Rêves et infortune d’Ahmed Taleb Ibrahimi : une simple histoire de mots

ATI auteur
Ahmed Taleb Ibrahimi. D. R.

Une contribution de Mohamed Maarfia(*) Dans Moudakirat jazaïria, 4e partie, édition Casbah, 2023, Ahmed Taleb Ibrahimi revient sur la période 1988-2019. Les mémoires d’un homme sont toujours le bilan d’une vie. Ils renseignent sur ce qu’a accompli leur auteur, sur son regard sur les hommes, sur sa perception des évènements qu’a connus son pays, et quelquefois plus loin encore.

Ahmed Taleb Ibrahimi a côtoyé les plus grands d’Algérie et souvent aussi les plus grands du monde. Jeune homme, il a subi le sort qui a été celui de beaucoup d’Algériens : les geôles coloniales, la torture et les affres de l’incertitude des lendemains. Les lendemains d’Ahmed Taleb furent-ils à la mesure de ce à quoi il pouvait prétendre, sans doute légitimement ? Lui seul peut répondre à cette interrogation. De quelle façon cet homme à la parole mesurée – ce qui est la meilleure démarche pour éviter d’inquiéter le puissant du jour et donc de survivre politiquement – a-t-il marqué son époque ?

L’histoire, qui fera les décantations dont elle a le privilège, inscrira dans ses pages indélébiles le nom de celui dont l’action a imprimé un autre cours aux évènements. Il y a une autre page, la page 25 du cadran où s’arrêtera le regard de celui qui aura la curiosité d’effeuiller ce livre. Il lira le visage des courtisans, des comparses, des seconds couteaux, des figurants et, quelquefois aussi, des bouffons quand la République mue en sultanat. Sans cette longue et terne galerie des faire-valoir, le profil du plus grand manquerait de burin. La seule chambre, où chaque homme peut être fier d’avoir séjourné, est celle des grands commis de l’Etat. Nul ne peut dénier à Ahmed Taleb Ibrahimi d’avoir fait partie, avec mérite, du cénacle qui a donné à l’Algérie sa dimension intellectuelle et son aura diplomatique à côté des Réda Malek, Mohamed Benyahya, Sid Ahmed Ghozali, Ali Benflis, Bélaid Abdeslem, Messaoud Aït Chaalal et tant d’autres encore dignes fils de l’Algérie.

Dans le livre en question, pages 85-87, cité par le quotidien Echourok, dans son édition du 8 janvier 2023, Ahmed Taleb relate sa rencontre avec le ministre de la Défense, le général Khaled Nezzar qui lui aurait proposé la présidence du HCE après la mort du président Mohamed Boudiaf. Le système politique algérien a été, depuis toujours, bâti autour d’un homme ayant gagné le sommet par l’aura du nom (Ahmed Benbella, Mohamed Boudiaf), grâce à un long et patient travail (Houari Boumediène), par l’artifice et l’entregent (Abdelaziz Bouteflika), par un accident de l’histoire (Chadli Bendjedid), par un concours favorable de circonstances (Ali Kafi), par un vote sans précédent de la population traumatisée par la violence terroriste (Lamine Zeroual). Une mention particulière pour Abdelmadjid Tebboune, grand commis de l’Etat, distingué par l’institution militaire et élu démocratiquement, parce qu’il a eu le courage de s’attaquer seul à la corruption et à la prédation, alors que le système mis en place par les frères Bouteflika était encore tout puissant. Les images désolantes du vice se gaussant de la vertu, au moment de la mise en terre de la dépouille mortelle de Réda Malek, fin juillet 2017, avaient indigné les Algériens et attisé leur colère. L’accumulation des colères avait fini par produire le torrent du Hirak.

Sous quelle rubrique mettre Taleb El Ibrahimi s’il était devenu président de la République ? Le mérite personnel ? Cela aurait-il suffi ? L’accident de l’histoire ? Oui, un funeste accident de l’histoire : l’assassinat de Mohamed Boudiaf, le titulaire de la carte numéro un du Front de libération nationale. Mais regardons d’abord s’il est vrai qu’une proposition dans ce sens lui a été faite par «les décideurs» de l’époque. Pour répondre à cette question, rappelons dans quelle situation se sont trouvés ces hauts responsables militaires au moment de la disparition tragique de l’architecte du 1er Novembre sur lequel la population fondait tant d’espoir au moment où le pays était soumis à une pression terrible des intégristes. Après la décennie Bendjedid, qui s’est achevée dans l’endettement, les émeutes, la montée de l’intégrisme et le chaos et après la démarche salvatrice, tragiquement interrompue, de Mohamed Boudiaf, les chefs de l’Armée voulaient proposer à la tête de l’Etat une personnalité susceptible d’être acceptée par une majorité d’Algériens, et peut-être aussi de bénéficier du préjugé favorable des chancelleries étrangères attentives aux évènements qui se déroulaient dans ce pays, dont la stabilité conditionne celle de toute l’Afrique du Nord.

