Contribution du Dr Arab Kennouche – Le 5e mandat, la France et le gaz de schiste

Macron quatrième mandat
Emmanuel Macron accueilli par Abdelkader Bensalah en décembre 2017. D. R.

Par Dr Arab Kennouche – Dans l’Algérie du quatrième mandat, il ne se passait plus un jour sans que l’on évoquât une reconduite tacite de l’administration en poste, sans pour autant que l’on connût les véritables ressorts d’une histoire écrite à l’avance des élections de 2019. Certaines analyses avaient tenté une explication après l’épisode du Val-de-Grâce. A cette époque, certains osèrent parler d’Accords des Invalides, sans que l’on sache véritablement quels en furent la teneur et les protagonistes.

Une chose est certaine : ce rapprochement avec la France jamais vu auparavant ne s’est sans doute pas fait sans de sérieuses contreparties économiques, voire stratégiques au profit d’une grande puissance qui a toujours su monnayer ses faveurs. Une série de signaux lancés par la Présidence alors en exercice en Algérie permettait une lecture rétrospective de ces fameux accords, qu’ils soient subliminaux ou réels. Il s’agirait de la possibilité pour les grands groupes pétroliers français, dont Total, de prospecter le gaz de schiste algérien en échange de quoi, Bouteflika se maintiendrait au pouvoir par un soutien massif de nature politique au cinquième mandat de la part de la France.

Cette hypothèse, qui paraît de prime abord absurde, semble faire son chemin tambour battant, depuis les ultimes déclarations de l’ex-Premier ministre, Ahmed Ouyahia, au sujet du gaz de schiste qu’il envisageait comme une troisième voie de sortie de crise, jusqu’aux déclarations de l’ex-secrétaire général du FLN, Djamel Ould-Abbès, laissant tout le soin au peuple algérien de considérer le cinquième mandat comme une voie céleste de sortie de crise.

Ainsi, un faisceau grandissant de déclarations venaient à l’appui d’une reconduite de Bouteflika en Algérie comme en France, sur la base d’un principe essentiel, l’alacrité légendaire du «président de la République garant de la stabilité du pays». Donc, pourquoi ne pas remercier la France par un grand geste commercial ?

Mais il se trouve que le gaz de schiste algérien tant convoité par Total n’a toujours pas fait l’objet d’une interdiction formelle dans le code minier algérien alors qu’en France, depuis la loi de 2011, la fracturation hydraulique est interdite. Ce que la France s’est interdit chez elle, elle le recherche en Algérie. Mais pour quelles raisons ?

Les raisons souvent invoquées de l’exploitation du gaz de schiste tournent autour de questions environnementales, pollution des nappes phréatiques, émission de gaz méthane dans l’atmosphère. Mais il y a plus grave que cela : la fracturation hydraulique est très néfaste pour la stabilité des sols, provoquant des microséismes et un affaissement irrémédiable des sols et sous-sols géologiques. En d’autres termes, en perçant le sol par fracturation au Sahara, on fragiliserait tout le territoire désertique, en causant une déstabilisation des sols et ainsi des affaissements de terrains et des mouvements de plaques qui condamneraient toute forme de vie, comme l’ont constaté des experts américains dans le Missouri.

L’Algérie que l’on n’a pas réussi à détruire par le terrorisme de Daech serait à terme minée à jamais par un sabotage de son sous-sol irréparable. Plus puissant que Daech, ce minage bien calculé serait irrattrapable. Il suffisait qu’un vulgaire gouvernement de ministres recyclés accepte l’idée d’expériences pilotes de test in vivo dans le Sahara algérien, moyennant un cinquième mandat, pour que toute l’Algérie parte en fumée. En effet, comme l’exploitation du gaz de schiste nécessite un quadrillage assez serré des puits de forage, Total ou un autre, pourrait miner le Sahara en perforant où il le faut de sorte à détruire les sols, surtout à l’endroit où d’autres ressources se trouvent comme le gaz naturel et le pétrole. On ne pourrait plus rien y exploiter. Le peuple algérien en souffrirait du Nord au Sud.

L’Algérie n’est, en effet, pas dans la même position qu’une puissance comme la France ou les Etats-Unis. Loin de maîtriser l’ensemble des techniques d’exploration, elle ne pourrait faire face à une destruction de ses sols qui aurait un impact économique tel que l’existence même de la nation serait engagée. De nombreux géologues algériens de renom se sont élevés contre cette technique très pernicieuse : il est certain que pour une multinationale américaine ou française, percer un sol n’a aucune incidence sur ses comptes bancaires, ne partageant pas les mêmes intérêts spatiaux que l’Etat qui doit protection à son peuple sur un territoire bien défini et viable.

