Il faut libérer l’acte d’investir !

IDE investissements étrangers
Comment relancer les investissements étrangers en Algérie ? PPAgency

Par Mohamed Sayoud(*) – Le constat est indéniable et unanime : les investissements étrangers en Algérie (IDE) (hors secteur énergétique) sont insignifiants au regard des potentialités que recèle ce pays continent. La totale dépendance de l’économie nationale à l’égard des recettes issues des hydrocarbures interpelle tous les observateurs et analystes. La part des exportations hors hydrocarbures est dérisoire et l’apport des investissements étrangers à notre balance des paiements l’est tout autant. Au moment où nos réserves en devises s’amenuisent à un rythme accéléré, un diagnostic des causes qui ont conduit à cette impasse s’impose.

En tant qu’acteur et observateur de la scène économique nationale, notre verdict est implacable : l’investissement étranger en Algérie (IDE) ne décolle pas faute d’une volonté claire et manifeste des autorités algériennes. Pour notre part, notre implication dans la prise en charge et le suivi des dossiers des investisseurs étrangers nous conduit à désigner et identifier les origines du mal.

Au premier chef, figurent le manque de professionnalisme et les lenteurs bureaucratiques des administrations impliquées dans la prise en charge des dossiers. L’exemple le plus frappant, illustrant parfaitement l’incurie de l’administration algérienne, est l’échec du projet gigantesque de la société Allemande Desertec dans le domaine de l’énergie solaire.

Des blocages avérés

Confirmation de ces blocages avérés, l’actualité nationale est aujourd’hui secouée par la révélation des nombreuses malversations des responsables qui, officiellement, claironnaient les slogans de la diversification de l’économie nationale, de la promotion des exportations hors hydrocarbures et de l’amélioration du climat d’investissement. La réalité est malheureusement tout autre et, aujourd’hui, la diversification de l’économie nationale demeure à l’état de vœu pieux.

Pour illustrer ce triste état des lieux, un bref rappel. En 2018, le CNI (Conseil national d’investissement), présidé par Ouyahia, n’a donné aucun aval pour des investisseurs étrangers, sauf pour de gros investissements conclus dans des conditions douteuses (assemblage auto, téléphonie, etc.). Pour le reste, le bilan est accablant. Les investisseurs étrangers attendent pendant plusieurs mois l’aboutissement de leur dossier, d’abord pour sa formalisation auprès de l’Andi, puis pour décrocher l’accord du CNI qui, finalement, ne vient pas.

A la lumière d’expériences vécues, on peut ainsi affirmer que le CNI est un frein majeur. De notre point de vue, on ne devrait lui soumettre que les projets stratégiques pour le secteur énergétique et peut-être les projets qui dépassent un certain seuil (plus 20 millions d’USD). Autre exemple de blocage, l’accès au foncier industriel relève aussi de la mission impossible. Il y a environ 30 000 dossiers d’investissements en instance auprès de l’ex-Calpiref (Comité d’assistance à la localisation et à la promotion des investissements et de régulation foncière) qui attendent depuis un à cinq ans l’attribution d’un terrain, en vain. Ceci est également intolérable !

Investir, un vrai parcours du combattant

Le lancement d’un projet est, à vrai dire, un vrai parcours du combattant. Les chanceux ou ceux qui, par le bais de connaissances, obtiennent un terrain souvent non viabilisé, doivent se lancer dans d’interminables démarches. Après avoir rassemblé tous les documents exigés par les domaines et autres administrations, l’investisseur doit effectuer une étude pour le ministère de l’Environnement qui peut durer jusqu’à six mois, puis réaliser une autre étude pour avoir le permis de construire qui peut également durer six mois. Le porteur de projet doit également présenter une étude économique et financière pour l’obtention d’un crédit. Le délai pour la décision du crédit peut aller jusqu’à deux ans, sans aucune garantie d’accord, même si le demandeur fournit un apport personnel de 30% du montant total du projet.

A l’issue de toutes ces étapes, l’investisseur peut commencer à produire après un délai de près de cinq ans. A l’issue de cette longue période, beaucoup d’éléments de l’étude technico-économique deviennent obsolètes, notamment par rapport au coût des équipements importés et à la dévaluation du dinar.

