Déliquescence de l’Etat : points communs entre l’Algérie et la France

France Algérie hirak Gilets jaunes
Les Français aussi réclament le départ de leur président. D. R.

Par Mesloub Khider – Jamais dans l’histoire du capitalisme contemporain, partis politiques et institutions ont été aussi radicalement et profondément disqualifiés et discrédités qu’à notre époque. En effet, depuis les organisations politiques, toutes obédiences confondues, (de l’extrême-gauche à l’extrême-droite), en passant par les centrales syndicales et les instances religieuses (chrétienne pour ses scandaleuses affaires de pédophilie récurrentes, juive pour sa compromission immorale avec le sionisme génocidaire, musulmane pour son accommodement scélérat avec l’idéologie meurtrière islamiste), jusqu’aux défaillantes administrations corrompues et les forces de l’ordre nazifiées, toutes ces structures sont aujourd’hui honnies, anathématisées, condamnées, rejetées.

Actuellement, deux pays exemplaires illustrent ce phénomène de déliquescence de toutes les institutions officielles : la France et l’Algérie, avec comme corollaire immédiat, pour l’Algérie, l’éviction du pouvoir du président Bouteflika et l’emprisonnement de nombreux oligarques politiciens écornifleurs et affairistes aigrefins.

Ainsi, de manière aussi soudaine qu’inattendue, en l’espace de quelques mois, ces deux pays emblématiques, longtemps auréolés d’un prestige international pour leurs glorieuses et respectives révolutions, dotés d’institutions étatiques jacobines fortement respectées et implacablement établies, viennent d’être secoués par un séisme politique aux incandescentes répercussions telluriques encore furieusement opérantes.

Dans le cas de la France qui, la veille encore, s’ennuyait, elle s’est réveillée brutalement de son léthargique sommeil politique, bercée par des rêves d’un pouvoir bourgeois, éternel et inébranlable. En effet, à la faveur de l’imminente promulgation de la taxe sur l’essence décrétée par l’Exécutif, le moteur de la révolte populaire s’est ébranlé, en novembre dernier, pour embraser toute la France, révolte conduite par le mouvement des Gilets jaunes. Depuis lors, la suite, tout le monde la connaît : des mois de soulèvements populaires quasi insurrectionnels, d’affrontements violents, de blocages économiques, de crises institutionnelles. Aujourd’hui, le bilan est lourd : la France bourgeoise se meurt, agonise, rejoint l’outre-tombe ; la France populaire ressuscite, revit, réenchante le monde. Les dégâts politiques et socioéconomiques collatéraux occasionnés par l’irruption du mouvement des Gilets jaunes sont considérables. Quoique déjà souterrainement en œuvre depuis plusieurs années, en particulier depuis le terrible krach de 2008, la crise institutionnelle systémique s’est accélérée avec le surgissement du mouvement de soulèvement populaire. Cette crise a balayé toutes les illusions. Et surtout elle a secoué toutes les institutions. A commencer par les partis politiques et les organisations syndicales, prémices de l’écroulement d’autres institutions étatiques déjà fortement délabrées.

Les médias, par ailleurs tout autant décrédibilisés pour leur inféodation notoire au pouvoir et aux puissances financières, en sont aujourd’hui à s’interroger sur les causes de l’accélération de l’effondrement des partis politiques, confirmé lors des dernières élections européennes. En effet, à l’occasion de ce scrutin, les deux puissantes principales formations politiques françaises, le parti de la droite classique (les Républicains) et le Parti socialiste (PS) se sont complètement effondrées. Leur survie est en sursis. Pour autant, les autres partis politiques n’ont pas profité de la débâcle des deux formations traditionnelles, en récupérant les voix de leurs électeurs. Ni le parti de Macron, La République en marche (LREM), ni celui de Marine le Pen (le Rassemblement national) n’ont tiré les marrons du feu de cette hécatombe électorale des deux partis historiques. Leurs scores respectifs stagnent au même niveau qu’à la présidentielle de 2017, aux alentours de 20%. De même, les écologistes ne décollent pas de leur terrier environnemental électoral lucratif, en dépit de quelques envolées éphémères enregistrées au cours de ces derniers scrutins. Quant aux autres organisations politiques lilliputiennes, ancrées dans leur rôle de figuration politique, elles amusent toujours autant la galerie électorale avec leurs dérisoires scores risibles.

