Le Hirak : vraie révolution ou simple révolte citoyenne festive ?

Mouv révolution
Où en est le Mouvement populaire ? D. R.

Par Mesloub Khider – «Une révolution est un processus de longue haleine – 1642-1646 et 1789-1793 – et pour que les conditions soient mûres, encore faut-il que tous les partis intermédiaires arrivent les uns après les autres au pouvoir et s’y ruinent.» (Friedrich Engels à Eduard Bernstein, 12-13 juin 1883).

Chacun y va de sa complainte pour nous seriner que l’Algérie vivrait depuis un an une sereine révolution (sic). Une révolution cadencée par les pacifiques balades balisées, canalisées, banalisées, sur fond de débonnaires parades revendicatives inoffensives et inopérantes. Ainsi, le noble vocable «Révolution», outrancièrement galvaudé, est associé à toutes les déflagrations politiques, particulièrement celles qui s’apparentent à des pétards subversifs mouillés largement médiatisés par la presse aux ordres. Pétards subversifs rapidement étouffés par les manœuvres machiavéliques employées par la classe dominante. Notamment par le recours aux mascarades électorales réputées pour leurs pouvoirs dissolvants, leur puissance de fourvoiement, leurs vertus politiques soporifiques.

Dans l’histoire récente, on a eu droit à l’expression de «Révolution de velours», pour désigner la transition de pouvoir entre la dictature totalitaire socialiste (tchèque) et la dictature capitaliste, autrement dit entre le capitalisme totalitaire d’Etat et le capitalisme libéral d’Etat. On a eu droit à l’expression de «Révolution orange», pour désigner le mouvement politique contre le trucage des élections survenues en 2004 en Ukraine. On a eu aussi droit à la «Révolution du jasmin» pour désigner la transition entre le pouvoir dictatorial libéral de Ben Ali et la dictature islamiste tunisienne.

Devant autant de falsifications historiques, une clarification politique s’impose : une révolution sociale ne consiste pas à déloger un chef d’Etat, fût-il un dictateur inamovible. Une révolution sociale ne consiste pas non plus à évincer une clique du pouvoir pour la remplacer par une faction rivale. Une révolution sociale œuvre à renverser un ordre social, un mode de production et ses rapports de production inhérents, afin d’ériger un nouveau mode de production et les nouveaux rapports sociaux de production afférents. Ainsi, la révolution russe de 1917 mérite le titre de Révolution sociale car elle a provoqué la destruction du mode de production agraire féodale et le renversement des rapports de production aristocratiques tsaristes, entraînant la construction du mode de production social-capitaliste et des rapports de production socialistes bureaucratiques.

Ceux qui usent du terme Révolution nous abusent. Cet usage immodéré du vocable Révolution vise à modérer l’usage de la Révolution. A rendre usagé le recours à la Révolution sociale. A travestir et galvauder le sens de la Révolution sociale. A dénaturer la compréhension de la Révolution. Paradoxalement, ce sont les mêmes qui fustigent les authentiques Révolutions (1789, 1917), condamnées pour leur radicalité, ravalées à l’état de coups d’Etat, qui encensent les transitions politiques réputées pour leur innocuité, rehaussées complaisamment au rang de révolutions.

Pour quelle raison inavouée et inavouable les médias s’empressent-ils de qualifier tout remaniement gouvernemental violemment imposé (par la rue) de Révolution ? Sinon dans le dessein de disqualifier la véritable Révolution. Celle qui détruit l’Etat féodal ou bourgeois et ses institutions pour les remplacer par une nouvelle forme de gouvernance innovante, portée par la nouvelle classe émergente révolutionnaire (la bourgeoisie fut un temps révolutionnaire), souvent à la suite d’une période marquée par une situation de double pouvoir et d’incapacité de l’Etat à gouverner. Celle qui détruit l’ancien mode de production pour instaurer de nouveaux rapports sociaux de production sur des fondements économiques radicalement différents.

Dans tous les exemples cités plus haut («révolutions» de velours, orange, du jasmin), il s’est agi d’un simple transfert du pouvoir au sein de la même classe dominante capitaliste. Si révolution il y a eu, elle est de palais. En effet, dans ces pays précités (particulièrement les fumeuses «révolutions arabes», qui ont été parfois, on l’admettra, des insurrections mâtées), non seulement l’Etat et ses institutions administratives et répressives (armée et police) demeurent intacts entre les mains de la même classe dominante, mais surtout le même mode de production capitaliste continue à organiser l’économie, à régner dans ces pays. Le prolétariat a été tenu à l’écart de ces bouleversements politiques factices, souvent commandités par les puissances impérialistes ou ourdis par un clan des caciques du pouvoir. Qui plus est, le peuple a été utilisé uniquement comme chair-à-manifester, chair-à-voter, souvent par les mêmes politiciens. Ou, il s’est agi, dans le cadre d’une opération de lifting soigneusement prise en charge par les puissances financières internationales, de l’élection d’une nouvelle élite constituée d’intellectuels ou de personnalités bourgeoises issues du sérail, tout aussi assoiffée de pouvoir, attirée uniquement par les prébendes offertes par les sinécures gouvernementales et parlementaires. Au reste, pour les peuples de ces pays précités, notamment la Tunisie et l’Egypte, leurs conditions sociales n’ont connu aucune amélioration. Bien au contraire : elles ont subi une vertigineuse dégradation.