Créer des zones industrielles clés en main

De notre point de vue, pour passer à une vitesse supérieure, on doit créer des zones industrielles clés en main, comme l’ont fait tous les pays développés et les nouveaux pays émergents comme la Somalie, l’Ethiopie, le Vietnam, le Rwanda (un pays qui a connu une guerre civile).

Le plan Marshall pour l’Algérie, c’est de créer des zones industrielles clés en main, c’est-à-dire construire des hangars de production de différentes dimensions et les louer à des prix raisonnables pour les investisseurs. L’investisseur choisit la surface du hangar en fonction de l’ampleur de son projet et n’a qu’à placer ses machines ou lignes de production pour commencer de suite à produire.

L’investisseur ne mendie pas

Désabusés et désorientés, les investisseurs, mus par les meilleures intentions, se découragent.

Une parenthèse ici pour dire que l’attente s’est imposée comme un mode de vie en Algérie : on attend pour investir, on attend pour avoir un logement… Cette politique de l’attente doit être bannie si l’on veut avoir une économie forte et un dinar fort et, pourquoi pas, aller vers la convertibilité de notre monnaie. Il faut bien comprendre que l’investisseur étranger n’est pas un mendiant qui demande de la charité mais, bien au contraire, un bienfaiteur pour l’économie nationale car il va créer des emplois, de la richesse et transférer une technologie.

Au surplus, l’homme d’affaires étranger n’a pas la culture d’attendre et de patienter. La règle dans le milieu du business est que «time is money (le temps c’est de l’argent)».

Dès à présent, il convient de supprimer toutes ces entraves. Pour cela, on doit commencer à travailler sérieusement à œuvrer pour le bien de notre pays et de notre peuple qui a souffert, et qui souffre encore. C’est la seule voie afin de créer les millions d’emplois qui nous manquent et de la richesse pour l’essor de notre économie.

Un mal nommé marché parallèle de la devise

Au titre des autres freins à la promotion de l’investissement productif, on peut également évoquer l’agrément accordé à des activités spéculatives sans valeur ajoutée pour l’économie nationale. On peut citer, ainsi, les activités exercées dans le cadre du système CKD/SKD (électronique, électroménager, montage automobile). Mises en place sans stratégie en amont, ces industries sont un grand fiasco économique pour l’Algérie qui ont fait perdre des milliards en devises pour l’acquisition des intrants et qui ont gonflé les prix au détriment du consommateur algérien.

Le marché parallèle de la devise est l’autre mal qui bloque l’investissement productif, vu que ce marché est alimenté par les barons de l’import qui surfacturent, font des transferts illicites et génèrent des profits astronomiques sans aucun investissement, ni contribution pour les impôts et le Trésor public.

On doit mettre fin à la vente illicite des devises au marché noir afin de pouvoir encourager et inciter les investisseurs algériens, les firmes étrangères et la diaspora algérienne établie à l’étranger à investir dans le domaine productif pour créer des emplois et participer à l’essor économique du pays.

Le modèle allemand : une référence pour la formation

L’autre handicap à signaler, pour l’attrait des investissements étrangers, concerne la qualification des ressources humaines, notamment l’encadrement et les managers d’entreprise. Il est évident que l’émergence d’une économie nationale compétitive et le développement des exportations hors hydrocarbures passent par la formation de cadres compétents maîtrisant la langue des affaires (anglais), les règles de fonctionnement des marchés extérieurs et les rouages et mode de fonctionnement d’une économie mondiale en constante mutation. Dans le même sens, la formation du personnel de maîtrise et des ouvriers doit être reconsidérée.

De mon point de vue, il faut créer des écoles de formation professionnelle en se référant au modèle allemand et ce afin d’inculquer aux jeunes l’amour du travail. Un travailleur qui aime son job déploie plus d’efforts pour son entreprise et apporte sa contribution au succès de son entreprise pour pouvoir gagner un salaire conséquent et vivre dignement.

