Le terrible piège infernal de l’islamisme

Hidjab têtes
De plus en plus d'Algériennes arborent le hidjab des sœurs musulmanes égyptiennes. D. R.

Contribution d’Abdelaziz Boucherit – Beaucoup d’intellectuels, en supposant que des têtes bien-pensantes et profanes existent encore, singent le comique des mystiques éclairés en délire, en s’interrogeant, sur les pratiques d’une justice soudoyée et au service d’une croyance indue, issue des ténèbres. Ils grimacent, ostensiblement, pour feindre la surprise face aux verdicts rendus par les juges. Des sentences lourdes, empreintes d’une répulsion vouée à l’encontre de la compétence, encore active, du pays. Il ne faut plus abuser, avec des amalgames volontaires, pour faire semblant d’être étonné face au mal des idéologies moyenâgeuses qui rongent la majorité des esprits algériens.

L’obscurantisme islamiste est répandu, installé comme une pandémie dont on est sans remède pour la combattre. Les islamistes agissent librement, en plein jour, à visage découvert, à leur guise, dans un terrain conquis et sans résistance. Les juges en Algérie, logiques avec eux-mêmes, sortent, tous, des entrailles de l’école des mosquées, bénéficiant d’une formation sclérosée, émaillée des préceptes, biens enracinés, d’une école coranique.

L’ancrage, solidement, installé dans les mentalités, des rebuts néfastes de l’école fondamentale souillée par une arabisation morbide pour l’esprit critique, crée un climat délétère pour compléter ce qui reste. Une arabisation qui fait l’impasse sur les savoirs et les connaissances, au détriment d’un fanatisme religieux venu d’ailleurs. Ces juges, qui vantent la moustache virile et le voile de soumission, répondent, à l’atavisme aveugle de l’élite arabisante et islamique en Algérie. Ils se soumettent toujours à la force et au pouvoir en place. Comme fut, jadis, la servitude de leurs maîtres, les tenants des dogmes avant eux, à l’image de l’association musulmane des oulémas. Cette dernière s’était illustrée par une virulente hostilité au déclenchement de la guerre d’indépendance par fidélité à la France coloniale. Ils agissent, instinctivement, par servitude ou par la platitude d’un combat idéologique pour instaurer une république islamique. Une république islamique susceptible de mettre le feu dans l’espace nord-africain.

Les puissants et les lobbies occultes, vent debout, aux intentions obscures et une volonté commune insidieuse, n’attendent que ça. Ils utiliseront le prétexte, comme en Syrie, pour mettre en avant l’idée d’un foyer islamique archaïque et dangereux aux portes de l’Europe, pour se porter en sauveurs afin de désorganiser et détruire les infrastructures du pays. Et, enfin, se concerter pour se partager, sans encombre, une Algérie courtisée, depuis belle lurette, pour ses ressources. Une Algérie, plutôt un continent, déjà surveillée par les puissants car elle fait peur. Ils craignent qu’un jour elle se réveille et retrouve, comme la Chine, la voie de la raison, du modernisme et de la connaissance pour se hisser au rang d’une véritable puissance africaine.

La condamnation des derniers militants démocrates, encore actifs sur le terrain et qui luttent courageusement pour une Algérie libre, est une évidence, visible à l’œil nu, de l’échec flagrant de l’impuissance des partisans d’une laïcité salvatrice pour le pays. La Constitution inspirée par les lois de la charia, gavée des lois haineuses, pour effacer, radicalement, à la longue, toute la diversité culturelle qui constitue la richesse du panel vital qui unit l’espace sociétal algérien. Ce sont ceux qui crient au diable en désignant les sionistes d’une part et la France de l’autre, avec leurs slogans racistes, en exprimant pour les premiers la hargne religieuse contre le juif et pour les seconds le malaise légendaire, de l’ombre que fait la langue française à la langue arabe. Ce sont ceux-là mêmes qui creusent la tombe de l’Algérie indépendante actuelle.

La haine des religieux algériens, je dirais, plutôt, des mercenaires du golfe et de la Turquie envers l’élite du peuple est manifeste. Nous n’avons pas besoin d’apporter des preuves pour étayer nos écrits, il suffit de passer en revue les vicissitudes entachées des drames de la décennie noire. Le pouvoir pardonna, délibérément, avec un cynisme sans commune mesure avec le bon sens, aux religieux fieffés qui eurent déclenché la guerre civile. Avec l’aval, certes, d’un peuple amorphe et compatissant envers les chefs militaires du FIS convertis en commerçants émérites avec l’argent du contribuable.

