Violences urbaines : parents complices

Par Kamel Moulfi – La sonnette d’alarme est tirée en permanence dans notre pays, pour diverses raisons, entre autres, les bagarres avec utilisation d’armes blanches dans les nouvelles cités d’habitation, et plus largement sur ce que l’on appelle la violence urbaine. Un phénomène qui ne date pas d’hier mais qui a tendance à prendre de l’ampleur sans atteindre, heureusement, le niveau de gravité de la criminalité qui règne dans les quartiers des grandes villes américaines, par exemple, où l’usage des armes à feu est courant.

Un constat devenu récurrent : les actes de violence qui se multiplient dans les cités partent de conflits nés autour de motifs d’une futilité déroutante, comme une dispute entre enfants. L’amplificateur du fait mineur – dans tous les sens du mot –, à la base des batailles rangées entre jeunes brandissant des épées, est, paradoxalement, le milieu familial censé agir dans l’éducation des enfants et la prévention de l’incivisme et non pas jeter de l’huile sur le feu et participer aux bagarres.

Les autres «institutions», comme le système éducatif ou le monde sportif, dont le rôle est tout aussi déterminant que la famille dans la préparation des jeunes au modus vivendi en milieu urbain, subissent elles-mêmes, dans les classes et dans les stades, le phénomène de la violence, au point où le nombre de clubs sanctionnés pour mauvais comportement de leurs supporters et qui jouent leurs matches à huis clos, est de plus en plus grand.

Si le même type de sanctions était appliqué aux écoles, combien de classes seraient condamnées à suspendre leurs cours ? Un mot revient dans les comptes rendus des faits de violence dite urbaine : drogue. Pour les jeunes en proie au sentiment de victimisation liée à la hogra (déni de droit) qu’ils perçoivent de la part des «autres» et qui les exclue de tout, la drogue est effectivement l’ingrédient qui les encourage à la violence.

En même temps, du fait de son commerce florissant, la drogue est le premier mobile des «guerres» dans les cités plantées à la périphérie des grandes villes pour y faire habiter les mal-logés. Mais il est encore temps pour juguler le phénomène.

K. M.

Comment (17)

    MELLO
    1 novembre 2016 - 12 h 17 min

    VIOLENCE EN TOUT GENRE
    Violence urbaine, oui. Violence familiale , oui. L’ une et l’autre se complète et s’imbrique. La violence urbaine ou de la rue est née d’une violence familiale. Nous assistons , avec étonnement, qu’au sein de la famille une dislocation des membres, un isolement de plus en plus frappant entre les enfants (frères et sœurs) et leurs parents.
    Les enfants s’isolent de plus en plus dans leur chambre , en s’accrochant à ce monde virtuel qu’est INTERNET ou à la télévision , rares les discutions entre parents et enfants, comme ce fut jadis, autour du feu de la cheminée. Les enfants ne communiquent avec les parents que pour leur demander ces sous qui leur permettront d’aller grignoter cette pizza (à la mayonnaise) . Un silence « assourdissant » s’est installé dans chaque foyer et les enfants le fuient pour aller se mêler aux histoires hallucinantes, sans valeur éducatives du quartier ou du village. Cette mêlée explosive ne peut qu’engendrer des conflits , des bagarres ou des rejets systématiques des uns et des autres. La violence verbale débouche inéluctablement sur une violence physique qui arrive jusqu’aux parents qui s’emmêlent et c’est le fruit de la discorde FAMILIALE.




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    anonyme
    1 novembre 2016 - 6 h 41 min

    Regarder le nombre de policiers et gendarmes!
    Oui, il y a un nombre élevé de policiers dans notre pays mais malheureusement sont inefficace pour assurer la sécurité des biens et des personnes.
    Nous avons besoin d’un ETAT fort .
    Voila la triste réalité ….