Pour avoir des écoles de formation de haut niveau comme en Allemagne, l’Algérie ne doit pas hésiter à faire appel aux experts allemands pour former les formateurs algériens. Il est évident que si le produit allemand est sollicité mondialement, c’est pour une large part grâce à des ouvriers, techniciens et ingénieurs très performants.

Les pays qui ont suivi le modèle économique allemand ont réussi leur transition. On peut citer l’exemple de pays comme la Turquie et la Pologne qui ont réussi grâce à l’adoption du modèle économique allemand. En 1990, ces deux pays qui étaient très vulnérables économiquement sont devenus des puissances économiques.

La Turquie exporte pour 168 milliards d’euros par an avec un PIB de 905 milliards par an et affiche une croissance de 6,7%. La Pologne exporte pour 230 milliards d’euros par an avec un PIB de 600 milliards d’euros par an.

L’Algérie peut devenir un pays émergent

Toutes ces insuffisances passées en revue ne doivent pas nous inciter à l’inaction ou au pessimisme stérile ; l’Algérie est un pays continent qui dispose d’indéniables atouts pour s’ériger rapidement en tant que destination préférée des investissements étrangers. On peut citer ainsi sa proximité, à cheval entre l’Europe et l’Afrique, de deux grands marchés avec d’immenses opportunités, la disponibilité de ressources minières et énergétiques, un réseau d’infrastructures de base relativement important…

C’est dire que si on change de stratégie dans le domaine de la facilitation de l’investissement, l’Algérie peut devenir rapidement un pays émergent.

Tous les créneaux sont porteurs. L’industrie mécanique, le tourisme, les énergies renouvelables… Pour l’agroalimentaire avec le label halal, l’Algérie peut générer pas moins de 5 milliards d’euros par an pour l’export car la communauté musulmane en Europe consomme pour 30 milliards d’euros par an en produits hallal.

Le domaine de la métallurgie est également très intéressant. Le démarrage prochain de l’usine de Bellara, avec la production de la tôle LAF et LAC, ouvrira de grandes opportunités pour le développement de multiples activités en amont pour les besoins de l’industrie mécanique telles que la fabrication de diverses pièces mécaniques, les châssis pour les voitures, camions, tracteurs et ce avec une stratégie pour les exporter vers le monde entier.

A partir du pétrole, on peut produire également tout ce qui est polymères pour le domaine de la fabrication du plastique, que ce soit par injection, extrusion ou par soufflage.

M. S.

(*) Algéro-Allemand, fondateur du cabinet de conseils et d’études en investissement industriel, Invest Design Consulting.

Comment (22)

    Kassaman
    28 juillet 2019 - 12 h 33 min

    J’ai l’impression, avec ce énième exposé de « consultant », que les pays européens recherche n’importe quel personne ayant un peu d’Algériannité pour nous vendre leur partenariat et leur vision économique.
    Cette fois-ci c’est un germano-Algérien, qui nous vante les mérites de l’économie allemande (il y en a, je ne dis pas le contraire) et qui nous remet une couche sur cette quasi-arnaque du projet desertec, initiative industrielle essentiellement allemande.
    En vérité même l’avenir économique de l’allemagne n’est pas si rose et on parle déjà dans certains milieux financiers de la future explosion de la toute puissante Deutsche Bank.
    Si nos dirigeants sont suffisamment lucides ils doivent se rendre compte que nous pouvons négocier avec les diverses industries européennes des partenariats qui soient largement à notre avantage.
    Toutefois, à terme, notre avenir technologique et industriel se trouve en asie.

    kader
    25 juillet 2019 - 21 h 27 min

    Il faut d’abord et avant tout commencer par balayer les incompétents qui regnent sur le systéme algerien.
    Pour y arriver, il faut remettre l’échelle des valeurs a sa place originale, c-a-d :
    – Valoriser le savoir et la connaissance (Un vendeur a la sauvette ne doit pas gagner plus qu’un ingenieur, un medecin spécialiste ou généraliste doit gagner un très gros salaire, un députe doit gagner le salaire minimum , etc…
    – La nomination d’un PDG d’une entreprise doit etre faite par le Conseil d’administration et non par le cousisnisme, le Président de la république ou l’allégence. Il doit etre selectionné selon des critéres standard internationaux.
    – La nomination d’un Wali , le poste le plus important après le président, doit se faire sur la base de critere techniques et non subjectifs.
    – La nomination des juges doit etre faite selon un processsus independant, rigoureux avec la participation de citoyens sans antécédents criminel ou administratifs.
    Rien qu’avec ces 4 critéres de base d’une société democratiques, le systéme va s’ajuster automatiquement, car il y aura a la tete des institutions les plus importantes du pays des gens honnetes, compétents, integrent, et qui aiment leur pays.
    A bon entendeur salut !