Une fois que l’espace algérien serait vidé de sa matière grise et de ses élites qui veillent, plus ou moins encore, au bon fonctionnement de la société et de l’Etat, ils resteraient des clowns comme Bengrina et Mokri qui continueront à faire le pitre en faisant rire la galerie avec leurs discours d’une époque révolue. Le premier, en s’inspirant, à perdre la raison, des histoires loufoques et insolites de sa Dalila et le second, en se distinguant avec des sketchs autour de l’arabité alors que ses enfants polyglottes sont formés à l’étranger, en Europe plus précisément. Que le système s’allie, aujourd’hui, avec ces énergumènes pour maintenir le statu quo n’est une surprise pour personne. Qu’il permette à l’islamisme politique d’étaler son ridicule infâme, aux yeux du monde entier, serait une irresponsabilité qui révèle la volonté d’insulter l’idéal de la haute pensée moderne et révolutionnaire des engagements de nos martyrs.

L’Algérie terre des Berbères est, désormais, en danger. Elle est, véritablement, menacée par la politique de l’autruche, ouverte à toutes les menaces et les marchandages des puissants.

Les islamistes avaient toujours été, de tout temps, au cœur du blocage des évolutions politiques dans les pays musulmans. Ils ne savent que trahir. Ils ne peuvent ni produire, ni construire, ni apporter de la valeur ajoutée ; ils génèrent la pauvreté de la pensée et la désolation. Ces gens sont inutiles, haineux, ne pratiquant que le langage de la menace, les injures et les invectives. La société algérienne dans son ensemble, en dehors d’une minorité consciente et silencieuse, est atteinte par le mal profond de l’islamisme. Les partisans atteints par ce mal au gouvernement continuent de faire, délibérément, pression sur la diaspora de l’étranger pour faire taire ses critiques envers une politique qui dirige le pays droit au mur.

La maladie incurable de l’islamisme, bête et méchante, importée au sein de notre société par les pays du Golfe fut un piège savamment pensé pour éradiquer tous les témoins de la culture berbère millénaire. Ils savaient, par avance, que c’était un mal terrible. Et, pour s’en débarrasser de cette idéologie, il faudrait passer par la destruction complète du pays. La première tentative fut la décennie noire, la deuxième serait la vente du pays pour ceux qui courtisent l’espoir de régner en maîtres sur ce pays devenu un continent. Serait-il possible d’inverser la tendance ? et sauver le pays du périple d’une pensée rétrograde qui le conduit, inexorablement, vers une destruction fatale et en le mettant à genoux pour le défaire des liens vitaux qui consolident le tissu de solidarité d’une Algérie encore sereine. L’Algérie est face à un avenir incertain. Son peuple saura, comme toujours, se ressaisir, chaque fois qu’il se trouve, à la croisée des chemins, face au danger pour tenir tête à l’adversité qui le menace.

Le Hirak est une réaction qui avait soulevé pacifiquement toutes les couches du pays, comme un seul homme, en suscitant un espoir de liberté énorme. Il restera, pour longtemps, le catalyseur qui déterminera le destin futur du pays. Le Hirak n’est pas un folklore, comme le laissent supposer quelques esprits chagrins. Il doit inciter à faire réfléchir le pouvoir car il est porteur d’une force qui résume la portée symbolique des événements de Mai 1945. Même si on arrive à l’interdire, les relents d’une frustration latente continuent d’être en sourdine dans les esprits qui pousseront plus tard à une organisation efficace des démocrates.

L’idéal du Hirak entaché, sournoisement, par les islamistes, la frange majoritaire des Algériens, utilisés comme des marionnettes par les militaires reste un souvenir vivant et fera naître, désormais, un antagonisme entre deux modèles de société : l’un moderniste en rejetant l’islam politique, l’autre en instaurant une république islamique rétrograde, à l’image de la société figée actuelle. La confrontation serait inéluctable et finirait par un drame qu’on souhaite épargner au peuple qui eut tant souffert par le colonialisme et l’idéologie islamique qui fut aveugle et sans scrupule lors de la décennie noire. Le pouvoir se tire des balles au pied en tournant le dos à la volonté du peuple.

