Il faut renouer avec le protectionnisme

import souveraineté économique
Mettre fin à l'import-import. PPAgency

Une contribution de Mohsen Abdelmoumen – Pour renforcer notre souveraineté économique, il est urgent d’éliminer les trois pièges mortels mis en place depuis 40 ans et de remettre en place les barrières protectionnistes sans lesquelles nous ne pourrons mener une politique de développement ambitieuse : sortir de l’Accord d’association avec l’Union européenne, remettre en place des barrières douanières élevées et rééquilibrer rapidement notre politique de change pour mettre fin à la saignée de nos réserves de change et protéger nos recettes d’exportations immédiates qui sont nos investissements futurs.

Sortir des accords multilatéraux conçus pour favoriser les multinationales

De la même façon que nous venons de dire stop à la fiction de relations apaisées avec le Maroc et de la possibilité de construire le grand Maghreb avec des dirigeants marocains inféodés à nos ennemis en Occident et au sionisme hostiles à notre pays, il est temps de prendre des décisions radicales pour protéger notre économie, notre industrie et notre souveraineté économique.

Il n’y a aucun salut possible dans la politique des derniers gouvernements de retarder le désarmement douanier pour certains secteurs ou de protéger un peu l’agriculture en abandonnant complètement l’industrie.

Notre industrie, notre souveraineté économique et notre Etat-nation se trouvent menacés de destruction en restant dans le cadre des accords d’association avec l’Union européenne conçus au profit exclusif des multinationales et des pays occidentaux. De même que beaucoup de pays européens veulent désespérément sortir de l’Union européenne, mécanisme pervers qui détruit à petit feu les Etats nationaux européens au profit des multinationales, la nouvelle Algérie doit sortir de manière urgente des accords d’association avec l’Union européenne qui nous détruisent également à petit feu.

Outre les accords d’association avec l’Union européenne, l’Algérie devrait également se retirer des autres accords de libre-échange multilatéraux signés durant la décennie 2010 qui ont, eux aussi, été conçus pour le profit exclusif des multinationales et sur lesquels nous n’avons eu aucune influence, les accords des zones de libre-échange arabe ou africaine.

Finalement, nous devons ne jamais adhérer à l’OMC qui est, elle aussi, un mécanisme de libre-échange conçu par et pour les multinationales et l’oligarchie qui la dirigent afin d’empêcher les Etats d’exercer leur souveraineté en matière économique et commerciale. Compte tenu des 40 dernières années de politique économique désastreuse, c’est un miracle que nous soyons un des derniers pays au monde ayant échappé à ce piège mortel dans lequel se débattent la quasi-totalité des Etats de la planète et nous devons affirmer très clairement que nous ne rejoindrons jamais cette arme de destruction massive des Etats et des peuples.

A ce sujet, il est urgent que notre gouvernement (avec son ministre du Commerce) change son approche : alors que le monde entier regrette l’adhésion à l’OMC qui est d’ailleurs complètement à l’arrêt du fait des catastrophes engendrées par le libre échange débridé aux quatre coins du monde, voilà que, malheureusement, le programme économique du gouvernement annonce une relance des négociations des accords commerciaux multilatéraux.

Nous devrions, au contraire, passer des accords bilatéraux à nos propres conditions avec nos partenaires clé pour réglementer nos relations économiques (échanges commerciaux, investissements, échanges monétaires).

Prohiber les zones franches en direction des multinationales ou des oligarques algériens

S’il est important de mettre en place un cadre attractif pour l’investissement et l’activité productive dans notre pays, celui-ci doit bénéficier à l’ensemble des investisseurs et s’appliquer à l’ensemble du territoire plutôt que de créer un environnement des affaires difficile pour l’investisseur national moyen avec des poches d’extraterritorialité ou de privilèges pour multinationales et autre happy few oligarques.

Les zones franches pour attirer les IDEs doivent être exclues de la politique économique du gouvernement, pour des questions de souveraineté mais aussi pour des simples considérations d’efficacité. Ainsi, la Chine a arrêté les Zones économiques spéciales créées à la fin des années 1970 et tire un bilan coûts-bénéfices négatif de celles-ci : les coûts en termes de pertes de recettes douanières, d’impôts et taxes ou de revenus fonciers, d’abattements en charges sociales, de bonifications de taux d’intérêt, d’abattements sur les coûts des matières premières ou sur les coûts des services publics (eau, électricité, télécommunications) se sont avérés supérieurs aux bénéfices apportés par un (éventuel) surcroît d’investissements, sans compter les phénomènes de corruption et de passe-droits administratifs qui s’enracinent au fil du temps et finissent par menacer la stabilité du corps administratif et social et l’exploitation cynique de la main-d’œuvre qui minent la dignité humaine et la souveraineté nationale à long terme.

