La diaspora algérienne l’a constaté de visu : «En Algérie, tout est à l’arrêt»

système Diaspora
La persistance du système à vouloir se maintenir paralyse le pays. D. R.

Par Houari A. – Des représentants de l’association Diaspora des Algériens résidant à l’étranger (Dare) de retour d’Algérie, où ils ont essayé d’entrer en contact avec les responsables locaux, dressent un tableau noir de la situation dans le pays. «Tout est à l’arrêt», constate cette organisation qui a voulu «établir une tête de pont entre les deux rives sur le plan économique» et «surtout anticiper pour ne pas revivre le boycott qu’a subi notre pays de la part de l’Europe durant la décennie noire».

L’association Dare, qui, par patriotisme, a décidé de prospecter un certain nombre de secteurs d’activité économique, notamment ceux des services, du tourisme et du transport maritime, estime que «le pays possède le potentiel humain et les infrastructures pour prospérer» dans ces domaines, mais regrette que «personne ne veuille prendre de décisions». «La plupart des walis étaient aux abonnés absents, sauf un qui nous a reçus avec courtoisie, nous a écoutés avec attention et encouragés», relève cette association sise à Paris.

Les responsables de Dare ont transmis aux deux seuls interlocuteurs avec lesquels ils ont pu échanger, le wali de Sidi Bel-Abbès et le directeur d’une compagnie maritime à Mostaganem, le souhait de la communauté algérienne établie à l’étranger d’investir dans le secteur «par des propositions concrètes», à savoir «l’ouverture de deux lignes maritimes voyageurs».

L’association souhaite que «cette synergie» puisse «être la règle dans le futur», estimant que la diaspora «doit tant à ce pays merveilleux qu’est l’Algérie».

Les Algériens installés hors du pays continuent d’être marginalisés et subissent encore le rejet du système qui les prive même du droit à postuler à la fonction suprême. Le constat établi par cette association confirme les analyses des experts qui mettent en garde contre le blocage de la machine économique, en raison de la grave crise politique provoquée par la persistance des tenants du pouvoir actuels à vouloir perpétuer le système en dépit de son rejet par l’écrasante majorité des citoyens.

H. A.

Comment (15)

    Brahms
    20 octobre 2019 - 15 h 36 min

    Quand vous avez des voleurs dans votre maison, vous n’avez plus confiance. Si vous vous réveillez tous les matins pour aller travailler (10 heures par jour) afin de ramener un salaire et que votre épouse et vos enfants dilapident ce que vous ramenez dans des futilités, vous travaillez pour rien et votre ménage ne monte jamais.

    Un pays c’est la même chose. Vous avez des citoyens qui se démènent, ils vont à l’étranger ramènent de la devise, des marchandises mais à l’intérieur du pays vous avez des gens qui bossent différemment, ils ruinent le pays et ramènent la devise à l’étranger de sorte que le pays ne se développe jamais.

    Pour développer un pays, il faut aller dans le même sens de l’ouvrier au Président de la République afin de créer de la richesse puis de la répartir entre les citoyens afin d’amener un bien être dans le pays.

    Or, c’est l’inverse qui se passe, nos margoulins sont à l’étranger (Khellil, Bedjaoui, Saïdani, Bouchouareb) et nous maintenant, on doit payer les pots cassé via des taxes au titre de la loi de finances 2020.

    Enfin, investir des euros pour ramasser des dinars inconvertibles ça n’intéressera personne, il faut vraiment tout changer, mettre tout à plat et construire sur des bases solides sinon, on ira droit dans le mur.

