Pourquoi les cartels de la drogue ne peuvent pas prospérer en Algérie

coca secrets
La cocaïne ne pouvait être destinée au marché algérien. D. R.

Par Dr Arab Kennouche – Si l’affaire Chikhi n’a pas fini de livrer tous ses secrets, on peut d’ores et déjà avancer quelques hypothèses sur la réalité des faits qui ont conduit à des secousses sismiques dans le paysage politique en Algérie. L’Algérie, depuis sa phase de transition libérale, est entrée de plain-pied dans le monde de la criminalité internationale, mais sans toujours en apprécier correctement les véritables contours, comme dans l’affaire de la cocaïne qui a atterri à Oran.

Il faut se rappeler que le crime organisé transnational prospère surtout dans les pays de capitalisme libéral, où se concentre la demande en stupéfiants et où il est le plus intéressant pour les mafias internationales d’investir ou de blanchir leurs gains illicites. L’Algérie, malgré un niveau de corruption endémique, est encore loin de représenter ce havre de paix pour les mafias internationales qui n’y trouveraient pas, loin s’en faut, toute la sécurité juridique et financière indispensable au blanchiment de leur argent sale.

Or, s’il y a une confusion à ne pas faire, c’est bien l’amalgame entre des hommes d’affaires véreux, nouveaux riches, qui se jouent de leur pouvoir d’argent dans des pays encore en voie de développement et ce genre de mafias transnationales qui emploient depuis des lustres des moyens sophistiqués, étatiques paramilitaires, pour agir et commettre leurs méfaits. En Algérie, il n’existe pas encore de telles organisations définies avec précision par le droit international, et ceci pour plusieurs raisons socio-historiques. Le monopole de la violence légitime étant assez strict en Algérie et le quadrillage sécuritaire datant encore des années du parti unique, les mafias internationales ne peuvent pas pénétrer l’Algérie, comme elles l’ont fait en Europe ou en Amérique. De plus, il existe encore un fort conservatisme qui obère presque une transformation des mœurs à l’occidentale, nécessaire à l’implantation des grandes organisations criminelles mondiales.

C’est dans ce contexte qu’il faut recadrer l’analyse de l’affaire Chikhi. Promoteur immobilier certainement véreux, le personnage n’a aucunement l’envergure d’un grand trafiquant de cocaïne international, comme pour les cartels de Colombie ou du Mexique. En Algérie, de tels cartels n’auraient aucune chance de prospérer au vu de la situation sécuritaire actuelle du pays et de la puissance d’une armée qui quadrille bien le territoire national. En d’autres termes, rien ne plaide pour l’émergence de cartels de la drogue en Algérie, au sens d’organisations puissantes qui auraient corrompu de grands organes de sécurité pour leur activité illégale au point de défier l’ANP.

S’il existe bien des trafics de stupéfiants qui, depuis l’Amérique du Sud empruntent le littoral africain jusqu’aux portes du Sahara, ils ne sont faits que d’intermédiaires locaux qui prennent leur dîme au passage, comme les maquis islamistes du Sahel qui se procurent ainsi des armes de combat. Mais la véritable destination finale de cette drogue dure reste l’Europe, où les gains sont les plus lucratifs. Deux pays phares, l’Italie avec ses mafias calabraises, siciliennes et napolitaines, et l’Espagne dont les ports sont des points de chute des trafics venant d’Amérique latine, font remonter la drogue dans les grands centres urbains européens. A cette échelle, l’Algérie n’est pas du tout concernée.

Ainsi, Valence, à quelques encablures d’Oran, est ce port qui vit débarquer la viande des frères Chikhi,  mais qui connaît aussi depuis des lustres de grands débarquements de cocaïne. Les Algériens découvrent un phénomène qui lui n’est pas nouveau en Espagne. Tous les grands ports du pays ont déjà eu maille à partir avec les mafias sud-américaines : Bilbao, Barcelone, Valence, Malaga… Qu’a-t-il pu alors se passer ?

