Urgent |

Servilité du Makhzen envers Israël : quand la misère crasse éclipse la géopolitique au Maroc

Par Abdelkader S. – Les récentes mobilisations au Maroc, notamment celles portées par le parti Al-Adl Wal Ihsane, ont ravivé les débats autour de la normalisation des relations entre le Makhzen et l’Etat d’Israël. Pour de nombreux observateurs extérieurs, cette alliance stratégique avec l’entité sioniste semble placer la société marocaine sous une ébullition permanente, menaçant de faire basculer le pays dans une crise politique majeure. Pourtant, l’intellectuel Jacob Cohen invite à une relecture beaucoup plus nuancée et pragmatique de la situation sur le terrain, relativisant l’impact réel des pressions sionistes sur la stabilité de la structure sociale marocaine.

Interrogé sur la mesure dans laquelle le rapprochement avec Tel-Aviv pourrait accentuer les fractures internes, Jacob Cohen rejette d’emblée toute lecture révolutionnaire. Selon lui, s’il existe bel et bien une contestation visible, celle-ci demeure sectorielle et minoritaire. L’analyse qu’il propose repose sur une distinction claire entre la ferveur idéologique d’une frange militante et la réalité quotidienne de l’écrasante majorité de la population. L’impact de la politique internationale sur l’opinion publique marocaine doit ainsi être évalué à l’aune des urgences matérielles des citoyens.

Jacob Cohen rappelle que les deux tiers de la société marocaine se désintéressent des enjeux géopolitiques globaux, non par indifférence morale, mais par nécessité vitale. Le quotidien des Marocains est en effet structuré par des préoccupations socio-économiques profondes et immédiates. Les questions liées à l’effondrement ou aux graves carences des services publics – au premier rang desquels la santé, l’éducation, la justice et les transports – captent l’essentiel de l’attention et de l’énergie de la population. A cela s’ajoutent les pressions quotidiennes de l’inflation, des injustices ressenties, des inégalités flagrantes et des difficultés d’accès aux ressources de base comme l’électricité.

Par conséquent, bien que la question palestinienne et les relations avec Israël demeurent un sujet sensible dans l’inconscient collectif, elle ne constitue pas un traumatisme vécu au quotidien par la majorité de la population qui ploie sous la misère. Pour le citoyen moyen, la gestion de la précarité et des défaillances de l’Etat prime sur l’activisme international. Les manifestations d’opposition aux choix du Makhzen, bien que spectaculaires, ne mobilisent en réalité qu’une «poignée» de personnes engagées, fait remarquer le militant antisioniste franco-marocain.

En conclusion, Jacob Cohen soutient fermement que la soumission ou l’alignement du Maroc sur les intérêts israéliens ne saurait être interprété comme un facteur aggravant ou déclencheur d’une crise politique et sociale généralisée. La véritable fragilité du Maroc ne réside pas dans sa diplomatie controversée, mais dans son incapacité à répondre aux fractures sociales internes. En désamorçant l’idée d’une révolte populaire imminente liée à la cause palestinienne, Cohen recadre le débat : le destin du Maroc se joue d’abord sur le terrain de la justice sociale et du quotidien de ses habitants, loin des projecteurs de la politique étrangère.

A. S.

13 Commentaires

  1. Le sionisme fait rêver aux ignorants que leur pays s’étend jusqu’au fleuve Sénégal dont ils croient fermement au bobard,et c’est ainsi donc qu’il grignote leur pays mètre carré par et hectare par hectare jusqu’à ce qu’il se retrouvera étranger dans son propre pays,au rythme où vont les choses au royaume voyou,d’ici peu de temps,le peuple Marocain revendiquera plutôt la Marocanité du Maroc.wait and see.

    Répondre
  2. Rien à bouler du MAROC ce n’est pas notre problème !

    Inutile de véhiculer des images de misère sociale du Maroc alors que ce pays préconise un soi disant plan d’autonomie pour les Sahraouis.

    La photo est parlante, ils crèvent la dalle, pas de lait, pas de riz, pas de viande, ils bossent pour des cacahuètes tous les mois pendant que le Roi d’opérette s’amuse dans sa cuisine et ses salons.

    Le Maroc ne m’intéresse pas et nous n’avons rien à voir avec ce pays qui a été livré à la France & Israël, qu’ils se débrouillent entre eux.

    Pour avancer, il faut cotoyer les grandes puissances qui apportent une plus value et non se rendre chez les miséreux qui veulent juste prendre mais ne rien donner.

