Abandonner la fable du développement par l’intégration dans les chaînes de valeur internationales

pétrole programme de développement
L’Algérie a vécu un pillage de ses ressources naturelles au profit des forces capitalistes étrangères. D. R.

Contribution de Mohsen  Abdelmoumen – Dans le programme de développement 2020-2025 élaboré à la suite de la Conférence nationale sur le plan de relance pour une économie nouvelle d’août 2020 ayant réuni des hauts fonctionnaires et des patrons d’entreprises (qui sert de référence au programme gouvernemental rendu public cette semaine), on trouve, malgré de bonnes initiatives, un discours obsolète et naïf sur l’insertion indispensable et urgente de notre économie dans les chaînes de valeur internationales et l’attraction des IDEs des multinationales comme principale voie de salut pour notre politique industrielle et économique.

Cette antienne, fondée sur le faux postulat que, désormais, c’est l’économie qui prime sur la politique et que les multinationales investiront «naturellement» et «rationnellement» là où elles trouvent les conditions économiques les plus favorables, tourne rigoureusement le dos à la réalité des politiques et pratiques de nos partenaires.

Dans le cas de l’Algérie, ancienne colonie et pays rebelle dont on se méfie, il est clair que la place assignée par les grandes puissances et leurs multinationales se trouve aux deux extrémités de ces fameuses (ou plutôt fumeuses) chaînes de valeur internationales : d’une part, en amont en vendant nos matières premières, surtout énergétiques, si possible brutes ou, à la rigueur, à peine transformées au prix le plus bas possible pour alimenter la véritable machine industrielle qui demeure localisée en Occident ou dans quelques rares pays asiatiques adoubés et où se concentrent la technologie, le savoir-faire et la valeur-ajoutée. D’autre part, en aval, en demeurant, ad vitam aeternam un pays consommateur de biens intermédiaires, finis et technologiques et de services, d’abord en épuisant nos recettes financières issues de l’exportation des hydrocarbures avec la complicité d’une bourgeoisie d’Etat et un patronat comprador, puis en s’endettant pour assurer son esclavage définitif.

Ce schéma, qui a été mis en place de manière transparente entre la métropole et ses colonies est toujours d’actualité et ne changera pas sans une lutte acharnée de notre pays pour gagner son autonomie et sa souveraineté économiques.

A rebours de cette vision imposée de l’extérieur, et dans la continuité de l’indépendance politique du pays après 1962, nos dirigeants des années 1970-80 avaient bien compris que la souveraineté économique, indispensable à la survie de la nation à long terme, ne pouvait s’obtenir en quémandant une place de domestique au château. Il s’agissait d’arracher la souveraineté de l’Algérie sur ses ressources naturelles dans un premier temps, puis de développer un capitalisme d’Etat afin d’assurer une remontée de la production d’amont en aval dans des chaînes de valeur choisies librement et souverainement, en fonction de nos propres objectifs de développement. Nés sous le joug colonial et armés sur tous les plans par le combat libérateur, nos dirigeants d’alors n’étaient pas assez naïfs pour croire que les pays développés et leurs multinationales allaient soudainement partager le gâteau du développement et de la prospérité pour nos beaux yeux, ce qui est contraire à l’essence même du capitalisme et de ses rejetons, l’impérialisme politique et le néo-impérialisme politico-économique.

L’Algérie n’était pas le seul pays au monde à suivre ce chemin du développement autonome. Souvent, dans la foulée d’indépendances durement acquises en Asie (Inde, Malaisie, Corée, Thaïlande, Indonésie, Vietnam), Afrique (Egypte, Afrique sub-saharienne), Moyen-Orient (Irak, Syrie, Iran) ou de phases de néocolonialisme brutales en Amérique latine (Argentine, Brésil, Chili, Cuba, Nicaragua, Equateur), de nombreux pays se sont également engagés dans cette voie difficile mais incontournable, avec plus ou moins de succès.

Or, depuis le début des années 1980, la contre-révolution néolibérale a utilisé habilement la fable du primat de l’économie sur le politique et de l’insertion dans les chaînes de valeur internationales modelées par les multinationales donneuses d’ordre comme «contre-modèle» du capitalisme d’Etat et seule voie de salut pour les pays du tiers-monde. On nous demande de passer de l’Etat producteur et planificateur à l’Etat régulateur engagé dans une compétition internationale pour démanteler les législations protectrices des droits et de la souveraineté afin de mieux dérouler le tapis rouge aux multinationales et au secteur privé national coopté (déréglementation, ouverture à la concurrence des services publics, vente des bijoux de famille sous le vocable de privatisations, création de gigantesques zones franches où les lois du travail nationales ne s’appliquent plus, remplacement systématique du droit national par l’arbitrage ou les Etats et les entreprises nationales sont mises sur le même plan que les multinationales).

On peut retracer en quatre phases l’historique de la substitution du mirage de l’insertion dans les chaînes de valeur internationales au développement autocentré de l’Etat. Cette séquence douloureuse de notre histoire politique et économique est marquée par une succession d’errements et de trahisons qu’il est utile de retracer

L’arrêt brutal du développement indépendant durant les années 1980

Au début des années 1980, après avoir écarté leurs rivaux nationalistes (Kasdi Merbah et Yehyaoui) et leur concurrent dans la complaisance vis-à-vis de l’ancienne métropole et de l’empire (Bouteflika), les beaux-frères Chadli Bendjedid-Larbi Belkheir lancent leur plan antinational : le premier est obsédé par son «rôle historique» de «dé-boumediéniser», à la manière d’un Kroutchnev algérien, et trouve là l’occasion rêvée de casser l’œuvre de son prédécesseur. Le second, chef de file de la frange félonne et infiltrée, peut commencer la mise en œuvre de la première phase du plan de destruction des fondements de l’Etat algérien, conçu par les autorités de sa patrie d’adoption, à laquelle sa famille avait fait allégeance de longue date durant la colonisation et qu’il continuait à servir après l’indépendance de manière patiente et zélée.

Ce plan commence par la critique systématique de l’Etat et du secteur public algérien et l’arrêt brutal de son développement : les investissements dans le secteur public, qui représentaient l’essentiel du taux d’investissement national de 50% en 1977 (alors l’un des plus élevés du monde), sont brutalement décriés et arrêtés et la manne pétrolière est détournée vers la première opération nationale d’importations et de gabegie.

La seconde attaque, menée au nom de la «bonne gestion capitaliste», consiste à déstructurer et déstabiliser nos grandes sociétés nationales. Cette mission est confiée à Abdelhamid Brahimi, chairman de Sonatrach de 1976 à 1979 puis ministre de la Planification et de l’Aménagement du territoire en 1979 qui donne le mot d’ordre de la casse systématique du secteur industriel public, pompeusement appelée «restructuration organique du secteur public» en 1980 au nom du «small is beautiful» qui était à la mode quelques années avant, à la suite du livre du même nom de l’économiste anglo-allemand E. F. Schumasher écrit en 1973.

Selon l’excellente analyse de Mourad Goumiri qui a vu le système fonctionner de l’intérieur «les sociétés nationales, intégrées à l’échelle d’un secteur entier ont été atomisées, selon les régions, les produits, les filières, les métiers et souvent sans logique apparente, en une myriade d’entités non viables sous le prétexte fallacieux de les rendre plus faciles à gérer». Les nouvelles entités sont laissées sans plan stratégique, sans réorganisation tandis que les équipes sont dispatchées anarchiquement aux quatre coins du territoire, tandis que «les entreprises nationales donneuses d’ordres et leurs bureaux d’études et d’ingénierie ou leurs instituts de formation, ce qui porta un coup mortel au capital technique accumulé durant des années au sein de nos sociétés nationales(1).

