Un faire-valoir ?

Par Meriem Sassi – Le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Tahar Hadjar, souhaite que l'Académie algérienne des sciences et des technologies, qui sera installée dans les prochains jours, donne «un nouveau souffle au secteur de la recherche scientifique et du progrès technologique». En théorie, l’académie qui compte nombre de sommités scientifiques algériennes devrait être «la principale référence scientifique du pays et contribuer au développement des sciences et de leurs applications, et donner également des conseils aux autorités publiques». Des objectifs nobles que dessine d’ores et déjà le ministre, qui risque, cependant, d’être confronté à une réalité plutôt amère. Il est à craindre, en effet, que l’instance n’ait pas réellement toute la latitude de jouer un rôle réellement pesant sur l’avenir de l’université algérienne, en général, et de la recherche scientifique, en particulier. L’académie, qui a «un rôle d'expertise et de conseil, et qui est chargée d'assister le gouvernement dans le cadre de la définition et de la mise en œuvre de la politique nationale en matière des sciences et technologies», risque de servir de faire-valoir et de devenir une coquille vide, comme l’est devenu malheureusement le Conseil économique et social (Cnes) qui, depuis des années, ne produit aucune expertise critique vis-à-vis du gouvernement et ne contribue plus à pousser à la refonte de la politique économique et sociale, comme ce fut le cas sous la direction du défunt Mohamed Salah Mentouri. Celui-ci avait contribué à l’émergence d’une réelle politique d’évaluation critique des actions du gouvernement et encouragé la production d’études indépendantes de haute facture, sur les changements à entreprendre en matière de stratégie économique et sociale. Les temps ont changé et toutes les instances, qu’elles aient un pouvoir de décision ou qu’elles soient consultatives, sont marginalisées et ne servent qu’à ravaler la façade de la politique du gouvernement qui continue d’ignorer les expertises averties de nos intellectuels pétris de savoir et de patriotisme. Beaucoup sont exilés aujourd’hui et contribuent par leurs compétences à l’avancée d’autres pays, alors qu’ils donneraient cher pour faire avancer le leur.
M. S.
 

Comment (18)

    anonyme
    5 octobre 2015 - 8 h 52 min

    rasselkhit, vous refusez de
    rasselkhit, vous refusez de voir la réalité en face,le jour où vous allez vous réveiller vous allez haïr tout le monde!tous les objectifs de l’algérie ont été atteint?lesquels?ceux qui consistent à abrutir tout un peuple par un système éducatif génocidaire et dépersonnalisant?ceux qui consistent à détruire l’agriculture?ceux qui consistent à détruire le cadre bâti et les terres agricoles?ceux qui consistent à détruire le patriotisme?…




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    karimdjazair
    5 octobre 2015 - 8 h 11 min

    C est vrai que ce serait
    C est vrai que ce serait dommage que ce nouvel que sera l Académie Algérienne des Sciences et des Technologie, devienne une coquille à l instar du CNES.

    En tout cas, je l espère, que l avenir démontrera le contraire, et que toute la matière grise algérienne ici et à l étranger, travaillera avec cette nouvelle institution pour le bien de notre pays.

    La recherche est primordial dans le développement dans pays, il faut de la volonté et y mettre les moyens. Le Président de la république, et le Premier ministre ont affirmé que le développement de l investissement productif était une priorité, nous les prenons donc au mot.




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    Anonyme
    4 octobre 2015 - 22 h 13 min

    Mr. Le ministre et ex recteur
    Mr. Le ministre et ex recteur de l’univerté d’Alger

    En Fait c’est quoi le classement des universités Algériennes dans le monde?? Inclassable.




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    tahya djazair
    4 octobre 2015 - 20 h 18 min

    L’universite de constantine a
    L’universite de constantine a le meme recteur depuis 1997, auparavant il fut vice recteur depuis 1993 jusqu’a sa nomination, il a commence directement comme chef departement avec une licence? Il n’a jamais enseigner meme pas un td ou un cours. Toujours a constantine le chef de dept de math est la depuis 1989 parait-il! Il y a aussi un departement ou on retrouve le pere les filles ‘les nieces neveux et gendres. L’universite algerienne est entrain d’etre privatisee.