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    Chaoui Ou Zien
    25 juillet 2019 - 19 h 38 min

    L’auteur de l’article dit que Chadli a tout ouvert sans aucun resultat. C’est vrai. Il faut dire aussi que Chadli voulait les americains au grand chagrin de la france qui a tout fait pour tout bloquer y compris en placant ses pions a l’interieur du pays. Qui ne se rappelle pas du long voyage de Chadli aux USA accompagnes de veritables technocrates algeriens. Mais le plan de la france des 1962 a toujours ete de continuer de siphoner les resources du pays sans rien donner en echange et mettre hors jeu tous ceux qui se mettraient a travers y compris feu Boumedienne qui a bien paye son “affront” a fafa sans verser dans le detail. Un jour on comprendra les dessous de beaucoup d’affaires y compris comment bouteflika s’est retrouve a la tete du pays. Un jour aussi des historiens serieux reveleront beaucoup de choses sur ce “monsieur” et sa servitude a la france. En conclusion, qu’on ouvre ou qu’on n’ouvre pAs nous n’iront nul part tant qu’on n’a pas resolu une fois pour toute ce probleme qui s’appelle fafa.

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    amedbenamed
    25 juillet 2019 - 18 h 55 min

    Le rêve est permis, mais cette réalité amère ne changera malheureusement pas du jour au lendemain. A mon humble avis il faut favoriser nos partenaires traditionnelles qui sont les pays européens et surtout les français en raison de la proximité historique mais aussi en raison de la présence de notre diaspora qui elle aussi peut catalyser ces partenariats. mais une fois que cette relation établie, il ne faudrait surtout pas la changer comme on change ces paires des chaussures. ça ne peut pas marcher comme ça . En revanche, il faudrait la maintenir, l’entretenir et la soutenir dans les périodes difficiles.

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    Mansouri
    25 juillet 2019 - 17 h 25 min

    je ne comprends pas pourquoi à chaque fois on fait valoir les IDE comme indicateur économique. Tous les articles commencent et finissent par les IDE. Certes les IDE, mais avant tout les opérateurs nationaux, les start-up du terroir au vu des potentialités et de la richesse de notre Algérie profonde. c’est ça le plus important créer un climat propice à l’éclosion et la croissance d’entités de pure souche Algérienne de ses fils d’ici ou expatriés en les accompagnant correctement.
    quand je dis les accompagner cela ne veut pas dire leur mettre des bâtons dans les roues ou les écraser sous le poids d’impôts disproportionnés. tiens les impôts voilà un domaine à assainir!!!…

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    Anonyme
    25 juillet 2019 - 15 h 28 min

