il confirme que nous avons râté le coche en faisant le jeu de la France qui a toujours fait la promotion de son énergie nucléaire. Son lobby en Algérie a fait le reste.
        « Sapiens nihil affirmat quod non probet » disaient les Latins pour avertir qu’il ne faut surtout pas se lancer dans des allégations qui n’ont pas été prouvées.
        Salutations!

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        Yes
        10 avril 2019 - 1 h 46 min

        Argentroi. Je ne sais pas si tes chiffres sont bons,mais admettons ;tu oublies une chose très importante,c que avec tes turbines à gaz tu consommes du gaz,et ça coûte. Tandis que le solaire c gratis!! Dans le solaire l’investissement est évidemment plus important mais il est à repartir sur la durée de vie qui est de 25 ans,et l’énergie est gratuite. Nous avons je crois un exemple plus concret chez nous,projet réalisé récemment au sud : 200Mw je crois . Les chiffres ont été donnés par un journal,g fait des calculs approximatifs sur 25 ans le KWh revient à 3,5da!!

          Argentroi
          10 avril 2019 - 8 h 12 min

          Yes. Et tu oublies qu’une centrale solaire ne donne de l’électricité que le jour et donc pour avoir de l’énergie disponible la nuit, il faut encore investir pour une centrale thermique. En plus, pour l’Algérie qui a un un potentiel gazier immense, le prix de revient du gaz reste, si on devait faire le calcul, presque insignifiant quand on prend en compte l’entretien et la durée de vie des centrales solaires. Dans l’état actuel des choses, le solaire ne peut être qu’un appoint au thermique et donc vouloir consentir de gros investissements pour le solaire en cette période d’asséchement financier est vraiment hasardeux et relève de l’étroitesse de vue du lobby privé algérien qui ne défend que ses intérêts propres. Si ce lobby a fait de mauvais calculs en s’acoquinant à un certain moment avec le clan Bouteflika dans le but d’entrainer l’état algérien dans l’aventure du méga-projet foireux DESERTEC, alors il doit en vouloir qu’à lui même et arrêter de faire ce lobbying de pacotille et d’importation. Il vaudrait mieux investir dans l’exploitation des ressources minières et faire décoller une bonne fois pour toutes notre industrie si on avait à cœur les immenses besoins et les priorités de la société algérienne.
          Faire la promotion du solaire en Algérie et à l’heure actuelle devient presque une provocation petite-bourgeoise quand le chômage tue notre jeunesse quand les voyants sont au rouge dans n’importe quel secteur. Yes, tu as complètement raison de mettre en doute mes chiffres, mais est-ce que tu t’es intéressé au lobby privé du solaire ? Qui est derrière et quels sont les produits dont il veut assurer les débouchés et quelles sont ses ambitions? Fais les investigations nécessaires et tu seras mieux édifié sur la question !

          Mme CH
          13 avril 2019 - 3 h 08 min

          @ M. Argentroi : « L’un des problèmes majeurs des panneaux solaires, c’est qu’ils ne peuvent pas produire de l’électricité pendant la nuit. Cela signifie qu’une centrale solaire photovoltaïque ne fonctionne que pendant 12 heures en moyenne par jour. Les scientifiques ont trouvé une solution. Les panneaux solaires peuvent désormais produire de l’électricité la nuit, sans lumière du soleil. C’est une nouvelle technologie de panneau solaire qui produit de l’hydrogène gazeux en même temps que l’électricité pendant la journée, et la nuit cet hydrogène alimente les piles à combustible…. »

          Argentroi
          13 avril 2019 - 15 h 44 min

          @ Mme CH
          Cette nouvelle technologie n’est qu’à ses premiers balbutiements et à ces premiers prototypes et dont on ignore les coûts. La ville belge d’Oud-Heverlee va tester en 2019 ce procédé et sa faisabilité attirera sûrement l’attention des spécialistes. En tout cas, pour l’hydrogène obtenu, il faudra aussi construire des centrales thermiques à hydrogène pour produire de l’électricité la nuit. Et comment stocker cet hydrogène en attendant la nuit ? Donc beaucoup d’investissements et de questions pour un pays qui n’a pas les ressources financières en devises et où d’autres secteurs ont plus besoin de cet argent.
          Cette problématique du solaire doit intéresser les pays qui n’ont pas le potentiel gazier de l’Algérie. Alors pourquoi on pose un problème qui n’en n’est pas si ce n’est que pour des intérêts étroits d’un lobby qui ne maitrise ni la recherche scientifique ni le processus total de production des panneaux solaires qui, peut-être, reviennent en devises plus chers que les panneaux solaires chinois car, sinon, ce lobby aurait écoulé facilement sa production à l’étranger, au Maroc par exemple où il n’a pu concurrencer les américains, si mes souvenirs ne me trahissent pas.