Le haut commandement de l’institution militaire, depuis les évènements d’Octobre 1988, s’était vu projeté au-devant de la scène, sans l’avoir ni voulu ni demandé. La crise qui n’en finissait pas lui imposait – au risque de voir le pays s’effondrer si l’ANP restait passive – de décider et d’agir, dans toutes les directions, et de faire face à toutes les choses en même temps. Ce haut commandement, depuis le départ de Chadli Bendjedid et l’interruption du processus électoral, n’avait eu qu’une préoccupation : ramener le calme dans le pays et redonner la parole au peuple afin qu’il puisse s’exprimer sans pressions, d’où qu’elles viennent.

Khaled Nezzar, ministre de la Défense nationale, dans ces moments de grande tension, voyait tous les regards converger vers lui. Mais il se devait de rester ferme, conserver son sang-froid, agir avec discernement, prendre de la hauteur pour ne pas se laisser entraîner par la confusion alentour, malgré les drames personnels, les menaces d’assassinat dont il est l’objet (trois finiront par être perpétrés), la posture hostile de nombreuses personnalités nationales (par opportunisme ou par méprise sur la nature de l’intégrisme) et les jugements hâtifs de l’étranger qui vouait aux gémonies les «fauteurs de coups d’Etat». La venue de Mohamed Boudiaf avait laissé espérer le début d’un véritable renouveau. Le geste insensé de Lembarek Boumaârafi avait ramené le pays à la case départ et placé l’ANP face à une situation, peut-être plus compliquée encore que celle qui prévalait au lendemain du départ du président Bendjedid. Qui aura suffisamment d’intelligence politique, de compétence, de détermination et de courage pour exercer la fonction présidentielle dans le contexte chaotique qui prévalait alors ? Avec quels hommes, avec quels moyens ? La présidence de la République était encore vide de substance. Mohamed Boudiaf n’avait pas eu le temps de la revitaliser et de la structurer pour lui permettre de jouer le rôle que lui confère la Constitution. Les fidèles qu’il avait réunis autour de lui étaient venus pour la plupart d’entre eux de l’étranger. Ils avaient peu d’expérience de la gestion, et encore moins du terrain. Le terrorisme islamiste prenait de l’ampleur. Il multipliait les tueries et les exactions. Le pays était pratiquement en état de cessation de paiement. Le dialogue national était boudé par les forces politiques représentatives. Les personnalités de la mouvance démocratique exigeaient à tue-tête «le retour des militaires dans les casernes». Ils débitaient les petits mots de l’idéologie occidentale qui provoquent les grands maux de ceux qui les subissent. Ainsi ont été détruites les armées de l’Irak et puis celles de la Libye et de la Syrie, laissant les peuples de ces pays à la merci des chantres des «droits de l’Homme» prompts à faire décoller les bombardiers. L’ANP était, une fois de plus, seule. Seule, mais nullement isolée. La population, traumatisée par la violence des intégristes, attendait tout d’elle. Les chefs de l’Armée, conscients de cela, et mesurant avec justesse l’audience véritable du parti islamiste amoindri, dès lors qu’il avait opté pour la violence djihadiste, n’étaient ni pessimistes ni affolés, étonnant par leur assurance et leur calme les observateurs étrangers qui ne doutaient plus de la victoire des extrémistes. La fièvre qui avait saisi tous ceux qui avaient les yeux fixés sur l’Algérie, à la veille des élections de décembre 1991, était de nouveau à son summum.