Seul le parti des abstentionnistes parvient à maintenir son influence avec son écrasant suffrage politiquement consciencieux. Ce parti des désenchantés et des révoltés voit son audience considérablement progresser. De fait, ce parti abstentionniste n’accorde non seulement plus de crédit à aucune formation politique, à aucun politicien, mais plus fondamentalement n’accorde plus aucune créance à une élection dans le cadre de la démocratie représentative des riches, du système capitaliste dominant.

En Algérie, on observe le même phénomène de disqualification des partis politiques, de désagrégation de la politique traditionnelle, la même tendance de refus de participation aux mascarades électorales.

Cette perte de confiance dans les institutions est profonde. Cette discréditation des institutions politiques et étatiques bourgeoises n’est nullement conjoncturelle, mais structurelle. Elle exprime un malaise «civilisationnel» politique et social, expression d’une profonde crise économique potentiellement explosive de révoltes sociales durables. Elle marque un changement de fond. De fait, la disqualification des partis politiques, en raison de leur corruption, de leurs liens avec les puissances financières, de leur impuissance économique et de leur inefficience politique, est définitive. Pour ce qui est de la France, elle a été accentuée avec l’intronisation de l’arrogant Macron connu pour ses liens indéfectibles avec les puissants.

Avec les soulèvements populaires encore en cours dans les deux pays, les dernières illusions sur la nature des institutions étatiques au service du peuple se sont définitivement envolées. La confiance envers ces institutions, évaporée. En France, le caractère de classe du pouvoir a dévoilé son véritable visage avec la politique antisociale du gouvernement Macron et, surtout, avec les répressions policières sanglantes perpétrées contre le «peuple jaune». En Algérie, certes, le soulèvement populaire n’a pas été réprimé. Et pour cause. Le régime «constitutionnellement illégitime» ne peut réprimer un extraordinaire mouvement populaire drainant chaque vendredi des millions de manifestants dans la rue. Cependant, ce «mouvement 22 février» a permis de révéler la nature mafieuse de l’ensemble des membres du pouvoir prédateur, coupable de corruption, de prévarication, de détournement et de dilapidation des deniers publics. Depuis lors, tous les officiels institutionnels du pouvoir algérien sont fustigés, vilipendés, pourchassés, voire agressés par la population, notamment lors de leurs rares déplacements, désormais effectués sous escorte policière renforcée.

De toute évidence, en cette période de crise institutionnelle systémique, la réalité des antagonismes de classes se clarifie, le caractère de classes des institutions étatiques se dévoile. La fonction prédatrice des partis politiques et des organisations syndicales se révèle au grand jour. Les luttes de clans et de factions au sommet de l’Etat perdurent et s’intensifient.

Aujourd’hui, en France comme en Algérie, le pouvoir a prouvé qu’il est ouvertement au service des intérêts privés, de la finance. Une infime minorité concentre entre ses mains toutes les richesses, détient les rênes du pouvoir, des institutions publiques et privées. Les récentes massives arrestations d’hommes politiques et d’affaires algériens prouvent l’ampleur des malversations longtemps employées par ces brigands de la politique. Les mesures gouvernementales libérales en faveur des classes possédantes, promulguées en France, notamment au travers des cadeaux fiscaux et autres dispositions d’aides directes chiffrées en milliards (manière plus démocratiquement subtile et légale d’extorsion de deniers publics), viennent confirmer le caractère bourgeois du pouvoir.

Le discrédit ne concerne pas seulement les hommes politiques et les partis, mais toutes les institutions officielles. En effet, ces dernières subissent une réelle disqualification du fait de leur compromission avec l’affairisme prédateur. Toutes ces institutions ont été démystifiées, démythifiées. Elles ont été désacralisées. Désormais, le peuple ose réclamer des comptes, exiger des poursuites judiciaires, revendiquer l’assainissement de ces institutions dépravées par la corruption.