A. B.

Comment (26)

    karimdz
    12 juin 2021 - 14 h 59 min

    (…)
    Rappelons tout d abord, que lors des élections, c est le peuple souverain qui décide de porter tel ou tel parti, donc telle majorité à l assemblée nationale, c est son choix qu’il exprime en son âme et conscience. Cela s appelle la démocratie, des fois que certains l auraient ignoré.

    Les partis qui se sont engagés dans la course ont tous au préalable et sans exceptions ni conditions, accepté les règles démocratiques.

    Cela veut dire, que ces partis issus des urnes, exerceront le pouvoir dans le respect de la constitution, et si ce sont des partis religieux, ce sera justement l occasion de faire leurs preuves en tant que démocrates. Il y a bien encore une fois, des partis démocrates chrétiens en occident, pourquoi pas des partis démocrates musulmans chez nous ! Et pourquoi être si pessimiste, peut être que la sortie de crise viendra de ces partis. Pourquoi laissez entendre que ce serait le chaos à tout point de vue.

    Sans vouloir défendre les monarchies sionistes du golf, les fameux bédouins comme certains aiment les appeler, économiquement, certains ont réussi, il y en a même qui n ont plus besoin d exporter du pétrole.

    Je ne nourris aucune inquiétude quand à la suite de ces élections, tout se fera le plus normalement du monde, et ce sera une première dans notre pays, que d avoir un président, garant de la constitution, qui aura un premier ministre qui ne sera pas issu, d un des ces partis présidentiels auxquels on aura longtemps habitué les algériens. Je ne présage rien du résultat, il sera en tout cas, celui du peuple.

    S’agissant de la tournure du Hirak, récupéré par des extrémistes pas seulement islamistes mais aussi berbéristes du mak, monsieur Boucherit, c est de la faute aux algériens qui n ont pas su s organiser, se faire représenter et devenir une force de proposition. Il n en demeure pas moins que le Hirak authentique de 2019, marquera l histoire de notre Pays, pour avoir mis un terme à un système qui voulait s installer à vie.

    Ce n est pas la langue arabe, ni l Islam, qui sont un frein à notre développement, mais la corruption, voilà le vrai ennemi à combattre. Les islamistes, l ANP s en occupe, et elle a fait un sacré ménage.

    Il ne reste plus qu aux algériens de se retrousser les manches, et de travailler, pour parvenir à un niveau de développement acceptable.

    Amin99
    12 juin 2021 - 12 h 30 min

    Composer avec les islamistes c’est une chose, leur ouvrir grand les portes pour des calculs électoralistes s’en est une autre, c’est loin d’être pour l’Algérie un choix viable à long terme.

    La modernisation des institutions passe par la modernisation du paysage politique et ses representants dans lequel tous les Algériens doivent s’y retrouver, cela fait parti aussi des missions du chef de l’état et du gouvernement.

    Beaucoup d’Algériens œuvrent pour la construction de l’identité Algérienne dans sa diversité, sa richesse, sa culture et ses traditions sans influence ni ingérence extérieure, jaloux de leur liberté chèrement acquise, ils ne veulent la troquer à aucun autre pays.

    Un bon nombre d’Algériens ne se reconnaissent pas dans ces islamistes ni dans ces pays qui se sont proclamés représentants de l’islam, l’ont approprié et instrumentalisé pour des dessins géopolitiques afin de satisfaire leurs maîtres d’ici bas.
    Si l’Algérie est aujourd’hui un bazzare à ciel ouvert, c’est en parti à cause d’une vision rétrograde longtemps dominante, il faut casser les clichés, changer les mentalités et partir d’un bon pied et cela commence par l’école.
    Les défis qui restent a relever pour hisser le pays parmi les plus grands sont nombreux, il y’a encore beaucoup de chemin à parcourir, restons humbles et avançons avec prudence et intelligence en en évitant de tomber dans les pièges et sans trop de remous.
    A bon entendeur

    Le Programme politique
    12 juin 2021 - 11 h 41 min

    La Caserne
    La Mosquée
    La Prison
    ….ou l’Exil
    Bienvenue dans la Nouvelle Algérie !
    Heureusement que le Hirak s’est arrêté sinon on aurait du imaginer de DÉVELOPPER le Pays..

      Lghoul
      12 juin 2021 - 14 h 19 min

      Et apparemment le taux de participation n’est pas important en Algerie. Ce qui montre combien le peuple compte aux yeux du pouvoir.

