Interview – Dr Naoufel Brahimi El-Mili : «Le dégagisme du Hirak est surréaliste»

Naoufel Brahimi interv
Naoufel Brahimi El-Mili. D. R.

Mohsen Abdelmoumen : Dans votre livre Le printemps arabe : une manipulation ?, vous évoquez le rôle des Etats-Unis ainsi que du Qatar dans ce soulèvement. Ce livre est l’un des rares à aborder la question du «printemps arabe». Ne pensez-vous pas que nous vivons les conséquences du «printemps arabe» en ce moment avec l’instabilité en Libye et en Irak, et la guerre en Syrie et au Yémen, etc. ?

Dr Naoufel Brahimi El-Mili : Le titre de mon livre, rejeté par l’éditeur, était Pas de printemps pour les Arabes. Autant le cas de la Tunisie était une scénarisation d’une révolte spontanée, autant le cas de la Libye était une guerre planifiée contre Kadhafi. Comme toujours, l’Occident ne sait pas assurer un «service après-vente» de ses interventions intempestives dans le monde arabe, soit directement, soit en mettant des pays comme le Qatar en situation de sous-traitance. Depuis le «printemps arabe», l’Arabie Saoudite et les Emirats arabes unis se sont érigés en sous-traitants exclusifs des intérêts occidentaux. Ils sont tous d’accord pour exagérer la menace iranienne afin d’accorder une centralité aux monarchies pétrolières. Tout le monde semble oublier que les Iraniens, depuis Alexandre le Grand, n’ont gagné aucune guerre, mais ils ont gagné toutes les négociations.

Vous avez écrit un ouvrage intitulé France-Algérie : 50 ans d’histoires secrètes, en deux tomes. Comment expliquez-vous les relations occultes et ténébreuses entre la France et l’Algérie, et les mystères et intrigues qui entourent cette relation particulière ?

Sans entrer dans les détails des intérêts souvent communs et parfois conflictuels entre les deux pays, la question mémorielle pèse sur ces relations. D’une part, le pouvoir algérien, jusqu’à la chute de Bouteflika, n’avait aucune légitimité autre que celle liée de près ou de loin à la Révolution. D’autre part, la France avait mis sous le tapis la question de la Guerre d’Algérie. Maintenant que le président Emmanuel Macron semble déterminé à traiter cette question, la donne pourrait changer. Je pense que l’Algérie est indépendante de la France mais que celle-ci reste dépendante de notre pays, essentiellement pour des causes électorales. Le poids des électeurs français d’origine algérienne est loin d’être négligeable.

A votre avis, pourquoi l’Algérie a-t-elle un statut particulier auprès de la France par rapport aux autres anciennes colonies ?

L’Algérie indépendante demeure un sujet franco-français. Le nombre d’appelés, environ 500 000, de Français qui avaient effectué leur service militaire durant la Guerre de libération, touche toutes les familles de France. Après, s’ajoute celui des Pieds-noirs rapatriés. Sans oublier les harkis dont le traitement par la France reste une tache pour l’Etat.

La Guerre d’Algérie revient systématiquement dans tous les débats sur les chaînes de télévision françaises. Selon vous, les Français sont-ils sortis de leur traumatisme causé par la Guerre de libération nationale ? La guerre du Vietnam a traumatisé des générations d’Américains. A votre avis, la Guerre d’Algérie n’est-elle pas le Vietnam de la France ?

La guerre du Vietnam n’était pas une conséquence de la colonisation, plutôt celle de la Guerre froide. Aussi, si je prends seulement le cinéma comme critère, les Américains ont exorcisé la guerre du Vietnam. Ce n’est pas le cas du cinéma français qui traitait la Révolution du 1er Novembre essentiellement sous un angle de documentaire.

Votre livre Histoire secrète de la chute de Bouteflika décrypte les moments historiques de la chute de ce dernier. Selon vous, son règne, avec une oligarchie qui décidait, ne portait-il pas les germes de sa fin depuis plusieurs années ?

Le modèle économique de l’oligarchie algérienne ne pouvait pas durer. Il était basé sur l’argent de l’Etat. Au temps de Chadli Bendjedid, pour faire des affaires, il fallait l’appui d’un ministre. Sous Bouteflika, pour devenir ministre, il fallait le soutien d’hommes d’affaires. La dimension démocratique était mise dans un angle mort.

Le règne de Bouteflika n’a-t-il pas été une occasion manquée pour l’Algérie de se propulser au rang des pays émergents ? Ce règne n’a-t-il pas été un gâchis monumental pour l’Algérie ?