          Yes
          13 avril 2019 - 21 h 46 min

          Argentroi,je ne comprends vraiment pas ton dernier paragraphe qui parle de lobby petite bourgeoisie… Qu’est ce qu’à à voir bourgeoisie avec un pb purement technique et économique.? Dire que le solaire ne produit pas la nuit…c d’une évidence un lapalissade qui ne nécessite pas d’être rappelée à ce niveau de discussion. Desrtec,dès le départ je n’étais pas d’accord projet utopiste…exportation vers l’Europe…c du rêve. Mais Mr argentroi on n’est pas obligé de faire des centrales de milliers de kW,des centrales de quelques dizaines de kW dans les régions isolées,des centrales au sud et hauts plateaux qui viennent en complément des centrales au gaz pour produire le jour et soulager et économiser le gaz.. C une stratégie intelligente qu’il nous faut: exemple simple :à Alger,recouvrir les 2 parkings de l’aéroport par panneaux solaires ? Le jour ça fait économiser le gaz,la nuit comme le réseau existe déjà ,la production au gaz reprend; c toujours quelques millions de m3 de gaz économisés. C par des installations de quelques dizaines de Mw dans tous les espaces bien choisis qu’on doit commencer. G vu au parking ardis Alger,un kiosque de Pirelli pneus alimenté en énergie solaire! Vas le voir; c quelques kW ou Mw , c toujours ça de gagné. Tu parles de bourgeoisie de lobby de chômage..?c quoi ça ?? Les panneaux sont produits par condor,la sonelgaz à une filiale qui les produit aussi. Et si on était vraiment intelligent sonatrach et sonelgaz devraient être sommés de réaliser ce programme en investissant dans la fabrication des équipements , panneaux câbles onduleurs..ou les sous traiter avec le privé,et réaliser les centrales dans des régions et localités choisies intelligemment. Au sud où les températures atteignent 50° quel est l’appareil qui demande et consomme le plus d’énergie ?? C le chauffe eau ou le climatiseur?? Voilà les questions simples à se poser,et la réponse est??? Les réponses viennent d’elles mêmes quand les questions sont bien posées. Mais malheureusement par manque de débats contradictoires que ce régime autoritaire a interdit on arrive à produire des solutions aberrantes: on fabrique des chauffe-eau solaires au lieu de fabriquer des climatiseurs solaires,des frigos sans électricité,ça existe des frigos solaires au sud …pourquoi pas les mettre au point..?? C autant de millions de m3 de gaz économisés vous oubliez que vue notre consommation on n’aura plus de gaz à exporter dans quelques années! Nous n’avons pas autant de gaz que vous prétendez.

          Argentroi
          14 avril 2019 - 22 h 31 min

          Yes, ce dont tu parles c’est le solaire d’appoint qui ne demande pas un gros investissement de la part de l’état. Moi, je parle des grandes centrales solaires qui produisent des centaines de mégawatts. Si tu n’es pas au courant, des pressions énormes se font depuis que le foireux méga-projet DESERTEC a capoté pour que Sonatrach investisse dans ces coûteuses centrales solaires dans le grand Sud comme celle que tu as déjà citée et qui produira 200 mégawatts. Et cela n’est pas un problème technique ni purement économique, c’est un problème politique puisqu’il y a des pressions pour que l’état consacre de gros investissements dans un secteur qui n’est pas prioritaire à l’heure actuelle. Ces pressions se remarquent aussi contre l’exploitation du gaz de schiste où les américains nous donnent, à chaque jour qui passe, la preuve assommante que cette exploitation ne présente aucun danger car depuis dix ans aucun incident notable n’a été enregistré aux USA qui sont devenus en ce court laps de temps le premier producteur de gaz, et devenir même exportateur quand ils en importaient auparavant. Tout cela est éminemment politique et qui entrait dans le cadre des manœuvres de la guerre des clans de l’ère Bouteflika.
          Yes, tu as oublié de nous nommer le plus grand producteur de panneaux photovoltaïques en Algérie qui est Cevital de Rebrab !