    Abou Stroff
    12 juin 2021 - 8 h 32 min

    « L’obscurantisme islamiste est répandu, installé comme une pandémie dont on est sans remède pour la combattre. Les islamistes agissent librement, en plein jour, à visage découvert, à leur guise, dans un terrain conquis et sans résistance. » soutient A. B..
    je je pense que lorsqu’on aura compris que:
    il y a une convergence d’intérêts entre la marabunta qui nous gouverne, c’est à dire un ramassis de rentiers-prédateurs qui prennent l’Algérie et les algériens pour leur propriété privée et la vermine islamiste.
    en effet, la marabunta gère (en s’enrichissant) la rente grâce à sa privatisation des structures de l’Etat algérien tandis que la vermine récupère une partie de la rente grâce à son quasi-monopole sur les commerces formel et informel.
    en outre, la vermine couvre de son idéologie la rapine organisée qu’opère la marabunta sur la rente (n’est ce pas Dieu qui enrichit qui il veut, selon la « vulgate » religieuse?).
    en d’autres termes, la marabunta et la vermine ne sont que deux facettes d’une même chapelle. car, tous les algériens lambda remarquent que les dirigeants de la marabunta d’une part et les dirigeants de la vermine se ressemblent comme deux gouttes d’eau et s’entendent comme deux larrons en foire sur le dos des algériens lambda.ils s’enrichissent sans travailler, profitent et font profiter leurs proches des bienfaits de la rente et s’acoquinent souvent ensemble.
    alors toutes les pièces du puzzle s’agencent convenablement et il est inutile de jouer à la vierge effarouchée.
    ceci dit, avancer que « Le Hirak est une réaction qui avait soulevé pacifiquement toutes les couches du pays, comme un seul homme, en suscitant un espoir de liberté énorme. » me semble me semble être une illusion, produit d’une incapacité à analyser concrètement une situation concrère.
    en effet, contrairement à l’auteur, je ne crois pas que le hirak soit porteur d’un projet qui serait aux antipodes du système basé sur la distribution de la rente et sur la prédation qui nous avilit et nous réduit à des moins que rien.
    je pense que le hirak est la concentration et le produit du ras le bol qu’éprouvent tous ceux qui considèrent qu’ils ne reçoivent pas la part de rente qu’ils considèrent être leur dû et qui se défoulent une ou deux fois par semaine pour oublier le vide sidéral qui enveloppe leur vécu quotidien.
    PS: en caricaturant un petit chwiya, j’avance que chacun aura remarqué la liesse qui s’empare des hirakistes à chaque fois qu’il se mette en mouvement. en effet, le hirak permet à tous et à toutes de noyer la misère sociale ambiante et le vide sidéral du vécu quotidien (pas de cinéma, pas de concerts de musique, pas de théatre, pas de drague civilisée, etc.) dans une catharsis qui ne dit pas son nom. cette catharsis, elle même, me semble être une drogue nouvelle qui permet aux hirakistes d’oublier qu’ils sont impuissants et qu’ils ne peuvent que constater l’existence d’un problème (leur marginalisation dans la distribution de la rente) dont la solution est hors de leur portée.

    LALGERINO
    12 juin 2021 - 8 h 18 min

    Le seul pays au monde où le « Non-Vote » est érigé en religion, c’est l’Algérie.Il ne faut pas s’étonner
    que les Islamistes gagnent ces élections.Car eux, ils n’ont pas peur de se présenter.Et leurs votants Islamistes n’ont aucun problème à dire qu’ils sont fiers de voter.Les autres n’ont que leurs larmes pour pleurer.