Bouteflika avait tout pour réussir : envolée des cours pétroliers et bonne pluviométrie. Seulement, l’intérêt du pays n’était pas sa première préoccupation. Car une économie saine aurait entraîné une démocratisation du pays, donc la fin de son règne. Ce qui importait au président déchu, c’était son égo qui le poussait vers une présidence à vie, quitte à acheter la paix sociale et à corrompre un grand nombre d’acteurs politiques.

Le vide politique dont est responsable le régime de Bouteflika a fait émerger une organisation comme Rachad basée à l’étranger et financée par le Qatar et la Turquie. Où sont passés les partis politiques algériens ? Comment expliquez-vous le vide politique que traverse l’Algérie, un pays qui a instauré le multipartisme en 1989 ?

Curieusement, en Algérie, le vide politique se caractérise par un trop plein politique. Des nano-partis comme Taj et d’autres n’avaient aucune fonctionnalité autre que l’entretien de l’illusion démocratique. La question n’est pas de savoir si la Turquie ou un autre pays peut interférer dans les affaires de l’Algérie. Il s’agit de réfléchir sur les faiblesses de notre pays. Un pays faible peut être phagocyté même par le Nicaragua. Cependant, je reste optimiste car avec une nouvelle Constitution qui instaure un équilibre des pouvoirs et surtout un président élu grâce au Hirak, plus rien ne sera comme avant.

Quand on voit ce coma politique, d’après vous, l’expérience du multipartisme en Algérie a-t-elle été une réussite ou plutôt un échec ?

A une ou deux exceptions près, le multipartisme en Algérie était la multiplicité des partis uniques. C’est donc un échec. Le défi aujourd’hui est celui d’élections propres qui peuvent fabriquer de véritables députés, maires, etc.

On a vu la régularité dans les rues du mouvement populaire, le Hirak, depuis le 22 février 2019. Ce mouvement populaire ne doit-il pas, d’après vous, recomposer ou participer à la recomposition de la vie politique de l’Algérie de demain ?

Je dis toujours qu’il y a eu deux Hirak. Le premier avait un but précis : pas de cinquième mandat. Alors que le second s’est laissé enfermer dans un dégagisme surréaliste. L’essentiel est d’avoir des objectifs réalisables pour l’intérêt du pays, que ce mouvement s’appelle Hirak ou parti politique, la question n’est pas là. Il faudrait esquisser un projet de société. On verra avec la nouvelle donne qu’incarne le président Tebboune. Je réitère mon optimisme.

L’actuel président fait face à plusieurs problèmes depuis son arrivée au pouvoir : la crise du Covid-19, une situation économique pour le moins délicate, l’alliance souterraine entre les forces de l’oligarchie et des organisations nébuleuses comme Rachad, etc. D’après vous, sur quelles stratégies peut s’appuyer le président Tebboune pour stabiliser le pays ruiné par vingt ans de règne de Bouteflika et ses gangs ?

Question difficile à laquelle je ne dois pas répondre par des «faut que» et des «y’a qu’à». Toutefois, je pense que la direction pour une nouvelle Algérie est prise. Je vois le prochain référendum comme une élection de confirmation. Les scandales qui touchent un grand nombre de députés doivent faire émerger une nouvelle «race» de législateurs. Un Etat de droit repose sur des lois justes et surtout appliquées rigoureusement.

La solution en Libye ne doit-elle pas être politique ? L’Algérie n’a-t-elle pas un grand rôle à jouer dans la résolution de la crise libyenne ?

L’Algérie est la clé d’une solution politique en Libye. Sur cette question, la présence du Président algérien à la Conférence de Berlin en ce début d’année confirme la centralité algérienne. Je rêve d’un mandat onusien accordé à Alger pour négocier une solution durable. La catastrophe libyenne est issue d’une lecture extensive de la résolution 1973 votée par l’ONU. Seul un pays riverain peut avoir un projet viable pour Tripoli. Il n’y en a que deux capables, l’Egypte et l’Algérie. Seulement, Le Caire a une diplomatie trop dépendante des pétromonarchies. Alors que celle d’Alger n’est dictée que par la protection des intérêts régionaux dans la durée.

Les experts internationaux en défense et en renseignement sont unanimes à reconnaître l’efficacité de l’armée algérienne et des services de renseignement algériens. Pourquoi, d’après vous, l’ANP est-elle la cible permanente de cercles occultes ?