Le cas de la restructuration du secteur de l’Energie et de la Sonatrach conduite par Belkacem Nabi, le premier fossoyeur du secteur avant Chakib Khellil, est emblématique : PDG de Sonatrach de 1979 à 1981, puis ministre de l’Energie et des Industries chimiques et pétrochimiques jusqu’en 1988, Belkacem Nabi arrêtera le plan Valhyd de valorisation des hydrocarbures (qui prévoyait notamment une plus grande intégration de la valeur-ajoutée via plus de 200 projets de transformation dans les domaines du raffinage, de la liquéfaction du gaz, de la pétrochimie, des engrais, des plastiques préparés au cours de la seconde moitié des années 1970 et qui aurait changé la trajectoire économique de l’Algérie) et découpera Sonatrach, stigmatisée comme un «Etat dans l’Etat», en 17 entreprises entre 1980 et 1986 ; la société-mère Sonatrach intégrée amputée de ses activités de raffinage, de distribution, de pétrochimie, de service aux puits et de ses instituts de formation de l’IAP et l’INH. Elle passe de plus de 103 000 salariés avant sa restructuration à 34 000 fin 1984 et ne s’en est jamais totalement remise(2).

La troisième forme de «libéralisation» a consisté à décentraliser l’endettement au niveau des entreprises nationales et à les encourager à contracter des crédits en devises (surtout en dollars) à très court terme et à des taux variables auprès des banques étrangères, avec la bénédiction de la Banque d’Algérie de Badreddine Nouioua. Ce «choix» de financement funeste sera à l’origine de la crise énorme de la dette connue par notre pays à partir de 1986 et fera le lit des plans d’ajustement structurels du FMI et de la Banque mondiale à partir de 1943.

Enfin, la quatrième «aberration économique» est la décision de Badreddine Nouioua, gouverneur de la Banque d’Algérie, de rétablir la parité entre le dinar et le franc français, au moment même où le prix du baril passait de 80 à 9 dollars en 1985-1986, avec un impact désastreux sur la balance commerciale et des paiements. Censé être le gardien en dernier ressort des intérêts économiques du pays, Badreddine Nouioua commet ainsi le plus grand crime contre notre économie et notre pays en initiant la politique de surévaluation du dinar au nom, selon ses propres déclarations, de la «protection du pouvoir d’achat du citoyen algérien et pour lui permettre de continuer à consommer les biens importés de l’étranger»(3).

Notons que Belkacem Nabi(4) et Badreddine Nouioua(5) ont été des traîtres à l’Algérie, mais pas à leur obédience familiale et religieuse qui explique mieux pourquoi ils ont été propulsés à des postes stratégiques pour y faire un maximum de dégâts.

L’ouverture du commerce extérieur et le plan d’ajustement structurel des années 1990

Il y a 30 ans, dans les années 1990, l’Algérie vivra sa seconde phase libérale avec les réformateurs, appelés aux affaires par le duo Belkheir-Chadli. Même s’ils mettent fin à la déstructuration systématique du secteur public de la période antérieure, les réformateurs se distinguent par deux décisions lourdes de conséquences :

– En premier lieu, l’indépendance de la Banque Centrale (Banque d’Algérie). Présentée par les naïfs réformateurs comme une mesure censée rationaliser la politique monétaire du pays, l’indépendance de la Banque centrale a en fait été conçue dans les années 1950-60 par les principales banques privées de la planète comme un moyen d’interdire aux Etats de financer leur dette auprès de leur Banque centrale via la création monétaire et de les obliger à s’endetter avec des taux d’intérêt élevés auprès des consortiums de banques privées (bref, de mettre fin au droit de seigneuriage, le droit d’émettre de la monnaie pour se financer, qui est un des éléments majeurs de la souveraineté des Etats). Priver les Etats de leur souveraineté monétaire est aussi le moyen le plus sûr de rendre l’endettement extérieur des Etats, notamment du tiers-monde, rapidement insoutenable et les obliger à subir les plans d’ajustement structurel du FMI et de la Banque mondiale (selon le consensus de Washington adoubé au G7 à la fin des années 1970).

– En second lieu, l’ouverture du commerce extérieur au privé : cette mesure accentue le basculement vers la consommation et les importations plutôt que l’épargne et l’investissement, en mettant fin au monopole d’importation des entreprises publiques (ce qui maintenait, malgré toutes les dérives du PAP, une certaine limite aux importations) au profit de milliers d’importateurs privés qui eurent accès à des lignes de crédit généreuses des banques publiques.

Remarquons au passage que Ghazi Hidouci, ministre de l’Economie à la fin des années 1980 et père des cahiers de la réforme, avait été à bonne école de l’opposition frontale à la politique de développement industriel étatique des années 1970 en tant que cadre de l’équipe de Abdallah Khodja, secrétaire d’Etat au Plan de 1970 à 1978(6).

Après les pilules empoisonnées injectées à hautes doses dans les années 1980 et la phase de libéralisme interne «zélé» des réformateurs au tournant des années 1990, l’Algérie finit par se soumettre au diktat des plans d’ajustement structurels en 1994.

Ces plans signent un tournant puisque l’horizon indépassable de la politique économique algérienne, notamment du ministère des Finances, devient de faire les reformes pour faire de l’Algérie un paradis pour l’investissement étranger et un tigre à l’exportation compte tenu de ses atouts naturels (et bla, bla, bla…).

Dans les faits, à partir de 1994, ils conduisirent au résultat inverse, mais qui étaient exactement les objectifs réels de ses promoteurs occidentaux, c’est-à-dire la substitution de l’importation à la production, notamment par la reprise de la casse systématique du secteur public après la brève parenthèse de la restructuration, à coûts de compressions d’effectifs sauvages sans plans stratégiques, de liquidations ou rachats sauvages d’entreprises nationales clés (souk el-fellah, CNAN, Enasucre) et d’arrêt des financements du Trésor et des banques publiques pour le secteur public.

– La troisième phase (les années 2000) : la privatisation et les accords d’association avec l’Union européenne.

Rappelé par son «ami» Larbi Belkheir qui lui passe le relais de la destruction de l’Algérie, Abdelaziz Bouteflika, lors de la première décennie de son règne au début des années 2000, accélère la «libéralisation» de notre économie via :

– L’inauguration du bradage des bijoux de famille avec la phase de privatisation anarchique des entreprises publiques sans restructuration par le ministère de la Privatisation de Temmar, trahissant son passé de Malgache.

– L’ouverture du secteur minier et de l’Energie à la concurrence et la tentative de privatisation du sous-sol minier algérien façon Banque mondiale (ou plutôt CIA et majors du pétrole) par Khellil, prenant l’exact contre-pied du plan Valhyd dont il était censé être l’une des chevilles ouvrières 25 ans plus tôt.

– La signature des accords d’association avec l’Union européenne en 2002, prolongement naturel des plans d’ajustement structurels du FMI prévoyant la mise en place d’une zone de libre-échanges avec l’Union européenne en 2017, consacrant la mise sous tutelle néocoloniale de l’Algérie.

– Nos dirigeants acceptent (et ce jusqu’à ce jour) que le rôle de nos hydrocarbures soit de fournir une énergie non transformée pour la machine économique occidentale, tournant le dos à la doctrine postindépendance de l’utilisation des hydrocarbures comme outil du développement et de l’indépendance du pays, notamment via la valorisation des hydrocarbures en produits pétrochimiques à plus forte valeur ajoutée.

– Notre politique douanière de protection de notre agriculture et de notre industrie est démantelée au nom des engagements pris, main sur le cœur, par les généreux européens que leurs gentilles multinationales allaient investir des dizaines de milliards de dollars d’IDEs en Algérie, qui serait rapidement transformée en tigre exportateur vers l’Europe.

Avec ces accords d’association, on grave dans le marbre la tromperie de l’insertion dans les chaînes de valeur internationales puisque les décisions concrètes consistent uniquement à favoriser les importations des biens européens sans droits de douane, tout en faisant de vagues promesses d’investissements. Ceux-ci défient la logique microéconomique puisque les multinationales européennes, ayant leur outil de production principal à quelques milliers de kilomètres de l’Algérie et ayant sécurisé un accès sans droit de douane au marché algérien, n’ont plus aucune incitation à investir chez nous, à l’exception de maintenir un flux minimum d’investissements dans le secteur énergétique pour assurer la pérennité de l’approvisionnement stratégique de l’Europe en énergie, qui finira également par se tarir dans les années 2010.

