FFS : Djamel Zenati assène ses vérités

La polémique enfle au FFS sur les prochaines élections législatives. Djamel Zenati, figure de proue du parti et ancien député, est revenu aujourd’hui à la charge, décochant des fléchettes assassines à l’endroit des partisans de la participation.  Avec un verbe tranchant et des mots acerbes,  il a fustigé la direction du FFS qui, selon lui, a fait preuve d’impertinence et de manque de lucidité en refusant  de suivre la volonté de la majeure partie de sa base favorable plutôt au boycott de ces élections. Ayant animé une conférence-débat à l’université de Tizi-Ouzou, ce militant de la cause amazighe a, encore une fois, martelé que la participation à ce scrutin «ne servira qu’à renforcer le régime en place» et faire durer «ce système dictatorial» décrié par un large pan de la société. Devant des milliers d’étudiants, Djamel Zenati, farouchement opposé à la participation à ces élections, n’a pas épargné son ancien chef ni ses anciens collaborateurs. «Je n’ai aucun problème personnel à régler avec les dirigeants actuels du parti. Au contraire, j’aurais préféré les soutenir dans leur position. Mais je suis convaincu qu’ils se sont trompés de jugement et qu’ils ont mal interprété les enjeux de ces élections. C’est pour cela que j’ai décidé de les boycotter», a-t-il lancé.  Pour lui, il n’y a pas l’ombre d’un doute que le scrutin du 10 mai n’apportera rien de bon pour le pays. Cette élection  va, selon lui, accélérer la  dégradation du pays à tout point de vue et stimuler la corruption. Cet ancien directeur de campagne de Hocine Aït-Ahmed lors de la présidentielle de 1999 ira jusqu’à prédire le pire pour l’Algérie. «Nous sommes dans un régime hyper présidentiel où Bouteflika détient tous les pouvoirs. Le rôle de l’Assemblée populaire nationale est réduit à sa portion la plus congrue. Le député ne dispose d’aucun pouvoir. Il n’est qu’un instrument de validation des textes de lois élaborés par l’exécutif», a-t-il souligné. Djamel Zenati reste ainsi convaincu que la réussite de cette élection va servir les intérêts d’un clan au pouvoir et donner un sursis au chef de l’Etat pour mieux préparer les échéances électorales futures. Il a, pour ainsi dire, répliqué de la manière la plus forte à ses détracteurs au FFS qui accusent ceux qui appellent au boycott de servir le pouvoir en place. Parmi eux, Samir Bouakouir, tête de liste FFS en France, qui a qualifié le boycott des législatives de « coquetterie intellectuelle en complète contradiction avec la nécessité de réhabiliter le politique et en total retrait avec les exigences d’un contexte général». Il y a aussi Ahmed Djeddaï, ancien premier secrétaire du parti, qui a vertement critiqué la position de Zenati, regrettant qu’il mène campagne pour le boycott. Ainsi, la tension monte au sein de ce plus vieux parti de l’opposition. Et les échanges de plus en plus violents entre partisans du boycott et défenseurs de la participation n'augurent rien de bon pour le parti qui, une fois l’élection passée, risque de sombrer dans une crise sans précédent.

Sofiane B.
 

Comment (2)

    slimane
    18 avril 2012 - 14 h 00 min

    djamel a touche les veritable
    djamel a touche les veritable problemes . le ffs est entrain d etre prie par un grope appeler les baloul




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    seddik
    18 avril 2012 - 11 h 14 min

    M. ZENATI vous manquez de
    M. ZENATI vous manquez de credibilite , vous ex depute, pour assener quelqque verite que ce soit ; votre analyse n’est pas consequente avec votre passe politique recent !




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