Aujourd’hui, en Algérie, en cette période d’effervescence citoyenne festive, matérialisée par des manifestations processionnelles sur fond d’ambiance de kermesse, désormais ritualisées, nous avons droit à l’expression de «Révolution joyeuse», pacifique, pour désigner la transition entre l’ancienne clique du pouvoir et une nouvelle clique revampée issue de la même caste dirigeante, entre les récents ministres biberonnés au sein du FLN discrédités et les anciens apparatchiks du FLN exhumés de leur tombale retraite dorée.

Force est de constater que les mobilisations massives de millions d’Algériens n’ont aucunement ébranlé le régime. Il faut reconnaître qu’il résiste à l’assaut de la population algérienne dirigée par l’opposition petite-bourgeoise avide de pouvoir. C’est même un paradoxe que plusieurs mois de mobilisation drainant des millions de manifestants n’ont nullement déstabilisé le régime, toujours aussi fortement installé dans ses treillis, protégeant son rentier palais présidentiel et ses autres institutions étatiques lucratives. A l’exception anodine du départ forcé du président Bouteflika, les mêmes dirigeants gouvernent toujours le pays. Serait-ce la preuve qu’il ne s’agit absolument pas d’une révolution, mais d’une simple révolte citoyenne cornaquée par les élites bourgeoises, révolte vouée à s’essouffler une fois la nouvelle clique politicienne intronisée aux commandes de l’Etat capitaliste algérien ? Le scénario actuel plaide en faveur de ce dénouement dénué de toute transformation révolutionnaire. A moins d’un sursaut inattendu du prolétariat (1) algérien auto-organisé, réservant d’heureuses surprises émancipatrices.

A l’évidence, si l’opposition stipendiée, l’opposition parlementaire accréditée et l’opposition petite-bourgeoise précarisée et paupérisée ont leurs propres mobiles de protester, ces élites bourgeoises s’appuient aujourd’hui sur le prolétariat et les couches populaires (chairs à manifester), qui ont leurs propres motivations de se révolter. Aussi, en dépit des convergences de luttes, cristallisées par les parades festives hebdomadaires, il ne faut pas perdre de vue les oppositions d’intérêts de classe entre les couches populaires et les catégories sociales bourgeoises.

Incontestablement, pour ces bourgeois, seule importe la conquête du pouvoir pour s’arroger la rente, s’octroyer les sinécures parlementaires et gouvernementales, s’offrir les juteuses prébendes. Mais pour le prolétariat algérien, il n’a aucun motif de participer à cette interminable ruée processionnelle hebdomadaire, déployée dans une atmosphère de carnaval, à cette rentable curée électoraliste déclenchée par les élites bourgeoises recyclées, à cette purée programmatique politicienne interclassiste. Car, in fine : élire un clan de malfaiteurs à la place d’un autre clan de brigands, un nouveau Président «démocrate» au palais emberlificoteur d’El-Mouradia, où est l’intérêt pour le prolétariat algérien ? Lutter pour la démocratie sous la domination capitaliste n’apporte aucune amélioration sociale aux prolétaires, aucune possibilité d’accéder au pouvoir, «monopole» exclusif des classes possédantes.

De toute évidence, le vecteur principal du soulèvement sera la capacité du prolétariat algérien à imposer ses mots d’ordre de classe : amélioration substantielle des conditions de vie, distribution massive de logements, multiplication et perfectionnement des services sociaux et médicaux, contrôle des prix, limitation de l’inflation, augmentation des salaires et des pensions de retraite, refonte totale des conditions de travail – à commencer par la disponibilité d’emplois de qualité, le développement de la formation, etc.

Ce ne sont pas des revendications révolutionnaires : de toute manière, les conditions objectives de la révolution prolétarienne en Algérie ne sont pas réunies. En revanche, ces revendications sont potentiellement révolutionnaires car le régime en place, ni celui qu’escompte instaurer l’opposition bourgeoise, ne peut absolument pas les satisfaire. C’est donc au prolétariat algérien de les imposer par sa lutte sociale radicale. Mais surtout de s’assumer comme classe alternative au règne de l’argent et de la corruption «démocratique».

En Algérie, certes, il s’agit de l’ouverture d’une nouvelle ère marquée par un soulèvement populaire inédit contre le Système FLN, contre la minorité des dirigeants du régime despotique qui contrôle le pouvoir et s’approprie les richesses depuis l’indépendance. Mais, au-delà du rejet de la clique au pouvoir, on n’observe aucune volonté de transformation radicale de la société algérienne, sinon la revendication de changer une caste politique pour une autre. Une chose est sûre : les élections, surtout en période «pré-révolutionnaire», ont pour rôle de désamorcer la crise, de garantir la paix sociale, donc d’imposer le maintien de l’ordre établi. De retirer l’initiative à la classe prolétarienne révolutionnaire pour la transférer à la classe bourgeoise réactionnaire au travers des mascarades électorales organisées dans un pays toujours dominé par le même système économique capitaliste et le même mode de représentation électorale dans le cadre de la République (laïque ou islamiste) bourgeoise. Pour preuve : l’histoire récente (Egypte, Tunisie, etc.) nous a enseigné que, quelle que soit l’issue du suffrage universel libre (sic), l’élection est toujours remportée par des politiciens au service du capital. Les élections représentatives, bien qu’appuyées par l’émergence d’une nouvelle caste politique, ne pourront résoudre aucun des problèmes fondamentaux auxquels est confronté le prolétariat algérien, car ces problèmes sont insolubles au sein du mode de production capitaliste moribond.