L’armée algérienne est la colonne vertébrale de l’Etat dans un contexte régional plus que houleux. Elle est intimement liée au pouvoir, d’où ces attaques au nom de la démocratie. Bien sûr que, tôt ou tard, l’Algérie sera véritablement démocratique. Cela nécessite au préalable une stabilité régionale que seul notre pays, sous certaines conditions – mandat de l’ONU par exemple – peut achever. Seulement, qui en Occident souhaite une Afrique vraiment démocratique ?

Interview réalisée par Mohsen Abdelmoumen

Naoufel Brahimi El-Mili est docteur en sciences politiques de l’IEP de Paris. Chercheur en histoire et spécialiste des relations franco-algériennes, il vit en France depuis 1982.

Comment (39)

    Merzak
    10 septembre 2020 - 7 h 44 min

    Quand le premier ministre te dit que les Pyrénées tiennent leur nom du mot burnous et que tu te rends compte que ce sont toujours les mêmes cancres qui dirigent ton pays, tu réclameras sans hésitation a ce que tout le monde dégage.

    Anonyme
    10 septembre 2020 - 6 h 21 min

    « une économie saine aurait entraîné une démocratisation du pays » quand tout le monde pense que c’est plutôt l’inverse!! Il est quand même étonnant qu’un enseignant en sciences politiques puisse dire ça. Je ne sais pas si vous osez dire la même chose à vos étudiants?? Vos aînés m’ont toujours appris que sans fonctionnement démocratique on ne peut rien avoir de sain. Ni justice saine, ni économie saine, ni système éducatif sain, ni système de santé sain etc..

    Anonyme
    9 septembre 2020 - 23 h 59 min

    Non Mr Naoufel il n’y a pas eu un Hirak 1 contre le 5e mandat et un Hirak 2 pour le « dégagisme », il y a un seul Hirak qui s’inscrit dans les valeurs de Novembre 1954 et du congrès de la Soumamm du 20 Août 1956. L’urgence le 22 Février 2019 était de dégager Bouteflika, comme on ampute un membre atteint par la gangrène pour sauver d’une mort atroce le reste d’un corps et par la suite faire le curetage nécessaire pour circonscrire la gangrène. Le « dégagisme » s’apparente donc à ce curetage, et ne concerne que la pourriture du clan de Bouteflika. Ce ne sont que les gens mal-intentionnés et malhonnêtes qui entretiennent l’amalgame pour discréditer la noblesse de la cause portée par le Hirak.
    La Révolution de Novembre 1954 a foutu pas mal de complexes à ceux qui n’ont pas le courage d’ y adhérer, le Hirak lui aussi a foutu des complexes à ceux dont il a dévoilé la couardise et la lâcheté, alors ils essaient de le dévaluer, le discréditer et l’attaquer par les moyens les plus vils. Malgré tous les sales coups que lui porte la contre-révolution, le Hirak vaincra car il est une Révolution citoyenne portée par des millions d’Algériens ici-même et à l’Etranger.

    Le plan destruction de l'Algérie n'aura pas lieu
    9 septembre 2020 - 18 h 30 min

    Les Franc Maçon et leur affidés exécuteur du Makhzen et leur frères Sionistes
    On essaye depuis l’AVC de Bouteflika de détruire l’Algérie tant elle était fragile de part
    ses actions diplomatique ou notre armée de libération nationale qui est la seule digne héritière
    de notre indépendance Via notre sécurité !
    a subit que des attaques du Makhzen qui s’acharne à créer des émeutes avec leur marcheur du Hirak
    qui n’a rien de Mobarak car infiltré par les Makhzni !

      Analyse Sociologique ou discussion de comptoir ?
      9 septembre 2020 - 19 h 58 min

      Expliquer le Hirak par des Manipulations serait trop facile, et aucune personne censee ne peut croire a ce type d’explication. C’est meme l’inverse de l’effet recherche qui se passe…
      Le Hirak est le resultats d’une Accumulation de causes Endogenes ont cree un climat propice au Hirak…
      La liste serait trop longue..

