Le pays qui a offert l’asile à l’«émir» du GIA accuse l’Algérie d’«entraver» la lutte antiterroriste

Les autorités marocaines n’ont rien trouvé de mieux pour justifier leurs déboires et leur inconséquence dans la lutte contre l’extrémisme et le terrorisme que de reprocher à l’Algérie son «refus de coopérer» dans ce domaine, ce qui leur compliquerait davantage la situation. C’est ce qu’on lit dans une déclaration faite par le responsable d’une structure chargée des recherches judiciaires, Abdelhak Khiam, au journal madrilène ABC,parue dans son édition d’hier lundi. Ce responsable se dit offusqué, mais ne fournit aucune preuve, aucun exemple de ce prétendu refus de coopération des autorités algériennes, en se contentant d’avancer que la majeure partie des armes récupérées chez les «djihadistes» arrêtés au Maroc provenaient d’Algérie. Ce porte-voix des services de sécurité marocains, chevillés au Makhzen, a cherché manifestement à pervertir la réalité, puisque c’est ce qui a toujours été reproché notamment aux autorités marocaines par Alger. On se rappelle des innombrables embûches qui étaient dressées par le palais royal et ses services de renseignement pour entraver les opérations de recherche menées inlassablement par l’armée algérienne contre les terroristes du GIA, et notamment leur fondateur, le nommé Abdelhak Layada. Activement recherché dès 1993, après une série de massacres en Algérie, il a été accueilli au Maroc, où il a été reçu par les plus hautes autorités de la monarchie. Plus grave encore, le roi Hassan II a tenté cyniquement de monnayer son «captif» contre des concessions sur la question sahraouie. Le chef terroriste n’a été remis aux autorités algériennes que six mois après son arrestation à Oujda. Rabat poussera l’outrecuidance jusqu’à imputer l’attentat de Marrakech du 24 août 1994 aux services de sécurité algériens, au moment où l’Algérie était en butte à une féroce campagne d’hostilités enclenchée par des lobbies anti-algériens, appuyés par des renégats algériens installés en Europe, qui avaient lancé le fameux «qui tue qui». Dans la foulée, le royaume du Maroc décide unilatéralement d’instaurer le visa aux Algériens, décision qui a immédiatement entraîné la contre-attaque algérienne, qui s’est manifestée par la fermeture des frontières terrestres. Autre exemple flagrant du refus de coopération des autorités marocaines dans le domaine de la lutte antiterroriste, celui de l’attentat meurtrier de Beni Ounif, dans la wilaya de Béchar, en juillet 1999, qui a fait 29 morts. Les auteurs de l’attentat étaient entrés du territoire marocain pour commettre leur forfait et s’y réfugier ensuite. Là encore, les autorités marocaines n’ont voulu fournir aucune aide pour arrêter ou neutraliser les terroristes, malgré les sollicitations de l’Algérie. Alors, qui veut-on convaincre aujourd’hui du contraire ?
R. Mahmoudi

Commentaires

    kherabet hachemi
    6 octobre 2016 - 10 h 38 min

    Nous savons fort bien que la
    Nous savons fort bien que la monarchie marocaine ne cessera jamais de chercher à nous entraver et nous créer tous les problèmes politique, il n’y a rien de nouveau dans tous ca, ils pourrons donner l’hospitalité à satan même tant qu’il sera de leurs cotés.




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