Dans la presse hispanophone, une telle affaire aurait pris moins de proportions alarmantes au point d’en arriver à la démission du directeur de la police nationale. La technique du «gancho perdido» est connue des journalistes d’investigation en Espagne, du grand public et, surtout, des grands cartels de la drogue américains eux-mêmes. Elle consiste à utiliser une cargaison de conteneurs «X», comme celle des frères Chikhi, à leur insu, il faut bien le souligner, comme mulet pour transporter de la drogue jusqu’au port de destination de la cargaison qui, généralement, est un port infiltré par la mafia ou un cartel, comme celui de Valence. A l’arrivée de la cargaison dans un port corrompu, les employés du déchargement des conteneurs en phase avec des groupes mafieux se chargent de faire retirer les paquets de cocaïne après que les scellés sont remplacés par de nouveaux comme si de rien n’était. Ainsi, les conteneurs de viande hallal ne font qu’office de porteurs de drogue et ceci sans qu’aucun des intermédiaires de la transaction ne le sache. En l’occurrence, ni le producteur brésilien ni l’importateur algérien, l’entreprise Chikhi.

C’est donc à Valence que la drogue devait terminer son voyage et non à Oran ou n’importe où en Algérie, véritable coupe-gorge pour les mafias internationales qui n’auraient eu aucun intérêt à faire rentrer leur marchandise dans un pays qui n’est pas consommateur et extrêmement vigilant à cet égard. L’Algérie étant un enfer pour les cartels, pourquoi donc la drogue ne s’est-elle pas arrêtée en Espagne où elle devait certainement être retirée ?

L’Espagne devient le centre de gravité du problème et tout particulièrement le port de Valence. Il faut savoir que la Guardia Civil opère à des coups de filets chaque année, suite à ces fameux «crochets perdus», ganchos perdidos. Les exemples sont légion dans la presse espagnole. Pourquoi donc la marchandise a-t-elle filé vers l’Algérie dans des cartons de viande sans rapport avec les trafiquants ? Il se peut fort bien que les récupérateurs se soient senti repérés par les autorités espagnoles et qu’ils aient décidé de ne pas agir, préférant abandonner leur marchandise à leur triste sort, en la laissant filer vers l’Algérie. Ou bien, deuxième hypothèse, les autorités espagnoles ayant appris trop tard que de la drogue devait être débarquée à Valence, à un moment où le navire quittait les eaux territoriales espagnoles, elles ont préféré avertir la partie algérienne qui, par là même, par précaution, devait vérifier le degré de complicité de l’importateur de viande.

Il reste cependant fort peu de chances que la destination finale de ce chargement en cocaïne soit le port d’Oran, voie de destination beaucoup trop risquée. Cela voudrait dire que des complices des cartels sud-américains y seraient déjà actifs et dans quel but ? Pour un marché local algérien inexistant ? Impossible. Encore une fois, l’Algérie est un coupe-gorge pour ce genre d’activités. L’Algérie n’est pas l’Italie et encore moins l’Espagne qui ont vu le crime organisé transnational décupler leurs activités depuis l’ouverture de l’espace économique européen et Schengen en particulier. On voit mal un quarteron d’affairistes algérois, fraîchement sortis de leurs faubourgs populaires, s’adonner à un vaste trafic international très cloisonné et qui exige expérience et expertise professionnelles, et utiliser un port algérien pour trafiquer de la drogue dure.

Il semble enfin douteux de vouloir faire un faux procès à l’Espagne dont la relation avec l’Algérie est trop marquée par des impératifs stratégiques pour pouvoir s’adonner à un jeu dangereux de déstabilisation. Il semblerait plutôt que largement dépassée par un trafic incommensurable et par un problème migratoire aigu, l’Espagne cherche désespérément la collaboration active d’Alger dans la lutte contre les mafias internationales.

A. K.

Comment (45)

    Kassaman
    6 juillet 2018 - 9 h 47 min

    L’auteur propose une autre grille de lecture de ces faits, basée sur une argumentation que je trouve assez cohérente et tout à fait plausible. Maintenant on peut ne pas adhérer à cette thèse, pour ma part je reste toujours ouvert sur la question.
    L’Algérie étant objectivement la cible d’attaques en tous genres, on peut aisément envisager une autre hypothèse, une troisième voie en quelque sorte.
    Cette drogue aurait effectivement été destinée au marché européen, mais les services de l’empire au courant de tous les gros trafiques internationaux aurait saisit l’occasion pour faire en sorte que cette cargaison arrive finalement au port d’Oran afin de créer, en toute connaissance de cause, le scandale et la déstabilisation de la hiérarchie policière et judiciaire que l’on a vu avec cette affaire.