    Le jour d’Apres et les perspectives
    9 septembre 2020 - 15 h 52 min

    Le problème est moins la Constitution que l’APRES-CONSTITUTION..
    L’exercice est TRES DELICAT dans un contexte particulier:
    1. Le contexte Regional:
    L’Algerie n’est pas l’Espagne ou le Portugal et n’est pas dans une region entourée de Démocraties prospères qui la soutiennent. L’Afrique du Nord n’est pas la Communauté Europeene des années 80 qui a soutenu y-compris Financirrement la Democratisation.
    2. Le contexte Economique: Nous sommes dans le monde Apres-CoVid en pleine recomposition Geostrategique dans l’espace Mediteranneen Et au delà entre la Chine et les USA.
    3. Le contexte social tendu
    4. Le contexte Politique: Verouillage du contexte Politique qui ne laisse d’espace qu’aux formations Extremes et réprime les voies Politiques Médianes et pragmatiques. Aucune alternative n’est laissée: la Peste Islamiste ou le Cholera Identitaire..
    5. Verouillage Mediatique et orientation des débats Par des forces divergentes et pour certaines de retour a l’ordre Ancien..
    Conclusion: il faut que les Décideurs actuels fassent preuve D’intelligence et Pragmatisme en expliquant clairement les Etapes De l’APRES-CONSTITUTION et donne des signes d’ouverture des champs Politiques et Médiatiques aux niveaux LOCAL, APC et APW et National dans la Perspectives des Elections pour l’APN.
    Tahya elDjazair et son Peuple pacifique.

    SaidZ
    9 septembre 2020 - 15 h 40 min

    Quand on voit benkhadem de retour et reçu à la présidence, on se rend vraiment compte que finalement le hirak n’a pas tord avec  » le dégagez tous ».

    Yassine
    9 septembre 2020 - 13 h 22 min

    Ce qui est surrealiste est qu’en 2020 et a 20 minutes a vol d’oiseau de l’Europe ,
    une dictature militaire s’impose par a force et fait fi des aspirations de tout un peuple .
    Le degagisme du hirak est destine au systeme politique qui au sommet du pouvoir se trouve une poignee de generaux souvent vereux et incompetents qui dirigent l’algerie vers les abimes du sous developpement .
    Apres le renvoi de Bouteflika , la solution etait au bout aux bouts des doigts .
    Installer a El Mouradia un comite de sages tels que messieurs Hamrouche , Benbitour et Bouchachi avec une feuille de route acceptee par le peuple .
    1) Preparer des nouvelles elections legislatives libres ( an-1) avec une nouvelle
    loi electorale . Seuls les partis politiques ayant eu au moins 5% des suffrages
    exprimes siegeront au parlement .
    2) Preparer des nouvelles elections presidentielles libres ( an-2).
    3) La nouvelle assemblee ecrit une nouvelle consititution qui sera le contrat
    social qui regira l’algerie .
    Mais la mafia militaire a dit NON et NON !
    Au final l’algerie continuera sa descente aux enfers a cause des generaux
    Monsieur El-Milia ne cherchez plus a devoyer le sens du degagisme du hirak !

      Said
      9 septembre 2020 - 16 h 00 min

      N’oubliez pas la dissolution TOTALE de l’APN formée de corrompus jamais élus par le peuple qui ne vivent que de la ch’kara.

      Belveder
      9 septembre 2020 - 18 h 27 min

      C est bien beau tout ca mais je te rapelle que tous «  »Ces sages » » ont décliné les offres et ne voulaient pas «  »se mouiller » » De plus chaque fois qu une initiative était entreprise par certains ils étaient taxé de «  »vendus a la solde du pouvoir » » et on a tourné en rond des vendredi entiers…pour des histoires d embléme amazygh ou autre futilité

    Salima
    9 septembre 2020 - 12 h 30 min

    Est ce que ce nom est algerien pour commencer ? On dirait un libanais qui vit aux emirats …

    Anonyme
    9 septembre 2020 - 12 h 28 min

    Quelqu’un qui sort de l’ombre pour defendre le systeme ! Personne ne te croit a Naoufel Brahimi El-Mili.
    Vous perdez votre temps.

    Salim Samai
    9 septembre 2020 - 11 h 18 min

    Sages recommendations! Un etat FAIBLE n´est NI respecté, NI infailible au CHANTAGE!

    Commencons par El Ses/Fondation!
    – ORGANISONS l´Etat de Droit, des Lois et des Institutions dont l´ANP en est une parmi plusieurs!
    – Batissons Toilettes Publiques ENTRETENUES sur TOUT le pays tel la Chine & le Conseil de Bill Gates!
    – Reorganisons la Sante Publique!
    – REVALORISONS la Maternelle/Kindergarten comme FONDATION avant l´Uni & le Lycee!

