Après l’ENIEM : Aoun souligne la nécessité de relancer l’ENIE

Aoun ENIE
Ali Aoun. D. R.

Le ministre de l’Industrie et de la Production Pharmaceutique, Ali Aoun, a souligné, mercredi à Sidi Bel-Abbès la nécessité de relancer l’Entreprise nationale des industries électroniques (ENIE) pour lui permettre de «s’imposer de nouveau sur le marché national».

Lors d’une visite inopinée effectuée à l’ENIE de Sidi Bel-Abbès, le ministre a souligné, dans une déclaration à l’APS, que «les efforts doivent être coordonnés entre les différents cadres de gestion de l’entreprise afin de la réorganiser et d’assurer une gestion plus efficace de manière à valoriser les activités de ses différentes unités de production capables d’apporter une valeur ajoutée sur le marché algérien».

Dans ce contexte, il a insisté sur la nécessité de changer le «modèle traditionnel de gestion» de l’ENIE, avec la garantie d’un «accompagnement, afin de relancer sa production, notamment en ce qui concerne la production des téléviseurs, de laquelle elle tire sa renommée, depuis sa création», signalant l’importance de «renforcer et de rouvrir les unités de vente commerciales de la société» dans toutes les régions du pays, après un arrêt ces derniers temps.

Aoun a appelé également à «surmonter tous les obstacles auxquels fait face cette entreprise nationale, qui emploie plus de 1 200 salariés, et à l’accompagner en vue de conclure des accords de partenariat avec diverses entreprises nationales et même étrangères afin de renforcer ses capacités financières et d’assurer une utilisation optimale de ses ressources humaines et matérielles», notant qu’«il y a une forte volonté de la part des responsables actuels de l’ENIE de la faire progresser et de renforcer sa position sur le marché national».

Le ministre a donné des instructions strictes pour élaborer un plan de travail efficace afin d’accéder avec force sur le marché national, et pour accélérer l’avancement du nouveau programme de l’entreprise, notamment en ce qui concerne la production de tablettes électroniques, dans le cadre de la convention signée avec le secteur de l’éducation nationale.

Aoun a, d’autre part, souligné que «l’Etat n’abandonne pas ses entreprises économiques et œuvre à leur accompagnement pour être une valeur ajoutée et contribuer à la redynamisation de l’économie nationale».

A noter que le ministre de l’Industrie et de la Production Pharmaceutique a tenu une réunion avec la présidente directrice générale (PDG) de l’ENIE, Baya Kendil, en présence des cadres de gestion pour leur fournir d’amples explications sur la gestion de l’entreprise, tout en soulevant les difficultés entravant son fonctionnement et en s’engageant à les prendre en charge.

R. E.

Comment (12)

    Safarat&Lastipol
    3 septembre 2023 - 11 h 25 min

    D’une manière générale, il faudra faire un inventaire de tous les moyens de fabrication au niveau national identifier l’es capacités à fabriquer tel ou tel équipement. Nous n’avons pas le savoir faire nécessaire pour développer des machines et équipements pour le moment.
    Ce dont nous disposons est une main d’œuvre moins cher qu’en Asie et des moyens qui nécessitent un gros investissement en Algérie ou ailleurs.
    La clé pour commencer est la prestation de service. Fabrication de produits semi-finis ou sous-groupes pour des entreprises à travers le monde et en particulier en Europe (proximité et partenaires +ou- connus). Je laisse le soin à mes compatriotes d’énumérer les avantages dont nous disposons, et attirer leur attention sur le fait que c’est la meilleure voie pour accéder au savoir faire et à l’industrialisation tout en donnant du travail à un très grand nombre de personne. LA CONDITION RESTE LE SERIEUX ET LE RESPECT DES CONTRATS SIGNÉS (qui suppose une excellente négociation préalable menée par des personnes très compétentes)

    Amin99
    2 septembre 2023 - 20 h 45 min

    La valorisation et la diversification des activités de ses entreprises issues de l’ex SONELEC s’impose d’elle même dans un marché hautement concurrentiel.

    Est-ce raisonnable de se consacrer à
    à la fabrication d’appareils électriques et électroménagers grand public (cuissons, climatiseurs, lave linge, chauffages, téléviseurs …) dans un secteur dominé en majorité par le privé?