      Anonyme
      12 juin 2021 - 11 h 47 min

      L’enfer c’est les autres…

    Souk-Ahras
    11 juin 2021 - 19 h 02 min

    Voila ! C’est fait ! Merci, le pouvoir !. On va donc pouvoir arrêter de supputer sur l’avenir.
    Pour la première fois de son existence le pouvoir, pour conserver son pouvoir, acquis illégitimement faut-il préciser, bien avant juillet 1962 pour les initiés, a agi dans la transparence. Sans mentir ni cachotter cette fois-ci. Affirmant solennellement que cela ne le dérange pas outre mesure, il brade l’Algérie, de gré à gré, à l’islamisme des ténèbres. Si au moins il la cède pour le dinar symbolique ! Là, c’est en cadeau qu’il l’offre… Sur un plateau en faux plastique made in Turquie. Pourtant, à nous les non islamistes, il ne nous offre toujours rien en dehors de la matraque et la prison.
    Ce bradage transparent se fête ! Et pour ce faire, j’ai passé commande de 10 qamis « blanc douteux » en carton mâché, 10 paires de babouches en peau de faux chameau, ainsi que 10 calottes « blanc douteux » en simili coton made in Turquie aussi. Selon mes calculs, j’en aurais pour 10 ans d’utilisation si je respecte religieusement un « roulement » défini par les 3oulama de l’islamisme. Je me prépare. Je n’aime pas trop être pris au dépourvu. On ne rigole pas avec la religion islamiste.
    Subitement, je me mets à penser au paradis des musulmans… Au hadj aussi… Deux endroits où je n’éprouve aucun désir d’y aller… Au vu de ce que ces mêmes musulmans en ont fait depuis l’ingérence outrancière de leur Islam dans la liberté de conscience de l’individu musulman. L’enfer musulman, j’y vis déjà. Alors…
    Pessimiste, moi ? Pas du tout… À mon âge, je ne peux qu’être triste pour nos enfants.
    Je vais, de ce pas, trinquer à la santé d’un rescapé du goulag islamiste. Libéré à tout jamais de la charge bigote hypocrite. Que l’on se rassure, ça ne se fera pas avec du thé.

      Zenaty
      11 juin 2021 - 21 h 27 min

      Les Solutions une évolution vers un débranchement du Religieux comme référence de société serait déjà une Révolution Culturelle mais aussi du Respect de l autre qui est différent dans le Comportement durant la Période du Ramadan… Ils faut Accepter que des Algériens ou des Algériennes, n ont pas Envies de pratiquer. Sans ce justifié par un motif Médical… La ont pourras discuter de Sociologie et de Philosophie dans le CALME…. VIVE L ALGERIE AVANT TOUT UNE DEUXIÈME RÉPUBLIQUE DE CITOYENNES ET DE CITOYENS DU Nord au Sud et de l Est à l’Ouest… VIVE L ALGERIE AVANT TOUT…..

      BILAL
      12 juin 2021 - 9 h 58 min

      Bravo et bien dit. Nous avons raté le train de la liberté, le développement et un société juste et prospère, le jour où le marocain BEN BELLA avec la complicité de Feu BOUMEDIENE avait écarté les vrai démocrates, valeureux combattants et compétents du GPRA. Le parti unique a écarté toute ambition politique. Le religieux est venu dans les années 90 comme une sangsue parachever l’ouvre de destruction de l’Algérie en injectant son poison religieux dans le corps social. Conséquence, voir les accoutrements vestimentaires modes Afghanes, les mosquées envahies de monde, tous les vendredis plus par mimétisme que par conviction, bien sûr après avoir triché sur le prix et la qualité des produits qu’ils vendent, volés, mentis, ne pas respecter le code de la route et l’environnement. Quant à moi, n’en déplaise à ceux qui veulent nous donner des leçons religieuses, je reste dans mes bottes, fidèle à mes principes que l’âge n’a pas effacé , » respect de l’homme, de la société, de sa diversité (Kabyles, arabes, soufis, mozabites, sudistes, nordistes, tous des frères et soeurs que j’ai cotoyés tout le long de ma vie), je pratique ma religion avec conviction et sans contrainte, sans mimétisme, sans excès et le respect de l’autre. Pour ma part, chacun est libre de son choix, « les buveurs dans les bars, le juif dans sa synagogue, le chrétien dans son église et le musulman dans sa mosquée », les hommes doivent rendre compte à la justice des hommes pour leurs actes envers la société et rendre compte de leurs actes religieux devant la justice divine. Personne ne peut se substituer aux lois divines où seul DIEU décide. Mes parents m’ont appris la tolérance, c’est ce que j’ai transmis à mes enfants. Le respect de l’autre comme adage