Renouer avec un protectionnisme douanier totalement assumé et ambitieux

Il ne s’agit pas de revenir à une économie totalement fermée avec contrôle strict du commerce extérieur comme dans les années 1970, mais de revenir à une politique douanière protectionniste avec des barrières tarifaires et non tarifaires élevées pour l’ensemble des secteurs, notamment l’industrie et l’agriculture pour nous permettre de nous développer et de créer de la richesse et de l’emploi pour 50 millions d’Algériens.

Si nous sortons des accords d’association avec l’Union européenne rapidement, et grâce à notre miraculeux retard dans l’adhésion à l’OMC depuis 2002, des barrières douanières élevées pourront protéger notre agriculture et notre industrie, d’une part, et apporter des revenus conséquents au budget de l’Etat, de l’ordre de 2 milliards de dollars par an (niveaux que nous percevions avant l’entrée en vigueur de l’Accord d’association avec l’Union européenne en 2005), d’autre part.

Continuer à dévaluer le dinar jusqu’au taux de change d’équilibre

Comme souligné dans une précédente contribution, l’écart entretenu entre les taux de change officiels du dinar commercial, respectivement avec le dollar et l’euro, fixés administrativement à un niveau trop bas et le taux de change parallèle gonflé par une pénurie artificielle de devises dans le circuit bancaire pour répondre aux besoins les plus courants des particuliers crée un différentiel de l’ordre de 40-50 dinars par dollar et 60-70 dinars par euro, qui est un encouragement aux surfacturations et au détournement de devises via les opérations d’importations de l’ordre de 30% sur pratiquement chaque dollar ou euro importé (que ces importations soient légitimes ou totalement superflues).

Les raisons avancées depuis 40 ans pour justifier cet écart sont fallacieuses, que ce soit un taux de change officiel trop élevé, censé protéger le pouvoir d’achat des consommateurs algériens (selon la doctrine Nouioua-Saïdani, grands défenseurs du pouvoir d’achat des Algériens aux revenus modestes devant l’Eternel), et la faiblesse des montants des allocations devises pour les particuliers, censée limiter les sorties de capitaux à 5 milliards de dollars par an et protéger nos réserves de change, alors que, dans la réalité que tout le monde connaît à part les responsables du ministère de l’Economie, la surfacturation nous coûte 10 à 12 milliards de dollars par an minimum, soit des détournements de l’ordre de 150 milliards de dollars sur la période 2000-2020.

Pour mettre rapidement fin aux surfacturations, il faut diminuer cet écart entre le taux officiel et le taux parallèle par un double mouvement de hausse du taux de change officiel commercial des banques algériennes par décision administrative et une baisse du taux parallèle pour les particuliers, en augmentant les allocations devises pour les voyages touristiques à l’étranger aujourd’hui à 89 euros (contrepartie de 15 000 DA au taux officiel, montant ridicule) et en facilitant l’accès aux devises bancaires pour les grandes catégories d’Algériens qui en ont besoin (malades qui se soignent à l’étranger, étudiants, etc.). Par ce double mouvement effectué rapidement par paliers successifs de dix dinars, on peut rapidement réduire l’écart entre les deux taux à un niveau négligeable et faire disparaitre cet espace économique source de surfacturations.

Réajuster la politique de changes pour favoriser la production nationale

Par ailleurs, cette dévaluation du dinar ne pourra que favoriser l’emploi et la création de richesses en Algérie, en favorisant à la fois la substitution de la production nationale aux importations mais aussi en rendant la production locale (même peu sophistiquée) plus attractive pour les consommateurs algériens, voire rapidement éligible à l’exportation (voir à ce sujet les travaux du politologue, historien et économiste allemand Hartmut Elsenhans 1). Car ce que les tenants de la protection virtuelle du pouvoir d’achat des Algériens ont oublié, c’est qu’avant d’avoir un pouvoir d’achat il faut avoir un revenu, et que ce revenu, pour l’écrasante majorité des gens, provient du travail salarié et que la quantité de travail nécessaire pour employer 12 ou 13 millions d’Algériens, notamment les jeunes, ne peut exister qu’avec la production agricole et industrielle et non l’importation ou le commerce.

