Hasbellaoui : «Mettre fin à la tuberculose est un engagement indéfectible de l’Etat»

L’objectif de mettre fin à la tuberculose en Algérie est «un engagement indéfectible de l’Etat et une des principales priorités du ministère de la Santé», a affirmé jeudi à Alger le premier responsable du secteur, Mokhtar Hasbellaoui. S’exprimant à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière s’est félicité des résultats du programme national de lutte qui donne la priorité à la détection et au traitement des cas contagieux. «Les résultats de la lutte contre la tuberculose contagieuse sont probants puisque l’incidence de 14,8 cas pour 100 000 habitants en 2017 est un chiffre jamais atteint depuis l’indépendance», a souligné M. Hasbellaoui.

Durant la même année, «sur les 22 746 cas de tuberculose déclarés en Algérie, 7 389 cas (32,5%) étaient des cas de tuberculose pulmonaire, dont 6 011 cas de tuberculose contagieuse», a-t-il précisé. «Néanmoins, a-t-il ajouté, la tuberculose extra-pulmonaire continue à dominer le paysage de la maladie avec une incidence de 37 cas pour 100 000 habitants.» «Ce changement de profil de la tuberculose classique est observé dans un certain nombre de pays où les taux de tuberculose extra-pulmonaire sont de plus en plus croissants. Cette préoccupation nécessite de réorienter les priorités contre cette forme de tuberculose», a préconisé le ministre.

Evoquant le thème de cette année, «Vouloir, des leaders pour un monde sans tuberculose», il a indiqué qu’en Algérie, l’accent sera mis sur le renforcement de la lutte contre la tuberculose, non seulement au niveau politique, représenté par le ministre chargé de la santé, mais aussi à tous les niveaux : les walis, responsables locaux, parlementaires, dirigeants communautaires, professionnels de la santé, associations et autres partenaires «qui doivent tous s’engager dans ce combat». M. Hasbellaoui a affirmé que la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose sera «une autre occasion d’amplifier les efforts entamés depuis le plan de relance du programme national de lutte contre la tuberculose en 2000, et soutenir la poursuite de la baisse de l’incidence au niveau national des cas de tuberculose, notamment la tuberculose extra-pulmonaire».

Le ministre de la Santé a estimé, en outre, «important de conjuguer davantage les efforts pluridisciplinaires permettant notamment d’améliorer le diagnostic et le traitement des cas de tuberculose extra-pulmonaire». Il a noté que cette journée mondiale est également célébrée au niveau de l’ensemble des wilayas à travers une campagne d’information, d’éducation et de communication sur la prévention de la tuberculose et sa prise en charge. Réfutant la croyance selon laquelle la tuberculose serait une «maladie du passé», le ministre de la Santé a rappelé qu’elle est l’une des dix premières causes de mortalité dans le monde. En 2016, «quelque 10,4 millions de personnes ont contracté cette maladie et 1,7 million en sont mortes et plus de 95% des décès dus à la tuberculose surviennent dans les pays à revenu faible ou intermédiaire», a-t-il précisé, prévenant que «l’apparition de formes multi-résistantes de tuberculose représente une forte menace pour la sécurité sanitaire qui pourrait remettre en cause les avancées obtenues dans la lutte contre la maladie».

Il a, dans le même temps, relevé que «le diagnostic et le traitement de la tuberculose ont permis de sauver 53 millions de vies entre 2000 et 2016». Le ministre a tenu dans son intervention à rendre hommage aux pionniers de la lutte contre la tuberculose en Algérie, en l’occurrence les professeurs Chaulet, Larbaoui, Boulahbal, Aït Khaled, Zidouni, Berrabah et Benali, «sans oublier tous les professionnels de la santé qui ne ménagent aucun effort sur le terrain pour mettre fin à l’épidémie de tuberculose d’ici à 2030».

R. N.

Comment (7)

    Anonyme
    22 mars 2018 - 16 h 50 min

    Beaucoup de misère en Algérie:
    misère des maladies de la misère
    misère administrative
    misère de gestion
    misère des irresponsables aux postes de responsabilité
    misère de la saleté
    misère du laisser-aller
    misère d’un État invisible absent
    misere de l’incompétence

    LOUCIF
    22 mars 2018 - 15 h 06 min

    Le Ministre Hasbellaoui peut se tortillait et promettre ce qu’il veut en matière de prise en charge de la tuberculose pour prendre cet exemple, mais il n’arrivera jamais à faire le travail de fond fait par Messieurs les professeurs Pierre Chaulet et Djilali Larbaoui durant les années 60/70 pour éradiquer la tuberculose en Algérie ! Les études et la documentation qu’ils ont produites peuvent en témoigner !

    Travail de fournie, travail méthodique, travail très élaboré et dans les détails, étude épidémiologique précise, sérieuse et documentée sur la maladie, choix du coût de l’éradication le plus supportable pour le budget de l’Etat , formulation des protocoles médicaux à chaque stade d’évolution de la maladie, campagne d’information et de mobilisation auprès des personnels médicaux (administration des hôpitaux, médecins, infirmiers etc…), détail de la prise en charge et du suivi des malades depuis le dépistage jusqu’à la guérison aussi bien dans les hôpitaux qu’en soins ambulatoires à domicile ou dans les centres médicaux de quartier qui sont autant impliqués ! Nos médecins algériens reconnaissent jusqu’à ce jours ce travail !

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    Tinhinane-DZ
    22 mars 2018 - 13 h 49 min

    La tuberculose = signe de la misère = signe de la malnutrition = signe du sous développement.

    Sommes nous à l’époque des misérables ??

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    DYHIA-DZ
    22 mars 2018 - 13 h 34 min

    Nous avons un idéal sur l’Algérie, mais la réalité ne cesse de nous secouer comme un tremblement de terre.
    La turbeculose est une maladie de la pauvreté en 2018. Nous sommes un peuple pauvre finalement, malgré les richesses de notre pays.
    Cherchez l’erreur.

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    Anonyme
    22 mars 2018 - 13 h 31 min

    OCCUPEZ VOUS DE LA ROUGEOLE QUI TUE LES GENS ET PUIS APRÈS PARLEZ NOUS DE L’AUTRE CATASTROPHE QUI EST LA TUBERCULOSE.

    Trop de maladies à la fois. Psychose

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    Anonyme
    22 mars 2018 - 13 h 01 min

    Comment mettre fin à la tuberculose alors qu’on n’a même pas l’intelligence de mettre fin à la grève des médecins?

    Kahina-DZ
    22 mars 2018 - 12 h 55 min

    En 2018 on parle encore de la tuberculose en Algérie ??
    Nous somme mieux que la Suèd selon Ould Abbes l’Allemand.
    Et la rougeole ??

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