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    Mini
    19 octobre 2019 - 23 h 40 min

    Voilà comment vite on tombe dans le piège de ce système perfide.
    Alors que L’Algérie joue son avenir en tant que nation en essayant de se libérer des tentacules de cette pieuvre à mille et une tètes, le système, à travers ses relais propagandistes, distille des informations qui ont l’heur de ne pas faire l’unanimité auprès des citoyens. Le but, évidemment est de semer les graines de la division pour faire imploser la solidarité nationale.
    On a tout entendu durant ces 8 mois de hirak. Au début, ce fut pour monter les arabes contre les berbères , puis les laïcs contre les islamistes, puis les ‘badisistes/novembristes contre les occidentalistes, puis Alger contre le reste de l’Algerie, puis le Sud algérien contre le reste de l’Algérie et maintenant les algériens locaux contre les algériens d’outre-mer!
    A chaque fois, il s’en trouve des gens qui tombent dans le panneau et sortent leur meilleur venin pour manger vivants leurs frères .
    Heureusement qu’il y en a qui prennent l’information avec un grain de sel, la digèrent d’abord avant de lui donner l’importance qui lui sied .
    On ne le répétera jamais assez, Le hirak a besoin de tous ses enfants pour atteindre son objectif final.
    Parler d’élections législatives et de quotas alors qu’on n’a pas encore le pays que l’on veut, c’est faire preuve de débilité.
    Faisons d’abord un pays et des institutions qui se tiennent puis que chacun mette sur la table ses désidératas et les urnes trancheront.
    Arrêtez d’insulter vos frères. Je ne connais aucun émigré ni aucun algérien local qui se respecte qui voudrait être député dans une assemblée croupion .
    Let’s save Algeria First! Everything else is secondary.

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    Momo
    19 octobre 2019 - 22 h 24 min

    Voilà comment vite on tombe dans le piège de ce système perfide.
    Alors que L’Algérie joue son avenir en tant que nation en essayant de se libérer des tentacules de cette pieuvre à mille et une tètes, le système, à travers ses relais propagandistes, distille des informations qui ont l’heur de ne pas faire l’unanimité auprès des citoyens. Le but, évidemment est de semer les graines de la division pour faire imploser la solidarité nationale.
    On a tout entendu durant ces 8 mois de hirak. Au début, ce fut pour monter les arabes contre les berbères , puis les laïcs contre les islamistes, puis les ‘badisistes/novembristes contre les occidentalistes, puis Alger contre le reste de l’Algerie, puis le Sud algérien contre le reste de l’Algérie et maintenant les algériens locaux contre les algériens d’outre-mer!
    A chaque fois, il s’en trouve des gens qui tombent dans le panneau et sortent leur meilleur venin pour manger vivants leurs frères .
    Heureusement qu’il y en a qui prennent l’information avec un grain de sel, la digèrent d’abord avant de lui donner l’importance qui lui sied .
    On ne le répétera jamais assez, Le hirak a besoin de tous ses enfants pour atteindre son objectif final.
    Parler d’élections législatives et de quotas alors qu’on n’a pas encore le pays que l’on veut, c’est faire preuve de débilité.
    Faisons d’abord un pays et des institutions qui se tiennent puis que chacun mette sur la table ses désidératas et les urnes trancheront.
    Arrêtez d’insulter vos frères. Je ne connais aucun émigré ni aucun algérien local qui se respecte qui voudrait être député dans une assemblée croupion .
    Let’s save Algeria First! Everything else is secondary.

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    Anonyme
    19 octobre 2019 - 18 h 52 min

    Le problème de notre pays n’est pas ses potentialités réelles mais le manque d’argent pour les exploiter. Des pays qui possèdent des richesses en sous sol , surtout en Afrique , ne manque pas mais qui peut investir les millions d’euros nécessaires à leur extraction + exploitation + exportation.

    Les tenants du pouvoir de notre pays n’ont été capables de faire qu’une seule chose : vendre du gaz et du pétrole pour faire fonctionner toute l’économie et, ce n’est certainement pas en 2 ans que les choses vont radicalement changer.

    Comme la corruption a tout gangréné dans notre pays, même nos compatriotes établis à l’étranger ont peur de venir investir leur capital tant que ce régime est encore aux commandes. Investir, c’est risqué son argent durement gagné dans l’espoir de le voir fructifier et non pas pour le voir volé.