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    oueldechaab
    4 octobre 2015 - 20 h 16 min

    Peut-être qu’au delà de la
    Peut-être qu’au delà de la nature rentière du système de pouvoir, il s’agit d’y ajouter la réalité sectorielle, ici celle de l’enseignement supérieure et de la recherche scientifique.
    Dans ce cas, il est aisé à chacun (chacune) des lecteurs (lectrices) d’AP, de vérifier que le poste précédent occupé par l’actuel ministre du secteur, a été celui de « Recteur » à Alger, durant plus d’une vingtaine d’années, sans que personne, ni aucune autorité politique ne réagit.
    Comment un tel rentier par excellence puisse – t- il muter par enchantement pour impulser le développement de la recherche scientifique? Le même exemple de longévité dans les postes universitaires rentiers se retrouvent également à Constantine par exemple, où le recteur de Constantine a également une vingtaine d’années en poste en tant que recteur, et il continue à son poste jusqu’à ce jour. Les mêmes cas se retrouvent également aux niveaux rectorats, des vices rectorats, des facultés et des disciplines, dans toutes les universités des grandes villes, à Annaba, à Guelma, à Oum El Bouaghi, etc.

    Oueld Echaab




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    Anonyme
    4 octobre 2015 - 19 h 04 min

    L’académie des sciences, et
    L’académie des sciences, et des technologies pour la progéniture de la classe dirigeante, comme les Theatres, les Musées, l’A.P.N, le Sénat
    sans pouvoirs, sans prérogatives, sans ame, la construction pour la construction
    le remplissage pour tuer l’ennui
    Une académie dédiée à la bureaucratie, la corruption, et le népotisme




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    raselkhit
    4 octobre 2015 - 18 h 33 min

    Quelle honte que des procès
    Quelle honte que des procès d’intention ni chez la rédactrice ni chez les commentateurs .Ou bien nous avons à faire qu’à des ignorants ce qu’est une académie ou qu’à des nihilistes n’ayant aucune idée de ce qu’est une académie Et avec ça tous prétendent défendre l’Algérie et l’aimer .
    Je reste profondément convaincu comme beaucoup de scientifiques Algériens aussi bien à l’intérieur que ceux de l’étranger que :Comme nous avons réussi une certaine avancée scientifique nous réussirons le pari que nous venons de lancer Tous les défis de l’Algérie ont été gagné




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    الهوارية..في فرنسا
    4 octobre 2015 - 18 h 08 min

    Ceux qui sont à l’étranger
    Ceux qui sont à l’étranger refusent de venir en Algérie car ils ont peur que d’autres personnes qui résident sur Place C-à-d en Algérie viendraient à les parasiter, o a qu’à voir que dans les forum algérien, certains se prennent pour des Nababs et viennent radoter pour empêcher les internautes de continuer de discuter
    C’est pareil pour les chercheurs ou d’autres savants ou ingénieurs ont peur de risquer de supporter le dysfonctionnement d’une société en péril
    L’Algérie doit garder ses propres chercheurs, les chouchouter en leur donnant des moyens nécessaires pour leurs missions de recherches, il faut aussi leur attribuer des logements, des bourses ….

    Quand les chercheurs partent à l’étranger et fondent une famille, leurs familles refusent de revenir au bercail !




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    Anonyme
    4 octobre 2015 - 16 h 30 min

    L’Académie des Sciences, et
    L’Académie des Sciences, et des Technologies:
    Bureau d’enregistrement des doléances, »à la française »…..
    Bureaucratie supplémentaire inutile, et improductive de la recherche
    Paperasses bureaucratique, et bla-bla inutiles à la « française »
    Académisme archaique, dépassée, et inutile à « la française »
    Parmi les meilleures et les plus riches terres agricoles de la Mitidja
    et de l’Algérie massacrées, et sacrifiées pour le faste, et le prestige bureaucratiques inutiles, et improductifs
    Un vrai désastre scientifique, et agricole pour le pays




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    TheBraiN
    4 octobre 2015 - 15 h 19 min

    En l’absence d’une véritable
    En l’absence d’une véritable stratégie , (établie en fonction de nombreux paramètres locaux , régionaux et internationaux) sur la recherche scientifique et ses orientations prioritaires , cette académie ne sera qu’un machin budgétivore et beni-3amiste !
    Certains diront que ce ne sera ni le premier ni le dernier .




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    Anonyme
    4 octobre 2015 - 14 h 56 min

    Le plagia fait ravage
    Les

    Le plagia fait ravage

    Les diplômes et les titres se vendent comme des tomates.

    Le niveau est désastreux

    mais vous étiez recteur, donc vous êtes au courant de toute la situation lamentable.




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    Anonyme
    4 octobre 2015 - 14 h 45 min

    Comme j’aime la recherche

    Comme j’aime la recherche scientifique, j’ai recherché et j’ai trouvé les atouts de notre ministre de la recherche vide.

    Il a occupé une chaise de responsabilisé:

    Recteur de l’Université d’Alger de 1996 jusqu’au 14 mai 2015.

    Quel palmarès dans la recherche et développement.