C’est sur cette base divergente des intérêts privés des multinationales, dont les dirigeants peuvent aller vivre ailleurs sur un sol non troué, qu’il fallait sans doute considérer la dimension d’un cinquième mandat synonyme de collusion d’intérêts privés algériens et internationaux.

Intérêts privés algériens, largement remis au goût du jour par cet Etat-FCE dirigé en sous-main par l’Elysée sur les décombres de l’Etat civil, et dont notre fameux Haddad national, tout fraîchement sorti d’un mauvais technicum algérien, n’en voyait malheureusement pas les contours. On ne lui en voudra pas.

Car si la France et les Etats-Unis venaient à percer le sous-sol algérien en y créant la plus grande confusion possible, qui pourrait, parmi les dinosaures de la politique algérienne, se targuer d’une compétence à reboucher les trous de sorte qu’on puisse au moins déambuler sur notre territoire ? L’Etat-FCE qui se profilait à l’horizon dans le sillage d’un cinquième mandat ne semblait pas mesurer les risques géopolitiques et géostratégiques de ses engagements économiques. Ou bien il ne les mesurait que trop bien à l’auge de dollars sonnants et trébuchants qui voyagent dans l’espace financier international bien plus facilement que nos Touareg du désert.

A. K.

Comment (36)

    Abdel
    15 juin 2019 - 12 h 26 min

    Attention, l’Algérie a d’autres richesses non exploités (solaire)et certaines mal exploités (minieres, agricoles…). poursuoi aller vers la gaz de schiste, il faut attendre que les techniques dexpnoitation évoluées et deviennent ecoligique pour se retourner vers cette ressource. elle est la, il faur la laisser pour nos enfants, c’est un revoir et une responsabilité envers les générations futures. exploitons le soleil et profitons de notre Sahara pour exporter de l’énergie vers toute l’Europe, il faut reactiver le plus tôt possible le projet « desertec » que total a miné pour exploité le gaz de schiste et preserver aussi l’intérêt de la france, qui dit électricité propre et pas chère dit fermeture des centrales nucléaires en France et en Europe… Je ne veux pas maintenant parler des ressources minières et agricoles viendra le moment propice Incha Allah….

    6
    1
    Dida
    15 juin 2019 - 8 h 56 min

    L’ Algérie, sera alors un acteur
    international, et
    Incontournable, exportateur d’énergie
    Propre…

    20
    Anonyme
    15 juin 2019 - 5 h 52 min

    Gaz de schiste en Algérie…

    La réponse est…
    ferme, définitive, sans appel, irrévocable, non négociable.

    N Il E T – N I E T – N I E T

    L’ ALGÉRIE protège les générations futures.

    Énergie électrique, stocable, renouvelable d’origine  » photovoltaïque.  » +
    Production  » d’hydrogène  » , pour la mobilité.

    C’est la solution du futur, soyons les premiers à lancer la production de masse industriel. En remplacement futur du pétrole…

    l’Algérie, n’est pas un bazar expérimentale, pour permettre à quiconque de venir faire de la perforation de notre sous sol.

    Pour le reste, nous vous conseillons à notre tour, de faire des trous chez vous, en France, ou dans votre jardin…

    Vive l’Algérie

    22
    2
    beldjilali
    14 juin 2019 - 22 h 36 min

    votre article est intéressant mais incomplet. La richesse du sous-sol la plus importante de notre Sahara est – quoi que l’on pense – la nappe albienne, cette mer d’eau douce souterraine qui couvre une immense partie de nos territoires du sud et constitue son avenir. L’exploitation du gaz de schiste condamnerait et polluerait irrémédiablement notre sol . Ce serait un crime contre la nation . Et d’aucuns étaient prets à le commettre…

    17
    Vroum Vroum 😤..
    14 juin 2019 - 22 h 20 min

    Attention dans mes Post que je dis relations d’État à État et que le meilleur gagne , ne veut pas dire Hogra , ou exploiter par la Force..ce n’est en aucun cas ce sens .