Comme on pouvait s’y attendre, cette période ne vit que l’accentuation du tout importation et de son corollaire de détournements de devises vers les banques, paradis fiscaux et places fortes immobilières européens via les surfacturations, boostées par l’invariant de la politique compradore algérienne des taux de change surévalués et un désarmement douanier qui nous a fait perdre entre 2-3 milliards de dollars par an, ce qui représente un manque à gagner bien tangible en termes de recettes douanières de l’ordre 15-20 milliards de dollars sur une période de 20 ans, montant qui serait bienvenu aujourd’hui dans nos réserves de change.

– La quatrième phase (les années 2010) : la prédation et la surfacturation comme moteurs de l’économie (ou de la «déséconomie»)

Enfin, au cours des dix dernières années, la dernière phase crépusculaire de «libéralisation» a failli emporter le pays avec l’accélération de la prédation exercée par une poignée d’oligarques sur la quasi-totalité de la commande publique, notamment les gros contrats d’infrastructures (centrales électriques, barrages, routes, chemins de fer, ports) et la montée en puissance à une échelle industrielle de l’importation surfacturée entretenue par les déséquilibres des taux de change, les crédits bancaires pour des projets bidons et l’hélicoptère de billets de l’ANSEJ pour acheter la paix sociale.

Durant cette décennie, la fratrie Bouteflika, conseillée habilement par les ambassadeurs de France en Algérie puis directeurs de la DGSE, Bernard Bajolet et Bernard Emié, s’évertuaient à planter le dernier clou dans le cercueil de l’Algérie indépendante et souveraine en réponse à l’exécution, en 1958, pour traîtrise à la cause du Maroc et de l’Algérie indépendants de leur père, Ahmed Bouteflika, informateur notoire de longue date de l’administration française(7).

L’Algérie a donc vécu, au cours des quarante dernières années, un cycle complet de désindustrialisation, de désarmement douanier et de pillage de ses ressources naturelles et financières au profit des forces capitalistes étrangères et de leurs relais locaux, du fait de la trahison quadri-décennale des dirigeants en charge de l’économie.

Aujourd’hui encore, dans une Algérie qui se dit nouvelle, on entend encore les participants au séminaire gouvernemental, hauts fonctionnaires et chefs d’entreprise algériens, réunis pour débattre du modèle de développement de l’Algérie pour 2020-2025, préconiser à l’unisson un nouveau round d’insertion dans les chaînes de valeur internationales comme axe majeur de notre modèle de développement économique, certains par catéchisme néolibéral biberonné et mal digéré durant ces quarante années maudites, d’autres, incurablement compradores, faisant semblant d’y croire pour profiter d’un nouveau round d’importations avec les subsides de l’Etat.

On nous revend la même histoire dans un nouvel emballage en nous disant que, dans le monde post-Covid, les Européens vont faire amende honorable d’avoir trop étiré les chaînes de valeur et logistiques de leurs multinationales jusqu’en Chine et qu’ils vont décider soudainement de rapatrier leurs investissements industriels sur leur territoire ou dans leur périphérie proche, notamment dans ce pays de cocagne qu’est l’Algérie avec sa main-d’œuvre bien formée, jeune et dynamique, ses matières premières abondantes, son énergie si bon marché, sa proximité avec l’Europe et surtout son large marché intérieur, bref, les mêmes arguments que 40, 30, 20 et 10 années auparavant.

Or, il est clair que sans une politique industrielle volontariste, personne ne viendra de son propre chef : ni l’Allemagne qui délocalise son industrie a minima et pratiquement exclusivement dans son hinterland d’Europe de l’Est (où les coûts sont bas et la main-d’œuvre bien formée) et en Chine (souvent forcée par la politique industrielle du gouvernement chinois nationaliste). Ni la France, dont le poids de l’industrie décline, et qui préférera relocaliser les industries qui lui restent (pharmacie, agroalimentaire, matériaux de construction, automobile) d’Asie vers chez elle en France, en Europe de l’Est ou, dans son arrière-cour marocaine plutôt qu’en Algérie. Ni l’Italie et l’Espagne, dont le tissu économique est composé principalement de PMEs. Ni les autres pays européens ayant des grandes multinationales (Pays-Bas, pays scandinaves, Suisse) qui investissent en Europe du Sud, en Chine ou en Europe de l’Est, un peu à la manière allemande. Ni le Royaume-Uni, fortement désindustrialisé et dont les multinationales ont une stratégie mondiale et ne peuvent profiter des bénéfices de l’Accord d’association.

Au contraire de ces «responsables», nous pensons que pour pouvoir rebâtir une économie forte, il est important de commencer par tordre le cou idéologiquement et factuellement à la fable sur l’insertion dans les chaînes de valeur internationales conçues par et pour les multinationales avec la bénédiction de leurs Etats. Celle-ci ne peut que nous faire perdre un temps précieux pour réamorcer notre développement économique et industriel plutôt que de se contenter des miettes de la mondialisation. Ensuite, il est urgent de remettre en place des instruments de protection de notre économie puis de revenir à un Etat producteur, planificateur du développement économique et gardien de la souveraineté économique.

M. A.

1- Lire les articles de Mourad Goumiri dans la presse ou l’auteur livre des éléments très intéressants et vécus de l’intérieur de la restructuration des entreprises publiques conduite en 1982 : «Réforme du système monétaire et financier» du 2 septembre 2021, «De l’impérieuse nécessité de fusionner les banques publiques» du 17 septembre 2020 (nous ne cautionnons pas ce titre et cette recommandation sur le secteur bancaire) ou «Création d’une banque d’import-export, la fausse solution» du 26 juin 2021.

2- Voir la thèse de doctorat d’Oumelkhir Touati «Rapport au travail et dynamique de transformation du métier d’ingénieur dans le contexte algérien : le cas de l’entreprise Sonatrach».

3- Tout comme l’Algérie, les pays d’Amérique latine engagés dans un modèle de développement autonome (Mexique, Brésil, Argentine, Venezuela) ont été également encouragés par les banques occidentales à prendre des crédits à court terme en dollars et à taux variables à la fin des années 1970- début des années 80, période où les prix des matières premières d’exportation étaient élevés et les taux d’intérêt aux Etats-Unis bas, ce qui semblait «propice» à l’endettement. Malheureusement, ce mode d’endettement (en dollars et avec des taux variables à court terme) s’est révélé un piège mortel quelques années plus tard, lorsque les taux d’intérêt américains sont montés en flèche à des niveaux inédits (près de 20% sous Paul Volker, le très monétariste patron de la FED) et que les prix des matières premières se sont effondrés au début des années 1980, fortement manipulés sur les marchés financiers ou via l’Opep dans le cas du pétrole (l’Arabie Saoudite se lançant soi-disant dans une guerre de parts de marché mais, dans les faits, répondant à la demande des Etats-Unis de provoquer une crise en URSS, scenario répété en août 2014 avec l’Iran et la Russie en ligne de mire). A la suite de ce mouvement de ciseaux des taux d’intérêt et des prix des matières premières, ces pays d’Amérique latine ont été plongés dans une crise terrible de la dette et aux plans d’ajustement structurel du FMI et de la Banque mondiale.

4- Lire l’article de Francis Ghiles «North African diversities : Algerian tales, Maghrebi dreams» sur le site opendemocacry.net où l’auteur, correspondant du Financial Times sur les questions d’Energie, couverture qui lui a permis d’approcher le gotha de l’Algérie officielle dans les années 1970 et 1980, révèle qu’en réponse à la question de Belkacem Nabi «What can I do to be your friend?» Francis Ghiles rétorque : «The only difficulty I have is that we share one thing, minister. We both have a Jewish mother but you are ashamed of yours while I am proud of mine» qui laissa Belkacem Nabi sans voix mais qui était une erreur de jugement de la part de Francis Ghiles puisque, au contraire, Belkacem Nabi y puisait sa grande motivation pour nuire au pays de sa nationalité officielle.