    Décidément il y a des algériens qui ne voudront jamais comprendre que les conditions des investisseurs étrangers en Algérie ne sont tout simplement pas acceptables. Qu’on se souvienne que Chadli Benjdid leur avait ouvert le pays et accepté toutes les conditions et puis finalement ils n’ont rien investi, ils ne voulaient pas. Maintenant c’est même pire il faut que l’Algérie leur accorde des prêts pour qu’ils puissent investir en Algérie c’est un peu du foutage de gueule ça ! l’auteur de l’article nous sort toutes les insanités du libéralisme: « time is money » et autres fariboles. Nous sommes en train de constater les dégâts irréversibles que le libéralisme a provoqué dans les pays qui l’ont adopté. Le libéralisme permet aux escrocs qui vivent de rapines de le faire en toute légalité. Qu’est ce qu’ils cherchent à nous vendre tous ces adorateurs du marché libéral? Nous avons besoin de partenariats pas d’investisseurs, nous avons besoin de compétences pour faire avances le pays pas de pique assiettes qui viendraient grailler en nous prenant pour des abrutis. Rappelons nous aussi de la présidence Boueflika qui avait ramené des étrangers pour investir et après enquête il s’est trouvé que ces fabuleux investisseurs n’avait pas un radis et que l’Algérie devait leur avancer de l’argent. Il nous site l’Allemagne en exemple, je crois savoir que l’Allemagne a des petits soucis de trésorerie en ce moment à force de libéralisme. L’Europe de l’Ouest ne produit plus rien de toutes façons, ces gens là n’ont plus d’argent à investir ce qu’ils veulent c’est se servir. Il faut adopter un système solide qui repose sur des richesses concrètes, des ressources naturelles et des ressources humaines, et c’est comme ça qu’on doit construire notre pays pas avec le libéralisme qui ne construit rien mais pille et détruit les sociétés. Il faut arrêter de faire croire que c’est l’Algérie qui ne veut pas d’investissements étrangers, c’est faux, l’Algérie n’a jamais dit non à un investisseur étranger sérieux. Ce sont les étrangers qui ne sont pas des vrais investisseurs car pas d’argent à investir tout simplement, ce sont des mafieux.

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    B.M
    25 juillet 2019 - 13 h 35 min

    ADDITIF : J’avais une connaissance iranienne en France, en 1979, au moment où l’imam Khomeyni transitait par L’Hexagone, cette connaissance était un étudiant en médecine, phytothérapie, il s’est marié à une Allemande convertie à l’Islam, c’est Khomeyni qui a noué leur mariage. Bref, si les Allemands veulent devenir Algériens, donc musulmans, et les Allemandes étant belles, généralement, Monsieur l’Expert sera comblé, cet Algéro allemand est expert, manifestement, en Ich Liebe Dich, et I Love You, sauf en Ahibbak, donc ce n’est pas un Algérien mais autre chose ! J’ajoute : L’Algérie a assez de femmes, mariables, belles, priorité à L’Algérienne !
    Prends soin de ton Allemande, Cher Expert ! Mais de là à lui offrir El Jazaïr, non, tu rigoles ?

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    Vroum Vroum 😤..
    25 juillet 2019 - 13 h 32 min

    En gros , il y avait une bande de Bras cassés qui dirigeait le Pays , l’industrialisation de l’Algérie a commenté sous Boumediene et s’est arrêté apres Boumediene , sans visions ni projet sur long terme ni stratégie pour les Gouvernements suivants , on s’est tous fait avoir !!.. maintenant on réalise le fossé !.. Voilà , Gaid Sallah Chef d’État Major à commencé le netoyage , décapité le serpent , et espérons que les étapes suivantes mènerons au Développement , industriels, économique et sociale , que l’Algérie soit exploité à sa juste mesure …

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    B.M
    25 juillet 2019 - 12 h 06 min

    Il y a deux catégories d’Algériens, ceux qui ne peuvent vivre sans maître, et ceux qui, comme Houari Boumédiène, penchent pour l’auto algérianité, utiliser les neurones autochtones pour les autochtones. Voilà que cet « Expert » nous demande d’être’ Allemands anglophone, j’ignore si un jour Algérien signifiera enfin : Sans l’étranger, sinon pour le commerce pur. L’Algérie ressemble à une femme qui doit satisfaire les appétits de toute l’humanité ! Honteux !

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    Al H'memdji
    25 juillet 2019 - 11 h 31 min

    c’est toujours la meme faune de predateurs qui appellent a l’investissement etranger …alors que le pays peut de lui meme s’en sortir sans faire appel a l’etranger .
    prenons l’exemple de PEUGEOT ET TOTAL
    Peugeot construit une usine de vehicules de A a Z et en algerie vient faire du montage avec carcasses et autres accessoires importés du maroc et d’ailleurs …en un mot il ne fait pas du gonflage de pneux mais du gonflage de portefeuilles.
    ce meme peugeot installe une grande unité de productions en iran et EN ALGERIE LA MEME TRIBU LES SERT FIDELEMENT
    L’ALGERIE NE S’EN SORTIRA JAMAIS SI LA TRIBU RESTE DANS LE POUVOIR .