Force est de constater que, pour le moment, les revendications politiques se cantonnent aux doléances démocratiques bourgeoises. Le prolétariat algérien n’a pas réussi à imposer son agenda politique et se résigne à jouer les faire-valoir des élites bourgeoises en passe d’obtenir le partage de la rente pétrolière entre plusieurs cliques recyclées.

En dépit des campagnes de boycott des élections et des appels à la grève générale, l’élection du 12 décembre a pu se dérouler, certes, avec une très faible participation : le taux officiel de 40% de votants, selon certaines sources, n’est pas crédible ; le chiffre réel doit se situer autour de 10%. Dès le lendemain de la victoire de Tebboune, les tractations entre les élites bourgeoises et le nouveau ancien régime bouteflikien ressuscité se sont accélérées.

Une chose certaine est que la nouvelle clique post-FLN au pouvoir (épaulée par des personnalités issues du Mouvement du 22 février) dévoilera rapidement son incapacité à satisfaire les revendications de la rue et du prolétariat, ouvrant ainsi la voie à la maturation accélérée de la révolution sociale.

A l’évidence, le régime n’a jamais désarmé. L’impotence institutionnelle du pouvoir ne présume donc en rien de sa réaction violente. Les multiples attaques de bandes armées (baltaguias) perpétrées ces dernières semaines contre les manifestants, la recrudescence de la répression policière, la poursuite de la politique d’incarcération tous azimuts constituent les prémices d’affrontements violents imminents. Les confrontations vont se poursuivre et s’envenimer, au fur et à mesure de l’aggravation de la crise économique algérienne. Comme en Egypte, au Venezuela, au Nicaragua, au Chili, en Irak, en Iran, et même en France, où ces régimes aux abois ont prouvé de quelle férocité répressive ils sont capables, tout laisse présager que le régime algérien n’aura d’autre solution de sortie de crise que la répression féroce ou l’octroi de quelques concessions aux élites bourgeoises aux fins de les mobiliser contre le prolétariat en révolte.

Aussi revient-il au prolétariat algérien, en association avec l’ensemble des couches sociales non exploiteuses, sous le patronage de l’armée populaire algérienne, réformée (seule institution moderne structurée, dotée d’une logistique capable de défendre la future inéluctable révolution et d’assurer la sécurité du pays en cette période de déstabilisation régionale, en un mot de jouer un rôle central), d’éviter cette sanglante perspective par le renforcement et la conscientisation de sa lutte de classe au moyen de son auto-organisation politique, lui procurant ainsi la force collective d’exiger des concessions, une amélioration de ses conditions de vie et de travail, en attendant l’ultime révolution sociale, aujourd’hui impulsée dans plusieurs pays.

Pour conclure, comme dans tout soulèvement de masse, l’évolution et l’issue d’un Mouvement social se déterminent en fonction des rapports de force entre les deux principales classes antagonistes. Après une longue période d’apathie politique, tout surgissement de soulèvement populaire massif suscite spontanément de grands espoirs et une extraordinaire adhésion militante. Mais au fil du développement de la lutte, on prend conscience aussi bien des aspects efficients du Mouvement que de ses carences politiques et organisationnelles. Pour ce qui est du Hirak, bien que populaire (les prolétaires algériens constituent toujours le moteur du Mouvement 22 février né sur le terreau d’une crise économique rampante), nous avions, d’emblée, souligné son caractère politique petit-bourgeois, son défaut de radicalité combative et de structuration organisationnelle, son absence paradoxale de revendications sociales, en résumé sa défaillance en matière de perspective révolutionnaire. Une chose est sûre : le Hirak demeure impuissant dans son affrontement «contre le système», car son caractère interclassiste obère ses potentialités de se transformer en mouvement de lutte anticapitaliste.

Néanmoins, en dépit de cette faiblesse politique et combative, corollaire de plusieurs décennies de dépolitisation frénétique et d’islamisation amollissante, le Hirak a remis sur le devant de la scène historique la nécessité de la lutte politique, de la transformation sociale ; en un mot le projet, émancipateur, timidement objectivé de manière balbutiante et filandreuse.

Cette fois-ci, les conditions objectives et subjectives n’étaient pas encore réunies pour impulser une authentique révolution. Mais ce n’est que partie remise. En effet, la crise économique systémique et l’instabilité politique (une fois que les partis intermédiaires bourgeois, arrivés les uns après les autres au pouvoir se seront ruinés, épuisés, discrédités) acculeront inéluctablement le prolétariat algérien à prendre directement en main le destin social de son sort et de son pays. La prochaine manche sera autrement plus radicale, consciencieuse et organisée, potentiellement triomphante, car armée des expériences et enseignements actuels tirés du Mouvement du Hirak.

Aujourd’hui, pour le prolétariat algérien, en particulier ses éléments les plus consciencieux, l’heure est au bilan pour comprendre et analyser l’échec – provisoire ? – de cet extraordinaire mouvement de masse. Et non à la crânerie militante (prétendre que le Hirak est victorieux est une forme d’outrecuidance politique irresponsable), à la myopie politique (affirmer qu’il s’agit d’une révolution est une imposture), à la poursuite interminable des inoffensives parades hebdomadaires carnavalesques.