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    Kahina
    4 octobre 2015 - 14 h 40 min

    Si j’ai bien compris, ce

    Si j’ai bien compris, ce ministre était le recteur de l’université d’Alger pendant 20 ans.

    Je me demande, qu a t-il fait dans cette université pour qu’il mérite ce poste de ministre?? il n’a rien fait, c’est pour cette raison qu’il a été promu. Le niveau a connu une baisse vertigineuse.
    Qu’avez vous produit en tant que recteur, ya monsieur le ministre?? Vous êtes juste sur le chemin de la continuité.




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    Omar
    4 octobre 2015 - 14 h 37 min

    En toute franchise, je suis
    En toute franchise, je suis très pessimiste quant à l’avenir de cette Académie des Sciences « Algérienne ».
    Pourquoi ?
    Tout simplement cette Académie est comme une île déserte où on a fait débarquer une petite communauté de « Robinsons Crusoé » et de « Vendredi » qui vont tout récréer (car il n’y a rien qui existe, et ce qui a dans le passé existé, eh bien il n’existe plus)…
    Telle est la situation de l’Enseigenement Sup. et de la recherche Scientifique en Algérie.
    Cette Académie est coupée du Monde Universitaire et Industriel, ses MEMBRES veulent uniquement avoir le PRESTIGE du Titre d’ACADEMICIEN, c’est tout et les jours et mois prochains nous le montreront …
    LA VRAI ACADEMIE c’est Rebrousser les Manches des Chemises pour Développer l’AGRICULTURE et les Manches des Pantalons pour développer la PECHE …
    IL FAUT QU’ON DEVELOPPE NOS SOURCES D’ALIMENTATION POUR AVOIR UNE AUTOSUFFISANCE ALIMENTAIRE…
    Une Publication ou un Article ne nous fournira pas quoi manger ….
    En tout Cas bon Courage à nos Heureux ACADEMICIENS ….




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    Abou Stroff
    4 octobre 2015 - 13 h 59 min

    l’Académie algérienne des
    l’Académie algérienne des sciences et des technologies aura le même rôle que les conseils scientifiques des facs et des universités: se réunir 2 ou 3 fois par an pour avaliser des décisions prises « ailleurs » et distribuer des miettes de rente (des bourses à l’étranger, entre autres) aux ploucs, c’est à dire les « chercheurs » (toz toz) qui se contenteront de fermer leur gueule pour éviter d’avaler leurs dentiers.
    quant aux conseils que les augustes membres pourraient prodiguer à nos augustes dirigeants, je n’en imagine aucun puisque tout le monde s’applique à réaliser le programme de notre bienaimé fakhamatouhou national dont personne (je souligne personne) ne connait la teneur.
    un système basé sur la distribution de la rente et sur la prédation n’a nul besoin de compétences dans un quelconque domaine. ce système là a besoin de clients et tout concourt à certifier que les clients sont en nombre pour participer à la pérennisation du système.




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    Damoclès
    4 octobre 2015 - 12 h 50 min

    Quand on n’a aucune
    Quand on n’a aucune crédibilité, les meilleures intentions sont suspectes, et nos dirigeant en manquent beaucoup. Nos chercheurs n’auront jamais la pleine liberté d’entreprendre quoi que ce soit. Il trouveront toujours sur leur chemin, un Drabki, un pseudo-capitaine d’industrie du genre du ferronnier devenu constructeur d’autoroutes, un ministre un peu borné du genre de celui chargé de l’industrie, un Madani jugeant que c’est haram, etc. Il n’aura pas les coudées franches pour travailler…




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    maleh
    4 octobre 2015 - 11 h 47 min

    L’académie du copie-coller,
    L’académie du copie-coller, imite-moi bien et tu verras que ça ira mieux après. Un hôpital publique civil digne de ce nom serait un bot début.




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    Anonyme
    4 octobre 2015 - 11 h 46 min

    L’enseignement supérieur est
    L’enseignement supérieur est la chasse gardée du clan au pouvoir. Les bourses à l’étranger et les stages bidons sont leur sont réservés. Tous les universitaires du pays le savent très bien et tous les universitaires qui accueillent des algériens le constatent : Très majoritairement ce sont les universités d Oran et Tlemcen et d Alger dans une moindre mesure qui trustent la majorité des places. N’importe quel universitaire algérien au fait de la situation peut en témoigner ici.

    Cette hyperstructure sera au service du clan et de ses rejetons qui vont s’en servir pour leurs propres intérêts afin de poursuivre la colonisation de toutes les institutions pour mieux les verrouiller et en faire là aussi un sanctuaire. Cela leur permettra aussi de continuer à rabâcher leur théorie d élite intellectuelle qui est comme chacun le sait un mythe.




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