Et si l’agression israélienne contre Ghaza était une guerre du gaz ?

Selon le site Mondialisation, le gouvernement israélien lorgnerait sur un gros gisement de gaz naturel qui se trouve exactement à 600 mètres sous le niveau de la mer, à 30 km au large des côtes de Ghaza, et estimé à 30 milliards de mètres cubes. D’autres gisements de gaz et pétrole, selon une carte établie par la U.S. Geological Survey (agence gouvernementale étasunienne), se trouvent sur terre ferme à Gaza et en Cisjordanie. En 1999, l’Autorité palestinienne confie l’exploitation du gaz à un consortium formé de British Group et Consolidated Contractors (compagnie privée palestinienne), avec respectivement 60% et 30% des actions, dans lequel le fonds d’investissement de l’Autorité palestinienne détient 10%. Deux puits sont creusés, Ghaza Marine-1 et Ghaza Marine-2 mais qui n’entreront jamais en fonction, car bloqués par l’entité sioniste qui exigeait tout le gaz à des prix cassés. La même source ajoute qu’un accord a été préparé avec l’Etat hébreu par l’intermédiaire du gouvernement anglais qui enlèverait aux Palestiniens les trois quarts des futurs revenus du gaz. L’accord stipule également que l’Autorité palestinienne devrait verser la part qui lui revient sur un compte international contrôlé par Washington et Londres. Chose qui n’a pas été du goût du Hamas qui, fort de sa victoire aux élections de 2006, refusera l’accord, le qualifiant de vol et redemandera sa renégociation. Après l’échec des négociations de 2012 entre Israël et l’Autorité palestinienne pour l’exploitation du gaz, l’agence russe Itar-Tass avait annoncé, en janvier 2014, la possibilité de confier l’exploitation du gisement au russe Gazprom qui a été discutée par le président russe et Mahmoud Abbas. Il est prévu également, indique l’agence, l’exploitation d’un gisement pétrolifère dans les environs de la ville palestinienne de Ramallah en Cisjordanie. La formation du nouveau gouvernement palestinien d’unité nationale, le 2 juin 2014, renforce, d’après Mondialisation, la possibilité que l’accord entre la Palestine et la Russie parvienne à bon port. Dix jours après, le 12 juin, survient l’enlèvement des trois jeunes Israéliens, qui sont retrouvés tués le 30 juin, ce qui sera le prétexte de l’entité sioniste pour attaquer la bande de Ghaza. Une attaque qui entre, poursuit la source, dans la stratégie d’Israël, qui vise à s’approprier aussi des réserves énergétiques du bassin du Levant, réserves palestiniennes, libanaises et syriennes comprises. Par son soutien à l’Etat sioniste, Washington, qui veut le contrôle de tout le Moyen-Orient, espère empêcher la Russie d’acquérir une quelconque influence dans la région.
Mohamed E.-G.
 

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