5- Voir les interviews répétées de Badreddine Nouioua dans El-Watan notamment celle du 11 janvier 2015 où il indique que «la dévaluation du dinar par rapport aux autres devises risque de plonger le pays dans une crise similaire à celle des années 1990 et où il prédit des conséquences très graves pour l’économie nationale», en rappelant sadiquement son haut fait d’armes lorsqu’il était à la tête de la Banque centrale : «Il nous a fallu quinze ans pour dépasser la crise de 1986», ou celle du 28 juillet 2019 où il défend l’idée que «le dinar ne doit pas être dévalué ni l’écart avec le marché parallèle réduit du fait de leur effet négatif sur le consommateur algérien et de la situation de mono-exportateur de l’Algérie», concluant de manière cavalière que «les dévaluations et dépréciations du dinar n’ont eu dans l’ensemble que des effets négatifs sur l’économie nationale».

6- Voir les révélations naïves de Ghazi Hidouci dans Algérie La libéralisation inachevée (un titre qui en dit doublement long) qui révèle qu’il faisait partie au cours des années 1970 d’un groupe de fonctionnaires du Plan qui travaillait le soir sous l’égide du «brillant» Abdallah Khodja (pourtant de la génération de Novembre, mais qui a passé la guerre d’Algérie au Maroc au département de Planification puis à la Banque centrale avant de rejoindre l’Exécutif provisoire en Algérie en 1962) à développer des stratégies d’obstruction à la politique menée par Belaid Abdeslem au ministère de l’Industrie, stratégies qu’ils appliquaient le lendemain dans le cadre de leurs prérogatives au Plan. En particulier, le secrétariat au Plan freinait systématiquement les investissements en infrastructures économiques indispensables au schéma de développement économique d’ensemble du pays (télécommunications, routes, chemins de fer, ports, servant à relier les mines aux usines et les usines aux réseaux routiers) qui représentaient 20% des budgets des deux plans quinquennaux des années 1970 et sur lesquels les équipes du plan pouvaient mettre leur veto.

7- Un livre relate la mort brutale du père d’Abdelaziz Bouteflika, Ahmed Bouteflika Ben Mostafa, en 1958, attribuée à une élimination du FLN car Ahmed Bouteflika était soupçonné depuis toujours de surveiller les Algériens d’Oujda pour le compte de l’administration coloniale (il avait d’ailleurs été fait chevalier de la Légion d’honneur dès 1937). Abdelaziz, y apprend-on, a dû subir le quolibet de «Ouled al-biya» par ses camarades de classe durant toute sa scolarité et que sa première demande pour rejoindre l’ALN en novembre 1956 fut rejetée par le commandant Abdelkrim Zaoui, commissaire politique de l’ALN en charge du recrutement des maquisards, du fait de sa filiation avec son père collaborateur de l’administration française.

Comment (26)

    L’ÉCONOMIE de nos EXPERTS
    16 septembre 2021 - 5 h 00 min

    C’est assez simple:
    – Il y a des PAYS qui produisent
    – Il y a des PAYS qui Achètent
    – Il y a des PAYS qui Vendent
    ….,
    Il y a des PAYS qui font les 3.
    Il y a des PAYS qui font les 2
    Il y a des PAYS qui ne font qu’Acheter
    Il y des PAYS qui ne font Rien

    Il y a les ECONOMISTES qui nous expliquent ce qu’il faudrait Changer pour Produire et pour Vendre parceque Uniquement Acheter C’est Facile et C’est pas Bien..
    Alors, Ils écrivent des Articles pour des Gens qui les lisent et qui écrivent des Commentaires sur ce qu’ont écrit les ÉCONOMISTES.
    ….
    Et puis Enfin, Il y a ceux qui DECiDENT et qui Eux alors ils s’en FOUTENT COMPLÈTEMENT de l’ECONOMIE.
    Pour Eux le plus IMPORTANT c’est juste de pouvoir CONTINUER a ACHETER de TOUT …des Voitures, des Villas et même des GENS…y-compris des ECONOMISTES…
    …,,
    Et alors les ÉCONOMISTES eh Bien ils Continuent à Re-Écrire les MEMES ARTICLES pour nous Re-EXPLIQUER tout ce qu’il aurait fallu faire pour Re-Produire et pour Re-Vendre parceque Uniquement Acheter C’est Facile et C’est pas Bien..et même que c’est Urgent de Faire quelque chose
    …Ect…Ect…Ect….
    …Alors Donc on DÉCIDE en URGENCE de RIEN FAIRE parceque le Pétrole et le Gaz c’est sur …ça va Augmenter Bientôt
    alors ça Continue…
    Mais j’avoue, je suis NUL en ECONOMIE
    Moi je sais juste que
    Il y a des PAYS qui produisent
    – Il y a des PAYS qui Achètent
    – Il y a des PAYS qui Vendent
    Et il y a nous.

    Anonyme
    14 septembre 2021 - 15 h 17 min

    Allah Yerahmek Ya Si Merbah

    Brahms
    14 septembre 2021 - 11 h 00 min

    L’entreprise TOTAL est reparti en IRAK,

    8 milliards d’euros + 14 milliards d’euros d’investissements en IRAK par l’entreprise TOTAL après nous avoir carotté chez nous par l’entremise de OULD KADDOUR et KHELIL.

    Il faut corriger nos défauts et surtout ne pas hésiter à annuler ces contrats bidons qui n’apporteront que de la perte financière et ce, jusqu’en 2043 soit pendant 25 ans (1/4 de siècle, de 2018 à 2043), c’est affreux.

    Chez TOTAL, ils rigolent jusqu’aux oreilles, ils se sucrent sur notre dos.

    J’invite Messieurs OULD KADDOUR et KHELIL a faire la même chose avec une entreprise française, chose impossible à faire, Renault par exemple nous livrant des voitures pendant 25 ans via un quelconque contrat commercial.

    Or, si ce contrat commercial existait, il serait dans l’instantané annuler par une juridiction française.

    Chez nous, on dort de trop, on ne va pas à l’essentiel.

    Brahms
    13 septembre 2021 - 14 h 03 min

    Très bon résumé du journaliste d’investigation d’Algérie patriotique,

    Je rajouterai que le gaz livré au Maroc nous a fait perdre beaucoup d’argent en devises donnant d’énormes retard dans les infrastructures du pays. Que de temps perdu et d’énergie partie en l’air.

    Je rappelle que si vous prenez une facture de gaz de la Société ENI, voilà ce que cela donne en FRANCE.

    1°) La Contribution Tarifaire d’Acheminement (CTA)

    La Contribution Tarifaire d’Acheminement est évaluée en fonction des coûts d’acheminement du gaz naturel jusqu’à vous.

    Elle représente environ 3% de votre facture annuelle de gaz.
    La Taxe Intérieure sur la Consommation de Gaz Naturel (TICGN)

    2°) La Taxe Intérieure sur la Consommation de Gaz Naturel, perçue pour le compte des Douanes, existe depuis 1986 mais l’ensemble des particuliers n’en sont redevables que depuis le 1er avril 2014.

    Cette taxe est directement calculée en fonction de votre consommation, selon le nombre de kWh dépensés. Son montant avoisine les 13% de votre facture annuelle (pour un client de 14 MWh niveau 2) au 1er juillet 2019.

    3°) La Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA)

    La consommation de gaz naturel n’échappe pas à la TVA. Celle-ci s’applique à deux niveaux différents de votre facture de gaz :

    Une TVA à 5,5% est perçue sur le montant de votre abonnement gaz et sur la CTA.
    Une TVA à 20% est ensuite collectée sur le montant de vos consommations de gaz naturel et sur la TICGN.

    Chez nous, on est très loin, on balance du gaz gratuit sans rien connaître alors que la FRANCE calcule à l’euro près grâce à notre gaz afin de ramasser le maximum en taxes diverses et variées.