    à l'attention de Monsieur Mili !
    9 septembre 2020 - 10 h 52 min

    (…) je suis étonné de votre position « nouvelle » (??!!) que je trouve un peu légère et quelque part partisane vis-à-vis du pouvoir actuel. Vous prenez aussi avec beaucoup de légèreté le développement récent de la situation politique et institutionnelle grave du pays, vous qui avez pourtant l’œil d’un expert vigilent ! La révolution citoyenne est profonde et encore réelle même si les marches s’amenuisent et deviennent éparses à cause de la répression et des emprisonnements abusifs ! Vous ne parlez pas de tout çà, bizarre quand même Non, ce n’est pas fini Monsieur Mili même avec cette Constitution que vous nous présentez comme la panacée . Pour vous çà à l’air de marcher comme sur des roulettes. Bizarre, c’est ce nouveau Mili qui m’étonne un peu de par cette interview ! Désolé , mais je ne vous suis plus !

    Ghedia
    9 septembre 2020 - 10 h 29 min

    Apparemment, Noufel El mili était, dans sa jeunesse, un lecteur assidu de James Haddley Chase. Le titre qu’il allait donner à son livre me rappelle « Pas de printemps pour Marnie », une histoire de gangsters dans l’Amérique des années 30 (du siècle dernier) ce qui n’a rien à envier à l’Algerie d’aujourd’hui.

      Karamazov
      9 septembre 2020 - 10 h 57 min

      Dizouli pour vous Khouya Ghedia.

      Je croyais avoir lu tout Chase et que vous lui ayez attribué ce titre m’a surpris. Le Roman est de Winston Graham, son compatriote. Et le film éponyme est de Hitchcock.
      « Pas de printemps pour Marnie ». avec Sean Connery

      Sinon , sebegkoum lahsirates ?

      Foghest night
      9 septembre 2020 - 10 h 58 min

      Je lui suggère le roman  » face d’ ange mâche le piment « !

      Karamazov
      9 septembre 2020 - 11 h 12 min

      PS: ne confondez-vous pas avec : » Pas d’orchidées pour miss Blandish ? »

      Ghedia
      9 septembre 2020 - 11 h 48 min

      Excusez-moi cette bourde. Le livre que je voulais évoquer est  » Pas d’orchidées pour Miss Blandish »…

    Karamazov
    9 septembre 2020 - 10 h 18 min

    Ça a le merite de dire certaines évidences une fois que les jeux ont été faits : « Le hirak a vécu , la normalisation est en cours, il faut faire avec ».

    Nous autres nous avions dit dès les lendemains du 22 février 2019 qu’il n’y a rien à attendre du Hirak ou du pouvoir parce que nous avons avant tout un problème de culture et de société : une société qui se shoote à la rente et à la religion ne peut absolument pas générer en soi les conditions de son déplacement.

    Les preuves s’accumulent maintenant avec un Hirak enfermé dans un délire tnahawga3ist et un pouvoir persistant qui ne pouvant pas générer du nouveau se voit obligé de rameuter les vielles casseroles et de visiter les placards pour repartir comme avant.

    Le reste c’est Rachad et les partillons qui s’accrochent aux wagons qui font le buzz ou diversion.

      Anonyme
      9 septembre 2020 - 11 h 01 min

      Mr Belhimer on t’a reconnu!!

    Farida
    9 septembre 2020 - 9 h 59 min

    Ils ne cachent meme plus maintenant. Ils commencent a sortir a visage ouvert. Qu’il nous explique pourquoi ils doivent toujours s’expliquer se justifier au moyen orient ou aux USA et la France !