A l’évidence, le pouvoir opaque actuel algérien semble avoir entendu les doléances du peuple. En effet, le nouveau régime occulte a déclenché dans la précipitation et l’improvisation une vaste opération mains propres. Toutefois, paradoxalement, tandis que l’Algérie vit actuellement, depuis le congédiement de Bouteflika, sous un régime «constitutionnellement illégitime», de fait dans un Etat de non-droit, la justice n’a jamais accompli avec autant de dévouement et de diligence sa mission en matière pénale. A croire qu’à l’ère de la vacance du pouvoir, au moment où toutes les institutions économiques et sociales sont paralysées et périclitent (selon les alarmantes informations du patronat du bâtiment, juste pour le secteur des Travaux Publics, ces derniers mois plus de 3 200 entreprises ont déposé le bilan et 265 000 employés ont été mis au chômage), les tribunaux sont les exclusives institutions étatiques à fonctionner à (en) plein régime (d’exception). Avec le pouvoir fantomatique actuel au commandement invisible, on est passé de la justice du coup de fil à la justice des coups de filet. Signe de la dégénérescence des institutions. Cette exceptionnelle opération de justice expéditive et punitive traduit un profond malaise politique. Cette opération judiciaire chirurgicale n’est pas signe de bonne santé institutionnelle. Loin s’en faut. Elle confirme la débâcle des institutions. Pour preuve : cette justice n’émane pas du peuple souverain, mais d’une institution autoproclamée. Le peuple demeure toujours spectateur. Jamais acteur de son destin, du sort de son pays. C’est au peuple algérien meurtri par l’extorsion de ses richesses durant plus d’un demi-siècle que revient le droit de rendre la justice, dans le cadre de nouvelles institutions politique et judiciaire, dirigées et contrôlées par ses intègres représentants élus et révocables à tout moment. Comme le souligne Maître Ghechir, ex-président de la Ligue des droits de l’Homme, il y a lieu de s’interroger «sur la démarche des autorités judiciaires d’enclencher des enquêtes sur des faits de la corruption. Cette dernière relève-t-elle d’une véritable volonté d’en finir avec les traditions d’un système ou est-ce une récupération» ?

Quoi qu’il en soit, actuellement, les institutions étatiques apparaissent sous leur vrai visage : comme de simples instruments au service d’une infime minorité de milliardaires et comme moyen d’enrichissement personnel pour les hommes politiques dépravés. Elles n’œuvrent nullement pour l’intérêt du peuple. De la s’explique la méfiance et la défiance du peuple envers toutes les institutions.

A l’évidence, cette défiance à l’égard des institutions étatiques s’inscrit dans le prolongement de la discréditation du capitalisme en crise, responsable de la dégradation généralisée des conditions de vie du peuple laborieux.

Cependant, pour le moment, le peuple en lutte, à peine émergeant de sa longue léthargie, encore politiquement immature et non structuré sur le plan organisationnel, accède malaisément à une réelle conscience politique lui permettant de poser la question de son émancipation sociale et économique.

Au-delà de ses revendications réformistes, de ses doléances partielles et partiales, pour affirmer sa puissante force de transformation sociale, le peuple ne doit plus seulement se contenter de combattre les insignifiants locataires des institutions déliquescentes (Présidence, Assemblée, Sénat, et autres institutions subalternes), mais s’attaquer aux propriétaires du capital, réels détenteurs du pouvoir, pour instaurer de nouvelles institutions, fondées sur des bases économiques rénovées, dirigées et contrôlées par le peuple.

«Le châtiment est une façon commode de laver le crime en blanchissant les gouvernements et les systèmes qui le commanditent», Raoul Vaneigem.

M. K.

Comment (19)

    Tin-Hinane
    17 juin 2019 - 9 h 56 min

    Il n’y a aucun point, trait ou lien commun entre l’Algérie et la France, d’aucune nature et d’aucune sorte. L’Algérie a dû faire face à une guerre, la décennie noire, menée par la grande bretagne et ses acolytes européens, ensuite cette même europe nous a imposé Bouteflika et son clan par chantage, donc pour les algériens il s’agissait d’une guerre, les algériens n’ont pas eu le choix, ils fallait qu’ils se défendent et sauver le plus important à savoir l’intégrité de la nation. Par contre les français on fait le choix de ce qu’ils sont aujourd’hui personne ne leur a fait la guerre, ni de chantage, ni contrainte ni rien, c’est librement qu’ils ont choisi leur système. Il n’ y a aucune comparaison à faire entre ces deux pays, ils sont comme le jour et la nuit, ne se rencontrent jamais. A part que les français sont nos ennemis les plus acharnés je ne voir rien d’autre de commun avec eux, rien!

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      Elephant Man
      18 juin 2019 - 7 h 43 min

      @Tin-Hinane
      Excellent commentaire.