      Brahms
      13 septembre 2021 - 15 h 58 min

      Brahms,

      Petit complément, ce qui donne un total de :

      3% + 13 % + 5,5 % + 20 % = 41,5 % de taxes alors que la France n’a pas 1 goutte de gaz chez elle, c’est à dire en prenant notre gaz, elle arrive à s’en mettre plein les poches.

      Pour finir, il n’y a donc rien à donner gratuit au Maroc ou a des prix très bas car la France n’hésitera pas à prendre 41, 5 € pour 100 € de gaz facturés.

      Voilà, la réalité et sur 10 à 50 ans cela fera une masse d’argent considérable pour la France.

      Il n’y a donc plus lieu de jouer avec nos richesses.

    M & Mss
    13 septembre 2021 - 12 h 36 min

    Bonjour,
    Excellente contribution.
    Parfaitement d’accord avec @Éléphant man.
    L’état doit rereprendre TOUS les pans de l’économie bien loin des délires des économies dite neo libéral ou la spirale de l’endettement et surtout le surendettement qui fera de nous des esclaves médiocres et corvéables à merci à l’image de l’union européenne, des états unis qui vous divise une cuisine équipée, un aspirateur mais encore un véhicule pour exemple ; En millions de composants qui seront à leurs tour fabriquer ailleurs par les petites mains de main d’oeuvre toujours moins chère avec un système boursier complètement manipulé….
    Revenons à la simplicité et au nécessaire avec un modèle étatique au lieu du privé ou des gestionnaires ainsi sue des mécanismes de surveillance (alerte la corruption).
    Ils voudraient à l’aide de cette « bourgeoisie compradores » nous avillir j’usqu à hypothéquer nos maisons comme aux États-Unis.
    Je suis effaré par le nombre de traîtres à la nation Algérienne qui se sont empressée de nous détruire.
    Pendons les ! et surtout debarrassons nous des marroki qui ont vendu leur terre pour un verre d’eau et venir nous pervertir à notre tour.
    À bon entendeur..

    Abou Stroff
    13 septembre 2021 - 11 h 10 min

    « Abandonner la fable du développement par l’intégration dans les chaînes de valeur internationales » titre M. A..
    cette sentence me rappelle un essai de S. Amin (1986) qui préconisait la nécessité d’une « déconnexion » du système capitaliste mondial afin d’envisager un quelconque développement.
    la question pertinente qui se pose est: le pouvoir en place en Algérie a t il la volonté de nous déconnecter du système capitaliste mondial, avec pour objectif de mettre en place la base matérielle nécessaire au développement tout azimut (un développement « autocentré »?) auquel nous aspirons?
    je pense, en paraphrasant Marx, qu’étant donné que les hommes ne se posent que les problèmes qu’ils peuvent résoudre, nous devons, d’abord et avant tout, analyser concrètement la situation concrète et ensuite, appréhender les conditions de dépassement de la situation peu enviable dans laquelle nous pataugeons.
    j’avance que la mondialisation, notion que galvaudent tous les idéologues du néolibéralisme et que reprennent certains des idéologues organiques du pouvoir en place en algérie, n’est qu’un euphémisme pour désigner, sans trop effrayer, le commun des mortels, l’impérialisme (concept-clé et concept pertinent pour la compréhension de la dynamique actuelle du capitalisme en tant que système) en tant que mouvement d’extension des rapports de production capitalistes à l’échelle mondiale, de destruction de tous les rapports qui freineraient cette extension et d’exploitation et d’asservissement de la force de travail où qu’elle se trouve au profit exclusif du centre capitaliste.
    en d’autres termes, croire que le développement des économies arriérées (comme l’économie algérienne, par exemple) serait tributaires de leur intégration, sans condition, à l’économie mondiale capitaliste relève d’une myopie théorique certaine dont les conséquences pratiques ne peuvent être que catastrophiques (il n’y a qu’à observer l’état actuelle de l' »économie » algérienne). ceci dit, on peut avancer les propositions suivantes:
    1- étant donné que le système capitaliste est le système qui développe, au moment présent, le plus et le mieux, les forces de la production, ce système doit devenir le système dominant en Algérie en remplacement du système rentier qui nous pousse vers une mort certaine en tant qu’Etat et Nation.
    2- les couches rentières qui dominent la formation sociale algérienne et qui, paradoxalement sont les garants de notre arriération d’une part et de notre asservissement d’autre part par le capital international, doivent être détruites.
    3- en outre, aussi bizarre que cela puisse paraitre, notre développement dans le cadre de rapports sociaux capitalistes ne peut se réaliser qu’en opposition aux intérêts du capital mondial dont les couches rentières qui nous dominent sont les meilleurs alliées.
    4- enfin, la dynamique proposée ci-dessus a pour nom la révolution et cette dernière est l’unique voie de salut si nous ne voulons pas disparaître en tant qu’Etat et Nation.
    moralité de l’histoire: il n’y en a aucune, à part le constat incontournable que « pour tordre le cou idéologiquement et factuellement à la fable sur l’insertion dans les chaînes de valeur internationales conçues par et pour les multinationales avec la bénédiction de leurs Etats. » il faut « tordre le cou » aux couches sociales indigènes dont les intérêts sont convergents, pour ne pas dire identiques aux intérêts des multinationales bénies par leurs Etats, en particulier et par le capitalisme mondial, en général.
    en termes crus, sans destruction du système basé sur la distribution de la rente et sur la prédation, la question de la mise ne place de conditions appropriées à un développement « autocentré » relève d’une niaiserie ridicule.

    Elephant Man
    12 septembre 2021 - 22 h 02 min

    Excellente contribution.
    Encore une ÉNIÈME fois qu’attend l’État Algérien pour expulser TOUS les clandestins d’où qu’ils viennent j’insiste et de surcroît TOUS les makhnazis et TOUS j’insiste TOUS les naturalisés traîtres à la Patrie qui oeuvrent exclusivement j’insiste exclusivement pour leur narco-terroriste-monarchie.
    ALLAH YARHMEK SI EL HOUARI BOUMEDIENNE ALLAH YARHMEK KASDI MERBAH
    Boumedienne, Allah Yarhmou, était un grand analyste et fin stratège, un FIER NATIONALISTE, un HUMANISTE, qui aimait son pays et son peuple.
    « Il n’est pas exagéré de réaffirmer que l’indépendance politique n’a aucun contenu si elle n’est pas directement suivie de l’indépendance économique. C’est là, le sens qu’il faut donner à la liquidation des bases du colonialisme, et du néocolonialisme à l’élimination de l’impérialisme, et à la mise à disposition du peuple de toutes les richesses du pays » ALLAH YERAHMEK YA SID ERDJAL !!! ALLAH YERAHMEK YA SI L’HOUARI BOUMEDIENNE POUR L’ETERNITE !!!
    Pour reprendre un lecteur d’AP «Même avec ses défauts, les taux élevés de développement de Cuba et la Chine prouvent qu’une économie en partie étatisée, avec un plan macro-économique d’État et un fort secteur public se développe beaucoup mieux que les économies néolibérales en crise finale aujourd’hui. L’Occident est aujourd’hui en pleine phase de régression et il ne sert plus à rien de prendre ces sociétés comme modèle.
    La Chine : > 700 millions de chinois sortis de la pauvreté et objectif 2020 plus de pauvres, politique de contrôle étatique des secteurs clés finances banques énergies etc…politique étatique de contrôle des salaires en constante progression, politique de lutte contre la corruption non négligeable.»

    Lghoul
    12 septembre 2021 - 20 h 37 min

    « On est en 2021 et on doit parler de … et de .. » On est en 2021 et on parle toujours des querrelles du FLN et des limogeages tous les mois. En 2021 on ne parle que de citoyens jetes en prison. En 2021 on ne parle que du MAK et du Rachad. En 2021 on ne parle que des ennemis de tout genre. Et pour6en 2021 on une economie ravagee par la pandemie du covid, un peuple qui manque d’eau, d’oxygene, de travail et de liberte. En 2021 on se croirait en 1021 sa on a fait un pas en arriere de 1000 ans.