    Vroum Vroum 😤..
    14 juin 2019 - 22 h 04 min

    Alors là on est dans me contexte État à État , et on sait que les États n’ont pas d’amis mais des intérêts , que des intérêts et si un peut décoiffer l’autre il n’hésitera pas un instant . Donc si les représentants de l’Etat Algérien au moment des fait ont jouer avec les intérêts de l’Etat Algérien pour leur intérêts alors c’est eux seulement les coupables et non l’autre État qui est dans son rôle de prédateur , tout pour son avantage et c’est de bonne guerre , heureusement que le deal n’a pas abouti , le mouvement Populaire et annulation du Cinquième Mandat bidon ayant enterrés ces calculs douteux . .Alors maintenant on construit les pourtour du nouvel Etat Algérien , sa gouvernance et que les garants de l’Etat Algérien (ANP ) imposent les lignes de la Doctrine Algérienne qui protegent tout intérêt de l’Etat . .Le reste est simplement la résolution des affaires intérieures de l’Algérie selon les Algériens . . .Que croyez-vous que l’Etat Américain ou Russe ou Brésil ou Turc ou France..en tant qu’Etat sont identiques dans leurs démarches envers un autre État quelqui’il soit . .C’est la règle. .Alors à L’Etat Algérien de rien lâcher sans contrepartie égale et cela engager sa Souveraineté nationale dans le deal . .C’est ce que la France fait tout comme n’importe quel autre État , moi j’attends de l’Etat Algérien un comportement identique , égal à égal . . Les relations entre États que le meilleur gagne , c’est de bonne guerre…je préfère que l’Etat Algérien gagne ….c’est ma compréhension des enjeux , ce qui ne m’empêche pas de dire qu’il fait bon vivre en France ,que je respecte , un Pays que j’aime , j’y vie ..mais l’Etat Algérien est au-dessus de toutes considération pour moi des lors que ces intérêt sont à défendre . .Un Français réagirait de même pour son Pays et il aura raison . .C’est ainsi . .

    8
    1
    l'3oranais1
    14 juin 2019 - 16 h 51 min

    très bel article !

    5
    2
    Anonyme
    14 juin 2019 - 16 h 24 min

    Encore un plan pour détruire l’Algérie un peu plus, pour exploiter ce gaz il faut énormément d’eau , chose que nous n’avons pas , a part dans les sous sol , mais cette eau la serait plus utile pour l’agriculture et pour le peuple , ce plan de gaz schiste et destiner a pourrir notre pays , ils ne l’on pas fait chez eux pourquoi veulent ils le faire chez nous? la est la question.

    17
    2
      Anonyme
      15 juin 2019 - 7 h 36 min

      Suite à des tremblements de terre,
      c’est un stop net et définitive
      au perforation de la terre, dans la
      région frontalière entre la Suisse et l’Allemagne
      ( Région Bâle )

    Pincées moi si je rêve ! !!!!!!
    14 juin 2019 - 15 h 58 min

    C’est quand même incroyable.
    Sur la photo : Manuel Macron le président français en compagnie d’un marocain Abdelkader Bensalah.
    Tout deux parlent du pétrole ALGÉRIENS , de comment comptent t’ils en disposés .
    Et la cerise sur le gateau les politiciens《algériens》de l’ancien les contemples en administration avec leurs leurs bénédiction.
    Ont marche sur la tête !!!!!!!

    8
    5
      Anonyme
      15 juin 2019 - 8 h 29 min

      Le premier rôle de la terre…

      C’est celui d’être une terre
      nourricière…

      Les prochains conflits sur terre,
      seront d’ordre alimentaires, et de
      la bataille pour l’eau potable

      Les multinationales l’on inscrit à l’ordre
      du jour, depuis longtemps…

      Vigilance maximum, les enjeux sont
      Énormes…

    Anonyme
    14 juin 2019 - 15 h 46 min

    Cette exploitation de gaz de schiste en Algérie m’a semblé aberrante dès le début, l’Algérie n’en est pas encore là. Nous avons du gaz naturel exploitons d’abord celui-ci et ensuite on verra. Pourquoi sauter sur le gaz de schiste alors qu’il est clair même pour des nuls en géologie comme moi que c’est une saloperie, il faut beaucoup d’eau déjà pour commencer et puis pour quels bénéfices ? le gaz de schiste est une salle affaire nous n’avons pas besoin de pourrir notre pays et notre sous-sol plus que ça, on a du napalm, la bombe atomique et de toute évidence la france n’en a pas fini avec nous puisque maintenant les français se mêlent d’exploiter chez nous cette saloperie de gaz de schiste pour nous mettre une autre couche. La france c’est satan!