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    Batata44dz
    25 juillet 2019 - 10 h 22 min

    Investir en Algerie du parrain boutessrika qu’il faut imperativement juger presente nuance par rapport au monde civilise ,ou investir commence par une idee reflechie etudiee cherche l’action par contre en algerie pegre mafieuse c’est le blanchiment d’argent sale d’ou l’echec est assure.
    Il est temps d’abbord a la nouvelle republique Algerie Algerienne Civile libre de recuperer l’argent informelle par changer la monnaie toute entiere et remettre aux pseudos riches des cartes CIB inter bancaire…

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    Mahgour
    25 juillet 2019 - 9 h 51 min

    Monsieur,

    Votre analyse est la vôtre. En Allemagne on a mué l’Allemand en un pauvre travailleur comme les autres occidentaux sous domination du capitale (Abruti, tube digestif, obèse, et malade).

    L’investisseur étranger n’est pas patriotique. C’est un parasite qui prend ton bras quand tu lui donnes la main…

    Ce qui me chagrine c’est l’ingratitude et le mensonge des « experts » économique, qui sont limite propagandiste, qui ne veulent pas cité come exemple de réussite de l’Algérie de la période 1965 – 1978 (période de l’industrie industrialisante). Cette même Algérie qui avait investit sur la formation des Algériens qui avait donné une génération de travailleur hautement qualifiés (Enseignents, médecins, cadres, dans le textile). On se rappelle de cette période, pour faire de l’ « Algerian Bashing », on nous répétait sans cesse, matin, midi et soir: « ah hada produit ta3 edawla » ou « Ah société national khatiha » etc… dans le but n’était, en fin de compte, de céder ces fleurons d’industrie sur un plateau en argent pour 1 DA symbolique à ces parasites.

    Non, Monsieur, je ne veux pas de parasite qui va me répéter à la longueur de journée que si je gagne a vie c’est grâce à lui. Non, ces parasites ne sont pas des créateur d’emplois. Cette mafia utilise cet argument dans le bute de faire du chantage à l’état pour plus de concession fiscale etc…
    Non, dite à ces profiteurs que :

    – le travail n’est pas une charge mais une richesse humaine.
    – Nous ne voulons pas de croissance exponentielle de bulle explosive. Nous voulons stabilité de long terme.
    – Par la nature capitaliste des parasites qui le pousse qu’à penser aux profits, négligeant ainsi la nature et le bien-être de l’Homme. Nous souhaitant que les secteurs stratégique soient sous le monopole de l’état (Santé, Instruction, agroalimentaire, industrie lourde …)

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      Eleveur de caribou
      25 juillet 2019 - 12 h 15 min

      cher snobbish مغرور
      vous évoquiez l’industrie industrialisante des seventies السبعينات
      Parlons EN et j’ai presque envie par ces temps de décadences tout azimuts et de morosité apocalyptique de vous l’entonner « MAIS QUE RESTE-IL DE NOS AMOURS » le massacre des planificateurs avec l’assistance des Polonais et Soviétiques…Allez y jeter un œil sur ces usines amas de ferraille sur la cote…s’en est suivi le COUP des 26 milliards $… le khalifa GATE…les milliards « octroyés » en perte et profit por le développement de l’agriculture saharienne… ET peut être , surement même que vous comprendriez que ce n’était qu’un PRÉLUDE à ce qui se passe aujourd’hui avec l’autoroute EST/OUEST, le GONFLAGE de pneus et autres MINOTERIES…

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        Mahgour
        25 juillet 2019 - 18 h 35 min

        Monsieur l »expert », respecte-toi.
        Le sabotage de l’économie Algérienne et de son industrie n’aurait été possible sans la complicité des haut-cadres et haut-responsables Algériens, qui avaient semé le germe de la corruption dans le système.
        Qui avait décidé de la restructuration des entreprises le 4 octobre 1980 pour démembrer les sociétés nationales ? qui s’est endetté auprès des marchés financiers ? Qui a vendu ces entreprises nationale Algériennes aux privés ?
        Yaw Faqou !