Ambassadeurs arabes se désolant sincèrement de voir l’Algérie frappée encore une fois, diplomates occidentaux renforçant davantage la protection de leurs bâtiments et mettant à l’abri femmes et enfants, analystes faisant de savantes et pessimistes projections, représentants de la presse mondiale présents à Alger, fiévreux d’impatience, tous s’attendaient à l’éclatement imminent de l’Armée, prélude à la désintégration de l’Etat. Le seul paramètre qui n’est jamais rentré dans l’équation de ces braves gens, c’est la nature véritable de l’ANP. (Que le lecteur me permette cette brève parenthèse. Par le sang versé sur les flancs calcinés des djebels, par les moudjahidine longtemps à la tête de l’Armée, par la mosaïque réussie du Service national, dans chaque chaumière du pays bât le cœur de l’Armée algérienne. Aucune force ne peut déliter une telle armée. L’ANP a été présente chaque fois que les périls ont menacé. Où en serions-nous si elle avait fléchi au moment où la folie terroriste déferlait sur le pays ? Où en serions-nous lorsque la colère du Hirak faisait gronder la rue ? En protégeant les manifestants, en mettant hors d’état de nuire ceux qui pensaient que l’Algérie était leur propriété personnelle, en veillant, en décembre 2019, afin que seul le verdict souverain de l’urne tranche quant au choix du futur président de la République, l’ANP a évité au pays de terribles lendemains. Les ennemis de l’Algérie n’ont pas désarmé pour autant. Ainsi voit-on d’inconsolables perdants, à grand renfort de juges étrangers, tenter par la calomnie et le faux témoignage de porter atteinte à l’honneur de l’ANP, en la décrivant comme un ramassis de massacreurs du peuple et de tortionnaires. Sur ce volet aussi, le combat continue.) Revenons à notre sujet, aux jours qui ont suivi la mort du président Boudiaf. Il faut garder à l’esprit que l’ANP ne voulait à aucun prix d’une solution à la chilienne. La pointure et le lustre des bottes de Pinochet n’intéressaient aucun des hauts dignitaires militaires de l’époque. Aucun d’entre eux n’en voulait. Aucun d’eux n’y a pensé, ni pendant les troubles qui ont précédé l’arrêt du processus électoral, ni au lendemain de ces mêmes élections avortées ni, encore moins, après la disparition du président Boudiaf. C’est dans cette atmosphère tendue, pleine de surenchères, d’invectives et d’accusations que l’option Ahmed Taleb Ibrahimi avait été envisagée. Envisagée après la dérobade de Mohamed Salah Mentouri et la distance à la politique affichée par le vieux militant indépendantiste Mohamed Saïd Mazouzi, également pressenti.

L’hebdomadaire géré par le regretté Abderrahmane Mahmoudi et, derrière le rideau, par Mohamed M’guedem, certainement initié par plus haut que lui (aucun rapprochement à faire avec Mohamed Mokadem, alias Anis Rahmani) commençait à «vendre» la marque Ahmed Taleb Ibrahimi. Un numéro de l’hebdomadaire est presque entièrement consacré à Ahmed Taleb. Il est photographié dans une posture présidentielle. Le texte est un dithyrambe. L’affaire semblait pliée, jusqu’à ce qu’un grain de sable vienne enrayer la mécanique et provoquer dans le même hebdomadaire un autre article qui prenait à partie, avec virulence, celui qui, la veille encore, les porte-plumes de l’homme au-dessus de Mohamed M’guedem portaient aux nues. Nous avons dit plus haut qu’Ahmed Taleb Ibrahimi avait toujours été maître de son propos et que cela l’avait toujours servi. Sauf une fois, la fois où le destin allait basculer en sa faveur…

Voyons ce qu’écrit le général Khaled Nezzar dans ses mémoires à propos de sa rencontre avec Ahmed Taleb Ibrahimi. «… Ahmed Taleb Ibrahimi, dans les circonstances que vivait le pays, pouvait contribuer à ramener les gens du FIS à une plus saine appréciation des réalités autour d’eux… Après les funérailles (de Mohamed Boudiaf), nous nous transportons au MDN. A peine assis, il me dit une chose stupéfiante qui me montra combien nous nous étions trompés sur cet homme réputé intelligent et fin politique : mais quelle mort vous lui avez donnée ! Nous avons donné une belle mort à Boudiaf ! Autrement dit : en le laissant là où il était, il serait mort incognito. J’avais devant moi l’homme auquel nous avons pensé pour occuper la place de Boudiaf. Nous avons donc ramené Boudiaf pour lui donner une belle mort… (ces) mots m’indignent… Je reconduis mon visiteur au bas de l’escalier. Oui, au bas de l’escalier.»

Pour avoir été longtemps dans la proximité de Khaled Nezzar, pour l’avoir aidé à mettre en texte ses mémoires et pour être revenu avec lui plusieurs fois sur les journées qui ont suivi la mort de Si Mohamed Boudiaf, je ne pense pas me tromper en affirmant que le ministre de la Défense n’a jamais proposé à Ahmed Taleb Ibrahimi de présider le HCE. Ceux qui ont une haute idée de l’ancien ministre des Affaires étrangères de Chadli Bendjedid, et ils sont nombreux en Algérie, regretteront que Khaled Nezzar ne soit pas allé au bout de sa première intention. L’histoire aurait assurément pris un autre cours. Mais quel cours ? Si Dieu prêtait longue et heureuse vie à Si Ahmed, il le dirait peut-être un jour.