    16
    2
    DZA
    14 juin 2019 - 14 h 23 min

    Allez voir qui est la main de l’étranger ?
    Les renégats ; ils ne leur avaient pas suffi de s’enrichir par le vol et la traîtrise, ils ont tenté de livrer le territoire et son sous-sol aux expériences nocives et au pillage, au dépens du peuple et de la sécurité des populations locales.
    Leur intelligence étant limitée à leurs comptes en banque personnels. Pourquoi se seraient – ils inquiétés pour autre chose.
    Leurs résidences, leurs vacances, leurs médecins, leurs banques, les universités et écoles pour progénitures sont ailleurs.
    L’Algérie, n’étant que la vache à traire tant que cela est possible.
    Ils ne payeront jamais assez cher pour les crimes économiques et le mal qu’ils ont fait au peuple et au pays.

    19
    2
    Anonyme
    14 juin 2019 - 12 h 54 min

    Ceux qui ont fait de la guerre d’Algérie un fond de commerce ! c’est le moment de sortir l’artillerie habituelle.

    9
    6
    Zombretto
    14 juin 2019 - 12 h 50 min

    « …ce rapprochement avec la France jamais vu auparavant ne s’est sans doute pas fait sans de sérieuses contreparties économiques, voire stratégiques au profit d’une grande puissance qui a toujours su monnayer ses faveurs… »
    C’est le travail d’une puissance, petite ou grande, de monnayer ses faveurs. C’est dans son rôle et c’est normal. Par contre, ce « rapprochement » avec l’Algérie de Bouteflika est contre-nature, car ce n’est pas un rapprochement entre deux pays, la France et l’Algérie, mais entre un pays (la France) d’une part, et un petit groupe de mafiosi (Boutef et sa clique) de l’autre. Un rapprochement franc, clair et bien mené, sans accords occultes entre des groupes occultes avec la France aurait pu être d’un grand bénéfice à l’Algérie. La France est toujours une grande puissance économique après tout, et il y a des liens culturels et historiques entres les deux pays qui devraient faciliter les échanges, mais au lieu de cela nous avons eu des accords mafieux, tenus secrets et qui ne profitent qu’aux mafiosi de la bande à Boutef. La mafia de Boutef déclare que la France est un pays ennemi, source de frictions avec nous autres algériens, mais c’est en France qu’elle se soigne, qu’elle fait ses achats, qu’elle investit, qu’elle envoie ses propres enfants étudier, etc. Et elle ose traiter certains de hizb frança !

    14
    4
    Rayah
    14 juin 2019 - 12 h 23 min

    La France s’est prononcee contre l’exploration et l’exploitation du gaz de shiste par fracture hydraulique mais elle souhaiterait le faire en l’Algerie. Les effets de la methode dite non conventionnelle utilisee pour extraire le gaz de shiste sont equivalents a ceux d’un missile nucleaire sous sol non guide. Vous injectez sous pression de l’eau melange avec du sable et des produits chimiques (poison) dans une profondeur de 2kms afin de deloger le gaz, vous recuperez si vous avez de la chance du gaz melange a de l’eau contaminee qu’il faut separer et traiter avanr de s’en debarrasser (pas facile) et vous laissez dans le sous sol du gas et de l’eau contaminee qui circulent un peut partout . Il y a un grand danger pour l’environnement en general et le risque d’explosion quand vous ouvrez votre robinet pendant que vous fumez une cigarette. Au Sahara un investissement dans l’energie solaire est beaucoup plus rentable.

    45
    1
      Anonyme
      14 juin 2019 - 12 h 51 min

      @Rayah :Excellente analyse et je rajouterais que l’Algérie ne manque pas d’atout ,notamment dans la recherche et l’exploitation des métaux rare .L’Algérie dont je rêve et qu’elle devienne la future Sylicon vallée de l’Afrique ,elle en a les capacités car elle dispose d’un sous sol extrêmement riche et d’un énorme réservoir de matière grise .

      45
      3
    Zina
    14 juin 2019 - 12 h 16 min

    à Lyes Oukane,

    Ce que vous dites est vrai, l’Algérie ne manque pas de ressources naturelles mais de volonté politique pour les développer. D’ailleurs, nous souhaiterions les développer le plus tôt possible pour répondre à la consommation nationale dont les besoins en énergie ne cessent d’augmenter et, ainsi, dégager des volumes de gaz naturel à l’exportation.