    Elephant Man
    11 juin 2021 - 17 h 19 min

    «Ce sont ceux qui crient au diable en désignant les sionistes d’une part et la France de l’autre, avec leurs slogans racistes, en exprimant pour les premiers la hargne religieuse contre le juif et pour les seconds le malaise légendaire, de l’ombre que fait la langue française à la langue arabe.» →→ un peu de sérieux être antisioniste n’est en rien être antijuif !!
    Le sionisme est une idéologie RACISTE.
    Pour rappel : En 1975, la diplomatie Algérienne, sous la direction de M.Bouteflika, a parrainé et voté en faveur de la résolution 3379 de l’Assemblée générale des Nations unies qui assimile le sionisme au racisme, abandonnée en 1991 au moment de la guerre terroriste sioniste par procuration décennie noire et QUI TUE QUI !!
    Ensuite je vous rappelle que l’anglais est la langue internationale, que tous les congrès internationaux quel que soit le domaine sont en anglais y compris en France, l’anglais doit être un acquis pour avant-hier. Le russe et le chinois se développent également. Maintenant tous les diplomates russes du MO et experts russes du MO parlent l’arabe couramment.
    Il faut arrêter la démagogie et être pragmatique.
    Qu’on ne vienne surtout pas me dire que je suis une intégriste.
    Quand à la picture illustrant l’article je dirais que ces femmes copient la mode french justement !! J’ai souvenir d’une connaissance qui en venant d’Algérie en France ne portait pas de foulard et ensuite alors que sa famille en Algérie y était opposée a mis le foulard en France dans les années 90…un foulard fashion pas la totale qui existe déjà en France j’ai vu une femme avec une burka et un oeil …le burkini des makhnazies en France et financement Soros pour des opérations de visibilité et médiatiques….inutile de rappeler qui est derrière le fameux Islam « de France » et la « Kommandantur » des croyants…
    Je ne crois pas qu’il existe en France une mosquée Si El Houari Boumedienne, Allah Yarhmek, par contre une mosquée la majesté m6 en France si !

    Aït Ammar
    11 juin 2021 - 15 h 26 min

    Sur une chaîne TV du MAK , programme diffusé sur Youtube, un monsieur proche de Saïd Saadi a fait la même analyse que vous sur cette article.
    Zitout de l’autre côté aussi lutte pour semer le désespoir.
    Donc, nous avons fait le choix de voter hier au consulat.
    Tudert i tamurt naghe lzayer a3zizane

    le vrai enjeux est le taux de participation
    11 juin 2021 - 15 h 23 min

    On ne peut pas se dire démocrates et reprocher aux algériens de voter pour les candidats de leur choix, on ne peut pas se dire démocrates et boycotter et appeler au boycott de la première élection législative libre et transparente, on ne peut pas se dire démocrates et considérer les algériens comme des gens irresponsables, manipulables et immatures, capables de voter sciemment pour des fourbes qui n’ont que la destruction de l’Algérie comme programme politique. Il faut arrêter avec cette vision paternaliste de l’algérien mineur à vie incapable de se prendre en charge, ou d’être soucieux de l’intérêt national. Alors si les partis islamistes vous font peur, allez VOTER et faites voter vos amis démocrates pour les candidats de votre choix et laissez le peuple choisir librement ses représentants. C’est ça la démocratie.

      Anonyme
      11 juin 2021 - 16 h 34 min

      Les députés ne servent à rien. Le jour où la parole d’un député vaudra quelque chose, je serai le 1er à y aller

      Yacine
      11 juin 2021 - 17 h 35 min

      Le problème de l Algérie n a jamais été l arabisme ni l islamisme votre analyse est complètement fausse pour voir des petits exemples l Indonésie, la malysie et l iran se sont ses pays musulmans et très développé, le Venezuela, et beaucoup de pays de l Amérique latine et les africain ne sont ni arabophone ni musulmans et regardez ou sont ils, le problème est au dela de ça

        Rboba
        12 juin 2021 - 20 h 02 min

        @yacine
        (…) le Vénézuela et beaucoup de pays d’Amérique latine et les Africains ne sont ni arabophones ni musulmans et regardes où ils sont-ils, le problème est au dela de ça » écrivez-vous Yacine ! Il faudrait vous intéresser à la Géopolitique et vous comprendriez que la Vénézuela comme l’Algérie, est victime de tentatives de déstabilisation par le « Grand Frère Etats-Unien ». Quand aux Africains, je suppose que vous pensez à l’Afrique Noire, car faut-il vous le rappeler, l’Algérie appartient au continent africain eh bien, c’est la même chose. Là aussi, et depuis le début de l’indépendance de nombre de ces pays, avec l’assassinat de leur dirigeant (la Belgique a enfin reconnu son rôle funeste au Congo), c’est des coups d’etats à n’en plus finir, avec l’aide de l’extérieur, souvent les anciennes puissances coloniales ou celles qui aimeraient bien les remplacer.