Cette phase de politiques économiques défensives et protectionnistes est complémentaire à la mise en place d’une politique industrielle ambitieuse indispensable à notre décollage économique, qui tarde à se mettre pleinement en place depuis 2008 et sur laquelle nous reviendrons dans une prochaine contribution.

M. A.

1- Voir en particulier le numéro hors série de la revue Naqd «Guerre de libération et voie algérienne de développement» consacré aux travaux de l’économiste allemand Hartmut Elsenhans où il explique très bien comment des taux de change sous-évalués (plutôt que surévalués comme actuellement) peuvent favoriser la production de biens peu sophistiqués en Algérie mais générateurs d’un grand nombre d’emplois et avec une possibilité plus importante d’exportations et, in fine, une intégration plus facile dans l’économie mondiale. Il montre aussi que cette dévaluation passe par la remise en question du dogme des taux de change surévalués suivie par la haute administration algérienne depuis l’indépendance, qui est contraire à l’intérêt objectif du pays.

Comment (32)

    DAH
    14 septembre 2021 - 15 h 56 min

    PAS D’ACCORD AVEC VOUS…

    Notre accord de libre-échange avec l’Europe est à développé et même il faudrait en créer d’autres avec les États-Unis d’Amérique, le Japon, l’Australie et tous les pays riches et démocratiques.

    Notre pays a un coût du travail des plus bas avec un bon niveau de qualité et de connaissance (nous sommes ni incultes et ni analphabète).

    Les Algériens travail très bien et savent produit de la qualité, ceux qui les places en réalité dans le haut du tableau.

    Notre seul problème en Algérie et pour les Algériens c’est le respect de leurs droits et de la valeur de leur travailler, encor trop souvent bafoués par notre classe dirigeante.

    Trop d’incompétence, trop de solution bien pensante clés en main comme la vôtre qui nous mèneraient tout droit à plus de misères humaines.

    Libérez le droit à la création de richesses au peuple Algérien sans qu’il soit obligé d’être soumis à la corruption ou à l’incompétence de certains de nos gouvernants ou bien pensants comme vous.

    Nous avons tout monsieur, l’intelligence, la culture, du savoir-vivre et surtout un beau pays fier de tous les guerre et bataille qui l’a mené.

    La concurrence économique ne nous fait pas peur nous demandons juste qu’elle soit loyale entre nous et avec eux.

    Aujourd’hui ce sont eux mais demain même pieds nus je pourrai arriver parmi les premiers.

    Le peuple Algérien a la foi c’est ceux qu’il lui donne son courage de ne se soumettre à aucune oppression.

    Cordialement

    M & Mss
    13 septembre 2021 - 9 h 52 min

    Bonjour,
    L’accord d’association avec l’union européenne doit être revu au minimum et au maximum y mettre fin ainsi que tous les autres accords qui enrichissent des sociétés écran basé à l’étranger avec l’aide évidemment de ceux et celles qui ne savent pas faire fructifier nos richesses.
    Tout est à revoir entre ce qui est nécessaire à notre développement économique et ce dont on à pas besoin.
    Nous sommes largement capable de construire notre société selon notre modèle.
    Continuons bien évidemment la grande lessive !
    À bon entendeur..

    Mouloud F
    13 septembre 2021 - 8 h 02 min

    Le protectionnisme oui, mais à une condition être déjà capable de produire. Etre déjà capable non pas d’aller au travail mais d’aller travailler : je vais au travail = une obligation de présence, je vais travailler = obligation de résultats.
    Mr Mohsen, votre article est bon mais il renverrait l’Algérie au temps de souk el fellah, pénurie permanente et si vous voulez acheter un sachet de poivre, on vous vend LI KAYAN = Paprika et pelle même si si vous n’en avez aucune utilité. Le monde a évolué, seuls les gens qui travaillent , qui innovent qui réalisent, sont crédibles. En Algérie, YAHYA EL BETROL !!!

    Comprenez ce que vous voudrez, mais tant que les décisions gouvernentales ( bonnes dans l’esprit) restent incapables de prévoir qu’une machine aussi belle soit elle ne peut fonctionner seule sans les produits qui lui sont nécessaires, elle restera un gadget.