    14
    3
    Mon opinion
    14 juin 2019 - 11 h 51 min

    Salam,
    Pourquoi développer les gaz de schiste en Algérie?
    L’ Algérie a déjà épuisé la moitié de ses ressources dans l’exploitation de ses ressources en hydrocarbures. Les revenus de ces hydrocarbures ont-ils permis au développement harmonieux de la société algérienne et de ses habitants? Les habitants du sud qui devraient en profiter logiquement les premiers n’y ont vu que du pipi de chat ou de chameau c’est selon votre point de vue. La technique de fracturation est complexe et comporte certains risques et demande énormément de moyens techniques que seulement certains pays maîtrisent comme le Canada,les États Unis, la Chine, l’Australie…des accords de partenariat doivent donc s’engager avec certaines sociétés spécialisées dans ce domaine pour aller vers cette direction. Mais pourquoi s’engager dans cette direction qui risque de compromettre nos ressources hydriques à plus ou moins long terme et constater au final que tout cet argent issu des fracturations n’a fait qu’enrichir des voleurs, des sociétés étrangères et dans une très infime partie la population algérienne. Dans ces cas là il vaut mieux que cette richesse reste dans le sous-sol à défaut d’avoir des hommes intègres.

    12
    2
    barakett
    14 juin 2019 - 11 h 50 min

    -L’article est clair et net, le gaz de schiste est très nocif pour le pays en général et fafa toujours à l’affût !-
    Les cultures intensives aussi sont néfastes pour les fameuses nappes dans le désert.
    Jouer au paradis dans le désert à grande échelle pour imiter Israël qui possède toutes les technologies occidentales et aides gratuites restera un mirage.
    J’avais lu que l’Arabie a siphonné +de90% de ces fameuses nappes en quelques années,oh catastrophe !
    C’est les petis agriculteurs (polycultures de proximité) qui garantissent l’autonomie alimentaire (europe, asie…) le reste c’est à visée exportatrice.
    La France (UE) ne fait que rechercher des débouchées en Afrique pour des produits que sa population n’en veut plus (lait, produits laitiers, viandes,oeufs de cage, produits chimiques…)
    Nos pires ennemis sont nos importateurs vereux et sans culture et nos tubes digestifs qu’on croirait sortis d’une famine apocalyptique. Nous sommes des spécialistes dans la simulation de pénurie…surtout pendant le mois Sucré de ramadan.

    12
    1
    DJILLO
    14 juin 2019 - 11 h 01 min

    Monsieur Kennouch, vous nous avez concoctez un melange d’oeufs et de patates (frite-omelettes) dans cet article. Un melange d’interets politiques et economiques baignant dans une fuile faite de fce et de 5eme mandat. Sachez que la technique de fracturation est deja untilisee depuis longtemps dans la production petroliere et gaziere dite conventionnelle, meme si a petite echelle. Le seul risque encoure par l’exploitation du gaz et petrole de schiste en algerie est la contamination de l’eau albienne qui traverse le sahara algerien. Mais la technique est entrain d’evoluer et sera surement mise au point pour palier a ce risque dans peu de temps. L’enjeu energitique pour notre pays est enorme et vous ne semblez pas le concevoir dans votre article. L’algerie est un pays dependant de cette richesse petroliere et gaziere et le sera encore pour un bon bou de temps. L’industrialisation et la relance economique qui sera lancee par La 2eme republique inchallah prendra au minimun une dizaine d’annees pour commencer a donner ses fruits et necessitera beaucoup d’argent pour ce faire. Cette argent nous fait deja sentir son manque alors que la production petroliere et gaziere actuelle s’epuise et commence a se rarefier. Ajouter a cela l’iffensive americano-ruaso-qatari pour la commercialiaation du gaz en europe qui malmenera surement la commercialisation du peu de gaz qui nous reste a vendre. L’algerie sera inevitablement oblige d’augmenter sa commercialisation de gaz et de petrole durant la prochaine decennie et la seule alternative est l’exploitation du schiste. Sonatrach n’ayant plus les moyens de le faire seule, le patenariat avec d’autres compagnies est inevitable. Que ce sout Total ou autre, l’interet ne sera qu’economique et rien d’autre.