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    ATTENTION ******
    5 juillet 2018 - 23 h 46 min

    Une affaire qui nous rappelle comment le trafic de cocaïne en Amérique du Sud dans les années 80 était utilisé par la CIA pour financer les mouvements de guérillas qui luttaient contre les gouvernements de gauche anti-américains.




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    Bourse de la coc
    5 juillet 2018 - 21 h 39 min

    Cher compatriotes, savez-vous combien coute un kilo de cocaïne?
    Un kilo de cocaïne coute 35 000 €. C’est la drogue la plus chère et la plus dure au monde.
    C’est aussi la drogue la plus dangereuse au monde. 701 kg de coc = 24535000 €
    Soit plus de 24 million d’euro en un seul voyage, sachant parait-il que c’est au moins la 10 eme fois qu’une telle cargaison entre en Algérie via le même port et le même trafiquant. Soit en un seul voyage, cet type gagne le PIB de l’Algérie. A la revente et après avoir été coupée, cette somme triple au moins car les trafiquant coupent toujours la cocaïne. Un seul gramme dans les cabaret d’Oran, s’achète entre 800 000DA et 10 000DA.
    Cette quantité sur le marché après avoir été vendu au détail rapporte environ 100 million d’euro après avoir été coupé. Et cela juste pour un seul voyage, sachant que ce n’est pas la première fois.
    J’ai mal pour mon pays connaissant les sacrifices que mes défunts parent ont fait pour que ce pays soit libre.




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    Anonyme
    5 juillet 2018 - 21 h 16 min

    Dans le trafic de cocaïne, 5 femmes tunisienne agées entre 24an et 38 an.
    Comme il n’existe pas de visa entre la Tunisie, l’Algérie et le Brezil, ces femmes ont pu transporter de la coc, c’est ce qu’on appelle les femmes mulle, un phenomene qui n’existait qu’en Asie.




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    hadj02
    5 juillet 2018 - 19 h 33 min

    Dans les années 90, le G.I.A assassinait les Algériens, Anouar Haddam les revendiquait des U.S.A et certains politiciens disaient c’est le gouvernement qui tue son peuple. C’est le même raisonnement entrepris par l’auteur de cet article. La drogue était destinée à l’Algérie, aux Algériens, qu’ils la revendent pas.




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    Vérité
    5 juillet 2018 - 2 h 29 min

    Et si Monsieur Hamel dit la vérité en déclarant pour combattre la saleté il faut etre très propre est-ce le cas non non,nous sommes loin de la vérité,ou sont_ils nos Messieurs propre,est-ce que c’est les maitres des ports Algériens;nos jeunes sont foutus et notre république avec;nous l’avons voulu on optant pour les opportunistes corrompus sans foi,ni loi




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    Anonyme
    5 juillet 2018 - 1 h 25 min

    Regardez ce que risque l’Algerie apres cette affaire de cocaïne. L’Algerie peut perdre sa souveraineté comme la France a failli perdre sa souveraineté avec la frensh connection qui avait empoisonné tout new york. Les americains ont envahi le Panama à cause du trafic de cocaïne auquel s’adonnait le president Noriega.

    https://www.youtube.com/watch?v=e4lp79XVPCI




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    La Frensh connection a falli mettre la France sous tutelle des américain
    5 juillet 2018 - 1 h 02 min

    La Frensh connection a empoisonné New York d’héroïne pure pendant les années 70. Nixon était remonté contre la France si cette derniere ne collaborait pas pour defaire le réseau.

    Ortega a vu son arrestation se faire en quelques heure par le genral Collin Powell qui etait venu le cueillir alors qu’il était president.

    Alors cette histoire de 700 kg de coc ressemble fort à la frensh connection et à l’affaire ortega. Alors s’il n’y a pas un nettoyage de font en comble de tout le systeme algerien, on risque gros. L’heroïne et la cocaïne sont les drogue les plus destructrice de tout un peuple.