    Si vous suggériez aux autorités de faire obligatiions de rapatriement des sommes faramineuses empruntées ( par mégarde ou par erreur) et de les investir sans carcan, sortir du système de décision à la soviétique ( plans gouffres et improductifs), d’impliquer les algériens, de les payer correctement d’arrêter de distribuer appartement et autre à tous les bras cassés qui, se réinstalleront de toute manière dans une autre bidon ville pour rebénéficier d’une autre attribution, peut être seriez crédibles !!

    En attendant pour vivre en autarcie, il faut déjà produire suffisamment de nourriture pour les 40 ou 50 Millions de ventres, les habiller et les soigner et surtout COLLECTER LES IMPOTS DE TOUS SANS EXCEPTION NI PRIVILEGES;

    Surfer d'argent
    12 septembre 2021 - 17 h 03 min

    @Pourquoi pas eriger un… : Crois moi qu’avec ce nouveau monde de fou et qui ne fait que de s’accentué, il est mieux ainsi pour notre sécurité, notre Île doit reproduire en mieux tous ensemble, la grande muraille de Chine autour de nos frontières, que l’on nomerait pourquoi pas la grande muraille infranchissable de  » TAMANRASET  » : TERRE-MER-CIEL-ESPACE ! Nous possédons toute les richesses et nos ennemis le savent c’est pourquoi ces requins nous entourent, prèts à bondir sur nous et veulent tout faire pour nous tenir par la dette. ALGÉRIE UN JOUR, ALGÉRIE POUR TOUJOURS !

    Surfer d'argent
    12 septembre 2021 - 16 h 50 min

    *Renouer déja avec des équipes intègres anti-sabotage et chasseurs de traîtres aux passeports dorés passant plus de temps à l’étranger qu’en Algérie, serait un bond début ! Sans oubliez les infiltrés ayant des pièces d’identités Algérienne alors qu’ils ne le sont pas !! RATISSAGE TOUT AZIMUT ! GO !!

    Mohamed
    12 septembre 2021 - 16 h 15 min

    Monsieur Mohsen Abdelmoumen je vous donne mille fois raisons.
    Notre président Abdelmadjid Tebboune devrait suivre vos conseils car elle sont très pertinentes.
    L’intérêt du pays et du peuple Algérien en priorité.

    Anonyme
    12 septembre 2021 - 9 h 16 min

    La vérité…
    C’est que notre seuil de
    résilience, va être soumis à
    rude tension, comme jamais
    dans notre histoire récente.
    Il faut annoncer la vérité à la
    population. Partie prenante
    et intégrante, et déterminante
    à la réussite du passage des
    difficultés à venir. Il faut être
    cash, directe. Cela évitera bien
    des remous inutiles.
    C’est tous ensemble, que nous
    réussirons. Avec force de
    vérité et de franchise.
    Retour de l’honnêteté et de
    l’honneur du politique.
    La population est mature,
    elle comprend tout. Avec
    tout les égards qui lui
    sont dues.

    Vive l’Algérie

    lhadi
    12 septembre 2021 - 7 h 58 min

    il est toujours utile de jeter un regard sur le passé pour comprendre que « la nouvelle Algérie » reste au stade d’un slogan chic pour faire choc.

    La crise actuelle remet au gout du jour l’idée qu’il ne peut y avoir de développement économique, social et culturel sans développement politique.

    Fraternellement lhadi
    ([email protected])

    Kamel
    12 septembre 2021 - 7 h 06 min

    Très bonne analyse.
    Le protectionnisme, appliqué de manière progressive, va nous obliger à travailler dur et à être inventifs.

