Une campagne électorale inaudible et sans programmes

Cela fait déjà cinq jours que les 25 800 candidats et leurs partis sont en campagne, et on ne connaît toujours pas leurs programmes électoraux, leurs orientations, leurs objectifs… Bref, ce qu’ils comptent faire durant leur probable mandature. Pourtant, les prétendants à la députation et leurs parrains politiques sillonnent le pays, région par région, ville après ville, pour courtiser les électeurs et les convaincre de voter pour eux. Mais cette chasse aux voix s’annonce problématique, d’autant plus que les candidats ne servent rien de concret ou d’intéressant aux électeurs afin de les séduire et gagner leur confiance. Que des discours creux et des promesses farfelues. Quand elles ne des solutions, des vraies solutions aux innombrables problèmes de la société et aux multiples difficultés économiques. Ils ne parlent ni du secteur de la santé dégradé ni de l’école totalement sinistrée, encore moins de l’outil de production nationale dilapidé. Et quand ils évoquent un sujet qui intéresse la population, comme celui du pouvoir d’achat en constante érosion, ils le font furtivement, sans insistance. N’ayant donc pas de réels programmes socioéconomiques à faire valoir, les partis idéologisent leurs campagnes, insistant plutôt sur la menace extérieure, l’intégrité territoriale, la stabilité du pays et la nécessité de préserver la sécurité nationale. On trouve ainsi le FLN qui se met dans la peau du garant de la stabilité, invitant les autres partis à «veiller sur la sécurité du pays». Le RND met en garde contre la menace extérieure et appelle à aller voter massivement pour «faire barrage aux ennemis de l’Algérie».
Le Parti des travailleurs fait de même, considérant que le rendez-vous électoral du 10 mai prochain sera «déterminant» compte tenu des «enjeux importants» qu’il représente. Quant à l’Alliance de l’Algérie verte, elle a déjà les yeux rivés sur les futures échéances électorales. Et les législatives ne sont là que pour permettre de préparer ces «autres» échéances futures pour cette Alliance qui regroupe le Mouvement de la société pour la paix, El-Islah et Ennahda. Ces trois formations s’engagent, en cas de victoire, à élaborer une nouvelle Constitution permettant à l’Algérie d’instaurer «une deuxième République» basée sur un régime parlementaire. Ainsi, tous les participants insistent sur «la spécificité» de cette consultation électorale, oubliant de parler du reste. Ils ont oublié de parler de la vie quotidienne de celui censé les élire. Un électeur complètement déboussolé par la farandole des prix des produits alimentaires et des légumes sur le marché, et qui ne trouve point d’assurance dans cette campagne insipide, morne… et surtout ennuyeuse.
Sofiane B.
 

Comment (3)

    Anonym
    20 avril 2012 - 16 h 54 min

    Le peuple algérien est
    Le peuple algérien est conscient de ces élections bidon surtout les jeunes qui sont contre les élections et que ce pouvoir va dégager et qui prépare sa destination un pouvoir maffieux depuis l’indépendance de l’Algérie et le peuple ils est dans l’oubliette manger et dormir une grande partie qui ne sait ni lire ni écrire et pour voter il suffit de choisir la couleur du papier entre orange,bleu,jaune,marron….

    Jamal Eddine
    19 avril 2012 - 12 h 37 min

    La stabilité est garantie par
    La stabilité est garantie par les patriotes et non le FLN!

    Anonym
    19 avril 2012 - 12 h 19 min

    Mais franchement voter pour
    Mais franchement voter pour qui c’est la science fiction 25000 candidats pour 460 sièges environ il n’a pas de programmes pas d’objectif ma question est ce que vous trouverez normal un pays avec 44 parti politique ? Pas de vote car FLN c’est toujours le gagnant

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