    Brahms
    12 septembre 2021 - 19 h 35 min

    Méthode simple à appliquer,

    Il ne faut surtout pas obéir aux injonctions ou aux influences de la FRANCE qui nous mènera par ses conseils que dans le fossé, dans la perte financière, dans le néocolonialisme et dans l’endettement sachant que la France est dirigée par la juiverie donc comme si on obéissait aux ordres de TEL AVIV.

    La France nous fera donc toujours les poches pour assurer la sécurité de l’état d’Israël mais aussi pour entretenir son fonctionnariat qui lui coute une fortune ainsi que son Roi d’opérette du Maroc.

    Ainsi, nous aurons toujours droit aux visites de ses sbires qui feront mine de nous comprendre, de nous entendre mais en réalité, ne viendront que pour leurs intérêts.

    Ne soyons donc plus dupes de leurs mensonges (marque de fabrique de la France).

    Souk-Ahras
    12 septembre 2021 - 19 h 06 min

    « Hier nous étions au bord du précipice, aujourd’hui nous avons fait un pas en avant ! »

    Demandez à la gouvernance algérienne de montrer une oreille avec sa main droite.
    Trop facile vous répondra-t-elle, regardez donc ! Elle lève sa main droite, lui fait contourner le crâne par le dessus, et montre, toute fière de son exploit, l’oreille gauche. L’art consommé de compliquer les choses simples.

    Notre gros problème, qui semble hélas perdurer : Le courage politique signifié et pratiqué dans l’exercice de redressement de la barre du navire Algérie.

    Le courage politique qui manque désespérément aujourd’hui. Celui qui ordonne fermement la mise en place de la personne qu’il faut là où il le faut, missionnée expressément pour accomplir une tâche bien précise, disposant d’une autonomie d’action et de décision décrétée, et qui rend compte de ses activités régulièrement et publiquement.

    Le courage politique qui a permis à la Chine d’après Mao d’être en passe de devenir la première puissance économique du monde.

      @souk akhras
      12 septembre 2021 - 20 h 04 min

      Je suis d’accord avec vous , nous devons mettre fin à la « masturbation » politique une fois pour toute.
      Il nous faut des VRAIS COMPÉTENTS …

    Pas de solution MIRACLE
    12 septembre 2021 - 16 h 51 min

    On est en 2021.
    On doit parler de:
    – DÉVELOPPEMENT DURABLE
    – CHAINE LOGISTIQUE
    – SECTEURS STRATÉGIQUES
    – CHANGEMENT CLIMATIQUE
    – EAU
    – ÉNERGIE et SÉCURITÉ
    – AGRICULTURE et ALIMENTATION
    – INDUSTRIE 4.0
    – BIO TECHNOLOGIES
    – INTELLIGENCE ARTIFiCIELLE
    ……
    Comme dirait BOUDIAF, Allah Yetahmou, la COMPETITION est TECHNOLOGIQUE et elle est FEROCE…
    Alor OUI, on peut et on doit continuer a faire de l’INDUSTRIE et des SERVICES et de l’AGRICULTURE et des INFRASTRUCTURES
    Mais on doit Réfléchir comme des Gens a l’Ere du DIGITAL pas comme en 1970.
    Le Mot cle c’est PRAGMATISME pas DOGMATISME
    Pourquoi ?
    Parcequ’On est au 21EME SIÈCLE
    On est En 2021 !

      Elephant Man
      12 septembre 2021 - 22 h 04 min

      @Pas De Solution MIRACLE
      Exactement.

    Anonyme
    12 septembre 2021 - 16 h 27 min

    OK…
    Il faut un peu sortir de la dialectique simpliste: Hero ou Traitre
    Il faut aussi Parler d’Economie Politique, de Redéfinition du Contrat Social, de la Justice, ect….
    Donc il faut poser les BONNES QUESTIONS
    Si la Réponse c’est on REFAIT LE MATCH, pourquoi pas…
    Mais alors dans quelles Conditions et qu’est-ce-qui fera que cette Fois les CHANCES de SUCCÈS sont plus Élevées..
    Quel est le Pays qui a le Mieux Réussi Économiquement ?
    Avec quel Modèle?
    Quelle devrait être le Notre ?
    …..
    Quel MODÈLE PRAGMATIQUE POUR L’ALGÉRIE, loin des Postures Idéologiques
    Qu’est-ce qui Marche VRAIMENT??
    Qu’est-ce qui a le plus de Chances de MARCHER VRAIMENT ?!

    Souvent, dans la foulée d’indépendances durement acquises en Asie (Inde, Malaisie, Corée, Thaïlande, Indonésie, Vietnam), Afrique (Egypte, Afrique sub-saharienne), Moyen-Orient (Irak, Syrie, Iran) ou de phases de néocolonialisme brutales en Amérique latine (Argentine, Brésil, Chili, Cuba, Nicaragua, Equateur), de nombreux pays se sont également engagés dans cette voie difficile mais incontournable, avec plus ou moins de succès.…

    Anonyme
    12 septembre 2021 - 15 h 45 min

    Ce que Boumediène. le vrai patriote, avec d´autres patriotes (Allah yarhemhoum) ont construit, parce qu´ils avaient de grandes ambitions pour l´Algérie et les Algériens, les forces antialgériennes l´ont démantelé en quelques années.

    Bien sur qu´il y avait des pénuries du temps de Boum, mais on savait où allait l´argent du pétrole et, le sacrifice en valait la peine.

    Plus grave que le démantèlement de notre industrie, c´est l´instauration d´une mentalité de consommateurs idiots chez les Algériens.

    Les Algériens n´ont plus d´autre ambition que de se remplir les poches n´importe comment et la panse avec n´importe quoi.

    À l´école, à l´université, on ne cherche qu´à réussir à son examen ou avoir son diplome.par n´importe quel moyen, sauf par le savoir.

    Au boulot, pareil, on ne va pas travailler, mais au travail, avec peu de rendement et la qualité en moins.

    On nous a empoisonné (l´esprit) avec la baguette à 10 DA, car le pain qui était sacré est devenu sans valeur, car gagné sans sueur sur e front!

    L´Algérie ne changera dans le bon sens que si les Algérien réapprennent à travailler et à etre ambitieux et jaloux pour leur pays.

