Les ressources du Fonds de promotion des exportations sous-exploitées

Commerce, FSPE, ressources sous-exploitées
Le chef de cabinet du ministère du Commerce, Lyes Ferroukhi. D. R.

Le Fonds spécial pour la promotion des exportations (FSPE), doté actuellement de 39 milliards DA, est «sous-exploité» en raison de la faiblesse des activités d’exportations régulières et de problèmes bureaucratiques, a indiqué le chef de cabinet du ministère du Commerce, Lyes Ferroukhi.

Pour rappel, le FSPE, institué par la loi de finances de 1996, octroie des aides pour le remboursement partiel des frais de transport international ainsi que la prise en charge d’une partie des dépenses engagées dans le cadre de la participation des entreprises algériennes exportatrices dans les manifestations économiques (foires, salons…) organisées à l’étranger.

S’exprimant lors d’une rencontre du Club export du World Trade Center Algérie, tenue mercredi soir à Alger, M. Ferroukhi a indiqué que les ressources de ce fonds, alimenté mensuellement à partir de la fiscalité ordinaire, ne sont exploitées qu’à hauteur de moins de 2%. «Nous avions diminué les ressources du fonds en 2015, mais malgré cela, il reste un solde extraordinaire qui est sous-exploité», a-t-il relevé.

Selon lui, cela s’expliquerait par la faiblesse des activités d’exportations des entreprises publiques et privées relevant des secteurs industriels hors hydrocarbures. En réponse aux doléances de chefs d’entreprises privées présents à cette rencontre quant aux difficultés rencontrées pour l’accès aux aides de ce fonds, M. Ferroukhi a reconnu l’existence d’une certaine bureaucratie. En effet, a-t-il poursuivi, il s’agit de deniers publics soumis à la comptabilité publique, et pour y accéder, il faut constituer un dossier qui est «un peu lourd».

A ce propos, il a fait savoir qu’une réflexion avait été engagée pour faciliter les procédures d’octroi des aides du FSPE, et ce, dans la mesure du possible et en conformité avec la réglementation régissant les deniers publics. «Nous allons revoir le mode de fonctionnement du FSPE», a-t-il noté. Soulignant les efforts consentis par l’Etat pour l’encouragement des exportations hors hydrocarbures, M. Ferroukhi a indiqué que le ministère du Commerce s’attelait à revoir l’ensemble des problèmes relatifs aux opérations d’exportations.

Il a, alors, cité l’examen de la loi sur les dispositions régissant le contrôle des changes «qui mettent un peu les exportateurs dans une position délicate et peu encourageante». «Nous allons certainement dégager des solutions qui iront dans l’intérêt des producteurs et exportateurs algériens. Nous avons toute une batterie de mesures, notamment avec la Banque d’Algérie, pour apporter les petits réglages et mises à jour sur les seuils, les montants et autres caractéristiques relevant de la réglementation des changes», a-t-il avancé. Il a relevé qu’actuellement, quelque 300 entreprises réalisent des exportations hors hydrocarbures de façon régulière.

A rappeler que le FSPE accorde ses aides financières uniquement aux exportateurs qui réalisent un chiffre d’affaires à l’export ne dépassant pas les 10 millions de dollars, et ce, dans le but d’orienter davantage ces aides vers les entreprises peu expérimentées dans l’activité d’exportation. Demeurant toujours marginales, les exportations hors hydrocarbures ne représentent que 5% des exportations globales du pays en s’établissant à moins de 2 milliards de dollars annuellement.

A une question de la presse sur l’adhésion de l’Algérie à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), M. Ferroukhi a rappelé qu’actuellement, l’Algérie demeurait un membre observateur de cette organisation. «Nous devrions peut-être organiser un round de négociations sachant que le dernier remonte à trois ans», a-t-il ajouté.

R. E.

Comment (2)

    Anonyme
    2 mars 2018 - 0 h 35 min

    Le FSPE est en fait un fond géré par l’ALGEX, organisme national à la disposition des exportateurs pour la recherche des opportunités d’exportation avec une veille commerciale sur le marché international et l’octroi de cette fameuse subvention pour le déplacement de nos exportateurs. ALGEX, malgré des opérations de modernisation de ses méthodes de travail menées par des experts du PNUD, reste malheureusement très bureaucratisé et en décalage avec sa tutelle d’où le sous-emploi de ce fond. Notre pays ne s’est jamais impliqué correctement dans l’exportation hors hydrocarbure..

    Anonyme
    2 mars 2018 - 0 h 03 min

    Ya M Ferroukhi. Pourquoi voulez vous que j’ecporte? En exportant je risque la prison si jamais le client ne paie pas. S’il paie g 50% en da et 50% en devises. 50% devises que je ne peux utiliser comme je veux,dont je ne peux disposer. Zid la bureaucratie pour avoir c remboursements insignifiants.. Je vends sur le marché local,et si je veux des devises je v à port said,c beaucoup plus simple et moins de transparence, car à l’export vous etes exposé surveillé contrôlé…et peut être en taule.

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