      Argentroi
      6 avril 2019 - 7 h 39 min

      Comparons d’abord !
      Le plan de réalisation de sept centrales électriques à turbines à gaz d’une puissance totale de 2 000 MW à travers le pays lancé en 2006 par Sonelgaz a un volume d’investissements de deux milliards de dollars.
      La centrale solaire maroco-saoudienne Noor a démarré avec la station Noor I avec une capacité de 160 MW et qui ne peut stocker sa production que pour 3 heures seulement. Le projet, dont le coût dépassera 600 millions €, est géré par l’Agence marocaine pour l’énergie durable et construit par un consortium majoritairement saoudien. Il s’en est suivi Noor II dont la puissance est de 200 MW avec une capacité de stockage de 8 heures ; son coût est estimé à 810 millions €. Puis viendra Noor III qui utilisera la technologie thermo-solaire avec tour, avec une puissance de 150 MW et une capacité de stockage de 8 heures ; son coût est estimé à 645 millions €. La dernière phase, Noor IV, sera photovoltaïque financée en partie par la banque allemande Kfw, et qui n’a rien à voir avec la supercherie DESERTEC, a une capacité de production de 72 mégawatts pour un investissement de 7O millions. Et donc le total des investissements est de 2,125 milliards d’euros pour une production de 582 mégawatts avec une capacité de stockage de moins de 8 heures et seulement de jour et pas la nuit.
      On est loin alors des 2000 mégawatts de Sonelgaz pour un investissement de seulement 2 milliards de dollars pour une l’électricité disponible 24 h sur 24 h, qu’il vente, qu’il pleuve, de jour comme de nuit.

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    Anonyme
    5 avril 2019 - 6 h 39 min

    Mais quand on excepte l’énergie hydraulique de ces énergies renouvelables, il ne reste que moins de 5% du mix électrique mondial qui est produite par le solaire, l’éolien et divers. L’hydraulique intervient pour plus de 16%, et pour plus des 2/3 pour les fossiles en y comptant le nucléaire bien sûr.
    Il faut savoir qu’en matière d’investissement, les énergies renouvelables et les carburants propres ont atteint près de 279 milliards de dollars dans le monde. Ceci représente plus que le double des investissements consentis pour le fossile et le nucléaire réunis et plus que le triple si l’hydroélectricité est incluse. On comprendra donc qu’en Algérie gros producteur de gaz et dont les centrales électriques thermiques à gaz sont de très loin moins polluantes, il convient mieux d’investir dans ce genre de production électrique. L’énergie produite par le solaire n’est qu’un appoint comme partout dans le monde.
    Devenir un chantre du solaire qui demande des investissements en devises et donc s’écarter du gaz reste donc une vision du seul lobby algérien du solaire qui ne cherche que des commandes de la part de l’état pour écouler sa production en panneaux solaires. Ce lobby s’était engagé dans le solaire à un certain moment car il avait cru, à tort, à la supercherie du projet DESERTEC et a failli y entrainer l’état algérien quand il fricotait avec Bouteflika. Et maintenant, ce lobby revient à la charge en voulant faire la promotion du solaire au dépens du gaz en ces temps d’asséchement en devises. Il n’y a que le gaz qui peut répondre aux gros besoins de l’Algérie en matière d’énergie. Nos gigantesques réserves en gaz nous font des jaloux de par le monde et certains nous chantent de nous tourner carrément vers le solaire.

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    Ca suffit la musique
    4 avril 2019 - 19 h 34 min

    Énergie solaire qui n’a rien apporté à l’Algérie.
    00 dinars 00 euros encore détourner tout dans les poches des mafieux que pullulent l’Algérie.
    Les algériens font beaucoup de choses mais quand tu dis où est l’argent générés par ces choses.
    Il te répondent makache wallou Allah Rahleb.

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    Mme CH
    4 avril 2019 - 19 h 09 min

    Et en Algérie, le pays du soleil et du vent, ces énergies renouvelables fournissent quel taux d’électricité à la population algérienne, je parle surtout du solaire et de l’éolien…????! Quant au nucléaire, hum…. l’Algérie possède deux réacteurs réalisés pratiquement dans la même période que les Iraniens, où est-ce qu’ils en sont, alors que les Al Soussou et les Al Nahyanus sont en voie de devenir des pays nucléaires…!???
    J’espère qu’il y aura un bon pilote dans l’avion…!

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