    Video pour rememorer le danger

    https://www.ina.fr/video/VDD10020139/debut-du-proces-de-manuel-noriega-a-paris-video.html

    https://www.ina.fr/video/VDD09010265/les-etats-unis-donnent-leur-accord-pour-l-extradition-de-noriega-video.html




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    Chaibou
    5 juillet 2018 - 0 h 26 min

    On veut faire croire a travers cette analyse que cette poudre est arrivé au port d’oran par erreur. Mais de qui on se moque, cette matière arrive au port d’oran depuis 1992 y compris la résine ce canabis qui entrait par semi-remorque a partir des postes frontières avec la complicité des douanes et cette marchandises est escortée le long de son itinéraire de Tanger jusqu’aux frontières algéro-tunisienne par des officiers de l’armée surtout entre 1992 et 1998.
    La plupart des Algériens se sont enrichit pendant cette période grace aux tonnes de drogues tout ces villas qui coutent de dizaines de milliards qui ont poussées comme des champignons à Maghnia, Tlemcen, Oran, sidi-bel-abbas, témouchent, Chlef, Tenes, Annaba, Sétif, Bordj-bou-arréridj, Msila, Barika, Constantine, la grande Kabylie et la petite, dans toute les villes du sud, Alger, Hydra, Benaknoun, et les environs, Brikhadem, Bir Mourad Rais, Tiaret ainsi que ses usine de pate et ces semoulerie, de café de confiture et jus toute ses usines ont été acheté grace à l’argent de la drogue pas seulement avec l’argent de la corruption.
    Qu’on arrete de raconter des idiotie afin de vouloir blanchir cette caste.
    C’est les mafieux Algériens qui se déplace au Maroc pour négocier les quantité et ce n’est pas les Marocains qui viennent nous proposer leur Marchandises qu’on arrete aussi de critique à chaque fois le Maroc.
    La drogue provient du Maroc mais une fois la marchandise est sur le sol Algérien que font les services des stupéfiants « police » que font les services des douanes il y a que la gendarmerie qui fait le travail de ces deux corps pourrits de corruption voila la vérité sur le terrain




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      Moskosdz
      5 juillet 2018 - 7 h 53 min

      +Chaibou 0h 26 min//Entre 92,98 l’armée Algérienne était occupée à mater les hordes sauvages et leurs caisses de résonances comme toi,dont leur travail consiste à impliquer les officiers de l’armée Algérienne dans cette sale affaire afin de remonter le peuple Algérien sur son armée.




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    DZ_PATRIOTE
    4 juillet 2018 - 23 h 49 min

    Très bonne analyse, qui émane certainement d’un connaisseur de l’Algérie et des événements…
    Un recoupement des faits sur une longue période. Bravo.
    Un conseil pour le webmaster du site : faite augmenter le page rank (pr) du site pour qu’il soit plus visible et populaire, acctuellement il est de 4/10.
    Tahiyatna.




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    Noriega cueilli par Collin Powell
    4 juillet 2018 - 23 h 40 min

    Les coupable dans ce trafic vont connaitre le sort du général Noria, le dictateur du Panama qui fiançait son armée grâce à la cocaïne.




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    pratisme
    4 juillet 2018 - 21 h 16 min

    Si je comprends bien l’auteur de l’article veut blanchir ce Chikhi et ses complices alors maintenant ils ne leurs restent plus qu’à réclamer des dommages et intérêts à l’état algérien.




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    Faut ce mobiliser !!!!
    4 juillet 2018 - 21 h 06 min

    Une preuve de plus qu’en Algérie il n’y a pas que la main étrangère, il y a aussi la main intérieur la plus foudrroyante qui faudra détruire rapidement !!




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    Djeha Dz.
    4 juillet 2018 - 20 h 07 min

    Une analyse quelque peu douteuse dont la mesure, ou elle cherche à minimiser le rôle d’un trafiquant notoire, à en faire presque une victime.
    Comme par hasard, pourquoi lui et pas un autre ???
    Les supposés boss, sont si naïfs pour prendre un circuit incertain et un novice dans la contrebande. 701 kg de cocaïne, ce n’est pas des miettes, non !! ??
    Dire que Kamel el bouchi n’a pas l’envergure de je ne sais quel King de la poudre blanche, sur quelle base ????
    Pourquoi ne se pose t’on pas la question de savoir comment il se trouve à la tête d’un empire immobilier, qui sont ses relations dans les affaires et qui sont ses clients et à combien se chiffrent ses avoirs ??
    Cet individu, s’accaparait des terres par des moyens peu claires, ouvrait des chantiers au mépris des lois, ses engins de construction sont escortés , les procès intentés par les riverains de ses constructions, n’on jamais abouti à rien, etc.…
    Voilà où il faut piocher et plancher.

    Ceci dit, je suis persuadé qu’il y aura un tas de gens pour lui trouver des circonstances atténuantes.
    On n’en a vu d’autres.




