Démagogie

Par Kamel Moulfi – Les opérations de relogement qui ont repris ces jours-ci ont ravivé la colère des familles qui n’ont pas été retenues alors qu’elles vivent dans des habitats précaires, euphémisme pour désigner les bidonvilles qui sont devenus la seule voie pour obtenir un logement social dans notre pays. Selon une procédure suivie par les autorités locales, il s’est avéré que la demande de logement social ne suffit plus à prouver qu’une famille est dans le besoin, il faut prouver qu’elle habite réellement un bidonville ou habitat précaire, d’où la multiplication des baraques en bord de route avec quelques occupants en permanence pour être vus en cas de tournée d’inspection des responsables chargés du recensement des personnes concernées. Cette ficelle découverte après le séisme de Boumerdès en mai 2003 s’est transformée en combine qui a fait ses preuves et a multiplié ses adeptes dans le contexte d’opacité qui préside à la distribution des logements. Les autorités ont beau faire, en recourant aux images diffusées et rediffusées par la télévision, avec la même mise en scène de camions de déménagement et d’intérieurs neufs, pour montrer la joie des bénéficiaires de se trouver enfin dans un cadre de vie, pourtant «normal», mais qui leur paraît exceptionnel, le mécontentement ne baisse pas et la tension demeure toujours grande dans plusieurs quartiers non seulement de la capitale, mais dans les centres urbains de tout le pays. Les annonces de relogement par milliers ne changent rien à la réalité de la crise du logement qui persiste et qui dévoile l’absence de politique sérieuse dans ce domaine. Au contraire, ces annonces qui ont fini par revêtir un caractère démagogique renforcent chez les familles exclues des distributions le sentiment que l’obtention d’un logement social est un droit lié à leur qualité d’Algérien comme les autres. Les informations qui leur parviennent sur la dilapidation du foncier et des espaces verts, en milieu urbain, pour la construction de tours offertes à des privilégiés, ne sont pas faites pour atténuer l’agitation qui secoue les bidonvilles.
K. M.
 

Comment (11)

    Kettani
    25 septembre 2014 - 14 h 43 min

    Dans ma ville au mois de juin
    Dans ma ville au mois de juin dernier, les habitants d’un quartier périphérique ont bloqué les routes pendant 4 jours, empêchant les gens d’aller à leur travail et même à l’hôpital.
    j’ai discuté avec ces protestataires, aucun d’eux n’était originaire de la ville, ils étaient tous des ruraux originaires des wilayas environnantes venus en ville dans les années 90 en délaissant leurs champs, leurs traditions et leurs cultures pour grossir les bidonvilles, vivre de trabendo, de l’informel et de délinquance en espérant que l’état providence leur donne un logement et un travail.
    Au mois de septembre l’état leur a distribué des logements. Ainsi une famille à eu 3 logements d’un seul coup: un appart pour les parents et chacun des garçons fiancés a eu son logement.
    le plus beau est que cette famille de khwanjias trabendistes a le plus grand mépris pour l’état qui la nourrit, leur quartier était un foyer de terrorisme.
    Aujourd’hui ces douaristes trabendistes veulent vendre un logement (plus de un milliard de centimes)et en garder que 2!!!!

    Ainsi va la misère en Algérie, où l’état vend l’essence moins chère que l’eau minérale et où les logements sont donnés gratuitement à des trabendistes.
    Et nous ouled el blad, on doit se faire petit parmi eux et on a même pas droit à un logement car nous ne sommes pas prioritaires.

    Pauvre Algérie.




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    mabrouk
    25 septembre 2014 - 14 h 14 min

    @anonyme…L’Algérie est le
    @anonyme…L’Algérie est le seul pays au monde qui distribue des logements gratuitement à une tranche de population jamais reconnaissante, à des bras cassés qui ont quitté leur terroir pour devenir des assistés et des délinquants en ville et qui vomissent le régime qui les nourrit et qui jalousent les autres algériens qui sont mieux qu’eux.
    je me rappelle dans les années 90, d’un individu khwanji à qui l’état a donné un logement gratuitement, et lui a permis de faire des études gratuitement et qui a bénéficié d’une bourse à l’étranger au frais de l’état, et cet individu a trouvé le moyen de devenir terroriste anti état et a tué des soldats algériens innocents en les qualifiant de « taghout ».
    Si l’état algérien ne lui avait pas donné de logement et permis d’étudier il aurait qualifié comment l’état????




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    anonyme
    25 septembre 2014 - 1 h 33 min

    @ Par abdelsamad (non
    @ Par abdelsamad (non vérifié) | 25. septembre 2014 – 1:00

    Ton mépris pour LA POPULATION INGRATE laisse deviner de quel clan tu es, que les faux algériens regagnent leur pays d’origine car il ne seront jamais accepté par les authentiques Algériens, vous êtes vomis par l’Algérie.




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    abdelsamad
    25 septembre 2014 - 0 h 00 min

    L’Algerie doit cesser de
    L’Algerie doit cesser de construire des logements et de les distribuer GRATUITEMENT A UNE POLPUALTION INGRATE.
    Ce qui a ruiné l’Algérie c’est bien l’exode rurale, à force de donner des logements gratuitement depuis 50 ans; les ruraux ont envahis les villes et délaissé l’agriculture.
    En 1968 la population rurale algérienne représentait 62% de la population aujourd’hui elle représente 38%. Nous avons le taux de population rurale le plus faible d’Afrique et du monde arabe!!!!!
    Les conséquences de ce dépeuplement rural a des conséquence néfaste sur l’économie et l’agriculture du pays et surtout sur la structure sociale des villes qui ont subit une douarisation massive!!!!!




