Pénurie de produits alimentaires : la commission d’enquête parlementaire installée

produits alimentaires Goudjil
Vers la fin des fausses pénuries ? Archives/ New Press

Le président du Conseil de la nation, Salah Goudjil, a procédé, jeudi à Alger, à l’installation de la commission d’enquête parlementaire sur la pénurie de certains produits alimentaires de large consommation qui sera opérationnelle à partir du 16 janvier, à travers 14 wilayas frontalières.

Présidant une réunion du bureau du Conseil de la nation, élargie aux présidents des groupes parlementaires et des sénateurs, Goudjil a indiqué qu’en application des orientations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, et en exécution des recommandations issues de la réunion de samedi dernier, la commission d’enquête parlementaire sur la pénurie, la spéculation illicite et le monopole de certaines marchandises de large consommation «entamera son travail à partir du 16 janvier 2022 en se rendant dans les wilayas frontalières». Il s’agit notamment de Tébessa, Souk Ahras, El Tarf, Naâma, Tlemcen, Béchar, Adrar, Bordj Badji Mokhtar, Tamanrasset, In Guezzam, Ouargla, El-Oued, Illizi et Djanet. La commission se rendra également dans certains départements ministériels et services concernés et dans les grandes villes.

«Des rencontres sont également prévues avec toutes les instances, opérateurs et intervenants dans les secteurs public et privé et acteurs de la société civile.» Goudjil a rappelé aux membres de cette commission la responsabilité qui leur incombe compte tenu de «la dimension nationale que revêt la guerre lancée par l’Etat, sous la direction du président de la République, contre les auteurs de ces actes irresponsables et contraires à la loi».

Le même responsable a appelé à «conjuguer les efforts pour régler ce problème et éliminer les pratiques en cause».

Le président du Conseil de la nation a appelé les membres de la commission à «faire preuve d’efficacité, à effectuer leur travail  loin des médias et à s’abstenir de toute déclaration». Il a également insisté sur l’objectivité et le sérieux dans l’accomplissement de cette mission nationale.

Goudjil a indiqué, par ailleurs, que la commission établira un rapport détaillé sur la question qui sera soumis au président de la République.

R. N.

Comment (5)

    anonyme
    14 janvier 2022 - 23 h 55 min

    I kg de pois cassés coutait 120 da l’année passée
    cette année il coute 280 da
    l’état est absent voilà la vérité
    En fin de compte seuls les pauvres payeront
    les riches ne connaissent pas les pois cassés loubia homos et autres

    salem
    14 janvier 2022 - 9 h 25 min

    encore des reunions pour programmer des reunions! il y a un ministère du commerce ! il doit prendre des décisions fortes sinon il rend le tablier

      anonyme
      14 janvier 2022 - 23 h 58 min

      @Salem
      14 janvier 2022 – 9 h 25 min

      exact un point c’est tout, le reste n’est que du populisme
      Basta

    BILAL
    13 janvier 2022 - 16 h 55 min

    Que les sanctions tombent. Que le travail des inspecteurs des fraudes soit effectif. En fait, le problème est lié, « corruption et spéculation ». Sans la corruption des services de répression et de contrôle, voire de tous les circuit y compris douane, police, la spéculation ne survivrait pas. Les adeptes de l’ancien système sont encore aux manettes et agissent selon leurs règles. Les citoyens doivent les dénoncer, boycotter les produits chères. L’Etat doit sévir. Nos ennemis sont à l’extérieur et à l’intérieur. Quand je pense que ces spéculateurs, on les retrouve tous les vendredis prêcher la bonne conduite et le respect d’autrui.

      Argentroi
      14 janvier 2022 - 9 h 39 min

      @ BILAL du 13 janvier 2022 – 16 h 55 min
      Ah, on ne savait pas que les spéculateurs prêchaient la bonne conduite les vendredis dans les mosquées ! Moi je les voyais autour d’un bon whisky. Tu me rappelles Abassi Madani du FIS mais à l’envers quand il disait nous avons nos mosquées et ils ont (les démocrates) leurs bars; façon de dire que la question est religieuse. Oublie la religion et réfléchis autrement car tout le monde est mené en bateau dans cette affaire. Il n’y a ni spéculation ni amar bouzouar, c’est tout simplement de la subversion pour que l’on sorte dans la rue encore une fois.

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