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    New kid
    29 octobre 2016 - 20 h 00 min

    Le voyage vers Panama
    Lorsque les parents auront le choix de l’école a fréquenter et du curriculum linguistique préféré dans une liberté totale, les couleuvres que le régime nous fait avaler et la poudre aux yeux qui nous rend aveugle, peut être que l’espoir reviendra et fini les promesses non tenue que le clan déverse et diffuse à longueur de journée. Quelle chance cette jeunesse a-t-elle devant ces dinosaures qui ne lâchent rien et disparaissent à Panama tous les mois!
    Si tous les parents avaient un travail ou une pension ou chômage pour élever leurs enfants peut être que leurs enfants auraient un petit espoir dans cette société égoïste et qui ne cherche qu’à se faire quelques euros. Pendant que les profiteurs se font de l’oseille par shkaras !




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      Simple citoyen
      30 octobre 2016 - 9 h 31 min

      Non Monsieur, l’enseignement
      Non Monsieur, l’enseignement et l’éducation, sont deux choses différentes, voila pourquoi en Algérie en trouve des médecins, des intellectuels et des universitaires et même des ministres mal élevés et mal éduqués
      « ATIHOULI FAHEM ALLAHLA QRA » cela vous dit probablement quelque chose n’est ce pas ?
      L’éducation commence au berceau, pas 6ans donc a la première année primaire.
      A bon entendeur salut !!




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        New kid
        30 octobre 2016 - 19 h 18 min

        Simple
        Reponse simple par un simple d’esprit!
        Allah ishafek




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          simple citoyen et bien et bien éduqué
          31 octobre 2016 - 14 h 57 min

          Allah ishafik anta, car vous
          Allah ishafik anta, car vous êtes un malade qui s’ignore donc qui se victimise et n’est surtout pas capable de d’èduquer ses propre progéniture
          Ceci est la réponse d’un simple citoyen a un simple d’esprit
          Sans rancune et consultez vite cela devient urgent.




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          Simple citoyen
          31 octobre 2016 - 15 h 04 min

          Pas de jugement de valeur ni insultes
          Merci de donner votre avis sur l’article sans porter un jugement de valeur sur ma personne et surtout pas d’insulte svp. Merci




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    anonyme
    29 octobre 2016 - 18 h 22 min

    Insécurité dans nos villes et villages
    Oui, c’est inquiétant pour la population.
    L’Etat a fermé l’oeil sur ce phénomène qui gangrènent nos quartiers.
    Si l’Etat ne fait rien tout de suite, l’avenir va être sombre pour nos enfants.
    L’Etat doit réaffirmer son autorité.




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    Simple citoyen
    29 octobre 2016 - 17 h 39 min

    L’Education est le devoir des
    L’Education est le devoir des parents. Point barre!
    Arrêtons de chercher toujours les coupables ailleurs, L’état, l’école, la société, la main étrangère, le colonialisme, les télés étrangères et bla bla…
    Stop à la victimisation, prenons nous en charge et éduquons nos enfants, à l’image de ce qu’on jadis nos parents alors illettrés.
    Merci pour votre compréhension




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    New kid
    29 octobre 2016 - 16 h 52 min

    Les jeunes n’ont plus
    Les jeunes n’ont plus confiance en les dinosaures qui nous gouvernent et leurs parents qui n’ont pas libéré le pays comme il le fallait après 62 et a établir un système alternatif et démocratique de gouvernance. Le clan s’est place comme seul père de la nation et de la gérance de l’éducation du peuple en introduisant des savetiers égyptiens pour l’arabisation a la BB
    Aujourd’hui, les associations même de village ou sportive, sans l’aval de l’état ne peuvent naitre. Pour éduquer les jeunes, seul l’état en a le privilège.
    L’état refuse de laisser aux communautés le soin de s’organiser à construire un meilleur avenir pour leurs enfants ; telle est la réalité aussi cinglante.




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    MOMO
    29 octobre 2016 - 15 h 58 min

    L ETAT MENT AU PEUPLE DEPUIS
    L ETAT MENT AU PEUPLE DEPUIS 62 COMENT VOULER VOUS DIRE LA VERITER AU ENFANTS CECI ES UN CO NFLIT D INTERET .ET EN GRANDISSANT LES ADOS DEVINNNE TOUT ET SONT DEPRIMER




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    Alilapointe59
    29 octobre 2016 - 15 h 21 min

    Anti fitnas
    Les vaches qui marchent seul aussi c de la faute de l’état… C de la faute des parents, ci on baisse les bras nos enfants ce détruiront, il fait qu’ont éduqué nos enfants pour éviter qu’ils tombent entre les mains de criminels et terroristes. Bien éduqué c enfants ce n’est pas le rôle de l’état, c le rôle des parents.