    12
    24
      Zina
      14 juin 2019 - 11 h 50 min

      d’accord avec vous

      7
      10
        DJILLO
        14 juin 2019 - 22 h 19 min

        Merci Madame. Suis d’accord avec votre commentaire aussi.
        Je me rend compte de plus en plus que chez nous, certains « analystes » analysent tout ce qui leur passe sous les mains, sans etre vraiment connaisseurs du sujet de leurs analyses…..Il me semble que ces gens aiment bien un certain alarmisme ..

        2
        1
      Mme CH
      15 juin 2019 - 1 h 45 min

      M. DJILLO, vous l’avez bien dit: « Le seul risque encouru par l’exploitation du gaz et pétrole de schiste en Algérie est la contamination de l’eau Albienne qui traverse le Sahara algérien. »….alors, est-ce qu’on a le droit de prendre ce risque et priver des générations présentes et futures d’eau…?
      Une étude américaine récente a montré que la fracturation hydrauliques, en plus des produits chimiques utilisés, peut entraîner la contamination des réserves d’eau par les gaz naturels présents dans la roche. En fracturant les couches du sous sol, on permet en effet au gaz de s’y déplacer et donc d’éventuellement contaminer les réserves aqueuses.

      Au lieu de s’acharner sur les gaz-schistes, il faut d’abord assurer une bonne exploitation des gisements de pétrole/gaz existants et aussi développer l’utilisation des énergies renouvelables surtout solaire et éolienne…!

      Rascasse
      15 juin 2019 - 3 h 54 min

      Je ne suis pas expert, mais je me poser la question de savoir si l’offshore ne serait pas une solution moins dangereuse et moins coûteuse ? De plus le territoire algerien est vaste et avons nous tout explorer ? Et pourquoi la, France a introduit un moratoire chez elle pour l’exploration du schiste ?

    RECOLONISATION
    14 juin 2019 - 10 h 43 min

    Si vous annaliser la photo elle parle d’elle même ! Il y a le patron Macron ( la France ) et l’autre un executant intimidé ( un des Valets du gouvernement Algérien)

    16
    5
    Abou Stroff
    14 juin 2019 - 10 h 42 min

    pour faire bref, je pense que le ou les pouvoirs algériens devraient tracer une feuille de route dont l’objectif essentiel serait un retrait progressif du marché des hydrocarbures.
    en effet, il n’y a que les économies arriérés qui continuent à miser sur l’exportation de matières premières pour exister.
    l’Algérie possédant un potentiel dans une multitude de secteurs (agriculture saharienne, tourisme sélectif ou de masse, etc.) il est tout à fait aberrant que nous continuons à n’être que des tubes digestifs ambulants vivotant grâce à des tubes en acier galvanisés (oléoducs et gazoducs).
    moralité de l’histoire: notre statut d’économie mono-exportatrice est une des causes premières de notre arriération, non seulement économique mais aussi et surtout sociale et idéologique.

    37
    7
      Zina
      15 juin 2019 - 19 h 43 min

      Je respecte votre point de vue mais je ne suis pas d’accord avec vous. Les hydrocarbures ont encore de beaux jours devant eux puisque toutes les statistiques prévisionnelles tablent sur l’utilisation du pétrole jusqu’en 2050… Et encore ! Le discours sur le développement d’autres créneaux porteurs en Algérie ne date hélas pas d’hier mails malheureusement, encore une fois, c’est la volonté politique qui fait défaut. Sincèrement, hormis le Sud, pensez-vous que nous sommes prêts pour le tourisme de masse alors que notre pays est très beau ? Je vous laisse le soin d’y répondre. Sommes-nous en mesure d’exporter des fruits et légumes à une échelle industrielle alors que notre mère la terre est fertile et notre soleil généreux ? … Ce ne sont pas les exemples qui manquent. Et pourtant, ce sont des caravanes entières qui transportent nos concitoyens pour aller passer leurs vacances sous d’autre cieux, et notamment en Tunisie pour des raisons que nous connaissons tous … Nous continuons de consacrer un budget annuel important pour nos importations de blé … En attendant de se retrousser les manches, remercions Dieu pour sa bénédiction d’avoir doté l’Algérie de pétrole et de gaz naturel.

