Une danse à quatre temps

Par M. Aït Amara – Amar Saïdani ne sait plus sur quel pied danser mais il sait où. C’est devant le buffet que le secrétaire général du FLN lève la jambe, attendant toujours que le signal du repas soit donné pour pouvoir se goinfrer en évitant de prendre un coup de fourchette d’un de ces nombreux gastrolâtres qui se bousculent devant la table garnie en même temps que lui. Excellent calculateur, Amar Saïdani a monté le rythme crescendo, réglant le pas en oscillant légèrement des épaules mais sans se dandiner au début, histoire de paraître digne. Puis, d’un pas très inspiré, mais ralenti, il commence à balancer légèrement du corps en attendant de passer à la phase supérieure qui le rapproche du chef d’orchestre. Entrant dans le rythme, il se balance sur des pas chassés pendant que le bassin se déhanche. Se rapprochant de plus en plus de l’objectif, il entame une danse énergique faite de petits sauts. La vélocité de cette nouvelle danse interdit aux novices en politique de se précipiter sur la piste. Mais le talent et l’acharnement de Saïdani le propulsent au premier rang de l’orchestre où, hissé au rang de meneur, il mime désormais un torero esquivant les assauts d’un assaillant imaginaire. Ses mouvements gracieux conquirent les esprits de ceux qui y ont vu un futur homme d’Etat et qui le nommèrent à la tête du Parlement puis du FLN. Saïdani se mit alors à danser sur un rythme vif tout en prenant garde à toujours rester dans le tempo marqué par les percussions, annonçant l’émancipation qu’il commence à revendiquer de son ancien métier qu’il a troqué pour celui de choriste dans une comédie dramatique algérienne intitulée «Le quatrième mandat».
M. A.-A.

Comment (12)

    Ksel
    17 novembre 2014 - 18 h 40 min

    Les tartuffes se complaisent
    Les tartuffes se complaisent des ovations des semblables.




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    Anonyme
    17 novembre 2014 - 18 h 31 min

    Tous les calculs de SAIDANI
    Tous les calculs de SAIDANI contiennent des erreurs tangentielles, ils vont tous aboutir à une hyperbole tendant vers l’infinie en lieu et place d’une parabole dont le foyer est centré pour accueillir les dividendes d’une danse bien orchestrée.




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    Anonyme
    17 novembre 2014 - 17 h 16 min

    Vous savez, Saidani, n’est
    Vous savez, Saidani, n’est qu’un objet entre les mains de ses parrains,qui l’utilisent a des fins partisanes, pour s’ accapare du pouvoir.Ensuit,il sera éjecté, comme un rien. Jadis, en utilisait, un « bélier »pour défoncer les portes des châteaux fort, une fois a l’ intérieur, il le jetait dans la fosse. C’est le rôle que joue Saidani en ce moment.




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    Anonyme
    17 novembre 2014 - 17 h 14 min

    Vous savez, Saidani, n’est
    Vous savez, Saidani, n’est qu’un objet entre les mains de ses parrains,qui l’utilisent a des fins partisanes, pour s’ accapare du pouvoir.Ensuit,il sera éjecté, comme un rien. Jadis, en utilisait, un « bélier »pour défoncer les portes des châteaux fort, une fois a l’ intérieur, il le jetait dans la fosse. C’est le rôle que joue Saidani en ce moment.




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    SiZineddine
    17 novembre 2014 - 17 h 00 min

    @Anonyme | 17. novembre 2014
    @Anonyme | 17. novembre 2014 – 14:59

    Aït Amara est une plume sûre. Il devrait écrire des romans. Il aurait eu deja des prix internationaux s’il se mettait à publier des romans.




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    S.S.A
    17 novembre 2014 - 15 h 56 min

    Assalam Ou3laykoum,
    Assalam Ou3laykoum, Azul,
    .
    MDR. Bravo Mr Aït-Amara. Je me suis bien marré rien qu’en imaginant la scène.
    Vous avez bien résumé la vie de ce Guignol.
    Tanemirt. Assalam Ou3laykoum.




