Ouyahia : la présence économique espagnole hors hydrocarbures en Algérie est «encore modeste»

conférence internationale sur la Libye Ouyahia
Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia. New Press

La présence économique espagnole en Algérie, en dehors du secteur des hydrocarbures, demeure «encore modeste», a affirmé, mardi à Alger, le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, à l’issue du Forum d’affaires algéro-espagnol.

«Les relations politiques, la coopération et les échanges commerciaux entre l’Algérie et l’Espagne offrent de grands motifs de satisfaction, ce qui n’est malheureusement pas encore le cas en ce qui concerne les investissements», a fait valoir Ouyahia lors de ce Forum d’affaires tenu en marge de la 7e session de la réunion bilatérale algéro-espagnole de haut niveau à l’occasion de la visite à Alger du président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy Brey.

En effet, hors secteur des hydrocarbures, la présence économique espagnole en Algérie demeure encore modeste avec 47 partenariats seulement conclus en 15 années pour un montant de moins de 2 milliards d’euros, a précisé le Premier ministre.

«Certes, nous avons enregistré aussi la venue de plus de 500 entreprises espagnoles depuis l’année 2000, mais elles étaient là pour des contrats de réalisation. D’ailleurs, elles sont reparties une fois que leurs chantiers avaient été achevés», a-t-il observé.

R. E.

Commentaires

    Anonyme
    3 avril 2018 - 20 h 20 min

    A coté des évasions fiscales, des fuites de capitaux, d’algériens nantis, et riches sous des faux noms, et de faux N° de comptes
    Et de constructions d’immobiliers sous divers faux noms, en Espagne l’opportuniste affairiste,et corruptrice
    Pardon l’Espagne le partenaire « stratégique,… »

    Les affaires Elecnor et Fertiberia (18 millions d’euros de commissions payées à des dirigeants algériens pour le contrat de l’usine d’ammoniac d’Arzew) mises au jour par la justice espagnole jettent une ombre sur le tableau d’un partenariat qualifié de «stratégique» par le gouvernement espagnol.

    Dans le cadre d’un partenariat signé en 2007 avec la compagnie nationale Sonatrach, Villar Mir, à travers sa filiale Fertiberia s’était engagée, pour un investissement s’élevant à près d’un milliard de dollars, dans la construction d’une usine d’ammoniac à Arzew.

    En 2005, Fertiberia avait pris une participation de 66% dans le capital d’Asmidal, filiale de Sonatrach qui a conduit à la création d’une joint-venture rebaptisée Fertial.

    Une récente enquête est menée contre le groupe espagnol Villar Mir. Elle concerne une suspicion de paiements de millions de dollars en pots-de-vin en échange de juteux contrats en Algérie.

    Il s’agit en fait de la troisième enquête auprès des entreprises du groupe Villar Mir pour des événements similaires dans le même tribunal.

    En effet, le tribunal de l’Audiencia Nacional basé à Madrid et dirigé par José de la Mata, a ouvert une enquête ayant trait à des affaires de corruption dans le cadre d’une transaction économique internationale de la société Fertiberia du groupe Villar Mir.

    L’enquête porterait sur l’entreprise Fertiberia pour avoir soudoyé de hauts gradés de l’armée algérienne, pour un montant de plus de 1,8 million de dollars pour la construction d’usines d’ammoniac en Algérie.

    Selon une source judiciaire, Fertiberia aurait payé en 2005 à travers une société écran un total de 1.887.980,40 dollars américains à un intermédiaire.

    Une partie de cette somme, soit 1.596.980 dollars, aurait alors été transférée sur des comptes bancaires au nom d’un général Algérien et le père d’un colonel Algérien.

    Selon les mêmes sources, le paiement a eu lieu en échange du rôle de médiateurs de ces hauts gradés de l’armée algérienne afin que Fertiberia puisse obtenir les autorisations nécessaires pour construire des usines d’ammoniac en Algérie.

    Pour rappel, une première enquête avait été menée dans le cadre d’une autre affaire impliquant la société Fertiberia, les enquêteurs avaient saisis des documents lors d’une perquisition dans les bureaux des avocats qui après analyses auraient révélés des faits de blanchiment d’argent.

    Les enquêteurs ont alors constaté que Fertiberia avait utilisé les mêmes relais politiciens, Gustavo de Arístegui et Gomez de la Serna, député du Parti Populaire espagnol, pour obtenir des marchés publics attribués en Algérie.

    L’intermédiaire de la société Fertiberia, Mr Tomé Becerra, pour les pays d’Afrique du Nord avait déjà, rappelle la même source, utilisé ses ”compétences” pour favoriser des entreprises telles Elecnor et ou Asignia dans les projets d’usine de dessalement de Souk Tleta et dans le projet du tramway de Ouargla.

    Toujours selon les mêmes sources espagnoles, plusieurs personnes du monde politique espagnol ainsi que le général Atmane Bahloul, décédé dans une clinique de Navarre en 2013 et Mahmoud Ouadah, père du colonel Salim Ouadah seraient impliqués.

    ”Ils ont reçus, à travers l’intermédiaire Tomé Becerra un transfert de plus de de 1,5 million de dollars de la part de l’entreprise Fertiberia à travers une société située au Royaume-Uni” cite la source.

    On parle même de plus de 12 hauts responsables algériens soudoyés, l’enquête n’étant pas totalement bouclée.

    Pour le moment, le tribunal aurait déjà identifié des paiements effectués au profit du Docteur Mouna Bourezgue, conseillère en chef du Ministre de la Santé, et du député Alilat Omar du RND.

    Par ailleurs, et selon le même tribunal, Fertiberia aurait également soudoyé Mohamed Sellam, Amira Asma Hachichi, Fadela Hachemi, Eyman Hachichi, Ratiba Lamri et Abdelfetah Ouzzani.

    Enfin, les enquêteurs ont révélé qu’ils pourraient être amenés à pousser leurs investigations en Algérie pour les projets d’Elecnor, aux côtés de Rover Alcisa et Assignia.

    Ces entreprises ayant décroché un contrat de 230 millions d’euros pour construire un tramway en Algérie ou une plane une suspicion de rétro-commission d’un montant de l’ordre de 1,5 millions.

    Des preuves de paiements au Général décédé mais également à Mahmoud Ouadah, Omar Aouci et Zine Hachichi seraient entre les mains des enquêteurs indique la source judiciaire.

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