      Belveder
      12 septembre 2021 - 10 h 24 min

      C est encore Gratuit de Réver
      du Moins a ce Jour

    Non…Il faut conquérir…pas se Barricader !
    12 septembre 2021 - 0 h 17 min

    ….40 ans de BRICOLAGE ça Suffit !
    FERMER ou INTERDIRE est une Solution de COURTE VuE et non Pérenne…
    Tout Ça c’est dans le même Esprit que de penser qu’en IMPORTANT MOINS on EXPORTERA PLUS…par Magie ou pour nous faire Plaisir !
    Ça NE MARCHE NUL PART !
    Et C’est vite Oublier qu’on vit dans un MONDE d’Echanges GLOBALISÉ.
    Il y a de la CONCURRENCE, Elle est RUDE et les ABSENTS sont les PERDANTS par FORFAIT!
    …..
    => Il vaut mieux RÉFLÉCHIR à PRODUIRE LOCALEMENT avec nos Moyens, nos BREVETS si possible, nos Matières premières et nos OUTILS INDUSTRIELS pour couvrir les BESOINS LOCAUX mais aussi EXPORTER en faisant jouer nos AVANTAGES COMPARATIFS en:
    – Adoptant une ViSION STRATÉGIE claire pour une ALGÉRIE de 2050 ( Service. Industrie, Nouvelles Technologies, Transport, Énergie, Ect,….)
    – Avec une Tactique de Positionnement sur la CHAÎNE DE VALEUR Internationale
    En Exploitant nos AVANTAGES
    – Position Géographique
    – MARCHÉS LOCAUX et RÉGIONAUX
    – TRANSPORT & LOGISTIQUE
    – EDUCATION de la Main d’Oeuvre
    – Matières Premières
    – Coûts de l’ÉNERGIE
    …ECT…..
    …ARRETONS AVEC LES FAUSSES BONNES IDÉES !
    L’ALGÉRIE est devenu un PAYS ou on vient VENDRE tout…et fourguer n’importe quoi mais ….les INVESTISSEMENTS NATIONAUX et ÉTRANGERS EUX se FONT AILLEURS
    …..
    Il est GRAND TEMPS DE BiEN RÉFLÉCHIR
    PLACE AUX COMPÉTENCES, et aux AMBITIONS de nos INGÉNIEURS, de nos Experts et de Nos Hommes et Femmes d’AFFAIRES…
    Il n’y a Pas de PLACE pour les FAIBLES
    Il faut conquérir…pas se Barricader !

    Bouzelouf au miel
    11 septembre 2021 - 22 h 25 min

    Bonsoir,
    Moi je suis tout à fait d’accord avec cette article et que l’on doit se débrouiller sans les autres et qu’on à les compétences pour y arriver.
    Stopper nette avec l’union européenne, construire nos camions , nos véhicules agricoles, nos bus et faire notre propre marque automobile et les avions aussi même l’armement, des laboratoires pharmaceutiques et biologiques et TOUS faire soi même quitte à voler tous les secrets de fabrication de l’occident comme eux ils nous on voler .
    Posséder les armes chimiques et nucléaire.

    Ont peut y arriver il suffit de la volonté politique !
    Bonne nuit.

    Algerien Pur Et Dur
    11 septembre 2021 - 21 h 40 min

    Avant d’adopter des mesures drastiques qui nous ramèneraient à l’infameux temps des grandes pénuries des annees 70, on pourrait toujours commencer par les centaines de produits farfelus importés a coup de millions de dollars chaque année et qui ne profitent qu’a la gente aisée pas aux simple citoyens qui ne peuvent même pas boucler la fin du mois. Ces derniers ne peuvent se permettre des produits tels que (entre beaucoup d’autres) la mortadelle de poulet, le pâté de volaille, le jaune d’oeuf liquide et tenons nous bien la laine et poils de chameau importés par un pays ou ce mamifere ne manque certainement pas. Heureux déja qu’ils ont arreté l’importation de sable de l’Espagne pour les besoins du métro d’Alger. Des centaines de produits pourraient ainsi être interdits a l’importation et rapidement de preference sans que le peuple descende dans la rue. Ca nous ferait une tres grande economie de devises sans verser dans les actions drastiques.

    Socrate
    11 septembre 2021 - 21 h 24 min

    Comment être protectionniste quand l’Algérie ne produit rien ou presque ? Vous voulez affamer la population et la rendre encore plus misérable qu’elle n’est aujourd’hui ?

      Heidegger Alias Elephant Man
      11 septembre 2021 - 22 h 11 min

      @Socrate version sioniste
      « encore plus misérable qu’elle n’est » il ne faut pas prendre vos désirs et délires pour la réalité et ne pas confondre avec votre narco-terroriste-monarchie.

    Deadpool
    11 septembre 2021 - 16 h 53 min

    Bonjour,
    Déjà mettre fin au marché parallèle, ce serait déjà un grand pas en avant !
    À bientôt..

      Ya deadpool
      11 septembre 2021 - 20 h 29 min

      Le Venezuela avec un marché parallèle est notre exemple … Il faut bien suivre un exemple , non ?

    Dzeez
    11 septembre 2021 - 15 h 52 min

    Vous préconisez une descente aux enfers pour la population algérienne.
    Vos conseils auraient du sens, peut-être, je n’en suis pas sûr, pour un pays auto-suffisant et capable d’une telle autarcie. Pas dans une économie aussi affaiblie que la notre.