    Argentroi
    14 juin 2019 - 10 h 19 min

    Qui est plus potentiellement dangereux pour la France et son environnement, l’exploitation du gaz de schiste ou les 58 réacteurs nucléaires répartis sur 19 sites disséminés à travers la France en plus des risques de prolifération nucléaire ? On voit donc que le lobby du nucléaire impose bien ses vues en France. D’ailleurs, cette interdiction de l’exploitation du gaz de schiste n’est soumise qu’à un moratoire et ne concerne que la technique de la fracturation hydraulique.
    Mais on peut se tourner vers les États-Unis et le Canada pour voir que l’exploitation du gaz de schistes se fait depuis plus de 10 ans sans aucun incident notable. La Chine malgré les difficultés techniques produit déjà 9 milliards de mètres cubes et veut atteindre 30 milliards à l’horizon 2020. L’Argentine classée en seconde position après la Chine et avant L’Algérie en est à une production de 16,6 milliards de mètres cubes en 2018.
    En Algérie, ce n’est pas le lobby du nucléaire qui s’oppose à l’exploitation du gaz de schiste mais le lobby du solaire avec son foireux projet DESERTEC. On peut d’ores et déjà remarquer que tout opposant au gaz de schiste est un fervent défenseur du foireux projet DESERTEC et un adversaire de la politique actuelle de Sonatrach que beaucoup espèrent dépecer. Et ce n’est pas le FCE qui est derrière tout cela !
    Dans notre Sahara, les « trous perforés » serviront sûrement ensuite au pompage de l’eau de l’albien pour les futures grandes fermes agricoles sahariennes !

    7
    22
    Anonyme
    14 juin 2019 - 9 h 20 min

    Des Hommes et des Femmes NOBLES , DIGNES , FIERS de leur appartenance à cette Terre ancestrale , ÉDUQUÉS, ont offert leur VIE pour permettre à ce peuple millénaire de Recouvrer sa Liberté et sa Dignité vendue déjà par des fakhamatoutou et autres Gueux hadadites de l Époque . Les alter ego de ces moins que Rien , ont voulu réitérer l « exploit » avilissant dans lequel ils adorent patauger parce que n ayant d autres horizons que celui de …….Bougnoules .
    Les Hommes et Femmes NOBLES , DIGNES , FIERS , ÉDUQUÉS , Morts pour cette Patrie ont semé les graines qui ont fait perdurer la Détermination des générations à traquer les Harkis et les Néo Harkis jusqu à la fin des temps .

    21
    4
    Zyriab
    14 juin 2019 - 9 h 11 min

    Nous étions habitués à des articles confus Aujourd’hui on dépasse tout entendement Chaque pays établi une stratégie énergétique La France dans les années 60 pour des raisons géostratégique du moment a opté pour l’énergie nucléaire (Se voyant perdre son Empire coloniale le Général avait compris que pour son pays seule le nucléaire pouvait le maintenir au rang des grandes nation) D’autres pays ont opté pour les énergies fossiles (USA URSS Chine Grande Bretagne ) Les Huiles de schistes étaient exploités dés 1930 En URSS dans la banlieue de Leningrad et c’était une des raisons du blocus 900 jours de cette ville par Hitler en 1942 Je peux admettre que l’Algérie n’a toujours pas établi de véritable stratégie mais de là à accuser le pouvoir de collusion avec la France est un délire incompréhensible Il est vrai que selon le vieil adage  » Qui veut tuer son chien l’accuse de rage  » et maintenant que Bouteflika est tombé on peut lui mettre tout sur le dos Mais une simple réflexion nous rappelle que « Total « a était évincé d’Algérie voilà plus de 10 ans Mais la persistance a vouloir faire des valets de la France est trop flagrante pour être réelle Aurions nous besoin de « Fausses Accusations » pour justifier la chute du Régime C’est à dire perpétuer le mensonge politique au détriment des réalités sociaux économiques quitte à continuer à garder le peuple dans une intoxication permanente

    17
    16
    Zina
    14 juin 2019 - 8 h 48 min

    Votre article est quelque peu alarmiste et les raccourcis que vous prenez s’apparentent à des (mauvais) procès d’intention. L’Algérie a un énorme potentiel en gaz de schistes – 3ième réserves au monde – qu’il serait dommage de ne pas exploiter ; certes, pas à n’importe quel prix ni au détriment des ressources hydriques des populations locales. Comme dans tout projet, des études seront évidemment menées … Faut-il rappeler que grâce au développement et au perfectionnement d’une technologie de pointe dans ce domaine, les Etats Unis d’Amérique sont très vite passés du statut d’un pays importateur à un important pays exportateur de gaz naturel sous sa forme liquéfiée, le GNL, au point de compromettre les équilibres du marché, notamment en Europe jusque-là réservé naturellement à la Russie, à la Norvège et à l’Algérie avant l’arrivée du Qatar. Et en Asie pour satisfaire les besoins des gros importateurs de GNL au monde, le Japon et la Corée du Sud..Pour nous, il ne s’agit pas de « réinventer la roue » mais je crois que nous n’avons pas le choix sinon de s’associer avec une compagnie d’envergure, ayant un know-how avéré en la matière pour développer nos ressources en gaz de schistes dans le cadre d’un partenariat gagnant-gagnant d’autant plus que nous savons tous à quelle enseigne notre pays est totalement dépendant des revenus des hydrocarbures. Pour le moment.