    Abou Stroff
    9 septembre 2020 - 8 h 56 min

    avec la modestie qui m’étouffe, je vais répondre, brièvement, aux questions posées au dr. N. B. E.
    1- le printemps arabe n’est pas une manipulation. les peuples (l’ensemble des couches sociales marginalisées par la logique de fonctionnement des formations sociales en question) se sont soulevés contre des régimes archaïques qui freinaient la dynamique de l’histoire humaine dont leurs peuples étaient exclus. il est tout à fait pertinent de remarquer que l’absence de projets clairement définis par ces divers soulèvements permettait, avec l’aide de régimes clients (les « féodalités » du moyen-orient, entre autres), à des puissances mondiales et à des puissances régionales de faire avancer leur agenda principal, i. e. le dépeçage de tous les pays « arabo-musulmans » en entités basées sur la religion et/ou l’ethnie.
    2- les relations occultes et ténébreuses entre la France et l’Algérie découlent essentiellement d’une histoire officielle en total déphasage avec l’histoire réelle. en d’autres termes, les pouvoirs qui se sont succédé en algérie et dont la légitimité reposait, en grande partie sur leur soi disant participation à la guerre d’indépendance doivent impérativement occulter leur non-participation à une guerre dont ils ont cueilli les fruits. la france ne pouvait qu’aller, malgré des couacs passagers, dans le sens des préoccupations de ses clients « indigènes ».
    3- l’Algérie a un statut particulier auprès de la France par rapport aux autres anciennes colonies parce que, contrairement aux autres colonies, l’algérie était une colonie de peuplement et qu’à ce titre, elle était considérée comme une partie intégrante de la france. l’indépendance de l’algérie ne pouvait être ressentie, par la france, que comme une ablation d’une partie de soi. c’est d’ailleurs pour cette raison que la guerre d’algérie est continuellement et sans relâche, évoquée par les médias français et……………………… les pieds noirs français.
    4- bouteflika n’est pas tombé du ciel. il a été ramené par ceux qui nommaient et dégommaient, à l’époque, les dirigeants apparents. malheureusement pour ceux qui l’ont ramené, boutef était doté d’un ego aux dimensions gargantuesques. pour se dépêtrer de leur emprise, boutef s’est débarrassé de tous ceux qui risquaient de lui faire de l’ombre dans son projet d’occuper, tout seul, l’olympe.
    5- la chute de boutef n’est qu’un détail de l’histoire qui montre simplement que ce dernier a été sacrifié pour que le système basé sur la distribution de la rente et sur la prédation perdure et se renforce sous d’autres « traits ». en effet, lorsque boutef ne pouvait plus assurer la cohésion de la marabunta qui nous gouverne, il fallait, impérativement, trouver un moyen pour que la logique de fonctionnement du système ne soit pas remise en cause. une issaba, se présentant comme représentante des « sans-culottes », a désigné une autre issaba à la vindicte populaire et s’est attelée à l’éliminer. quant à savoir si le règne de boutef a été un gachis, on peut avancer qu’il a été un gâchis pour certaines couches sociales et un el-dorado pour d’autres couches sociales. ce que nous pouvons observer est que boutef parti, le système basé sur la distribution de la rente et sur la prédation lui survit, malgré quelques fausse-notes conjoncturelles.
    6- à la question d’expliquer le vide politique que traverse l’Algérie, il suffit de répondre que, dans le système basé sur la distribution de le rente et sur la prédation, il n’y point de place à une quelconque activité politique puisque le système en question ne permet ni l’émergence d’une société civile (au sens de Gramsci ou de Marx), ni de citoyens conscients de leurs droits et de leurs devoirs qui la composeraient et encore moins de partis politiques qui défendraient des intérêts de classes particuliers et différenciés. quant à l’organisation « rachad », elle n’est qu’un appendice insignifiant de la mouvance islamiste qui veut être émir (islamo-nationaliste) à la place de l’émir (nationalo-islamiste).
    7- je pense et je le ressasse depuis des lustres que le hirak n’est que l’expression d’un ras le bol face à une mal-vie due, en grande partie, à la perception d’une distribution inégalitaire de la rente. en dehors de cette perception palpable et quantifiable, le hirak n’a pas de substance (à cause de la logique de fonctionnement du système rentier) et il parait illusoire d’en attendre quoi ce que ce soit, à part des séances hebdomadaires de défoulement servant de catharsis à une mal-vie remarquable.
    8- le seul acquis de la mise au placard de boutef est que plus personne ne peut se cacher derrière une soi disant légitimité historique. ce qui revient à dire que tout est possible, y compris la reconduction, sous d’autres formes, du système basé sur la distribution de la rente et sur la prédation dont boutef n’a été qu’un parrain conjoncturel.
    9- je pense, bien que j’essaie de ne pas être un oiseau de mauvaise augure, que le destin de la libye est déjà scellé, comme le sont les destins de l’irak, de la syrie, du soudan, du yemen et bientôt de …. en d’autres termes le dépeçage de la libye est en cours et suivra son cours pour la simple raison que les libyens n’ont jamais été autre chose qu’un ensemble hétéroclite de tribus et à l’inverse des algériens dont la culture tribale a été, en partie détruite par le colonalisme et dont le patriotisme a été consolidé par la guerre d’indépedance, les libyens ne partagent point le sentiment d’appartenance à une nation.
    10- enfin, je réitère ce que j’avance depuis des lustres: l’ANP est la cible permanente de cercles occultes et de cercles non-occultes pour la simple raison que l’armée est la seule force organisée capable de diriger le processus de dépassement du système basé sur la distribution de la rente et sur la prédation dont la logique de fonctionnement sert, d’une part les couches rentières indigènes et d’autres part, les intérêts bien compris des puissances impérialistes.
    en d’autres termes, sans l’armée nationale populaire, l’algérie serait dépecée en plusieurs morceaux pour le plus grand bénéfice des puissances impérialistes et de ………………. l’entité sioniste.