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      Maurice Audin
      18 juin 2019 - 17 h 47 min

      Maurice Audin était aussi ton ennemie ???
      tu sais qu’il y a eu beaucoup de Maurice Audin qui sont mort pour notre indépendance et qui n’ont pas eu les projecteurs et les journaux pour parler d’eux !!!

    Blida
    17 juin 2019 - 4 h 00 min

    Arrêtons d’imputer nos mauvaises décisions aux autres. Depuis que je suis tout petit, on nous dit que les puissances occidentales notamment font tout pour nous garder sous-développés et je dois dire que j’y ai cru pendant quelques années !
    La vérité est que le mal est en nous: la triche, les magouilles, la corruption et le fainéantisme . J’ai eu la chance de bcp voyager presque partout et je vois comment les peuples travaillent fort.
    Les arabes, ils veulent juste consommer sans fournir aucun effort. Les choses ont même empiré depuis les 20 dernières années avec ce salafisme rampant qui veut tout expliquer par la religion.

    Ce n’Est pas la France qui a imposé un Président incapable de parler à son peuple et même si cela faisait son affaire, si le peuple s’était soulevé, rien ni aucune force au monde ne pourrait l’arrêter !

    Alors arrêtons de comparer l’incomparable. La France est une véritable démocratie et aucun homme ou femme politique n’a été mis en prison pour ses opinions. Aucun ministre n’est même soupçonné de corruption. ça ne veut pas qu’il n y en a pas mais si cela existait, ça serait de la haute voltige difficile voire impossible à détecter. Sans mentionner que les ministres français sont exceptionnellement compétents.
    Quand on voit comment nos ministres parlent, on dirait des presque analphabètes !
    Dans quel autre au monde, 2 ex premiers ministres ont été envoyés en prison ?
    Comme par magie, on découvre subitement que tout ce beau monde est corrompu !!!

    Allez, je peux en parler pedant des heures et des heures mais ceux qui peuvent comprendre ont compris

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      MELLO
      17 juin 2019 - 9 h 50 min

      @Blida,
      Une seule question :
      Pourquoi nous ne trouvons que de l’Euros dans nos banques ? Pourtant notre economie tourne a 99% en Dollars .
      Simple question d’un citoyen lambda.

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    Zaatar
    16 juin 2019 - 22 h 09 min

    J’ai lu le texte. Il se résume à ce qu’on regarde les fondamentaux de l’être humain, sa nature en l’occurence. C’est dans l’évolution même de l’humanité, c’est dans ses gènes et rien n’y changera. L’homme est foncièrement égoïste et voit ses intérêts avant tout autre chose. Vous pouvez intégrer cet axiome à chaque individu de toute l’humanité sur terre. J’exagère oui, mais à la grande majorité.

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    Blida
    16 juin 2019 - 21 h 16 min

    JE trouve la comparaison pas mal audacieuse ! voire osée !
    Il n y a pas en France, à ma connaissance, autant de personnages politiques en prison pour diverses raisons,
    il n y a pas non plus de manifestations populaires depuis des mois
    IL n y a pas eu un Président incapable de s’adresser à son peuple et je n’ai pas vu aucun français embrasser le cadre de la photo du Président
    Quant au chef d’état major français, qui de nous connait son nom ???

    Arrêtons de nous voiler la face !

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    karimdz
    16 juin 2019 - 20 h 55 min

    Les deux evenements de chaque coté de la rive méditerranéenne ont démontré qu il existait des systèmes corrompus dans chacun des pays. Meme si cela était plus visible en Algérie, la France n échappe pas au mal, et les francais se plaignent de plus en plus de la cherté de la vie, du chomage, de la politique qui favorise les riches et appauvrit encore plus les couches modestes, sans compter les affaires qui se sont multipliées et dont les auteurs sont pour la plupart non inquiétés.

    Si le ras le bol en Algérie s est exprimé de manière massive et pacifique, en France, le nombre de manifestants était peu nombreux et manifestement violent. en meme temps que j écris je suis le match algérie mali, andy delort vient de marquer le 3e but, tant mieux. Si en France, la révolte entraine une radicalisation du pouvoir francais, en Algérie, le pouvoir ménage le peuple, et agit pour l’apaisement.

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    Citoyen Dz
    16 juin 2019 - 20 h 24 min

     » … Actuellement, deux pays exemplaires illustrent ce phénomène de déliquescence de toutes les institutions officielles : la France et l’Algérie  »
    ??? Ainsi donc les institutions francaises sont déliquescentes ! sentence absolument farfelue . certes , les minorités agissantes ne cessent d’injecter leurs venins , mais ca c’est inherant a toutes démocratie . et c’est pas les solutions qui manquent .