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    Hamed
    4 juillet 2018 - 18 h 32 min

    Pourquoi l’impunité du roi marocain mohamed 6 ! tout le monde est au parfum que c’est bien mohamed 6 qui finance le terrorisme avec sa drogue! le président Americain pense que mohamed 6 est une saloperie et un criminel!




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      Anonyme
      5 juillet 2018 - 13 h 08 min

      Je suis tout à fait d’accord avec Thrump quant à son avis sur le narco-trafiquant mimi6.




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    DYHIA-DZ
    4 juillet 2018 - 16 h 12 min

    Le pouvoir de la Chakara connait son extension dans le monde de la cocaïne.

    Les trabendistes au pouvoir = ouvrir les portes à l’argent sale.
    Les nouveaux riches analphabètes sans culture font la loi en Algérie.




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    Chibl
    4 juillet 2018 - 15 h 07 min

    Les algeriens pour eux la drogue c’est le cannabis, pour l’alcool c’est le vin rouge. pour ce qui est du reste cocaine , exta…etc sont des drogues dures qui ne sont pas consommées chez nous, qui va acheté un gramme de cocaine a 10 000 DA.cette drogue n’ete pas destiné a l’Algerie.




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    Larnaque
    4 juillet 2018 - 14 h 39 min

    L’analyse de Dr Kennouche me semble par trop simpliste. Quand il dit, par exemple, « On voit mal un quarteron d’affairistes algérois, fraîchement sortis de leurs faubourgs populaires, s’adonner à un vaste trafic international très cloisonné… », il semble oublier que Don Pablo (Pablo Escobar) aussi connu sous le nom de « The King of cocaine » a commencé sa carrière par de petits trafics dont vente de cigarettes de contrebande, vol de voitures, etc. Des petites jobines qui ne sont point inconnues à nombre de « quarterons d’affairistes algérois (ou d’ailleurs en Algérie), fraîchement sortis de leurs faubourgs populaires… ». On dit bien que l’appétit vient en mangeant, n’est-ce-pas? Qui aurait dit qu’un jour Tahkout « fabriquerait » des voitures??????
    La deuxième hypothèse émise par Dr Kennouche pour expliquer les raisons possibles qui ont fait que la cocaïne se retrouve à Oran me semble pour le moins bancale. En effet, si comme il le dit « …les autorités espagnoles ayant appris trop tard que de la drogue devait être débarquée à Valence, à un moment où le navire quittait les eaux territoriales espagnoles… » qu’est ce qui a empêché les « récupérateurs » de récupérer la drogue au port de Valence puisque les autorités espagnoles n’ont été mises au parfum qu’une fois le navire quittait les eaux territoriales espagnoles? Logiquement, si la drogue devait être récupérée à Valence et non à Oran, toutes les conditions étaient réunies pour ce faire. Une seule explication possible. Les récupérateurs savaient que les autorités étaient au parfum PENDANT que le navire était encore au port de Valence. Mais alors, pourquoi ces mêmes autorités espagnoles ont-elles laissé filer le navire avec sa cargaison pour ensuite informer les autorités algériennes? Une véritable bouteille d’encre! Wait & see!




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      fatigué
      4 juillet 2018 - 15 h 06 min

      Ce veut dire tout simplement que ce ne sont pas les espagnols qui ont informés Gaid Salah mais les amerloques qui suivaient le cheminement de cette m…depuis avant le Brésil, Ce n’est que lorsque le bateau avait quitté Valence et qu’il était en haute mer que l’info a été donnée aux espagnols qui eux – les espagnols- n’ont pas avisé Gaid Salah mais l’ambassade d’Algérie à Madrid…….mais à ce moment là: les gardes cotes algériens avaient déjà arraisonné le bateau ayant pris de vitesse toutes les complicités locales.




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        inspecteur tahar
        4 juillet 2018 - 17 h 03 min

        Les deux hypothèses peuvent s’additionner cher commentateur; se sentant surveillées, les complicités locales ont décidé de ne pas agir, mais les espagnols ne savaient pas encore où et comment allait être déchargée la drogue. On peut savoir quelque chose en général mais le savoir trop tard dans ce monde où le moindre détail compte.
        c’est comme cela qu’il faut le comprendre dans l’article; Merci AK




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      fandudocAK
      4 juillet 2018 - 16 h 49 min

      Vous n’avez pas saisi Dr. AK: les trafiquants savaient que la police espagnole savait mais ne l’ont pas fait savoir, n’ont pas donné de signaux. Ils ont fait comme s’ils ne savaient pas qu’ils savaient que la police espagnole savait……Le but est d’attraper les coupables, donc les espagnols ont bien réagi en faisant croire de ne rien savoir le plus longtemps possible puis s’agissant d’une cargaison vers l’Algérie, ont voulu savoir quel est le bout de la chandelle.