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    idir
    17 novembre 2014 - 15 h 23 min

    Texte sublime. J’ai eu
    Texte sublime. J’ai eu plaisir à le lire d’autant plus qu’il m’a fait me rappeler un certain 8 mars où le sieur Saidani ,muni d’un couteau , s’est acharné avec délectation sur un gâteau à la crème ne manquant pas d’en enduire le bas de ses manches qu’il a toujours trop longues .Ha ha ha
    Ces dames ont bien ri du spectacle après que le president de l’APN leur ait offert des parfums..de contrefaçon.




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    Anonyme
    17 novembre 2014 - 13 h 59 min

    Merci pour le style du texte!

    Merci pour le style du texte! Ça me fait rappeler les Algériens des années 70-80. Le bon vieux temps…Quand l’Algérien prenait soin de son éducation…

    On a fait comprendre au DREBKI qu’il est le mieux placé pour devenir président. Drebki a cru et y croit. Vu son comportement, Drebki est déjà président dans sa tête.Mais personne ne pourra prévoir, où est-ce-qu’il va finir sa danse??




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    Anonyme
    17 novembre 2014 - 12 h 23 min

    Bravo Mer Ait Amara pour
    Bravo Mer Ait Amara pour votre texte de haute competence;




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    karimdjazair
    17 novembre 2014 - 11 h 59 min

    Très franchement, et j ignore
    Très franchement, et j ignore ses ambitions, mais je le vois surtout pas Président de notre pays. Et je sens dans son discours, son comportement, qu il est faux.




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    Abou Stroff
    17 novembre 2014 - 11 h 56 min

    « Mais le talent et
    « Mais le talent et l’acharnement de Saïdani le propulsent au premier rang de l’orchestre où, hissé au rang de meneur, il mime désormais un torero esquivant les assauts d’un assaillant imaginaire. » dixit M. A. A.. non monsieur! « si amar » n’a jamais mimé un toréro. car, ceux qui ont l’habitude d’observer l’arène peuvent témoigner que le toréro est un HOMME FIER qui affronte le taureau qui peut l’encorner à tout moment. or, « si amar, au temps présent, est plutôt un clown en service commandé, ni plus, ni moins. d’ailleurs, si « si amar n’avait pas l’appui de fakhamatouhou ou de son frangin chéri (inutile de mentionner les « militants » du fln qui ne sont que de simples opportunistes essayant de se placer au plus près de ceux qui distribuent la rente),croyez vous qu’il serait là où il est?
    quant à sa vie antérieure, « si amar l’a effectivement bien rempli, comme le souligne M. A. A.. en effet, les habitants de oued souf se souviennent du jeune homme qui savait si bien danser, habillé en femme et qui, grâce à ses mouvements gracieux (en particulier le frétillement langoureux ou saccadé de son popotin)emballait l’assistance et lui faisait souvent accéder au nirvana.
    moralité de l’histoire: « si amar » n’est qu’un sous-fifre dans la structure du pouvoir. par conséquent, nous perdrions notre temps si nous lui accordions de l’importance.




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    tahia el djazair
    17 novembre 2014 - 11 h 09 min

    il est temps que la
    il est temps que la conscience patriotique des algériens dépasse le stade de la résistance par les médias et atteigne le niveau politique de refondation du nationalisme algérien pour rassembler les énergies patriotiques autour d’un manifeste pour que vive éternellement une Algérie nationale , puissante et émancipée qui unira tous ses enfants dans le cadre de la citoyenneté et du principe républicain et historique indépassable de la Nation Algérienne …Entre autres pistes de travail et de revendication de ce Manifeste est justement la récupération du Sigle historique du peuple et de la nation algérienne le FLN qui sert désormais de tremplin soit à des courtiers et agents notoire du mercenariat wahabiste en Algérie ou à des gangs de voyous sans vergogne qui salissent la mémoire des martyrs et qui polluent la vie politique de la nation … Seuls les chefs de l’ANP sont en mesure de décider militairement et courageusement avec l’appui unanime du peuple algérien , sur cette juste restauration de la mémoire historique de la révolution algérienne et de mettre un terme à cette confiscation honteuse et illégitime et à cette corruption morale insoutenable … Tout autre débat sur les mafias du FLeN et leurs nuisances , ce n’est que perte de temps !!




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