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    SD
    29 octobre 2016 - 12 h 55 min

    @New kid : l’éducation
    @New kid : l’éducation commence à la maison.
    L’état na rien à voir. Par contre la répression si.
    Il faut arrêter les grâces présidentielles à tour de bras.




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    TheBraiN
    29 octobre 2016 - 9 h 50 min

    Qui éduque qui ?
    Ce phénomène est tout sauf nouveau !
    Il faut avoir le courage de le reconnaître .
    La violence fait partie du quotidien Algérien depuis des décennies , seulement il y a accentuation du phénomène (pas apparition) .
    Qui éduque qui ?
    Il faut se poser la question .
    Je vous donne un exemple concret :
    Dans les années 80 , les trains de banlieue étaient caillassés par des voyous !
    En 2016 les trains de banlieue sont caillassés par des voyous enfants des voyous qui caillassaient les trains dans les années 80 !
    La solution est simple : répression et éducation mais là …..




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    New kid
    28 octobre 2016 - 19 h 49 min

    Fracking
    Les parents ne peuvent être responsables des errements de leurs enfants car la façon dont l’état les éduque laisse à désirer et surtout le procédé avec lequel il gouverne et sa politique de l’économie. L’état bourre le crane de ces enfants avec de faux espoirs et un constant lavage de cerveau comme le « fracking » de la terre pour en extraire du gaz de schiste.
    Les frontières Ouest auraient dues être électrifiés Il y a longtemps pour empêcher le flot de drogues qui sert tout d’abord les barons à la solde de mimi 6.




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    New kid
    28 octobre 2016 - 17 h 49 min

    (suite) des 3 H
    Les chaînes de télévision du moyen orient et occidentales sont responsables de cet alarmant behaviourisme animal, avec l’oisiveté y ajoutant son venin. Hélas nos chaînes nationales sont nulles et pour certaines, sont émise de l’étranger avec de fonds yehoudiens ou qataris ou de nos voisins mokokos.
    Pourquoi l’état ne brouillent il pas les chaînes étrangères et améliore celles nationales. D’ailleurs l’Algérie, avec ses paraboles vues du ciel ressemble à un spoutnik.
    L’école algérienne incompétente à éduquer le civisme et a inculquer que seul le travail ne fera porter des fruits. Mais hélas, le mauvais exemple de l’incompétence et de la corruption vienne d’en haut (You know who !
    Le manque de divertissements sains pousse les jeunes à vivre dans les zankats en créant le chaos.




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    Anonymous
    28 octobre 2016 - 15 h 56 min

    Le trois H
    Nous vivons dans une société violente ou la drogue coule à flot.
    L’économie en ruine, le chômage rampant et des salaires d’esclaves pour ceux qui ont la chance de travailler.
    Cette jeunesse qui fuit une éducation arabisante de deuxième choix, logée dans des logements périphériques ou personne ne se sent appartenir et ne reconnait plus ses parents et surtout refuse tout conseil parental.
    C’est une réplique des banlieues parisiennes qu’un certain Sarko voulait nettoyer au Karcher.
    Les problèmes de notre jeunesse viennent des mauvais exemples de nos dirigeants qui brassent des millions d’euros sans se soucier du peuple ou de l’économie et en même temps de leurs parents lesquels ont depuis 62 laissé les voleurs de biens vacants, du foncier et de la corruption faire le reste. Mais sans lever le petit doigt pour redresser et sauver le pays de cette dictature qui ne connait que la shkara !
    Ces jeunes veulent aussi avoir des comptes à Panama et des appartements à Paris ou des villas en Suisse.
    Ces jeunes rejettent l’attitude de leurs parents, de la religion et de la nomenklatura above all, la menace sera encore plus forte que l’islamisme.
    La Hogra, la harraga et les Hallabas ameneront la révolte.




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