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    Tuer à petit feu
    4 juillet 2018 - 13 h 40 min

    Il y a aussi la cigarette qui vient de je ne sais où et de qualité douteuse, les bureaux de tabacs ont amassé des fortunes les trafiquants qui leur livrent ce poison sont milliardaires et sillonnent le sahara de long en large, pourtant c’est facile de remonter la filière il suffit de demander aux gérants de kiosque par qui sont ils livrés, on préfère fermer l’oeil car ceux qui sont censés nous protéger de ce oison touchent des pots de vin
    Idem pour le tabac à chiquer où l’on fourre tout à cette peuplade,
    je considère que les autorités sont aussi à incriminer du moment qu’ils ferment l’oeil sur cette contrebade




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    Djillo
    4 juillet 2018 - 13 h 14 min

    Dr. Arab,
    Permettez moi de dire que votre analyse ne tient pas de bout, avec tous mes respects a vous bien sur, pour la simple que si ce que vous dites est vrai, alors pourquoi les espagnoles ont averti notre armee et non pas nos services de police a travers le bureau Interpol ou bien les affaires etrangeres comme l’usage protocolaire le dicte ?




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    Kahina-DZ
    4 juillet 2018 - 13 h 11 min

    Il parait que les Algériens boycott même la viande rouge qui leur fait rappeler l’odeur de la cocaïne.

    Ceux qui font passer le Haschisch marocain sont aussi capables de monter d’un degré pour faire leur business dans le marché de la cocaïne.
    Le gain facile est devenu une culture en Algérie depuis le libéralisme sauvage.




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      Kahina-DZ
      4 juillet 2018 - 13 h 55 min

      Corre: boycottent




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    Message au pseudo gouvernement
    4 juillet 2018 - 12 h 39 min

    Fodil : Effectivement j’avais oubliez le plus gros morceau, les marocains sur notre sol ceux qui sont connus et ce qui ce fondent dans la masse Algérienne ou dans nos institutions avec des papiers Algérien douteusement donnés par je ne sais qui ? Et qui travail pour les intérrets du Maroc, France, Israël. Pour moi tout ce qui n’à pas de papier doivent quitter notre territoire.




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    chark
    4 juillet 2018 - 12 h 08 min

    Il faut éliminer physiquement et discrètement toutes personnes ayant un lien de prés ou de loin avec la droque pour régler définitivement ce probléme qui détruit notre jeunesse depuis des decennies!




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    Disuasion
    4 juillet 2018 - 11 h 26 min

    Il aurait fallu voir la dèstruction de la drogue en télévisé en live !!!




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    Moskosdz
    4 juillet 2018 - 11 h 16 min

    En 2 mots,les narcotrafiquants et le crime organisé profitent du laxisme de la justice,ni plus,ni moins,s’ils payaient la balle avec laquelle ils devraient mourir comme c’est le cas dans d’autres contrées,ils réfléchiront 1000 fois avant de passer à l’acte,ce qui n’est malheureusement pas le cas des pays de capitalisme libéral comme su-cité.




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    Gatt M'digouti
    4 juillet 2018 - 11 h 00 min

    Trop zones d’ombre autour de cette affaire ! Si la cargaison de viande au lieu d’être interceptée le 30 mai a été déchargée le jour même et si la date de péremption de la viande est le 04 Juillet 2018, il reste alors à Chikhi 35 jours pour dédouaner, transporter, distribuer en respectant la chaine du froid bien entendu. La date d’arrivée sur l’assiette du consommateur ça c’est une autre question.
    Par contre pourquoi Chikhi domicilié à Alger n’a pas choisi le port d’Alger et a opté pour celui d’Oran??? Et pourquoi l’interpellation rapide de magistrats et d’un chauffeur de la DGSN??
    Je suis désolé mais je ne crois pas à la thèse du transit, wa Allah Ya3lam !