      Bahri Redouane
      9 septembre 2020 - 13 h 50 min

      Bravo M. Abou Stroff très belle analyse qui à mon sens reflète la réalité et « abou stroff » un peu N B E.
      Cela aurait été meilleur si l’alias « Abou Stroff » ne rappelle pas les années de braise bien que les goûts et les couleurs ne se discutent pas.
      Salutations amicales.

        anonym
        9 septembre 2020 - 18 h 39 min

        Mr Bahri Redouane
        Abou Stroff voulait dire les COUPS et les DOULEURS

      Soraya
      9 septembre 2020 - 16 h 19 min

      Je vais être brève, en 2011 je téléphonais souvent par Skype pour joindre Alger. Comment vous expliquez que je recevais des messages me disant « si j’ai de la famille ou des Amis en Algérie, il faut leur dire de se révolter ». Alors que Alger était calme quand la Syrie entrait dans son Printemps ?. J’ai vécu cela. Aussi la femme de Bachar par Facebook le détail de son compte Ebay était détaillé sur les Smartphone syriens disant regardez les affaire de luxe que sa femme se permettait. Je l’ai vu de mes propres yeux sur internet. Alors ne dites pas que la main des Quatari et des Frères musulmans propriétaires de cette Franchise de l’Islam, n’y était pour rien. Je suis tout a fait d’accord avec l’auteur en tout point de vue, précisément le dégagisme n’est pas réaliste, la vrai Démocratie viendra quand les conditions économiques et la stabilité dans la région seront réuni. On a besoin de mesmar djeha pour l’instant autrement la maison va s’effondrer.

      Elephant Man
      9 septembre 2020 - 17 h 16 min

      @Abou Stroff
      Ce n’est un secret pour personne qui sont derrière ces printemps arabes et ces révolutions colorées, d’ailleurs vous notez aucun printemps arabe au makhnaz à moins que ce ne soit si l’on en croit Sarkozy cf.2019 l’unique modèle de démocratie dans la région après avoir installé une magnifique démocratie OTANazienne en Libye.
      Pour rappel Roland Dumas ex MAE français a déclaré avoir été informé in UK de la guerre en Syrie des années avant que celle-ci ne débute en 2011……
      Pour rappel la Libye :
      @Elephant Man 26/07/20 :
      BHL a déclaré au CRIF que son intervention en Libye était en tant que JUIF ET SIONISTE.
      BHL est l’origine de la création du CNT et avant l’assassinat barbare délibéré par la France BHL du Guide le Colonel Gueddafi Allah Yarhmou sans parler de la population Libyenne décimée.
      Voilà un homme riche, qui ne va JAMAIS depuis sa villa de marrakech parler démocratie et de Droits de l’Homme bafoués des Sahraouis…, qui assure au reste du monde que la Libye compte d’innombrables démocrates, mais qui agit ensuite en secret pour s’assurer que le contrôle des milliards du pétrole Libyen revienne bien à la poignée de démocrates qu’il connaît personnellement.
      La Libye pays, qui n’a jamais agressé quiconque, de 7 millions d’habitants qui vivaient correctement, mieux que beaucoup de pays européens, y compris la France et ce philousophe CRIMINEL BARBARE veut nous faire croire que Gueddafi n’avait plus de légitimité populaire c’est purement de la désinformation de bas niveau de caniveau.
      @Elephant Man 20/07/20 :
      Le problème de la Libye est le néocolonialisme et sionisme, ses positions géopolitique géostratégique ses immenses richesses son pétrole d’ailleurs où sont passés les milliards d’euros du gouvernement Libyen du Guide le Colonel Gueddafi Allah Yarhmou gelés en septembre 2011 par l’ONU qui ont « mystérieusement » disparu des banques occidentales et notamment de l’Euroclear Bank de Belgique entre 2013 et 2017…à moins que la réponse ne soit chez Sarkozy nettoyage au kärcher !!