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    New kid
    24 septembre 2014 - 17 h 08 min

    Les fonctionnaires,
    Les fonctionnaires, instituteurs, ministres, députés, etc. etc., occupent depuis 1962 :
    10.000.000 de logements.
    Si seulement en prenant leurs retraites ils rendaient les clés des appartements, villas de fonction, nous ne serions pas encore en train de construire en faisant appel ma des chinois qui vivent sur le dos des algériens.




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    New kid
    24 septembre 2014 - 17 h 02 min

    On commence par squatter dans
    On commence par squatter dans un bidonville, on se fait délivrer un certificat de résidence, on s’inscrit pour un logement moyennant quelques milliers de dinars. On prouve qu’on a voté pour le 4eme ciel et le tour est joué.
    Le séisme attend comme un retour de manivelle l’inefficacité de l’état à règlementer la construction illicite sans respect des normes. Même ses constructions sont plus meurtrières que celle du privé.
    Oui les masses doivent accéder à l’aide au logement au loyer modique mais non aux villes dortoirs.
    Malheureusement, la non transparence connue dans l’attribution de logements fait que 36.000.000 d’habitations ne serait pas suffisante. (Inclure les étrangers qui ne veulent que louer)
    Les pots de vin (pardonnez l’expression non islamique) assurent des fortunes aux décideurs.
    Les finitions bâclées, les cours et allées deviennent vite des dépotoirs. Personne ne payant de charges, aucun ne se délègue à l’entretien. Ces bâtisses deviennent vite de trappes ou la vermine procrée.
    Pour la majorité des locaux commerciaux l’hygiène n’est pas comprise dans l’équation.
    On s’aperçoit que l’on vivote dans un bidonville après quelques mois.
    C’est ce que l’on appelle « retour à la case « DEPART »




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    mellah hocine
    24 septembre 2014 - 15 h 31 min

    Ces pratiques sont en fait
    Ces pratiques sont en fait comme celles opérées par les responsables pour intégrer qui un ami, qui un frère, qui un cousin dans le circuit du travail.
    La population ne fait que réagir face à toute cette conspiration qui empeste la vie de tous les citoyens.
    Comment expliquer qu’une cité , construite toute neuve, est attribuée à des personnes qui ne sont pas tout à fait dans le besoin, en leur accordant des moyens de déménagement étatiques, pendant que les plus démunis patientent dans leur taudis avec en sus des images de la Télévision enfonçant davantage le clou du désespoir.
    N’existent -ils plus d’hommes et de femmes dans les services, sincères, pouvant opérer d’une manière transparente quant au choix des bénéficières ?.
    Je pense qu’avant toute opération de relogement, cette commission devrait faire le recensement de toutes les familles du quartier, qui sont dans le besoins.
    NON ? eh bien, c’est vraiment dramatique, car finalement cet ETAT, sur l’ensemble de sa pyramide organisationnelle, est carrément privatisé par le pouvoir central.




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    selecto
    24 septembre 2014 - 14 h 48 min

    Une astuce a été trouvée
    Une astuce a été trouvée depuis plusieurs années pour exclure les veuves de chouhada des logement sociaux en leur imposant leurs âges avancés or leurs demandes sont parmi par les plus anciennes, en réalité leurs logements sont attribués aux personnes même pas dans le besoin.




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    Anonyme
    24 septembre 2014 - 14 h 08 min

    atteint la limite de la
    atteint la limite de la pratique du logement « politique » ;
    plus le nombre de logements construits augmente et plus leur « détournement » se développe :le logement n’est pas affecté à celui qui en a besoin mais à la maffia de l’immobilier :les intermédiaires ,les titulaires (papiers), les agents et cadres de la commune ,de la daira et de la wilaya ,les autres autorités locales ;;;;;;;
    le pouvoir central est incapable de s’imposer vis à vis de cette maffia car le deal passé entre le clan et les autorités locales ne concernent que le maintien au pouvoir des uns et des autres et pas du tout la satisfaction du besoin de logement du citoyen;




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    karimdjazair
    24 septembre 2014 - 12 h 37 min

    Il est un fait, beaucoup de
    Il est un fait, beaucoup de logements sont construits, mais cela demeure insuffisant. Et il faut determiner les priorités, ce qui n est pas facile, car beaucoup attendent depuis des années si ce n est des dizaines d années. Ajoutez y, des passe droits, des citoyens qui trichent, ce qui n arrange pas le problème.

    Il n y a pourtant pas 36 solutions, il faut doubler le nombre de logements à construire pour le prochain plan quinquennal 2015 2020, le logement doit etre la priorité nationale.

    ET message aux Président et Premier Ministre, arretez de construie des tours des bars de logements, vous etes en train de créer les problèmes de demain. 4 à 5 étages pas plus, et aussi des logements individuels, avec l accompagnement nécessaire, espaces verts, parkings centre commerciaux, services publics…




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    BabElOuedAchouhadas
    24 septembre 2014 - 11 h 30 min

    Il n’ya pas de crise de
    Il n’ya pas de crise de logement proprement dite mais plutot une crise de confiance entre le gouvernant et le gouverné en raison de l’absence volontaire de la transparence et l’équité dans les procédures de mise en peuvre de toutes les opérations menées par les pouvoirs publics et en particulier sur ce dossier.

    Il suffit de consulter le rapport de mission effectuee en Algerie en 2012 par une agence Onusienne en charge de l’habitat pour s’en rendre compte.

    DEVINEZ POURQUOI NOS RESPONSABLES SONT ALLERGIQUE A LA TRANSPARENCE ?




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