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    Mohamed El Maadi
    16 juin 2019 - 18 h 13 min

    Je suis franco algérien donc je suis né en France et la situation est alarmante a plus d’un titre .Je commencerais par la dégradation des services public ; l’augmentation de la vie , la répression policière qui touche des écrivains et intellectuelles qui osent défier la dictature de la pensée , un racisme ambiant qui touche essentiellement les algériens en général ; la menace de milice islamophobe qui n’hésite plus a agresser en pleine rue et en plein jour . La France a beaucoup changer ces dernières années et puis j’oublie la grogne des militaires Français ou plusieurs tentative de coup d’Etat ont échoué . Pour conclure je dirais que ce pays va s’enfoncer sur une ligne plus radical et identitaires ce qui annonce des jours incertains pour ce pays .Il est bien probable qui si changement réelle en Algérie se réalise ce pays deviendra un eldorado pour une partie des Français qui déjà n’hésite plus a se rendre en Algérie voir s’y installer .Toutefois je dis attention pour ceux qui serais tenter d’ouvrir les frontières avec le Maroc car changement les contentieux reste et doivent être régler .L’Algérie ne peut s’asseoir sur sa dignité et celle des Algériens qui ont été a mainte reprise insulté voir dénié dans leur existence par le Royaume illégitime dirigé en sous mains par l’entité sioniste

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      harissa
      17 juin 2019 - 8 h 15 min

       » Des tentatives de coups d »état ont échoué  » un scoop , » les prix ont beaucoup augmenté  » l’inflation est à 1,2 % depuis le début de l’année ,l’inflation en Algérie est de 4,1% pour la même période .Quand aux français qui partent s’installer dans l’Eldorado algérien on voit bien les queues devant les consulats mais les consulats algériens pour venir en France et les harragas français sur les côtes algériennes on n’en a jamais vu un seul .Pour construire l’Eldorado on attend votre riche expérience elle sera utile vous avez de bonnes idées ,pour l’instant vous êtes en France et vous crachez dans la soupe !

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    sourire kabyle
    16 juin 2019 - 13 h 55 min

    Mon commentaire c’est pas dans le but de défendre cette France arrogante, néocoloniale, sionisée…
    Mais comme je suis allergique à la langue de bois, soyons honnête, la situation chez nous des 20 ans de règne de Boutef I est incomparable avec aucun pays..;
    La comparaison avec ce pays est un peu tiré par les cheveux, dans ce pays le peuple français ne tolère pas un
    président sur une chaise roulante qui n’a pas prononcé un mot depuis 7ans et violation de la constitution pour se maintenir au pouvoir (pouvoir monarchique) après 20 ans de règne sans partage, tribalisation du pouvoir : la plupart des ministères ont été confiés à des personnes originaires de la même région que le président (Chakib Khelil, Noureddine Yazid Zerhouni, Djamel Ould Abbes, etc.). Jusqu’à la fin des années 2000, on pouvait ainsi compter, dans ses gouvernements successifs plus de 12 ministres natifs de Tlemcen ou de ses environs. Il y va de même pour les autres institutions (Conseil de la Nation, Conseil constitutionnel, police nationale, télévision publique etc, institutionnalisation de la corruption dans tous les rouges de l’Etat, plus de 1000 milliard$ de de dollars (c’est-à-dire le PIB annuel de l’Allemagne, la Russie et la France réunis) ont été dispensés dans le bricolage, l’enrichissement de l’oligarchie, la justice fonctionne au tél le militaire se mêle du politique, etc et et et j’arrête j’ai des nausées.…

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      Mohamed
      16 juin 2019 - 16 h 40 min

      Il y a plus de ministre et entrepreneur véreux kabyle et d Algérois qui ont dépouillé l’Algérie avec des magouille d’import a Import que des Tlemceniens, Alors tes histoire raconte les a tes amis mafieux,..!