M. K.

(1) Le prolétariat est la classe sociale opposée à la classe capitaliste. Elle est formée par les prolétaires, également désignés couramment comme travailleurs.

Le prolétaire ne possède ni capital ni moyens de production et doit donc, pour subvenir à ses besoins, avoir recours au travail salarié. Le prolétariat ne se réduit donc pas au stéréotype de l’ouvrier en blouse bleue, ni du travailleur souillé des mines, mais recouvre l’ensemble des êtres humains qui doivent se soumettre à un travail salarié, quels que soient leur niveau de vie et le niveau de leur salaire (quid de la fallacieuse classe moyenne). Le prolétariat est constitué de l’ensemble des salariés et des chômeurs (considérés comme des salariés sans emploi). Le prolétariat est la classe sociale qui, pour avoir de quoi vivre, est obligée de vendre sa force de travail à la classe antagoniste, qui dispose du capital et des moyens matériels de production. Aussi, pour parler de l’Algérie, la majorité de la population active est prolétarienne, à titre de salariés en activité ou au chômage.

 

Comment (35)

    Saucisse et champagne.
    27 janvier 2020 - 21 h 51 min

    Les intelligents derrière ce show vivent presque tous en Europe, londres ,Genève et paris ,les autres. Assoul et salut lès copains un pied au bled et l’autre en france VIP visa.les perdants sont ceux qui croient que leurs hirak réussira et leurs drapeau aura un respect national et international.les gagnants sont ceux qui travaillent et réfléchissent pour le futur de leurs enfants et non de yetnehaw gaa et lès remplacé avec lès surfaw gaa..

    MOHAMED kRARROUBI
    27 janvier 2020 - 13 h 08 min

    TROTSKI est arrivé é é é ! . L’Algérie sortira – t – elle de l’emprise du malheur ?

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    Souk-Ahras
    27 janvier 2020 - 10 h 32 min

    Quelles sont les données sociétales en cours dans notre pays en termes de « classes » ?
    – un prolétariat quasi inexistant,
    – une UGTA raccrochée aux gains rentiers dont elle défend les seuls promoteurs,
    – des syndicats dits indépendants interdits de réclamations étendues au plus grand nombre,
    – une semi-bourgeoisie rentière qui se complaît dans son improductivité,
    – une « religiosité » qui appelle à l’abandon de poste massif 5 fois par jour, et à une activité hautement lucrative basée sur l’import-import,
    – un legs boutéflikien de 20 ans de suivisme pas-à-pas des richissimes et oiseuses monarchies moyen-orientales qui a obéré toute forme d’évolution sociale syndicale,
    – etc, etc.

    Ce qui me fait dire de :« Vraie révolution ou simple révolte festive ? »
    Cette question fait sourire par son inconsistance en matière de sociologie locale et régionale. Elle est en décalage dans l’espace et dans le temps.

    Qu’est-ce-qu’une révolution ? Développe MK en situant l’action dans un contexte spécifiquement lié au monde occidental tel que nous le connaissons.
    Mais il contourne l’effet Hirak et ne dit rien sur comment son irruption dans le temps court peut-elle devenir histoire ; ni sur comment l’ordre nouveau qu’il crée peut-il s’installer. Répondre avec pertinence à ces deux interpellations affinerait la compréhension de la notion de révolution, car celle-ci peut se décliner sous plusieurs sortes, différentes les unes des autres.

    Au lieu de cela, MK nous livre une dissertation en bonne et due forme sur les révolutions occidentalo-occidentales, notamment française et russe, marquée d’une profonde empreinte de type marxiste-léniniste. Sans trop se demander, hélas, si un parallèle peut être commis avec le Hirak, compte tenu des énormes écarts et différences des modèles sociétaux, incompressibles et encore moins réductibles, qui caractérisent deux blocs (mondes) que tout sépare : le monde dit occidental industrialisé et prolétarisé et le nôtre propre, de nature agro-pastorale qui suggère la non existence d’un prolétariat ou d’une bourgeoisie au sens marxiste ou gramscien du terme. Nous ne pouvons dès-lors, parler d’une lutte de « classes » entre un ordre ancien et un ordre à mettre en place.
    Marx et Gramsci, cités à tort et à travers par certains, ont certes fourni des outils de réflexion sur la « lutte des classes » pour l’avènement d’un ordre nouveau. Mais ces outils ont été élaborés à partir de contextes préexistants dûment établis dans leurs sociétés occidentales industrialisés, prolétarisées, instruites, syndiquées, et déjà démocratisées. Ceci revient à dire que la « lutte des classes » promue par ces deux penseurs ne peuvent nous être applicables. D’où la nécessité de recourir à une autre forme de révolution, celle qui s’écrit dans sa forme bi-hebdomadaire revendicatrice et pacifique du Hirak où générations différentes, statuts différents, et opinions différentes convergent vers un but unique : la liberté en droits et devoirs égaux pour tous.
    En cela, le Hirak est une nouvelle forme de révolution, le temps en parlera mieux que je ne le fait.