M. M.

(*) Moudjahid [ancien combattant de la Guerre de libération nationale, ndlr]

Comment (15)

    Anonyme
    18 février 2023 - 11 h 21 min

    Tres peu voit cette OBSERVATION ESSENTIELLE:
    « Le seul paramètre qui n’est jamais rentré dans l’équation de ces braves gens, c’est la NATURE véritable de l’ANP. (Que le lecteur me permette cette brève parenthèse). Par le sang versé sur les flancs calcinés des djebels, par les moudjahidine longtemps à la tête de l’Armée, par la mosaïque réussie du Service National, dans chaque chaumière du pays bât le cœur de l’Armée. »

    Les armees DIVERGENT DEJA par LEURS Composition Sociale et la FONCTION que leur assigne leurs Elites Politiques. Le Service Miltaire fut DETERMINANT dans la RESISTANCE á la Guerre du Vietnam!
    Aujourd´hui les US ne savent PAS que leur pays est EN GUERRE en Syrie & AILLEURS…. pour Israel!

    Salim Samai
    18 février 2023 - 10 h 57 min

    MERCI! EXCELLENTE CONTRIBUTION!
    CEUX qui SAVENT & ne PARLENT PAS! Zero INSULTE! C´est rare!
    « L’histoire, qui fera les décantations dont elle a le privilège, inscrira dans ses pages indélébiles le nom de celui dont l’action a imprimé un autre cours aux évènements… »

    INSHALLAH elle HONORERA les noms de Taleb Ibrahimi, Khaled Nezzar & d´AUTRES qui ont mis une Brique au Mur du CHEMINEMENT de DZ comme TOUTES les NATIONS.

    Le Macon se trompe parfois, il demolit, apprend et rebatit en MIEUX! Il ne dit PAS: « La Faute á Mon Predecesseur » mais « C`est la Vie! El Mektoub! Maintenant j´ai appris! »
    HONORONS MAINTENANT LES MORTS du FIS et du FLN qui reposent au MÈME CARRÈ de la MEME FAMILLE SANS CRACHER SUR LES TOMBES ni des UNS ni des AUTRES!

      Anonyme
      18 février 2023 - 16 h 33 min

      Les morts du FIS ont fait 250000 innocentes victimes. Honorons plutot les morts de l’ANP, les patriotes, et les innocents civils.

      @ Salim Samai 18 février 2023 - 10 h 57 min
      3 mars 2023 - 17 h 51 min

      Nous n’avons pas à honorer ceux qui ont pris les armes pour tuer leurs propres compatriotes, en occurrence nous,
      NON MERCI.
      Nous n’avons pas à mettre sur le même pied d’égalité des monstres qui ont fait le choix de le devenir et qui se prennent pour des génies de l’humanité et des victimes.

    Kadour El Vingtquatre
    17 février 2023 - 17 h 50 min

    Le bilan d’ATI a le mérite de ne souffrir d’aucune ambiguïté car il suffit de faire une capture « avant-après » de l’école algérienne pour évaluer le leg de ce monsieur. Avant qu’ATI ne prenne les reines du ministère de l’éducation, l’école algérienne était classée parmi les premières (sinon première) au monde. Après son passage, l’école algérienne s’est transformée au mieux en fabrique de zombies au pire en fabrique d’islamistes qui voulaient en découdre avec tout ce qui est authentiquement algérien. Un sinistre disait Boudiaf.

      Salim Samai
      19 février 2023 - 9 h 40 min

      Je le sais! Je suis en TERRAIN HOSTILE! Pas la 1ere fois! Honorons les 2 PARTIES! L`AVENIR l´EXIGE!
      TOUS les conflits sont passés par ce CHEMIN!

      Je sais que pour CERTAINS, c´est PLUS DIFFICILE!

      @ Kadour El Vingtquatre 17 février 2023 - 17 h 50 min
      3 mars 2023 - 7 h 27 min

      Je partage tout à fait votre point de vue,
      Partout ou il est passé, il a tout transformé en ruine pour l’éternité, là ou il met ses pieds, l’herbe ne repousse plus.
      Je n’ai pas de mots pour le qualifier.
      Je ne comprends pas qu’une nullité soit une sommité de l’état qui pourrit l’existence de tout ses concitoyens, avec lui, nos ennemies n’ont pas besoin de gâcher leur énergies, il fait le travail à leur place et haut la main.
      Dire qu’il est payé royalement!!!
      C’est le vers à l’intérieur du fruit et malheureusement il n’est pas le seul.

    khaled Boulaziz
    16 février 2023 - 18 h 39 min

    Respect pour Mr.Mohamed Maarfia pour cet article. L’Algérie fait face aujourd’hui à un danger existentiel. Elle a besoin de tous ses fils et filles. Nos chapelles politiques actuelles sont autant de discorde que furent les dissensions à la veille du glorieux 1er Novembre.