        Anonyme
        9 septembre 2020 - 18 h 07 min

        @la naturalisée. Le 1er responsable de la chute d’une dictature c’est d’abord le dictateur!! BenAli était condamné à finir comme tous les dictateurs. Quand un peuple aime son président il ne va jamais se soulever avec les quelques milliers de dollars du NED. Pourquoi est-ce aussi facile de faire soulever les peuples arabes ?? Essayez de financer un soulèvement en Suède ou en Norvège. Aucune chance même avec un milliard de dollars.!! Arrêtez donc avec vos sornettes. Ne chutent que les régimes qui sont déjà à genou et détestés de leur peuple!! Be seeing you!!

      soraya
      9 septembre 2020 - 17 h 27 min

      la survePour ce qui est de la main de l’étranger je vous conseil de voir un documentaire titre :CREEPY LINE. n’importe qui peu acheter de la publicité pour influencer qui il veut dans Facebook, il suffit d’avoir de l’argent. Trump a été élu grâce a l’argent et Cambridge analytique (dissoute). Les datas scientistes avaient pour rôle d’envoyer des messages instantanés, vu individuellement sur Facebook. Des fakes news que personne après coup n’a de trace a part Facebook et son sous-traitant. L’Algérie se digitalise mais l’Algérie se doit de connaitre les risques d’internet et de la digitalisation, d’un cote c’est un outil de surveillance des états sur leur citoyens et de l’autre l’influence étrangère ne peut être réduite. Les saoudiens sont forts dans cela le journaliste opposant Kachogui, couper en morceau dans le consulat de son pays en Turky avait sont smartphone haked par MBS. Ses amis ont découvert que leur smartphone était hake, après coup. Smowden en parle longuement.illance des etats sur leur citoyens.

    Anonyme
    9 septembre 2020 - 7 h 51 min

    Ahahahahaha!!! Ça a le mérite d’être clair!! On dirait Belhimer qui défend son gouvernement!! OK! on ne va pas demander le départ de la dictature mais juste 50% (au lieu des 5% actuels) . Ça vous va ou c’est encore trop?? Ah j’allais oublier, c’est quoi la moitié d’une dictature??

    Anonyme
    9 septembre 2020 - 7 h 38 min

    Encore un individu FLNesque qui vient nous vendre les thèses complotismes de l’occident et leur relais ce qu’il a oublié c’est que le pire des prédateurs est déjà dans la bergerie et c’est le plus mauvais y compris pour l’environnement, tenez on peut comparer le régime du FLN au prédateur le plus méprisable celui qui tue tant qu’il peut le faire si un autre prédateur un lion ou même l’hyène arrive, il décampera et ce deux derniers ne tueront que une ou deux fois si la proie est suffisante pour le jour les autres auront la vie sauve. Le régime en place restera et continuera à instrumentaliser toutes les ficelles sans jamais arrêter sa salle besogne. Je suis désolé de le dire, je suis sûr et j’espère me tromper, que seul un bouleversement globale ou tout au moins régional ne viendra déboulonner cette entité fasciste et fascisante. Comment voulez retenir des algériens de ne pas sauter sur des occasions venant de l’extérieur pour déraciner ce régime quand il savent que pour lui je régime c’est « hna ymout Kaci  » !!!

    Anonyme
    9 septembre 2020 - 7 h 26 min

    Double-face. Il était pour le 5 ème mandat avant de rebrousser chemin, à temps. On est pas sortis de l’auberge arabe

    Bogdanov
    9 septembre 2020 - 6 h 50 min

    Avec un nom pareil, est-ce qu’il s’agit bien d’un Algérien????

      Anonyme
      9 septembre 2020 - 11 h 12 min

      Quelqu’un de Mila se dit El Mili pour désigner son patelin d’origine comme on dirait Soufi pour l’oued Souf ou Miliani pour Miliana etc… il est donc de petite kabylie (arabophone). Je ne sais pas où il est né mais le nom.de ses ancêtres ne fait pas de doute

        Anonyme
        9 septembre 2020 - 11 h 53 min

        Et pourquoi pas de Milan ?

          Anonyme
          9 septembre 2020 - 13 h 30 min

          Milan? EL Milani dans ce cas 😉

          yacine
          9 septembre 2020 - 14 h 06 min

          Vous oubliez El-Milia.

          Anonyme
          9 septembre 2020 - 15 h 35 min

          C’est vrai c’est une possibilité, c’est quand même la même région et la même origine

          AtDahman
          10 septembre 2020 - 8 h 44 min

          C’ est l’arrière petit fils de Cheikh Brahimi el Mili.

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