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    Alfa
    26 janvier 2020 - 20 h 21 min

    L’oisiveté est mère de tous les vices dirait-0n.
    La seule révolution qui a à mon sens perturbé les occidentaux et le monde jusqu’à l’os c’est celle de Khomeini qu’on l’admet ou non. Le guide de la révolution iranienne avait pris plus de 10 ans en l’exil (France) à se former pour fomenter ce que l’on appelle aujourd’hui par changement radicale la révolution du peuple de tout l’appareil étatique du Shah d’Iran qui avait régné d’une main de fer pendant des décennies pour se faire éjecter du pouvoir.
    On pourrait l’appeler chez nous comme un sursaut révolutionnaire et pas un renversement de régime du pouvoir/gouvernement actuel. Pour faire une quelconque révolution il faut un guide au dessus de tout soupçon et un parti ou deux solidement imbibé de valeurs ancestrales avec des idiologies typiquement Algérienne et non avec des slogans et des concepts importés tout azimut de l’occident.

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    lhadi
    26 janvier 2020 - 16 h 07 min

    Beaucoup de révoltes échouent parce que l’idée révolutionnaire n’est pas partagée par tous.

    Commencer une révolution est facile ; la continuer et maintenir son élan, là est la difficulté. D’où la nécessité d’analyser dans le détail la situation avant d’initier quoi que ce soit. Toute action doit être entreprise dans le cadre d’une stratégie.

    La conception de la lutte, dès l’origine, détermine le succès ou l’échec de la révolution.

    L’heure n’est pas de s’encombrer de petites mesquineries partisanes, de politique politicienne complètement stériles mais de raviver le débat sur la pratique d’une démocratie moderne apaisée garante d’une alternance maitrisée.

    fraternellement lhadi

    ([email protected])

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      Anonyme
      26 janvier 2020 - 16 h 45 min

      Saha khoya lahdi.

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      Elephant Man
      26 janvier 2020 - 20 h 30 min

      @Lhadi
      « Toute action doit être entreprise dans le cadre d’une stratégie ».
      Effectivement, nécessité de représentants authentiques avec un programme politique PRAGMATIQUE RÉEL.

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    c'est plutôt festif
    26 janvier 2020 - 14 h 58 min

    incroyable, on en parlait ce matin avec mes amis d’alger! la manif du hirak ressemble plus à une marche pour passer de bons moments que autre chose. faute de loisirs gratuits à alger ou peu onéreux, les algérois qui s’ennuient ben ils font du hirak. les femmes discutent entre elles, les jeunes rigolent entre eux, etc. le hirak est là en vérité que pour mettre la pression sur tebboun pour lui rappeler « attention on t’accepte mais on te surveille ». pour le gaz de schiste je suis stupéfait de voir que les gens scandent leur mécontentement qui va exactement dans le sens de la france, car la france n’ayant pas de gaz de schiste ou du moins exploitable à peu de frais, inonde la presse par la dangerosité du gaz de schiste, pour influencer les algériens de ne pas le faire alors que tous les pays du monde qui en dispose l’exploitent ou vont l’exploiter. nos autorités doivent expliquer que l’extraction du gaz de schiste n’est pas anti écologique car les nappes phréatiques ne se trouvent jamais dans une zone où il y a du gaz ou pétrole, mais c’est des nappes avec de l’eau salée, que si c’était dangereux, les plaintes arriveraient sur les tables de procureurs aux USA mais ce n’est pas le cas. et quant à la vidéo due l’eau du robinet qui s’enflamme, est une vidéo fake car l’eau s’enflammait bien avant l’exploitation du gaz de schiste, car l’eau était déjà en contact avec le méthane sous terrain. donc algériens vous faites manipuler par la lafrance , le maroc et la russie.

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      Anonyme
      26 janvier 2020 - 17 h 34 min

      @C’est plutôt festif
      3 millions de $ de dommages et intérêts versés à une famille du Texas par Aruba Petroleum.
      F

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        Argentroi
        27 janvier 2020 - 10 h 24 min

        Anonyme du 26 janvier 2020 – 17 h 34 min
        Bob et Lisa Parr du comté de Wise, au Texas, ont allégué que la contamination des eaux souterraines, la pollution atmosphérique et d’autres déchets associés à la fracturation hydraulique pour le gaz naturel et d’autres forages près de leur ranch de 40 acres ont causé des migraines, des éruptions cutanées, des étourdissements, des saignements de nez et d’autres symptômes dans leur famille, animaux de compagnie et bétail. Les problèmes ont commencé en 2009….
        Les avocats de la société de forage ont souligné qu’il y avait plus de 100 puits à moins de deux milles du ranch Parr. »Comment déterminez-vous quel puits a causé quoi, le cas échéant, des dommages? », a déclaré Ben Barron, représentant d’Aruba, selon le Dallas Morning News.
        On lit bien dans ce compte-rendu que le ranch était entouré de plus de 100 puits, alors les désagréments causés à cette famille n’ont aucune mesure, mais vraiment aucune, avec les catastrophes écologiques et les cataclysmes qu’on nous annonce depuis plus d’une décennie.
        De plus cette affaire a été jugée en première instance avec un jury populaire mais Aruba Petroleum a fait appel.
        En 2016, on a relevé le nombre de 180 000 puits liés au gaz et au pétrole de schiste aux USA, alors une seule affaire jugée en première instance à cause de désagréments parait insignifiante surtout que chez nous en Algérie, l’exploitation se fera dans le désert des déserts.