    16
    27
      Lyes Oukane
      14 juin 2019 - 11 h 20 min

      @ Zina . Bonjour madame . Je ne partage pas votre avis . L’ exploitation de nos hydrocarbures ne doit plus être l’unique solution pour progresser .
      Les réserves algériennes de gaz de schiste ne sont que des estimations . Le cas polonais en est un exemple .

      Contrairement au pétrole ou au GNL ,un gisement de gaz de schiste peut produire pendant 6 mois pour se tarir à jamais . Alors il faut recreuser et pomper de nouveau pour on ne sait quelle quantité et à quel prix de revient …

      Notre richesse dans le Sahara c’est son eau . Les réserves sont connues ,immenses , faciles à atteindre , ne nécessitant aucunes techniques hasardeuses ni coûteuses pour en profiter pendant des siècles .

      Je vous fait grâce des économies d’énergies que nous pourrions faire en isolant nos habitations comme je vous fais cadeau de nos sources géothermiques innombrables et non exploitées . Vous voyez , pas même besoin du soleil pour gagner de l’argent sans trop se casser la tête et la tirelire .

      24
      4
      Zina
      14 juin 2019 - 11 h 33 min

      Ce nombre de « dislike » m’interpelle ! Libre à chacun bien sûr d’exprimer son avis mais j’ai remarqué que certains lecteurs apprécient davantage les écrits polémiques au détriment de contributions qui se veulent réalistes et pragmatiques surtout sur des thèmes maîtrisés.

      11
      5
        Argentroi
        14 juin 2019 - 19 h 23 min

        @ Zina, ne vous fiez pas trop au nombre de dislike, ce n’est que le reflet de ce qu’on appelle l’astroturfing ! Dès qu’un sujet revêt de l’importance pour certains lobbys, certains milieux ou certaines officines qui veulent téléguider, manipuler l’opinion, ils usent de cette technique.
        La question de l’exploitation du gaz de schiste en Algérie est directement liée à l’industrie du solaire puisque le choix est unique : où l’Algérie se tourne vers le solaire ou c’est l’option du gaz de schiste qui l’emporte. Ainsi, le lobby du solaire en Algérie veut faire le forcing pour de sordides intérêts privés. En effet, au temps de l’idylle Bouteflika et de Toufik, un certain Rebrab, protégé du second et avec ses entrées à la présidence, avait eu certaines assurances pour que l’Algérie s’engouffre dans le projet DESERTEC dont Rebrab finança la promotion par une vaste campagne de presse et qui se lança illico dans la production de panneaux solaires qu’il comptait écouler pour les besoins régionaux de ce projet et cela sans attendre la décision finale de Bouteflika qui se rétracta en dernière minute devant le fiasco de DESERTEC, fiasco que certains malintentionnés attribuent à la France croyant en cela titiller notre chauvinisme et de là nous manipuler.
        Quand le projet DESERTEC s’avéra presque une arnaque et qu’aucun pays, dont l’Algérie, n’en fut enthousiasmé et que la guerre Bouteflika-Toufik fit rage dont l’épisode de l’opposition de la population de Aïn Salah au gaz de schiste en est un remarquable aspect, le lobby solaire et anti-gaz de schiste, en vue de la prise de pouvoir de son clan, continue toujours dans sa lancée cette campagne de mystification qui touche même la Sonatrach. Mais pourquoi veulent-ils que Sonatrach s’occupe du solaire puisqu’il est plus judicieux que c’est la Sonelgaz qui devrait s’intéresser à l’énergie solaire ?

        3
        3
    Zaatar
    14 juin 2019 - 8 h 37 min

    Plus rien ne m’étonne de la part des traîtres qui nous ont souillé le pays. Ce n’est plus la prison qui devrait être leur finalité m…

    20
    7

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.