    N’est-il pas plus raisonnable de se diversifier dans la fabrication d’autres types d’appareils basse et haute tension destinés aux professionnels comme les compteurs électriques, transformateurs, TPE, panneaux solaires, frigos industriels..etc en liant des partenariats publics/privés avec des groupes comme Sonelgaz, Sonatrach, banques publiques, services de sécurité …etc où les marchés leurs seront garantis.

    Sauvez les entreprises c’est bien, à condition de faire des choix utiles.

    Personnellement je verrai bien certaines activités redondantes avec celles du privé léguées aux leaders du secteur privé tout en encourageant ces entreprises (ENIEM, ENIE) de se doter d’une véritable stratégie et d’amorcer un virage vers des activités nouvelles à valeur ajoutée et peu concurrentes.
    A bon entendeur

    Fabrication Sous Licence
    20 août 2023 - 7 h 56 min

    ENIEM a besoin d’INNOVATION.
    En Attendant , elle pourrait fabriquer des Produits Sous Licences en Exigeant un Bon TAUX d’INTEGRATION…et la Gestion des SERVICES CLIENTS en AFRIQUE du NORD
    – Climatiseurs Carriers
    – systèmes de Filtrage et Traitement de l’Eau
    – Appareils MÉDICAUX- General Electric ou Siemens
    …Ect
    Il faudrait juste que la MAFIA de l’IMPORT – IMPORT les laisse faire

    Nouvelle gamme …Au Choix
    19 août 2023 - 9 h 13 min

    Quitte à INVESTIR , autant le faire sur les TECHNOLOGIES D’AVENIR où très demandées sur le Marché MÉDITERRANÉEN/ AFRICAIN
    => ENIEM n’a pas besoin de faire des TÉLÉVISIONS
    Elle pourrait produire :
    – des Panneaux Solaires
    – Des Produits Électroménagers BASSE Consommation Électriques
    – DES Systèmes de CLIMATISATION Individuelle
    – Des Systèmes DOMOTIQUE pour les BÂTIMENTS
    – DES Systèmes FRIGORIFIQUES et de Climatisation Fixes / Mobiles
    – Des BATTERIES Haute Performance
    – Des Systèmes pour Réseaux de COMMUNICATION Innovants
    – Des CAMERAS Thermiques et de l’Optronique…
    – Des MEGA ÉLECTROLYSEURS pour produire de l’H2
    …Ect
    ….

    Secteurs Stratégiques : EAU & ÉNERGIE
    19 août 2023 - 8 h 58 min

    Dans un Contexte de Changement Climatique, si je devais choisir uniquement
    2 SECTEURS stratégiques pour l’ALGERIE , pays Semi-Aride avec une bonne Démographie ce serait :
    – L’EAU , avec des MEGA-FACTORY de DESSALEMENT , Eaux SOUTERRAINES de l’ALBIEN au Sud, Distribution et STATIONS de RECYCLAGE Locales , Mobiles , ect…des Eaux Usées
    – L’ÉNERGIE: Production de Masse d’Electricite , Stockage, Appareils peu Consommateurs, Techniques et Matériaux Climatisation , H2 et Solaire
    ..
    L’AGRICULTURE et Le reste des INDUSTRIES suivront d’EAU et d’ENERGIE DISPONIBILE et Bon Marché.
    .
    Résumé :
    On a un SONELGAZ de l’Electricite – Production – Distribution
    On a pas de SONELGAZ de l’EAU !
    On a des Milliers de Bureaucrates fonctionnaires mais aucun Responsable

    Luca
    17 août 2023 - 12 h 14 min

    L’argent en Algérie est et a été toujours au service du peuple et non le contraire comme en occident. L’argent en Algérie c’est normal c’est un outil et non un dogme , on était tous pourris d’argent en Algérie, c’est un des seuls pays qui a réussi à domestiqué a rendre esclave l’argent et non l’humain . L’argent dans mon grand pays dzair a tellement la crainte de l’homme de et dieu , que je ne l’ai jamais vu rendre dingue la population…

    Belveder
    17 août 2023 - 7 h 39 min

    Ca fait 40ans qu on entend ce discours
    De grâce arrete
    On a injecté des milliards dans ces entreprises pour rien
    Non seulement elles sont inefficaces mais coûtent des milliards au trésor public
    Un CONSTAT l Algerien ne travaillera Jamais sérieusement que chez le Prive
    Et encore c est relatif..