    BravoAP
    11 juin 2021 - 13 h 41 min

    Super Bel Article
    Bravo pour l’auteur qui a tout dit,et merci pour Ap de lui avoir ouvert ses colonnes.
    Si l’islamisme s’est insinué partout,à qui la faute?.C’est Boumédienne qui a ouvert la voie à lArabisation médiocre teintée de religiosité d’opportunisme et de haine envers tout ce qui n’est pas musulman ,tout ce qui n’est pas arabisant.
    Il a livré l’École Algérienne aux enseignants médiocres du moyen orient (palestiien,irakien,égyptien…) qui ont découvert en Algérie l’Eldorado.
    Au début des années 70 il a permis aux arabisants d’accéder à la filière de droit ,sans baccalauréat.Le reste on le connait.On paye à présent les conséquences.Et ce n’est pas fini.

    à l'attention de Monsieur Abdelaziz Boucherit
    11 juin 2021 - 12 h 43 min

    Pourquoi cette Panique ??? Pourquoi paniquer tant que çà de voir une prochaine Assemblée à coloration islamiste et conservatrice ? Il n’y a aucune espèce de « danger mortel fatal irréversible » si les Frères musulmans, l’ex FIS, le MSP, Jil Jadid, Nahda etc.. etc.. seront majoritaire à l’APN car le pouvoir lui-même dirige le pays avec la même matrice politico idéologique que les islamistes et ce depuis 1962. Le pouvoir est islamiste ! Et puis tout le monde sait que le FIS est le fils du FLN. Vous voulez savoir pourquoi il ne faut pas paniquer et dramatiser tant que çà ? :

    a) les « sciences » islamiques sont déjà introduites dans l’école de la république,
    b) le code de la famille bat son plein,
    c) les voiles islamiques, les tchadors etc.. sont là et même en Kabylie où ils règnent désormais à profusion d) la tenue afghane qui est déjà très bien intégrée dans le paysage vestimentaire des algériens,
    e) un taux de mosquées par habitant le plus élevé du monde musulman ,notamment en Kabylie, et c’est désormais connu et admis,
    f) la pratique de l’utilisation et la manipulation de la religion à des fins politiques, d’abord par le pouvoir lui-même et aussi avec l’autorisation de partis politiques religieux alors que la Constitution interdit justement la création de parti sur une base religieuse,
    g) un article 2 de la Constitution bien ficelé et prêt à mettre en prison des opposants en leur collant des condamnation pour offense à Dieu, au Prophète et à l’islam et avec des juges et des procureurs (et aussi des avocats) déjà bien immergés dans cette culture religieuse rigoureuse et extrémiste,
    h) la liberté de conscience est supprimée de ce texte fondamental actuel. Alors qui dit mieux.

    Anonyme
    11 juin 2021 - 12 h 35 min

    Merci pour cette mise au point, surtout pour cet extrait « Ce sont ceux qui crient au diable en désignant les sionistes d’une part et la France de l’autre, avec leurs slogans racistes, en exprimant pour les premiers la hargne religieuse contre le juif et pour les seconds le malaise légendaire, de l’ombre que fait la langue française à la langue arabe…. qui creusent la tombe de l’Algérie » spéciale dédicace aux 2 trolls aux multiples pseudos qui se reconnaîtront…

    LOGIQUE
    11 juin 2021 - 12 h 10 min

    Oui à l’Islam en Algérie et non à l’arnaque de la laïcité !

      Anonyme
      11 juin 2021 - 14 h 26 min

      Oui anonyme3 arabica et Cie Le danger c’est la laïcité ce n’est pas l’islamisme. Continues comme ça, tu es sur la bonne voie!! Celle des djihadistes…

        Moh
        12 juin 2021 - 8 h 53 min

        LOGIQUE avait raison, les jidadistes et les laïcs sont contre l’islam de nos parents, oui a l’islam de nos parents.