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    Felfel Har
    19 octobre 2019 - 18 h 34 min

    Vers la fin des années 60 , l’Algérie se lançait un défi de développement du pays en utilisant les ressources des hydrocarbures. Les plans quinquennaux de développement succédaient aux plans quadriennaux, eux-mêmes assurant la suite des plans triennaux. Le pays était un immense chantier, des usines ouvraient partout et embauchaient par fournée entière.
    Dans les années 90, avec le gouvernement Hamrouche, le FMI imposait ses réformes qui envoyaient à la casse des entreprises publiques au lieu de les assainir et de les confier à des gestionnaires compétents soumis à l’obligation de résultats. Le secteur privé, sous la férule des pseudo-capitaines d’industrie adoubés par Saïd et sa fratrie, a pris la relève et l’investissement a périclité au profit de l’importation (avec fausses factures, commissions, dessous de table, tchipas et autres rétromissions de complaisance au dépens du Trésor public). Aujourd’hui, le pays est un immense bazar infesté de biznassia qui font fortune en faisant fi de toute législation et règlementation. Ils ne paient même pas d’impôts!
    Il y a pire! Pendant que nous marchons, que nous réclamons une justice et une répartition équitable de la richesse, nos autorités bradent les seules installations industrielles qui ont survécu au massacre programmé. Des Émiratis se seraient portés acquéreurs en catimini (rumeurs, ballon-sonde ou réalité?) de 51% du capital de l’usine pétrochimique d’Arzew, Total serait en voie de s’approprier, avec la complicité du ministre de l’Énergie et du PDG de Sonatrach (sur ordres de la Assiba II), des parts d’Anadarko, devenant ainsi propriétaire de facto de 40 % de notre production d’hydrocarbures et la voyoucratie tente de faire passer en force la loi Chakib sur les Hydrocarbures pour céder des pans entiers de notre poumon économique qu’est le Sahara.
    Que restera-t-il à l’Algérie pour réamorcer son développement et pour nourrir une population qui sera forte de près de 50 millions d’habitants? Comment absorber les compétences universitaires qui émergent chaque année et qui réclament du travail?
    Nous devons passer à la vitesse supérieure pour faire face aux défis de l’heure, dont le plus important et le plus immédiat est de saboter le plan machiavélique du système de GS que lui a légué le satanique nabot. Redevenons maîtres de notre destinée, même si cela doit nous imposer d’autres sacrifices. Il y va de notre survie!
    « No person has the right to rain on our dreams. » (Personne n’a le droit de contrarier nos rêves)- Dr. Martin Luther King Jr.

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    Anonyme
    19 octobre 2019 - 13 h 11 min

    Pour commencer une développement (autre que la rente) dans de bonnes conditions, l’Algérie peut commencer par le tourisme puis plus tard se lancer dans l’industrie, l’agriculture (plus d’agriculture digne de ce nom depuis l’indépendance), le commerce.
    Si l’Algérie s’ouvre davantage au tourisme, il faudra choisir lequel, le tourisme religieux et donc dans le cas de l’Algérie principalement musulman et l’Algérie devra alors se tourner vers l’est, le tourisme du patrimoine historique et naturel, alors là oui l’Algérie a un énorme potentiel en étant plus diversement « dotée » que tous les autres pays d’Afrique et devra se tourner vers le nord où se trouve ce public, reste le tourisme balnéaire, la solution facile à condition d’avoir les infrastructures adéquates mais ce tourisme ne profiterait qu’aux stations alors situées sur la côte, là encore, l’Algérie devra se tourner vers le nord.

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    ahmed
    19 octobre 2019 - 12 h 44 min

    Veut on le retour des oligarques et des trabendistes?

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    Lghoul
    19 octobre 2019 - 10 h 13 min

    Les dictateurs ont peur de tout, meme de leur ombre. Les harkis de la france ont oublie que 80% des fonds que le FLN recevait durant la revolution venaient des algeriens de la diaspora. Dans quel pays au monde on a deux types de citoyens ? Mais cette diaspora va aider comme toujours, a abattre tous les colonialismes en Algerie jusqu’a la victoire totale. L’information est incontrolable. Le monde est devenu un village. Vous ne prendrez jamais l’Algerie avec de la ruse et des cerveaux malades de 62. La diaspora vous attend au tournant et vous le rendra bien aya les dictateurs psychopathes. 5 millions d’algeriens sont en train de participer avec les 35 millions du pays, a la lutte d »independance. On ne vous lachera jamais et on vous exposera la ou nous nous trouvons ya les traitres de la france et du moyen orient.