      Luca
      17 août 2023 - 11 h 11 min

      Faux , moi qui ai vécu en Algérie, je peux vous garantir que vous dites n’importe quoi sur ce pays et cela fait un moment que vous vous y abonner. Les entreprises privées sont tout aussi nécessaire que les entreprises nationales, enie , sonelec, sonatrach, onaco , la poste algérienne, soukh et fellah, toutes ces filiales on rendus heureux des dizaines de millions d’Algériens, … Naftal , Guelma motocycles, tout cela est la richesse pure de mon grand pays l’Algérie…et le gazouz du soukh el fellah de Oued rhiou après deux heures de taxi en revenant de sayada , goût coco et amende made in ain tedeless

        Belveder
        17 août 2023 - 12 h 46 min

        tu es mal tombé
        moi j ai travaillé en Algerie je connais le systéme sur le bout des doigts
        j ai été licencié et entreprise fermé par OUYAHIA en 1997 des milliers de pére de Famille se sont retrouvé sans emploi
        il n y a aucune richesse a part la Rente du pétrole
        ces entreprises etaient defictaires et le seront toujours
        exempel UN CAMION construit par SNVI (état) est vendu a une colléctivité mairie ou autre (état) ou Armée (état) SNVI ne sera jamais payé
        donc déficit et on efface l ardoise
        on inventé les holdings ca n a pas marché
        c est un cercle dont on ne s en sortira jamais

          Anonyme
          18 août 2023 - 12 h 00 min

          il faut savoir ce que tu veux, public ou prive ?

        El gatt
        19 août 2023 - 10 h 10 min

        … moi qui ai vécu en Algérie…

        Malheureusement Belveder a raison, les entreprises nationales ne sont pas rentables. Et tout le monde le sait. Tant que la vente du pétrole et du gaz pourvoiront à nos besoins, ça pourra continuer. Le problème des subventions aux entreprises nationales (entre autres problèmes) surgira quand cette ressource se tarira et cela est tout à fait prévisible. Ces subventions seraient plus rentables si elles s’investissait dans le solaires, l’industrie, l’éducation et la modernisation de l’agriculture par exemple.

        Tous nos acheteurs d’hydrocarbure préparent leurs citoyens comme leurs entreprises et leur économie à « l’après pétrole ». Il est encore temps que nous développions une industrie compétitive et rentable; mais il faudrait faire vite. Pour cela il faudra nécessairement remettre en question notre modèle économique. Ce qui veut dire que le citoyen algérien devrait s’intéresser aux problèmes économiques qu’évoquent les économistes algériens et étrangers à propos de notre pays. Ce qui n’est pas le cas malheureusement.

        La crise actuelle du Venezuela qui frappe ce pays depuis 2014 devrait faire réfléchir. D’autant que les Usa amplifie la crise en affaiblissant la valeur de la monnaie vénézuélienne. Un pays qui n’a pas d’industrie et qui est dépendant alimentairement perd beaucoup de son indépendance et de sa crédibilité. Même s’il détient d’énormes quantités de pétrole dans son sol.

        Si nos dirigeants avaient eu la sagesse des Norvégiens qui ont su, à partir de leurs revenus pétroliers, développer leur pays sur les plans industriels, financiers, agricoles, éducation, tourismes en son temps la situation problématique actuelle aurait pu être évitée.
        Deux exemples : le revenu moyen disponible ajusté net des ménages par habitant est de 39 144 USD (Algérie 4 200USD) et le taux d’emploi rémunéré est de 77 % pour les hommes et de 73 % pour les femmes. Sans parler de 82 % des norvégiens qui sont diplômés du deuxième cycle du secondaire ou équivalent. Car pour trouver un emploi, il est essentiel d’avoir fait de bonnes études et d’avoir de bonnes compétences. Un exemple à suivre

    Luca
    16 août 2023 - 20 h 11 min

    Bien sûr les grandes entreprises nationales sont encore les bienvenus, onaco , enie , souk el fellah , … Si l’Algérie réussi cela , alors c’est qu’elle est totalement libre

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