    Allez voir un marocain, il voudra toujours quémander, donne donne donne donne

    Répondre
  3. Chehhhh pour ces bousbiriens qui croyaient vivre l’Eldorado en pactisant avec isramerde…ce n’est que le début car les juifs vont leur faire pire qu’aux palestiniens, qui eux ont des hommes braves contrairement aux bousbiriens qui sont à l’image de leur roitelet gay mimi6 amateur de gay pride

    Répondre
    • @Schlomomo6
      Excellent commentaire.
      Pour reprendre une patriote AP concernant les sujets fidèles serviteurs esclaves consentants de leur Kommandantur des croyants : « tel vous vous comportez tel vous serez gouverné » et ça vaut pour les français en France !

      Répondre
  4. maroc = israël bis
    Pendant de nombreuses décennies les mrarkas ont choisi la soumission et le baise main face à une famille prédatrice composée d’imposteurs et de croisés.
    La monarshit bousbirienne est une sacralité,une divinité pour des millions de marocains au point où ils accusent leur soi-disant « gouvernement » d’avoir normalisé avec « israël » alors que c’est leur monarque qui est responsable de cette soumission à l’entité sioniste et de cette trahison envers les palestiniens.
    Les mrarkas finiront par subir exactement le même sort que nos frères palestiniens.

    Répondre
  5. La crise migratoire survenue à Ceuta à la fin du mois de juillet 2026, au cours de laquelle plus de 70000 personnes ont tenté de rejoindre l’enclave espagnol, a agi comme un violent révélateur des fractures sociales et économiques profondes du Maroc. Cet événement a mis en évidence la détresse quotidienne d’une partie importante de sa population.

    En science politique, on distingue souvent la « stabilité de surface » (maintenue par la force) et la « stabilité profonde » (fondée sur le consentement et la justice sociale). Au Maroc, la répression est précisément la preuve que l’ordre social ne tient pas de lui-même. La réalité du terrain montre que le pays traverse une dynamique constante de tensions.

    Un pays qui doit réprimer sa jeunesse et ses opposants pour maintenir l’ordre est un pays en état de crise latente.

    Face à cette situation et aux fragilités structurelles du Maroc, l’Europe et ses dirigeants adoptent une attitude de retenue voir de silence. En refusant de voir les failles structurelles du Maroc, l’Europe participe à la construction d’un mythe politique qui occulte réalité beaucoup plus volatile.

    Un modèle fondé sur des inégalités profondes, la répression des voix dissidentes et le désespoir de sa jeunesse est, par définition, condamné à l’effondrement.

    Au jour d’aujourd’hui, le Makhzen parvient à figer le statu quo et repousser l’échéance d’une crise systémique grâce à l’efficacité de sa police et le cynisme ses alliances extérieures. En pariant sur ces deux piliers, le Makhzen s’expose à des risques majeurs qu’il ne pourra plus les contenir.

    Fraternellement lhadi
    ([email protected])

    Répondre
  6. il ne faut pas s’attendre à grand chose. La preuve qu’à fait les peuples qui ont des relations avec les sionistes comme les Jordaniens les égyptiens et même les Turcs

    Répondre
  7. Peu nous en chaut…La servilité de cette peuplade de laquais congénitaux va se conclure par une « enclave israélienne » au cœur de ce royaume féodal esclavagiste narcotique…Avec mur d’enceinte de 8 mètres, coiffé de barbelés, donjons et meurtrières comme au bon vieux temps des…Croisades ! Et ce n’est pas le roi BÉNI-OUI-OUI VI qui trouvera à redire…

    Répondre
  8. Salut, cette remarque est juste pour éclaircir l’état d’esprit du Marocain (
    Un ensemble établi d’attitudes, de croyances et de prédispositions qui façonnent la manière dont un individu interprète le monde, y réagit et interagit avec lui. Ces filtres mentaux, souvent décrits comme une « lentille » ou un « mode de pensée », influencent considérablement le comportement, les émotions et la réussite. Ils déterminent la perspective que l’on adopte face aux défis, à l’intelligence et à l’effort.debatre avec un Ayachi, c’est perdre du temps.
    Le ayachi a été formaté depuis des siècles. Il n’a pas connu de révolution ou de soulèvements.
    Il a été colonisé à l’intérieur avant l’extérieur. Donc il ne peut pas voir autre chose que SIDOU.
    Momo 6 et compagnie. 

    Répondre
  9. Rien Ne change
    La Populace de morrakoch est à l’image de ses proxénètes vassaux serpillère de l’Occident
    => A quoi sert le Marroki ?
    Obéir ,
    Servir
    Divertir

    Répondre
  10. Le bouleversement et le basculement de ce royaume néfaste ne peut venir que par le peuple et pour le peuple.

    Il est le seul à prendre réellement son destin en main , en est il capable ?
    Là est la question.

    Répondre

Laisser un commentaire