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    anonyme
    26 janvier 2020 - 14 h 00 min

    Mr MK stop boring us with your analyses if you think your an intellect and up to the task find us some solutions .
    It’s too early to think the HIRAK is going away soon .
    Do yourself a favour « Range ta plume et rentre chez toi »

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    Le Légume
    26 janvier 2020 - 14 h 00 min

    Il y’a un proverbe bien connu de chez nous qui dit : « Teba3e li bakike maa taba3che li dahket » (Suit celui qui te fait pleurer et non celui que te fait rire). Quel est le message que nous lèguent nos grands-pères ? A chacun son interprétation, quant à la mienne, elle a une double signification :
    1 – Je dois écouter quelqu’un qui me fait pleurer en condamnant mon acte, non pas par sadisme mais par leçons de renforcement de ma vigilance et surtout une protection contre certains dangers que je ne trouve pas évident.
    2 – Je dois me méfier de ceux qui me miroitent un plaisir éphémère qui risque de me conduire au désastre.

    Ma seule interrogation, K. Daoud, Mesloub Khider ou autres sont-ils :
    Des lanceurs d’alertes en faisant le bilan (1) du Hirak ou des lanceurs de torpilles pour l’anéantir (2) ?

    En tenant compte et en respectant tous les avis sur AP, ma question demeure donc, posée :
    Doit-on rire ou doit-on pleurer de leurs écrits ?

    Dans le sens :
    (1) Bilan : Un constat de ce que je vois à travers le prisme de ma pensée et non une remise en cause de la vue que me montre ce prime.
    (2) anéantir : Opération volontairement préméditée pour détruire ou exterminer.

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    chana khadra
    26 janvier 2020 - 13 h 39 min

    vous etes tous des hypocrites. la vrai revolution dans notre beau pays, est le changement des menralites . l’ete se baigner en maillot de bain, liberte de consommer ou pas des boissons alcoolisees, ou les cafes seraient mixtes. faire tomber le hallal et le haram arreter de mal traitrer les filles qui s’habillent a la mode . etc….. c’est mon humble avis . et ce jusqu’a ce que les gens s’habituent a la liberte . je donne un exemple trois jeunes croisent un femme agee et tres coquette . ils n’ont rien trouve de mieux que lui dire pourquoi vous n’allez pas a la mecque ramener une hajja . c’est nous qui devons changer. merci

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      Anonyme
      29 janvier 2020 - 8 h 09 min

      Tu as apparemment besoin de boire et de te rincer les yeux sur des plages pleines de filles en 2 pièces et des c la mixité perverse. C est ta conception de la liberté et par conséquent tu accuses les autres de vouloir interdire quelque chose, ces derniers ont eux aussi le droit de penser que tu veux interdire la morale quand tu demandes la totale “liberté” libertaire. Alors contente toi de respecter la majorité qui ne veut pas de ta vision des choses que tu veux imposer par le chantage intellectuel.

    fethi
    26 janvier 2020 - 13 h 15 min

    Contribution – Le Hirak : vraie révolution ou simple révolte citoyenne festive ?

    Bravo le titre résume tout
    C’est la fiesta del pueblo
    Le vrai hirak est mort depuis l’apparition du … de J Bennet

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    Mounir Sari
    26 janvier 2020 - 11 h 59 min

    Monsieur Mesloub Khider, la réponse est dans votre question.Le hirak est une vraie révolution qui a brisé le mur de la peur.Dans les hirak toutes les couches sociales sont représentées, hommes, femmes, intellectuels, personnes âgées et jeunes,.. Le hirak a engrangé plusieurs victoires telles que la démission du roi Bouteflika, la démission des 3B, la libération de certains détenus d’opinion, l’emprisonnement des corrompus,etc mais beaucoup reste encore à faire telles que l’instauration d’un vrai système démocratique, la liberté de la presse, la libération de tous les détenus d’opinions, la séparation de la religion de la politique, la primauté du civil sur le militaire, l’élection d’un président et non pas sa désignation ainsi que la libération de la justice de toutes les entaves!!!!

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    Karamazov
    26 janvier 2020 - 11 h 11 min

    « Le Hirak, vraie révolution ou simple révolte festive ? » Vous êtes encore plus approximatif que KD .
    « l’heure est au bilan pour comprendre et analyser L’ECHEC – PROVISOIRE ? – de cet EXTRAORDINAIRE MOUVEMENT DE MASSE »
    Je vous rappelle que c’est pour moins que ça que ça que KD a été lapidé, mais je suppose que ça lui aurait écorché la gorge de le dire car c’est plus facile de le plagier.

    Révolte festive ? Est-ce vraiment plus pertinent que branlade populacière ? Car en y ajoutant le qualificative « « festive » même le mot révolte à l’air d’une bouderie de vieux amants.

    Et nous y voilà ! Quand je vous disais que le Hirak est un mouvement messianique. S’il dure mille ans et qu’il se produit un changement c’est grâce au Hirak. Le Hirak est fait pour durer nous dit-on. Pour ne passoires vous avez autre chose à faire en attendant vous pouvez vaquer à vos occupations.

    Quand je vous disais aussi que si vous pensez que la classe politique et toutes les organisations satellites qui activent depuis des lustres ne vont jamais laisser qui que ce soit leur voler leur place vous disiez que le Hirak va touts les phagocyter. SI vous croyez encore qu’ils vont se retirer pour laisser la boite de Pandore hirakienne décider de leur sort vous vous mettez le doigt dans l’œil.