    Algérien Pur Et Dur
    16 février 2023 - 15 h 44 min

    Quelques remarques. Je considère Taleb El Ibrahimi le fossoyeur en chef de l’école et l’identité algérienne durant son passage à la tête du ministère de l’éducation. La décennie noire lui incombe pleinement. Un islamiste d’abord caché durant l’époque Boumedienne ensuite avéré qui contrairement à ce que croient certains aurait mis l’Algerie dans le giron du FIS si ce n’est sous sa coupe s’il avait remplacé feu Boudiaf Allah Yarhmou. Zeroual est le seul ex president qui a été massivement et démocratiquement élu par le peuple malgré les menaces graves proférées par le FIS à l’encontre de ceux qui voulaient voter. Il faut souligner que les femmes algériennes etaient les premières à avoir fait fi de ces menaces ce jour là et sorties en grands nombres pour voter suivi en milieu de journée par les hommes. Les islamistes qui ont réussis par la suite à occuper des postes élevés sous le régime bouteflika se sont vengés de cet affront en leur donnant le statut de mineurs sous l’autorité de leurs époux, frères, et en l’absence de ceux ci leurs propres enfants males. Ceux qui ont balisé la route de El Mouradia à “fakhamatouhou” Bouteflika devraient porter sur leur conscience (du moins ceux qui sont encore vivants) les énormes consequences de sa gestion catastrophique de l’économie et la société durant les 20 ans de son pouvoir. Frankly, an article on Taleb El Ibrahimi is way too rich for my blood. My tension s’est élevée d’un cran de très bon matin.

      Qui se souvient de Hamid La Science ?
      17 février 2023 - 17 h 13 min

      Je l’ai toujours vu comme un islamiste pur et dur qui n’attendait que son heure pour imposer son idéologie au peuple algérien quoique beaucoup étaient dans son cas, comme son homonyme l’ancien premier ministre Abdelhamid Brahimi dit « Hamid la science » qui a introduit le ver dans le fruit en ramenant dans le pays des prédicateurs obscurantistes du Moyen-Orient dont le célèbre Al Ghazali et ses sermons quotidiens sur la télé.

    Abou Stroff
    16 février 2023 - 14 h 41 min

    « Rêves et infortune d’Ahmed Taleb Ibrahimi : une simple histoire de mots » titre M. M..
    en scrutant la face d’ange de ibrahimi, tout ce dont je me souviens est qu’il a falsifié l’histoire de l’Algérie en donnant le beau rôle à l’association des ouléma dont son père chéri était le président. en effet, quand il était ministre de l’éducation, les livres d’histoire de l »époque présentaient les ouléma comme quasiment les décléncheurs de la guerre d’indépendance.
    or, chacun sait maintenant que les ouléma ont rejoint le FLN le couteau sur ou sous la gorge.
    ceci étant dit, je crois que sa réputation d’homme politique a été surfaite pour la simple raison qu’en son temps, peu de dirigeants avaient fait des études supérieures. on peut ajouter que la vermine islamiste était encline à le voir prendre la tête du pays. heureusement que les rêves de la vermine ne se sont pas réalisés.

      Krimo
      17 février 2023 - 10 h 28 min

      Oughoustous,

      Plaisir de te lire sous cet angle.

    Le Berbère
    16 février 2023 - 13 h 20 min

    Ce type est un des pignon de l’avulsion des esprits des algériens de leur véritable et unique identitée éthique et culturelle amazighe et d’après eux , pour être un bon musulman, il faut être un Arab et le plus important il faut dénigrer complètement ses racines culturelles ( la langue, les coutumes, les traditions et toutes sortes de marqueurs culturels ) .

    Anonyme
    16 février 2023 - 12 h 09 min

    Dès que je vois son visage je vois le déclin de notre école et la main mise des islamistes…
    L Algérie n a pas eu de chances avec des hommes pareils….

    Alaouu
    16 février 2023 - 10 h 37 min

    Bonjour
    Je pense que si ce média est diffusé en Algérie l’opinion et les lecteurs pourront faire leur propre jugement et certainement évoluer dans leurs convictions. Cet article comme de nombreux d’autres demeurent une source d’analyse objective sur l’Algérie. Avec leur touche patriotique, ils maintiennent l’espoir de voir la Patrie demain débarrassée de tous ses ennemis à l’intérieur et à l’extérieur. MERCI

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