    Ben
    11 juin 2021 - 11 h 48 min

    Salam
    pas du tout d’accord par votre analyse, le peuple algérien est un peuple musulman à 99%.
    si les islamistes gagnent ces élections, la constitution leur permet de former un gouvernement, et que tous les démocrates et ceux qui ont boycotté doivent respecter le verdict des urnes. c’est ça la démocratie!! non.
    Pourquoi les » démocrates » ont boycotté, pourquoi ne forme pas un front pour faire barrage aux islamistes, ?? a qui la faute?? aux islamistes ou aux démocrates?.
    en tant que démocrate j’accepte le verdict des urnes.
    Pour moi l’armée est garante de la constitution.
    les partis islamique qui sont reconnus n’ont jamais porté atteinte au pays. le parti de nahnah rahimahou alah a même été dans le gouvernement, bengrina, mekri. ce sont des partis qui respectent la constitution.
    Il ne faut pas faire peur aux gens avec votre analyse.
    une dernière question. Pourquoi la kabylie boycotte les élections?? pourquoi le PT boycotte, FFS, RCD etcccc
    je salue sofiane djillali, le seul démocrate qui veut du bien au pays.

    Anonyme
    11 juin 2021 - 11 h 20 min

    Nous avons un exemple qu il faut absolument eviter,celui du regime politique choisi par les Tunisiens,avec leurs trois presidents ,un parlement mosaique et l absence de la cour constitutionnelle mise au congelateur depuis plus de 6 ans….Notre pays subira demain un exercice extremement important pour l avenir de notre pays avec les elections de nos nouveaux representants pour former notre nouveau parlement…Soyons responsables et allons en masse exercer notre droit et devoir democratique..pour barrer la route aux extremistes de toutes les couleurs…L Algerie nous appellent ..soyons presents…QASSAMAN

    Karamazov
    11 juin 2021 - 11 h 12 min

    A chaque fois que je lis ce genre d’article à l’allure enflammée au départ , mon reflexe de méfiance me récidive et m’envahi. Aussi je mets mon scaphandre avant de poursuivre ma lecture. Je me dis que c’est trop beau pour qu’aucun lézard ne se niche dedans. Les chemins de l’Enfer ne sont-ils pas pavés de bonnes intentions.

    J’ai donc continué ma lecture , sur mes gardes, mikhrayeuse prête , sur le qui vive, malgré la rengaine qui m’est assénée sur un ton soporifique à la longue ,tellement c’est éculé, en attendant que le lézard montre sa queue.

    ça n’a pas raté a Boundyou! Au moment où j’ai cru y échapper j’ai failli tomber dedans sans m’en rendre compte.

    C’était trop beau pour être vrai . On vous sauve de Charybde pour vous offrir a Scylla.

    « Le Hirak est une réaction qui avait soulevé pacifiquement toutes les couches du pays, comme un seul homme, en suscitant un espoir de liberté énorme. Il restera, pour longtemps, le catalyseur qui déterminera le destin futur du pays. Le Hirak n’est pas un folklore, comme le laissent supposer quelques esprits chagrins. Il doit inciter à faire réfléchir le pouvoir car il est porteur d’une force qui résume la portée symbolique des événements de Mai 1945. Même si on arrive à l’interdire, les relents d’une frustration latente continuent d’être en sourdine dans les esprits qui pousseront plus tard à une organisation efficace des démocrates.  »

    « Le pouvoir se tire des balles au pied en tournant le dos à la volonté du peuple. »

    Mais c’est du contraire qu’il s’agit . Pour une fois que le pouvoir ,veut satisfaire la volonté de la populace .

    Au secours Godot !

    Anonyme
    11 juin 2021 - 10 h 47 min

    Dans son livre  » La pensee arabe  » le grand penseur Algerien Mohammed Arkoum ecrivait :
     » Ce projet ne vise pas seulement à révéler les impensés accumulés dans la pensée dite occidentale à l’égard notamment de ce qu’il a construit sous les noms d’Islam et de monde arabe ; il s’agit aussi de mesurer les dérives idéologiques inavouées de cet Islam devenu indéchiffrable à force d’être manipulé tant par les musulmans que par ses interprètes occidentaux. Tout reste à repenser, à réécrire, à revisiter sur l’islam comme religion, […] tradition de pensée, déploiements interculturels dans le monde force de soulèvement historique des masses populaires partout abandonnées aux pratiques de la pensée sauvage . »
    Présenter l’histoire de la pensée d’expression arabe depuis l’émergence du fait coranique jusqu’à nos jours. Alors que l’on oppose de plus en plus fréquemment l’ « Occident » à l’ « Islam »

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