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    MELLO
    25 juillet 2019 - 9 h 39 min

    Tres bonne analyse sur le domaine des investissements insuffisants et même absents en Algérie. L’Algérie s’est vue et ne cesse d’être « violee » depuis son indépendance acquise dans la douleur, eu égard a ses richesses potentielles. La France est sortie de ce pays avec ses enfants les larmes aux yeux : Adieu la Mitidja avec ses agrumes étalés sur l’ensemble des marchés des villes françaises , Adieu les plaines des hauts plateaux jadis grenier de l’Europe . Mais connaissant mal le régime Français, un régime corrompu et corrupteur , le propre de tout colonisateur , il a pu s’attacher la majorité des exploitations pétrolières et gazières du sous sol Algérien. Le pouvoir Algérien , venu de l’extérieur , donc insensible aux drames de la guerre , s’est forgé sur la ligne de conduite de cette France colonisatrice.
    Vers 1970 , la situation économique de l’Algérie , grace a des cadres compétents , était au même niveau que le Portugal , l’Espagne et la Corée. Les politiques suivies , sans objectif clair ,mais plutôt destructrices, dont la politique culturelle base fondamentale d’une société moderne , nous ont menée vers la dislocation industrielle, économique et agricole . Les tenants du pouvoir n’ont qu’une idée en tête : s’enrichir, s’enrichir et enrichir leurs familles.
    Ce qui me fait rappeler la Russie des années 90 . De 1992 a 1999, les IDE ont , carrément boudé la Russie. La corruption était a son comble , un frein majeur aux investissements. Il était impossible d’avoir des autorisations d’investissement s’il n’y a pas de pots de vin ce qui rendait les activités difficiles a executer.
    Le rétablissement de l’autorité de l’Etat est venu sécuriser les investisseurs. Le chômage a été divisé par deux et le niveau de vie a triplé depuis les années 2000. Cette situation attire les investisseurs et le marché de l’Automobile attire plus de deux millions de véhicules et un fort taux d’expansion attire les regards. Préférant , investir dans la production avec une integration substantielle, le gouvernement Russe avait décidé de quadrupler les taxes sur les véhicules d’occasion a l’importation et supprimer celles destinées a la fabrication et au montage. Aujourd’hui , rien que pour l’automobile , il y a Renault , Toyota, Volkswagen , Kia, Hyundai, Nissan, Ford , Fiat, qui développent tous l’intégration et la fabrication des véhicules. Il existe des modèles fabriquées en Russie qui n’existent nulle part ailleurs comme le Renault ARKANA , un cross over développé dans l’usine Renault de Moscou. Les modèles de La marque Dacia sont produits avec le logo Renault , c’est a dire le losange.
    Cette Russie qui progresse de jour en jour reste un exemple de développement a suivre pour l’Algérie de demain.

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    Ils nous coûtaient plus qu'ils nous rapportaient.
    25 juillet 2019 - 9 h 01 min

    QUEL INVESTISSEMENTS ÉTRANGERS. !!!!
    Toutes ces entreprises étrangères étaient de mèches complices avec les mafieux algériens qui les avaient autorités et permis de s’installer en algérie .
    Les mafieux leurs donnaient des contrats.
    Moyennant reversements de commissions et d’intérêts sur les bénéfices qu’ils engendreront .
    Les entreprises étrangères ne payaient d’impôts ni taxes ni frais de douanes.
    Tous étaient gagnants sauf l’Algérie et son peuple.
    Alors les entreprises étrangères je suggère qu’il y a beaucoup de contrôle fiscal et autres à effectuer pour récupérés les arriérés impayés qui doivent représenter des fortunes.
    Ces entreprises étrangères de l’ancien système nous ramènaient aucun bénéfice.
    0+0=0

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      ichmililich
      25 juillet 2019 - 13 h 44 min

      Pauvres immigrés. Heureusement que la France vous fait vivre

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    Nour
    25 juillet 2019 - 8 h 15 min

    Un investissement à l’image de GE oui qui forme et crée de l’emploi pour les algériens locaux mais pas pour créer des magasins d’importation et de vente de produits que les algériens sont capables de créer et de gérer. Nos Mozabites sont très forts dans ce commerce et peuvent investir eux mêmes ce marché. En technologie l’Algérie à les compétences et nos compatriotes ont besoin juste qu’on leur fasse confiance et d’être accompagné par nos banques, ceux qui leur permettra de ne pas s’expatrier pour créer et breveter leur projet localement.