    Nadji Khaoua
    12 septembre 2021 - 15 h 30 min

    Je vous félicite pour cette contribution très informative et documentée, quant aux politiques économiques anti-nationales menées avec constance, l’une après l’autre depuis 1979.
    Elle est rare, par l’objectivité sans fausse concession qui s’en dégage.
    Elle est en même temps très ciblée sur les pratiques politico-econoliques vécues en Algérie, à travers les décennies depuis 1978-1979 à aujourd hui, ne se contentant pas de claironner sterilement comme le font beaucoup «il faut éliminer la rente, il faut dépasser la domination rentiere, il faut,…, il faut, …, sans aller plus loin et proposer des voies de sortie concrètes du dépassement de la rente (des rentes, en fait). Restent quelques questions d’ordre politico-économique que j’estime fondamentales et qu’il faudra bien étudier plus profondément un jour.
    1 – Comment expliquer que les décideurs à la tête des institutions avaient porter leur choix sur une personnalité ne remplissant pas les conditions de niveau de formation exigé, pour le propulser «Chef de l’Etat», en 1978-1979 ?
    Cela n’indique-t-il pas qu’une majorité de ces décideurs centraux avaient un penchant conscient et prémédité pour la voie libérale, alors qu’ils savaient mieux que toute la population de l’époque que le système économique en place n’était qu’à ses débuts de construction, quinze années après l’indépendance ?
    2 – Comment expliquer et surtout comprendre que le discours politique neolibéral, que vous relevez très pertinemment avec l’expression vide de sens autre que l’enracinement du néolibéralisme dans une économie pas encore productive telle que la nôtre, de «chaînes de valeurs», domine encore la vision économique des institutions ?
    3 – Comment se fait-il que des décennies entières perdues à la poursuite de chimères, telles que «les IDE», «les accords de partenariat avec l’UE», la «ZALE», et autres mensonges et utopies économiques voulues pour un système économique toujours en construction aussi bien institutionnelle (Lois du travail, Fiscalité, Investissements, Lois encadrant le marché, etc), que productive (production industrielle inférieure à 5% du PIB depuis des décennies, production agro-alimentaires (blé, laits, viandes, etc), fluctuant toujours au-dessous de 30 % des besoins, etc), n’ont pas fait émerger une classe politique avertie et informée, choisissant la seule voie possible pour enfin construire un système productif national, en prenant appui sur les atouts existants :
    – des ressources naturelles diversifiées à mettre en valeur et en exploitation,
    – un nombre en augmentation par centaines de milliers chaque année de diplômés universitaires,
    – un vaste territoire aux caractéristiques régionales différentes, autorisant leur intégration par l’investissement en infrastructures de transport, de distribution d’énergie et d’eau, d’habitations décentes, de services sociaux (santé, formations, loisirs, …) et administratifs.
    Enfin, comment se fait-il que ce discours profondément utopique de croissance et de développement par le choix néolibéral soit toujours celui porté par les institutions (voir interview publié par un des principaux médias de langue française sur 2 pages, il y a quelques courtes semaines, de l’actuel responsable du CNES nouvel formule).
    4 – Enfin, je ne peux m’empêcher de relever avec étonnement que les «pseudo-economistes», «experts en tout et son contraire», restent toujours «presents» (Voir la signature des derniers éditoriaux de «Algerie patriotique), mais adaptent en apparence leurs «ecrits» à la direction (politique) du vent.
    Ces fausses élites, embrouiyant la réalité économique que vivent les populations par leurs mensonges néolibéraux redondants, avaient leurs vies durant propager les pires distorsions de l’analyse économique du système productif national, pour se faire bien voir des décideurs, quettant de leurs parts un retour d’ascenseur par une nomination à une haute fonction quelconque.
    Plus vite ils disparaitront du paysage universitaire et médiatique national, mieux ce sera, au moins pour la qualité des analyses produites et des politiques à definir.

      Abou Stroff
      13 septembre 2021 - 7 h 59 min

      je vous félicite d’avoir posé les questions qui fâchent et je vais tenter d’y répondre, en toute modestie, en précisant je ne suis ni douktour local, ni professeur des universités.
      réponse 1: bendjedid avait été choisi comme successeur de boumédiène grâce au critère de « l’officier le plus ancien dans le grade le plus élevé ». bendjedid n’avait aucun compétence et n’avait pas besoin de compétence parce que le système basé sur la distribution de la rente et sur la prédation n’avait pas (et n’a toujours pas) besoin de compétences (managériales, entre autres). pour les couches dominant le système, il suffisait (et il suffit encore) de contrôler le robinet de la rente pour assoir leur domination sans partage sur la formation sociale algérienne.
      2- le néolobéralisme (qui succède au socialisme spécifique et auquel risque de succéder l’islamisme en tant qu’idéologie dominante) qui semble être l’idéologie dominante du moment, en algérie, n’a de libéralisme que le nom. dans les faits et rien que les faits, cette idéologie (dévoyée?) n’a qu’un objectif principal, transférer des richesses (à ne pas confondre cette notion avec le CAPITAL), c’est à dire des portions de rente, vers des prédateurs pour qu’ils en jouissent en tant que rentiers et non en tant que capitalistes (voir la composante du FCE du temps où haddad faisait la pluie et le beau temps, entre autres).
      3- à la question de savoir pourquoi, malgré son potentiel, l’Algérie n’a pas engendré « une classe politique avertie et informée, choisissant la seule voie possible [pourquoi est ce la seule voie possible ?] pour enfin construire un système productif national, en prenant appui sur les atouts existants », la réponse me semble couler de source.
      à cette question puérile (qui dénote une incapacité à appréhender dialectiquement la réalité, en vue de la transformer) il suffit de répondre:
      pourquoi un système basé sur la distribution de la rente et sur la prédation produirait il une classe politique qui remettrait en cause la logique de fonctionnement du dit système? je rappelle que le système rentier qui sévit en algérie, ne produit pas (à cause de conditions objectives et subjectives) les conditions de son propre dépassement (d’où les lamentations récurrentes, persistantes et assourdissantes, jusqu’à nos jours, de tous ceux qui ne reçoivent pas la portion de rente qu’ils jugent être leur dû) et ne peut point générer une classe politique ou des partis politiques qui le remettraient en cause en tant que système hégémonique.
      4- quant aux experts qui parlent de tout et de rien et qui EMBROUILLENT le commun des mortels, il me semble qu’à partir du moment où ils ne sont pas jugés sur leurs résultats palpables et quantifiables (comme ils le seraient dans un système basé sur le travail en tant qu’activité et valeur), ils peuvent dire la chose et son contraire sans avoir à payer de quelconques frais.
      Moralité de l’histoire : il n’y en a aucune, à part le constat que les questions posées ne peuvent avoir de réponse convaincantes que si la rente est appréhendée comme le rapport social dominant, rapport autour duquel tout s’explique, y compris le recyclage permanent des « intellectuels organiques » du système qui tourne en rond et qui ne peut tourner qu’en rond.
      PS : il me semble que, pour envisager le dépassement d’une situation concrète, il s’avère nécessaire d’appréhender, dans un premier temps, l’essence de cette dernière. Ce qui revient à dire que tant que nous n’aurons pas compris (la compréhension est évidemment difficile pour ne pas dire impossible quand on ne maitrise pas certains outils) les forces et les rapports dialectiques qui agissent au sein de cette essence, nous continuerons à confondre l’analyse concrète d’une situation concrète avec une pratique onanique qui ne dit pas son nom

        Pr Nadji Khaoua
        13 septembre 2021 - 13 h 25 min

        Je considère que cette réponse courte est assez intéressante, comme une introduction à une
        analyse pour un début de débat pouvant être d’une
        certaine utilité générale.
        Cependant, force est de constater, que son
        auteur, un ancien parmi les commentateurs des
        publications de «Algérie patriotique», tue
        volontairement dans l’oeuf, par deux fois,
        l’intérêt que pourrait avoir son approche. .
        La première fois en escamotant volontairement
        et dans tous ses écrits précédents, que la rente étant
        étant un rapport social par définition, elle est l’objet
        de luttes sociales incessantes sur sa destination,
        l’appropriation privée ou celle publique.
        C’est cette lutte séculaire qui détermine les évolutions
        politiques des sociétés humaines.
        La deuxième fois, la plus grave, est qu’il se nie
        lui même alors que beaucoup ici savent exactement
        qui il est, un Professeur d’économie en retraite
        de l’Est du pays.

        Pr Nadji Khaoua.

    Brahms
    12 septembre 2021 - 14 h 06 min

    Depuis la mort de Mr Houari Boumédiène tout est parti à volo,

    La cause est connue, la France a placé ses harkis qui sabordent le pays depuis + de 40 ans donnant ce que l’on a connu de 1979 à 2021.

    Il faut donc annuler tous les contrats bidons sous l’ère Bouteflika Abdelhaziz « Cheval de Troie » des émirats arabes Unis et reprendre tout à zéro étant rappelé qu’un contrat commercial qui n’apporte que de la perte au pays n’a en principe aucune force probante et doit être réputé « non écrit ».

    D’ailleurs, les émeutes en 1988 à Alger avec + de 500 morts ainsi que la décennie viennent en grande partie de toutes ces erreurs très énumérées dans cet article d’Algérie patriotique.

    Résultat : Ce sont les nouvelles générations qui devront payer les factures de tous ces errements donc de grâce, arrêtez de jouer avec le pays.