    3entar
    11 septembre 2021 - 15 h 36 min

    Non seulement il faut renouer avec le protectionnisme mais il faut faire encore plus.Il faut interdire tout import- export. Pardon ! tout import-import . Il fort sortir de l’UA, de l’ONU , et de toute organisation et accord internationaux. Manbi3ou manchriw. ET surtout on renonce à toute participation aux jeux internationaux. Ni la CAN ni la CDM . Comme notre héro le judoka  , ih ! On va faire comme Onan: on s’auto-sufira. .

    On fait que ça depuis 60 ans
    11 septembre 2021 - 15 h 07 min

    Pendant 60 ans on n »a fait que ça, avoir une économie fermée. Pendant 60 ans on a fait que détruire de la richesse alors que les hydrocarbures nous auraient permis d’être un géant EMERGEANT! Pendant 60 ans on a fait reguler l’économie freiner l’investissement et fait fructifier les économies étrangères sans développer notre économie. NON l’économie ouverte est la meilleure option so les accords avec L’UN nous coûte c’est que Bouteflika a mal négocié et/ou a voulu plaire au Europeen au détriment de notre pays, . Il a passé en pertes et profits des militaires de USD pour flatter son EGO sans contrepartie économique, il a accentué l’économie de bazar et favoriser l’informel. Il a détruit de la richesse et achète un des architectes de la gangrene de la corruption,…. Je m’arrête la, car la liste est trop longue! Quand on gère un.pays comme la ménagère de 40 ans le fait pour ces dépenses et recettes, on ne peut pas construire une économie forte. Nous manquons de vision, de stratégie d’ambition, de travail (qu il faut valoriser), d’esprit Entreprenarial, d’hommes d’États, de bonne gouvernance… Il y a des outils comme la fiscalité qu’il faut savoir utiliser pour attirer les IDE et/ou developper le tissu industriel,/Technoligique/Agroalimentaire/Touristique/…, l’État doit reguler intelligement et favoriser le développement national, l’exportation, … bref creer de la richesse. Notre pays doit être connecté à l’économie internationale par un secteur financier moderne et ambitieux, des outils de veille technologique , par les technologies modernes et lutter contre la bureaucratie et la Techno structure étouffantes, …. ect ect ect MAIS CERTAINEMENT PAD SE FERMER ENCORE PLUS. IL FAUT SAVOIR SE REMETTRE EN QUESTION, SE RÉGÉNÉRER, APPRENDRE DE NOS ERREURS, UPDATER NOTRE LOGICIEL DE PENSÉE UNIQUE, S’OUVRIR ET FAIRE PREUVE D’AMBITION POUR DEVENIRVDES LEADERS PAS DES SUIVEURS OU LOSERS QUI SE REFERMENT SUR SOI!!!

    anonyme
    11 septembre 2021 - 14 h 05 min

    j’hadène complètement à cette analyse pertinente
    Pourquoi vouloir copier coute que coute les capitalistes

    Vangelis
    11 septembre 2021 - 14 h 03 min

     » Protectionnisme  » !

    Protéger quoi ? L’Algérie ne produit rien ou presque.

    Protéger contre qui ? Des vendeurs étrangers comme si ces derniers n’auraient aucune mesure de rétorsion et/ ou de réciprocité.

    Un pays quel qu’il soit ne peut vivre en autarcie.

    Les accords passés sont des paroles données et généralement on ne retire pas sa parole sous peine de se déjuger et de ne plus faire confiance.

    Il ne peut pas y avoir de protectionnisme. A la limite un pays peut inciter ses entreprises et ses citoyens à produire et à consommer les biens et services dudit pays cela lui éviterait seulement de faire appel à l’étranger.

    ….

    moi
    11 septembre 2021 - 14 h 02 min

    Tous les ingrédients sont disponibles pour mettre en place La bonne solution économique…il suffit qu’elle soit suivie par les bonnes compétences…les miracles ou les solutions de retrait sur soi sont des solutions de faiblesse

    Moi
    11 septembre 2021 - 13 h 02 min

    Quel raisonnement …tu veux laisser les algériens crever de faim? Il faut d’abord mettre en place l’industrie puis, éventuellement penser à cette solution qui n’a réussi à aucun pays.

    Anonyme
    11 septembre 2021 - 12 h 46 min

     » l’Administration  »
    de l’économie.