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      fatigué
      4 juillet 2018 - 11 h 31 min

      Le cartel qui a perdu sa route au Sahel a cherché une autre route par le nord. Le cartel a découvert un port algérien ou se magouillent plein de trafic, c’est celui d’Oran, le cartel a trouvé un importateur pas net et magouilleur à fond qui ramène des conteneurs à partir de l’Amérique du sud qui est le lieu de production de la cocaïne, le cartel a arrosé un tas de monde qui se trouve au port d’arrivée et au port sec avec des dollars sonnants et trébuchants, a demandé à l’importateur de faire débarquer ses conteneurs à Oran et non à Alger ou les complicités n’ont pas été trouvées. Voilà pourquoi Chikhi qui a un registre de commerce à Alger et qui réside à Alger fait débarquer ses conteneurs à Oran. La cocaïne était destinée au marché européen et non au marché algérien, le cartel vend la coke, et ce très rapidement, en dollars, en euros ou en livres sterling et non en dinars monnaie de singe non convertible




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    RasElHanout
    4 juillet 2018 - 10 h 34 min

    Hier c’etait le fleau du Haschich marocain pour assassiner la jeunesse algerienne, aujourd’hui c’est le fleau de la cocaine bresilienne pilote par Mimi6 pour tuer l’Algerie et demain ca sera le fleau des jeunes prostituees marocaines pour enterrer les jeunes menages algeriens par le divorce.




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    ALI
    4 juillet 2018 - 10 h 14 min

    Mr KENNOUCH VOTRE ANALYSE AURAIT ETE COMPLETE ET DONC PARFAITE SI VOUS AVIEZ OSE INTEGRER LE ROLE D’ESCOBAR 6 DANS VOS DIFFERENTES HYPOTHESES.




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    Anonyme
    4 juillet 2018 - 10 h 10 min

    Je pense que vous êtes trop naïfs avec nos nouveaux riches milliardaires!!!! Euh comment ont ils fait pour transférer des millions d euros pour acheter des châteaux en Espagne et ailleurs?
    Ils sont tellement gentils qu ils ont pu ,en un laps de temps très court et sans raison,devenir milliardaires….posez vous la question Monsieur? sauf si vous êtes commandités pour les laver de tout soupçon…..et préférez comme justificatif la main de l étranger comme d habitude.




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    Message au pseudo gouvernement
    4 juillet 2018 - 10 h 09 min

    Si l’apareil juridique n’est pas remplacé par des nationalistes Algériens, si les douaniers ne sont pas augmentés et surveillés, si il n’y a pas l’aplication de la peine de mort l’invation de drogues risque d’explosé en ALGÉRIE ! De plus en terme de sécurité les migrants que l’on nous as envoyer n’ont rien à foutre en Algérie on doit continuer de les expulser dans leurs pays bourrés de richesse !




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      Fodil
      4 juillet 2018 - 10 h 25 min

      @Message au pseudo gouvernement
      J’espere que dans votre mesure d’expulsion des clandestins, les 450.000 clandestins marokis seront concernés sinon votre propositon n’aura aucun sens au regard des risques narco-securitaires que font peser ces clandestins marokis sur la stabilité du pays du Million et demi de Martyrs.




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    Ziad ALAMI
    4 juillet 2018 - 10 h 04 min

    Intéressante analyse meme si a mon avis, il manque un important maillon dans cette analyse, a savoir : LE ROLE DU MAKHZEN.

    C’est certainement dans ce cadre que ce Kamel Chikhi a servi de « Mule consentante » pour le Makhzen dans cette juteuse opération du fait que le Maroc, connue pour etre le 1er producteur et exportateur mondial du Haschich a tendance a devenir ces dernieres années la plaque tournante des drogues dures Sud-américaines et par conséquent, sa mise sous étroite surveillance d’Interpol actuellement.

    C’est a ce titre tres certainement aussi, que l’arriviste Kamel Chikhi était sollicité par le Régime allaouite du Makhzen dans ses opérations d’importation de viande Sud-américaine a l’effet de contourner la surveillance d’Interpol par l’utilisation d’un port algérien de transit, sachant que l’Algérie bénéficie aupres des Organisations en charge de la lutte contre le trafic de drogue d’une confiance a meme de permettre sans trop de risque l’acheminement de ces drogues dures vers leur destination finale a savoir l’Europe.