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    Salahdine
    25 juillet 2019 - 7 h 42 min

    Tant que nous cherchons à copier sans analyses ce qui se passe ailleurs sans prendre en compte nos principes, valeurs, cultures ..etc, le résultat sera toujours négatif.
    D’un côté nous disons que nous sommes des musulmans et lorsque on voit nos comportements on constate qu’on n’est pas. Un musulman doit travailler le nombre d’heures payé par jour (8h), il doit faire son travail convenablement, il ne doit pas mentir, ….etc. la réalité est autre. Les anglais cherchent auprès de l’islam afin de trouver des solutions à leurs problèmes et nous on cherche ailleurs malgré que nous avons tous les outils entre nos mains.
    Nous avons un très beau pays, un très beau peuple, et la meilleure constitution au monde= le Coran.
    Je crois que le respect vers autre oui est le meilleur remède à notre situation.
    Nous avions le meilleur blé au monde, mais nous l’avions détruit en important les expériences externes (Mexicaine, Syrienne, canadienne…etc).
    Travaillons convenablement notre terre et on verra.

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    Hibeche
    25 juillet 2019 - 7 h 36 min

    La raison essentielle du blocage de l’investissement au temps de fakhamitihi, est éminemment politique. On ne favorisait que les copains et les coquins, pour éviter l’éclosion de nouveaux chefs d’entreprises dynamiques et indépendants du pouvoir politique qui vont le contester un jour. Cette politique nous a créé une catastrophe économique. On le voit maintenant, dès qu’il n’y a plus d’investissement public, des milliers d’entreprises sont en faillite, et de dizaines de milliers de travailleurs au chômage.
    Si les conditions d’investissement étaient bonnes, on aurait créé des centaines de milliers d’entreprises, et des millions d’emplois. Ce sont les algériens eux-mêmes qui pourront développer leur pays. Ce n’est que quand ils se sentent bien, que les IDE peuvent suivre. l’IDE ne va pas dans un pays où l’investisseur local n’est pas content, ne travaille pas dans de bonnes conditions. Avec une 2ème république, jeune, démocratique et moderne, je parie qu’on va décoller en verticale, dans 5 à 10 ans. Tous les ingrédients sont là. La preuve par le football, avec la même équipe, Belmadi a fait un exploit, chose que 5 coachs avant lui n’ont pu rien faire.

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    Anonyme
    25 juillet 2019 - 7 h 20 min

    Je suis ok avec ce que vous dite mais je ne suis pas de la même école dépensée comme vous sur le marché parallèle de devises. Ce dernier est un marché réguler par l offre et la demande et qui vend une commodité appeler devises . Le fait que des barons surfacturent etc… n a rien à avoir avec le marché. L incompétence et le laisser-aller au niveau des structures qui autorise l importation est flagrante car ils doivent détecter toutesurfacturation par juste faire une recherche des prix sur internet étc …
    Le marché parallèle doit être laisser tranquille jusqu’à ce qu il finisse sa vie…le jour ou il n ya plus de demande….ou bien d offres. Arrêter de mettre tout sur le marché parallèle car le problème est ailleurs..

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    Brahms
    25 juillet 2019 - 7 h 11 min

    Il faut déjà revoir les grilles des salaires, des primes, des retraites afin de motiver ceux qui ont envie de travailler. Quand vous touchez un bon salaire, vous avez envie d’aller au travail mais si vous touchez un salaire dérisoire, le salarié n’aura guère envie de s’investir. Il s’adonnera aux trafics, à la corruption et de fil en aiguille portera préjudice à son entreprise ou à l’économie nationale. Ah oui, l’Algérien travaille en moyenne 22 minutes par jour. Le reste c’est parlote, téléphone, smartphone, match de football, ses chéries à voir, courses aux marchés, absences, café, voilà le boulot.

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