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    Anonyme
    19 octobre 2019 - 9 h 24 min

    L’Algérie ne peut plus compter que sur le pétrole car même avec un baril à 100 dollars, ce ne sera pas suffisant pour bien vivre car on sera bientôt 50 millions. Son salut viendra de sa diaspora. Elle possède à l’étranger le meilleur pétrole!! Des centaines de milliers de personnes attendent un changement politique pour rentrer. Yal îssaba foutez le camp!! Laissez-nous construire enfin notre pays!! 57ans barakat!!

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    Zyriab
    19 octobre 2019 - 9 h 24 min

    DARE à l’instar d’autres association veulent investir uniquement dans les secteurs pouvant être complémentaire de l’économie française Alors que l’économie Algérienne aurait des besoins autres Les secteurs prioritaires pour l’économie Algérienne c’est le secteur PRODUCTIF avec un minimum de transfert technologique Transformer l’Algérie en poubelle de l’économie française ne nous apportera ni « Emploi ni transfert technologique » Les leçons nous en avons reçu bien souvent mais pour le moment ce qui intéresse certain c’est uniquement les « Transfert illégaux de capitaux et la montée de la cote de » l’Euro » Les pressions sur les transports pour faire faillite des transports nationaux et permettre au pavillon français d’obtenir le monopole et donner le « HUB Africain » aux marocain Ceci étant il est vrai qu’actuellement la choses est difficile et ces braves gens devraient aider l’Algérie à s’en sortir au lieu de mener campagne Anti Algérienne

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    Anonyme
    19 octobre 2019 - 9 h 23 min

    Jamais entendu parler de cette association. …Ils sont qui ? Représentent qui? Au nom de qui ?
    C’est étonnant le nombre d’association censées représentées les algériens et leurs intérêts

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      Flic Flac
      19 octobre 2019 - 12 h 41 min

      Anonyme
      19 octobre 2019 – 9 h 23 min

      Entièrement d’accord avec toi.
      Qui sont ces intrus.
      peut être qu’ils sont algériens, mais les fonds de financements sont marocains où autres intrus venant d’ailleurs sauf d’Algérie.
      Le transport maritime pourrait être une aubaine pour ramener dans les cales des bateaux, du canabis marocains en Europe.
      Ils profitent de la pagaille politique qu’il y a en Algérie actuellement pour passer en douce leurs sale projet.
      Investissement en Algérie doit être donné en priorité aux algériens d’Algérie.

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    Flic Flac
    19 octobre 2019 - 9 h 19 min

    Ce n’est pas compagnies maritimes que nous avons besoins en Algérie.
    Ce sont des usines qui fabrique des produits de consommation nécessaires à nôtre quotidien des algériennes et des algériens.
    Les compagnies maritimes existent déjà.
    Alors si vous voulez investir d’accord, mais alors dans tout ce qui est utile au peuple algérien dans sa vie de tout les jours.

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      Sétifien
      19 octobre 2019 - 12 h 03 min

      Les nouvelles technologies sont aussi un secteur très prometteur pour l’Algérie surtout avec les gisements de métaux rares que notre Sahara regorge et qui nous positionne comme troisième producteur mondial .C’est dans se domaine mais aussi l’agriculture et le tourisme que les Algériens doivent se focaliser pour non seulement propulser l’Algérie dans une nouvelle ère prospère mais aussi surclasser l’Italie ,L’Espagne et la France .Nous disposons de toute la matière grise disponible pour notre pays à nous de nous retrousser les manches pour faire de l’Algérie la Sylicon vallée de l’Afrique.

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    Zenaty
    19 octobre 2019 - 7 h 46 min

    Rien à dire.. Seulement la Deuxième République un point c est Tout. L ALGÉRIE AVANT TOUT. Des Citoyennes et des Citoyens Responsables devant L HISTOIRE. Et À la Mémoire de Nos Ancêtres Des Femmes et des Hommes Libres…

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