    Une autre facon de dire que la mission rogatoire internationale prévue par la magistrature algérienne pour le Brésil et l’Espagne ne doit pas exclure le Maroc via Interpol afin d’aller au fond du probleme dans la perspective d’identification de tous les acteurs du Cartel et aussi et surtout d’établir la jonction qui existe entre le trafique des drogues (Haschich, Cocaine…) dans le financement du terrorisme international et régional notamment au Sahel.




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      Felafel
      4 juillet 2018 - 15 h 36 min

      @Ziad Alami
      Effectivement j’ai toujours sur AP (Algérie Patriotique) que le makhnaz était derrière forcément et que les cartels de la drogue sont étrangers au pays.
      Idem sur un site français où une lectrice avait écrit « et bien ils pourront pas dire que c’est le maroc;-) »
      Ce à quoi j’ai répondu ma réponse censurée par le site « en grattant juste un tout petit peu vous y trouverez le makhnaz, enlever vos oeillères.




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    Anonyme
    4 juillet 2018 - 9 h 56 min

    c est vrai c est u coup dur pour les trafiquants mais cela ne veut pas dire ou empêcher que d autres de tenter par d autre moyens ,et c est pour ça que les condamnations doivent être exemplaire ,,,ce n est que mon avis et je crois que c est aussi la c est la volonté de tout les algériens ( sauf les voyous)




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    PREDATOR
    4 juillet 2018 - 8 h 50 min

    Il faut reconnaître que la drogue, la corruption, l’argent sale et le crime ont fait une entrée fracassa te dans le paysage algérien et ce depuis ce « libéralisme » sauvage qui touche même à nos valeurs morales où tous nos repaires disparaissent peu à peu l’avènement de cette mondialisation qui nous touche de plein fouet laisse et laissera des séquelles profondes, ce phénomène prend hélas des proportions plus qu’alarmantes
    Les gens intègres sont considérés aujourd’hui naïfs place aux baguarines, depuis que l’argent est devenu le Dieu unique notre société ou plutôt la société car je me sens étranger à cette société où je me sens personnellement perdu et sans attache on a perdu notre fierté et notre nif
    BÉNIE SOIT L’EPOQUE DE FEU HOUARI BOUMEDIENE
    ABAS LE CAPITALISME – ABAS LE LIBÉRALISME SAUVAGE




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    M'hamed HAMROUCH
    4 juillet 2018 - 8 h 30 min

    A la différence du Maroc, le cartel de a drogue n’a aucune chance de prospérer en Algérie en raison de la position tranchée du peuple algérien sur la question.

    Pour preuve, 99,99% des Algériens sont en train d’insulter le sieur Kamel Chikhi alors qu’au Maroc, on fait le Baise-main au Kamel Chikhi marocain.




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      Anonyme
      4 juillet 2018 - 12 h 06 min

      Exact. Le nom Chikhi vient de prendre le sens de corrompu et de pourvoyeur de mort. Fut-il fils d’un prophète, il mérite nos crachats sur la face. Ce Chikhi est le complice des assassins de la jeunesse algérienne. La justice algérienne devra être exemplaire et en faire un exemple pour l’éternité. Le message sera ainsi clairement passé à ceux qui tenteraient la même crapulerie.




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    fatigué
    4 juillet 2018 - 8 h 16 min

    Dans le temps, la cocaïne débarquait par avion en plein Sahara, Monsieur Marlboro, le borgne, l’acheminait vers le nord avec tout un réseau de complicité *** rappelons nous comment les cigarettes arrivaient jusqu’à Alger à partir du Mali sans être interceptées***, vers le littoral algérien, de là elle était embarquée dans des bateaux de pêche qui avaient rendez avec d’autres chalutiers au large dans les eaux internationales, le transbordement s’opérait et hop destination l’Europe, ni vu ni connu. Actuellement et depuis l’opération Serval et la présence des soldats français et américains au Sahel avec leur drones et leur détection électronique, les avions sud américains ne peuvent plus atterrir en plein Sahara avec leur cargaison de cocaïne, donc la route transsaharienne de la coke a été coupée. Pour les cartels il fallait trouver une autre route, eh bien elle a été trouvée, Brésil, Oran, port sec de Es Senia puis embarquement dans des chalutiers et ainsi de suite……….les cartels n’ont pas l’intention de prospérer en Algérie, pour eux l’Algérie est un point de passage c’est tout.




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