    Anonyme
    12 septembre 2021 - 14 h 01 min

    Excellent article…a lire et a relire..
     » Ce schéma, qui a été mis en place de manière transparente entre la métropole et ses colonies est toujours d’actualité et ne changera pas sans une lutte acharnée de notre pays pour gagner son autonomie et sa souveraineté économiques.
    L’Algérie a donc vécu, au cours des quarante dernières années, un cycle complet de désindustrialisation, de désarmement douanier et de pillage de ses ressources naturelles et financières au profit des forces capitalistes étrangères et de leurs relais locaux, du fait de la trahison quadri-décennale des dirigeants en charge de l’économie. »
    et surtout il ne faut pas oublier de faire tourner l enseignement vers les sciences et les nouvelles technologies..il faut avoir l ambition de placer le developpement economique et social avant la democratie a l occidentale,grace a des citoyens mieux loges,mieux soignes et surtout mieux eduques..Transformer l Algerie en plaque tournante du commerce interafricain et le reste du monde….il faut une veritable discipline pour retrouver notre veritable souverainete ..C est la technologie qui changera la geopolitique et changera le monde.. ..

    Chaoui
    12 septembre 2021 - 13 h 47 min

    On ne peut qu’inviter tous les Algériens à lire attentivement cet exemplaire compte-rendu de Mohsen Abdelmoumen que ce qui est narré nous concerne véritablement tous, et au premier chef.
    Bien que n’étant pas érudit en matière économique, j’avais pour ma part bien perçu que les choses ne tournaient pas rond, déréglées qu’elles l’ont été depuis les années 80’…
    J’en suis à ce jour choqué qu’on ait pu laissé faire ! Je le suis encore plus qu’on l’ait permis quatre décennies durant !
    Orienter notre seule et unique rente (tirée des hydrocarbures) vers l’importation de biens de consommation au détriment du développement de notre Pays, n’est pas tant qu’irresponsable mais véritablement CRIMINEL.
    La richesse qui passe par nos estomacs, on sait POURTANT où elle fini : dans les…chiottes. Celle investie dans notre Pays : dans son édification, son renforcement et l’épanouissement de nôtre population.
    On a bien observé qu’au lieu de conforter notre indépendance, notamment alimentaire, qu’on nous a rendu dépendant plus que jamais du ‘capital’ compradore occidentalo-sioniste.
    POURTANT combien est évidente de bons sens la maxime de Confucius disant : « Quand un homme a faim, mieux vaut lui apprendre à pêcher que de lui donner un poisson. » !…
    C’est dire qu’au lieu d’acheter du blé par millions de tonnes qu’il nous fallut le semer nous-mêmes ! Et le comble dans tout c’est que notre pays fut, hier, le… »grenier de Rome » !
    Comment se fait-il que nous en soyons arrivé là au point même où certaines crapules, traitres à notre Pays, avaient tranquillement préparé une législation (un texte) pour brader notre sous-sol ! Texte par miracle qui à ma connaissance n’a jamais été promulgué, le ‘miracle’ tenant ici au seul fait que les « décideurs » du moment savaient pertinemment qu’ils auraient mis le ‘feu au Pays’ et conduit à leur propre perte…
    Il n’est pas difficile d’imaginer qui sont les ordonnateurs/bénéficiaires comme les pratiques de gangsters employées…
    Pour faire court : tantôt miel tantôt menaçant, ces ordonnateurs de dire à nos précédents dirigeants : « donnez-nous ça et on vous soutiendra »…. à défaut on vous le prendra de force…
    Visiblement, et heureusement pour nous, à l’aune de ce que nous observons depuis l’année 2020 nous sommes bien aux antipodes de nous soumettre encore à leurs desiderata.
    Enfin serions-nous tenté de dire ! Le Prima devra aller à l’intérêt de nôtre Pays, non plus des multinationales transnationales et mondialistes qu’on ne peut d’autant qu’honnir au regard des dégâts multiformes qu’elles ont causés dans nombre de pays ces cinquante dernières années…

    Aures
    12 septembre 2021 - 12 h 07 min

    Il est clair que ce n’est pas avec les mêmes complices de l’ère bouteflika et Chadli que l’Algérie sortira de son marasme. Dire qu’il aurait fallu juste poursuivre l’œuvre de Boumediene et aujourd’hui l’ Algérie aurait fait partie indéniablement des puissances émergentes dans le monde et certainement la première puissance économique africaine avec une puissante industrie de transformation et produits finis qui s’exporteraient dans toute l’Afrique, l’Amérique latine, le Sud-est asiatique sans parler de sa puissante agriculture qui serait présente sur tous les marchés internationaux. Sans aucun doute quelques produits industriels performants et de grandes qualités s’imposeraient sur les marchés occidentaux. Aujourd’hui l’Algérie serait à l’Afrique du Nord ce qu’est l’Allemagne à l’Europe. Aujourd’hui l’Algérie serait les États-Unis de l’Afrique sans parler de son influence politique et économique en Afrique et du poids de sa parole dans les instances internationales. Certainement que le Maroc aurait quitté le Sahara occidental depuis belle lurette et que la cause palestinienne n’aurait pas été bradée à ce point par les felons du golfe. Oui l’Algérie puisance économique, il y aurait eu beaucoup de changements en Afrique, dans le monde arabe et quelques lignes auraient bougé au niveau des politiques prédatrices occidentales. L’ Algérie aurait été par excellence l’héritière de ce projet cher à Boumediene qui est l’avènement d’un nouvel ordre économique mondial plus juste et équitable car comme il aimait à le dire « cet ordre économique prédateur actuel au détriment des plus faibles s’est mis en place en notre absence et on ne peut accepter le fait accompli. »
    Bien à vous.

    Anonyme
    12 septembre 2021 - 11 h 36 min

    Excellent article…a lire et a relire..
     » Ce schéma, qui a été mis en place de manière transparente entre la métropole et ses colonies est toujours d’actualité et ne changera pas sans une lutte acharnée de notre pays pour gagner son autonomie et sa souveraineté économiques.
    L’Algérie a donc vécu, au cours des quarante dernières années, un cycle complet de désindustrialisation, de désarmement douanier et de pillage de ses ressources naturelles et financières au profit des forces capitalistes étrangères et de leurs relais locaux, du fait de la trahison quadri-décennale des dirigeants en charge de l’économie. »
    et surtout il ne faut pas oublier de faire tourner l enseignement vers les sciences et les nouvelles technologies..il faut avoir l ambition de placer le developpement economique et social avant la democratie a l occidentale,grace a des citoyens mieux loges,mieux soignes et surtout mieux eduques..Transformer l Algerie en plaque tournante du commerce interafricain et le reste du monde….il faut une veritable discipline pour retrouver notre veritable souverainete ..C est la technologie qui changera la geopolitique et changera le monde..

    Lyes
    12 septembre 2021 - 11 h 30 min

    Le vrai problème de notre pauvre pays n’est ni politique ni diplomatique mais purement ÉCONOMIQUE .
    On est arrivé à un point où on doit trancher : ouvrir le pays au libéralisme mondiale et les lois des marchés chose qui risque de causer d’énormes dégâts au système militaire et politique ou bien rester dans le communisme maquillé et fermer le pays d’avantage pour sauver le dogme et les décisions révolutionnaires devenues obsolètes….
    Tant qu’un marché parallèle de devises existe et permet à beaucoup de s’enrichir et d’échapper au contrôle et tant que nous importons même les basiques des denrées , on ne peut parler ni d’économie ni de développement ni de solutions …
    Fermez le square et on parlera après !
    Ou
    Fermez le pays et on parlera après !
    Ou
    Fermons la et on ne parlera plus !
    À bon entendeur !

    Isolons nous !
    12 septembre 2021 - 11 h 14 min

    Pourquoi ne pas abandonner le terme développement tout court , fermer le pays et considérer que nous sommes dans les années 60 …
    Fermer aussi l’internet , prohiber les paraboles et couper tout lien avec le monde externe et même avec la diaspora .
    L’autruche , cela vous dit quelque chose ???

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