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    Je GOOL
    26 janvier 2020 - 11 h 06 min

    Le Hirak est mouvement propre au peuple Algérien, ni révolte ni révolution, on a marre d’un parti qui dirige le pays depuis son indépendance, avec des dirigeants traîtres et incompétents à majorité essue d’ex collabos du colonialisme, nous voulons une vraie indépendance, basée sur des élections propres et sans triche, une vraie démocratie, une justice pour tous, l’égalité de chance pour tout les citoyens et même à nos émigrés intégrés et loyaux, fini le Général propriétaire de la nation, fini le président qui trahi la nation sans être jugé, fini le partage des richesses entre les Issaba, nous devons rendre la fierté à nos Glorieux Chahid d’avoir chassés l’injuste occupant et ses Harkis, tôt ou tard nous réussirons, que Dieu tout puissant aide le HIRAK à nettoyer le pays de ses parasites nuisibles aux honnête citoyens amin

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    Zaatar
    26 janvier 2020 - 10 h 42 min

    Disons les choses en termes crus Monsieur Khider. Ce hirak est juste une manifestation contre le 5ème mandat et une colère contre les corrompus du système. Ce qui s’est déjà produits en d’autres circonstances, comme les colères contre la cherté des produits et autres soulèvements de la kabylie pour des revendications culturelles. Ce qui n’a jamais été un ébranlement conduisant à un renversement du système. Cela se traduit juste par des réajustements conduisant à de nouvelles règles établissant de nouveaux rapports entre la classe dirigeante et les dirigés, le socle fondateur et d’où l’on puise toutes les ressources étant toujours le même dans son noyau. Seule ses périphériques sont modifiés au gré des désidératas des manifestants. Ce que l’on constate en ce moment même et qui finira par faire revenir le calme quitte à user du bâton légalement. Cependant, cette grogne aura servi, comme en 1789, et il y en aura d’autres…ce n’est que juste une question de temps. Avec le temps va, tout s’en va…

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      Omar Khayyem
      26 janvier 2020 - 13 h 29 min

      Les sourds n’entendent mais ils voient les aveugles ne voient mais entendent …l’handicape se corse quand on cumule CÉCITÉ et SURDITÉ complexifié par une dégénérescence consanguine
      tels sont les TARES et AVATARS des BAGARRAS, journaleux et intellos à la petites semaine qui se sont MUS en hommes d’état et de pouvoir!! Quand la tendance de minimiser l’esprit et la lettre du mouvement du 22 FEVRIER 2019 en faisant FI de 1988, 1992,2001 refait surface d’une manière récurrente on est en droit de requalifier ces actes de RÉFLEXES Pavloviens et sont le fait de QUIDAMS (de tous bords) FORMATÉS par 58 années d’une MENTALITÉ néocoloniale TOTALITAIRE…!!
      Et sans hésitation ce qui se passe dans notre pays depuis que la bannière frappée du croisant et l’étoile flotte sur la terre d’ALGERIE n’a rien à envier au régime D’APARTHEID dans toute sa LAIDEUR!!
      Hirakement votre

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        Zaatar
        26 janvier 2020 - 18 h 27 min

        58 ans de formatage, donc ça n’est pas prêt de changer. Il faudrait au moins 58 autres années d’un autre formatage et encore…c’est justement ce que l’on dit, c’est juste une question de logique…binaire.

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          Zaatar
          27 janvier 2020 - 7 h 42 min

          Vous aurez beau ne pas être d’accord c’est ce qui nous renvoie la réalité de tous les jours. Et c’est cette réalité que l’on ne veut pas voir. Maintenant les raisons à cela sont diverses, on peut même en faire un sujet de thèse sur notre société.

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          Omar Khayyem
          27 janvier 2020 - 10 h 47 min

          La logique et la binarité appartient aux machines œuvres des humains…La dialectique, démarche de la pensée qui privilégie le caractère inséparable des propositions contradictoires (thèse, antithèse), que l’on peut unir dans une synthèse.ça c’est le propre des sociétés humains en mouvement et je ne vous apprends rien , les choses peuvent évoluer rapidement..l’histoire nous enseigne que même ceux qui se sont crus omnipotents…sont tombés en un laps de temps

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          Zaatar
          27 janvier 2020 - 20 h 44 min

          Peut aurait il fallu le demander à Shannon et Turing. Et tu aurais eu l’explication qui t’aurait convaincu. Ils ne sont plus de ce monde c’est dommage, mais ils ont laussr justement un héritage aux diverses sociétés qui pensent, réfléchissent , en mouvement grâce à eux deux justement…

    El menfi
    26 janvier 2020 - 9 h 53 min

    Aussi « carnavalesque » que puisse etre, selon vous M Mesloub, la revolution citoyenne qui dure depuis presque une année, il ne pourra jamais egaler le carnaval de mauvais gout que n’ont cessé de nous presenter la junte militaire depuis le putch de 1962 et par ses vitrines civiles.
    Le dernier episode de ce « film hinde » navet nous l’avons vu a travers la soit disant « interview » du « president-potiche » designé bessif qui a tenu un langage indigne meme venant de la part du dernier quidam inculte de Kahouette el chergui.
    Aussi, M Mesloub, si vous osez qualifier les images du film du Hirak citoyen de carnaval,les images du navet que n’a jamais cessé de nous presenter pouvoir mafieux depuis l’independance confisquée sont non seulement nauséabondes, indignes meme d’un carnaval mais sont également « hors competition ».
    Votre pouvoir dictatorial contre lequel se revolte le peuple depuis une année, ne tient encore que par la force des armes, de la corruption et le soutien de « mercenaires » de la plume qui ne cessent de nous « pondre  » des diarhées verbales « sachantes » au gueus du hirak qu’ils croient que nous sommes.
    Enough is enough, basta, assez, barakate les tromperies et les impostures « intellectuelles » !!!!