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      anonyme
      16 juin 2019 - 16 h 48 min

      @sourire kabyle
      16 juin 2019 – 13 h 55 min

      SVP arretez d’imputer tous ces malheurs à une seule région
      les Ouyahia tahkout haddad sidi said benyounes, khalida, sellal et la liste est longue sont ils de cette région que vous citez
      La prédation elle a gagné toutes les régions, ele n’a ni origine ni ethnie
      Maudits soient tous les corrompu qu’ils soient de n’importe quelle région

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      Elephant Man
      17 juin 2019 - 6 h 08 min

      @Sourire Kabyle
      Cessez de vous regarder le nombril. À côté de la France passée maître en matière de CORRUPTION le pays fait office de petits joueurs, d’ailleurs Chirac malade a-t-il été présenté devant la justice française pas que je sache..
      Où sont placés les fils et filles de ….qui entre ou pas à l’ENA …qui est coopté sans compétence et qualification AUCUNE ou pas dans les administrations mairies préfectures hôpitaux etc etc et entreprises privées… …..fils Sarkozy parachuté en politique sans diplôme….Azoulay père fille, idem dans les meRdias qui se fille fils de…, l’époque de l’ouvrier 1er ministre député Pierre Bérégovoy est révolurévolu d’ailleurs il a fini soi-disant suicidé…
      J’ai eu dans ma scolarité un descendant de Papon avec moi il se faisait charrier systématiquement par les autres camarades à cause de son nom soi-disant difficile à porter il avait rétorqué que lui n’aura jamais de difficulté à trouver un boulot et avoir sa place dans la société française contrairement à eux ou une Samira diplômée 😉.

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    MELLO
    16 juin 2019 - 13 h 35 min

    Partant d’abord de cette ressemblance entre les deux pays et analysons les conséquences d’une telle photographie.
    L’Algerie a hérité d’une organisation administrative depuis son indépendance territoriale , j’insiste sur territoriale, car les relations sont , de tout temps, «  je t’aime , moi non plus » . Les deux pays ont adopté un système présidentiel centralisé , l’un a El Mouradia , l’autre a l’Elysée. Les deux pays adoptent un systeme legislatif identique basé sur deux chambres basses et hautes, ainsi qu’un organe qui est le Conseil constitutionnel qui joue le même rôle pour les deux pays. L’exécutif est composé d’un gouvernement et d’un premier ministre nommé par le President de la république.
    Dans ce systeme Jacobin , les deux pays sont subdivisés en wilayas , sous la responsabilite d’un wali pour l’un et en prefectures, sous la responsabilite d’un prefet pour l’autre. Ces wilayas et ces prefectures sont subdivisees en Dairas , avec a leur tête un chef de daira pour l’un et en sous prefectures avec des sous-prefets pour l’autre. Le plus bas niveau de decoupage vient avec des APC pour l’un et des mairies pour l’autre.
    Toute cette organisation , pour les deux pays , répond aux mêmes textes réglementaires et surtout a la designation des responsables par l’administration centrale. Il faudrait remarquer que l’intervention du peuple pour l’election dans tout ce systeme est pratiquement absente.
    Reste une precieuse ressemblance au niveau de tous les services de securite. La neutralisation populaire passe inévitablement par des services implantés a travers l’ensemble du territoire prenant ainsi en otage un peuple encerclé. La police , complétée par un corps de gendarmerie qui n’existe qu’en France et dans les pays colonises par cette puissance, rassemble un effectif tel que ces deux pays baillonnent les voix discordantes , bien que la France offre un peu plus de liberte d’expression.
    De ces deux situations , globalement semblables , il en ressort que les deux peuples sont loin d’être impliqués dans la gestion des deux pays . L’écart entre gouvernants et gouvernés est tel que toutes les décisions et orientations politiques des gouvernants trouvent rarement des oreilles d’ecoute .
    Le peuple Algerien , de par ses différentes participations aux manifestations cycliques et un pouvoir autiste , a été forgé dans ces revendications .
    Le hirak et les gilets jaunes , deux mouvements revendicatifs , mais plus politisé et plus pacifique du cote Algeriens .

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    El pueblo
    16 juin 2019 - 12 h 51 min

    Toujours du plaisir à vous lire Mr kHIDER
    Encore une juste analyse comme de coutume
    Abbas la bourgeoisie

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    Khier
    16 juin 2019 - 12 h 45 min

    Un seul et unique responsable pour ces deux pays, les institutions et les élites respectives sont au service de la FRANC-MAÇONNERIE mondialiste et mortifère.

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    Merci à M. Mesloub
    16 juin 2019 - 10 h 44 min

    Bravo Monsieur Mesloub Khider . Magnifique analyse, magnifique synthèse !

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