    Par des ronds de cuirs , fonctionnaires
    grassements payés. A l’abri de risques
    financiers personnels. Ne répondant
    pas en responsabilité de leurs fautes.
    Bien au contraire, virés avec
    allocations
    pensions en tout genres.
    Aux avantages
    sociaux étourdissants. En somme
    une caste. Avec un tampon à la
    main…

    L’ex Europe de l’est, en 70 ans
    d’expériences d’économie administrée …
    Avant 1989…

    Après 1989… A nos jours, le cas
    d’école de la Pologne…. Parti de très
    loin… Conservant la Maîtrise de sa
    monnaie nationale….La Pologne, a
    siphonner à prix cassé de sa
    main-d’œuvre
    la production industrielle à
    l’ouest, en plus des nouvelles
    technologies, avec une agriculture
    top niveau européen. Mieux
    aujourd’hui nombreuses
    entreprises de l’ouest delocalise
    en Pologne… recrutent sur place.

    Le secret c’est le travail, beaucoup,
    beaucoup, de travail, la formation, et l’entreprise. Reine.

    La Libre entreprise, l’initiative
    personnelle.
    Pour partager la richesse, il faut
    déjà la produire…
    Libérer les forces de travail
    entreprenarial , avec
    un modèle social juste, et performant, ne
    laissant personne sur le bord
    de la route.

    Anonyme
    11 septembre 2021 - 12 h 42 min

    Combien de dizaines de milliards l´UE a racketté à l´Algérie à travers l´accord d´association pour une contrepartie négligeable (mis à part le soutien à Boutef)

    80 000€ de dons de l´UE pour les populations sinistrées par les incendies dans nos forets!!!

    N´est-ce pas une forme (subtile) de mépris pour notre pays!?

    L´accord d association avec l´UE, complètement défavorable à note pays (nous produisons rien qui serait concurrentiel en Europe) doit etre abandonné le plutot,, le mieux.

    Belveder
    11 septembre 2021 - 10 h 35 min

    Tout D abord je trouve que L Algerie a toujours fait preuve de pragmatisme avec ces accords UE et de libres echanges car
    Les Secteurs d energie EAU GAZ ….sont resté sous monopole encore de L Algerie et non ouvert a la concurence D ailleurs c est les secteurs LES plus convoités par les multinationlaes
    Maintenant les Protectionisme C EST DANS LES DEUX SENS ….. ON ferme ils ferment ….
    et eux Ont L ARME des VISAS qui ils actionnent
    DE plus étant nous memes un Peuple Rentier difficile de peser Lourd

    Verbes d'inaction
    11 septembre 2021 - 10 h 23 min

    Il faut….
    On doit…
    Il faudrait …
    On devrait ….
    Toujours les mêmes verbes d’inaction depuis des décennies. … Quand est ce qu’on aura un plan avec des actions SMART et jalonnées avec des responsables identifiés?
    SMART : Spécifique, Mesurable, Atteignable, Réaliste et Temporel

      Anonyme
      11 septembre 2021 - 13 h 05 min

      Les verbes d’action de la nouvelle Algérie :
      Limoger
      Investiguer
      Arrêter
      Dénoncer
      Allah ijib lkheir lbladi !

        YA anonyme
        11 septembre 2021 - 13 h 48 min

        Et PESIDER le conseil des ministres
        Et VOYAGER pour les AEs
        Et FAIRE des affaires pour d’autres .
        Le compte des verbes d’action est complet

    Pourquoi pas eriger un...
    11 septembre 2021 - 9 h 26 min

    Pourquoi pas ériger un grand mur tout au long de nos frontières et vivre qu’entre nous? Se fermer complementement? Ne plus échanger, ne plus participer , ne plus communiquer, ne plus commercer,…avec les autres membres de la planète ? Vivre en autarcie et revenir à la période des hommes cueilleurs et se réapproprier les cavernes!!!! J’attend mieux d’un intellectuelle qui devrait nous parler de création de richesses, d’État Stratège, Entreprenariat, de bonne gouvernance, ….

      anonyme
      11 septembre 2021 - 14 h 12 min

      @Pourquoi Pas Eriger Un…
      11 septembre 2021 – 9 h 26 min

      ce monde dont tu fais allusion nous suce jusqu’aux os
      Ils sont sans pitié
      Personne ne parle d’ériger un mur mais pour un partenariat équitable et rien de plus

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