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    Thamourth
    26 janvier 2020 - 9 h 47 min

    Une révolution se fait avec des révolutionnaires.

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      Anonyme
      26 janvier 2020 - 14 h 38 min

      Et une contre-révolution se fait avec des doubabs…

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    Le Temps
    26 janvier 2020 - 9 h 33 min

    Pourquoi ca serait un Blasphéme de faire le point un An aprés le début du Hirak,,,?? Ca ma rapelle les citoyens qui interviennent sur les télé apres chaque accident de la circulation pour désigner «  »les coupables » » comme si eux étaient des Anges sur Terre…révolution’ mouvement populaire ‘ ou autre on s en fout l essentiel c est la finalité et les acquis…………….ca me rapelle cette Brave Dame qui disait le Hirak c est avant tout d apprendre a Nos enfants de vivre de L argent Hallal

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    Zaatar
    26 janvier 2020 - 9 h 25 min

    Pourtant il n’était pas comme ça MK au début de la « révolution » le 22 février…a lire les 2 commentaires, MK a changé d’état…il est passé de 0 à 1 ou de 1 à 0…c’est selon.

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      Karamazov
      26 janvier 2020 - 12 h 37 min

      salut Khouya Zaatar !

      Ah les vaches , ils vont me faire braire !

      Quand je te disais que l’évidence va tous les rattraper!

      Woullah qu’ils vont se mettre à genoux devant elle et lui demander pardon !

      Hier ils nous accusaient de traîtrise, d’ignorance , et ils ramenaient leur sciences infuse pour nous lapider aujourd’hui ils mangent leur chapeau sans aucune auto-critique préalable en plagiant même KD sans le le citer! Echec provisoire , mon luc !

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      Anonyme
      26 janvier 2020 - 15 h 03 min

      Tout ceux qu’on fait nous les Algériens et unique ce révolté dans le vent juste des justilucations qu’es qui a changer depuis février presque rien, un président élu bizarement encore des détenus en prisons jusqu’à quand encore du vent

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    Sansylo
    26 janvier 2020 - 9 h 06 min

    Votre post est nauséabond car vous rejetez à demi-mots toutes les revendications de la Révolution, oui c’est une Révolution pacifique , car dans votre langage vous cherchez l’affrontement , sachant que le pouvoir a tous les leviers de la répression.
    De quelle imposture parlez-vous ? Qui est vraiment l’imposteur ?
    Ce système venu d’ailleurs ou alors c’est le peuple qui est là dans ce grand pays depuis des millénaires ?
    Vous avez certainement des œillères autour des yeux pour ne pas voir comment se déroule cette révolution si pacifique malgré toutes les agressions policières et des baltagias que votre système manœuvre si bien.

    Vous manifestez une haine viscérale envers le prolétariat mais vous ignorez que c’est au peuple que revient de choisir comment il veut vivre .

    Vous êtes ,soit défaitiste, soit du mauvais côté du fusil.
    En fait, vous êtes la 2ème face de Kamel Daoud !

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      Anonyme
      26 janvier 2020 - 15 h 04 min

      Tout ceux qu’on fait nous les Algériens et unique ce révolté dans le vent juste des justilucations qu’es qui a changer depuis février presque rien, un président élu bizarement encore des détenus en prisons jusqu’à quand encore du vent

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    Anonyme
    26 janvier 2020 - 8 h 59 min

    Encore un autre Daoud qui confond politique et littérature…

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      Omar ok
      27 janvier 2020 - 22 h 39 min

      Vous faites une erreur d’analyse car vous vous servez de référents sociopolitiques occidentaux qui ne peuvent pas s’appliquer à notre réalité sociologique pour des raisons historiques, culturelles, d’organisation sociale, etc.
      Nous assistons à un mouvement révolutionnaire naissant, atypique par son côté bon enfant mais dont la force et en même temps la particularité à été de défier l’ordre établi et de le pousser à prendre en compte certaines revendications tout en évitant l’affrontement violent (les séquelles des 90’s sont encore présents). Le pouvoir a la légitimité de la violence et il l’exercera jusqu’au bout, alors soyons réalistes… Les résultats jusque-là bien que modestes prouvent que le pouvoir lache du lest, il faut maintenir la pression. Personne n’a décidé que ce sera une révolution prolétarienne. C’est au peuple de décider de son avenir. Pour le moment, il réclame ses droits fondamentaux, droits dont il a été spoliés durant presque deux siècles… Et il obtient des résultats: une bonne partie de la classe parasitaire et corrompue est sous les verrous, la constitution sera réformée, la liberté de la presse est à l’ordre du jour, etc.
      Si ça, ce n’est pas une révolution, qu’est-ce qui l’est finalement ? En ce sens, le hirak ne peut pas échouer car il réalise déjà des acquis inestimables et inimaginables il y a encore quelques mois de cela.

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