FFS : les opposants accusent des cercles proches de Bouteflika

Vingt membres du conseil national dénoncent «les pratiques d’exclusion» de la direction du FFS et se solidarisent avec leurs «camarades victimes de sanctions arbitraires et injustifiées». Dans une déclaration adressée à «algeriepatriotique», ils interpellent le président Hocine Aït-Ahmed pour qu’il prenne des «mesures concrètes» à même de «restituer le parti à ses militants». C’est, selon eux, la condition sine qua non pour «la sauvegarde du parti», qui risque, préviennent-ils, de «perdre toute sa crédibilité». Ces membres du CN, révoltés contre la direction actuelle, décident de rester et de se battre à l’intérieur du parti. Parmi eux, Karim Tabbou, ancien premier secrétaire à qui il a été exigé de restituer le mandat de député, Amar Benhamna, membre de la commission de stratégie politique, Rabah Brahim, président de la commission de contrôle des finances, Chabane Bouhitem, premier secrétaire fédéral de Biskra, Merzouk Lakrouz, président de l’APC de Rouiba, Farid Khalef, premier secrétaire fédéral de Béjaïa, Mustapha Si Salah, président de la commission nationale d’organisation et Smaïl Kecili, ancien P/APW. Tous ces membres du CN disent être animés par une seule volonté : protéger le parti «d’un véritable complot visant le renversement de ses structures et de sa ligne politique». Pour eux, cette œuvre machiavélique est «menée de l’intérieur par les détenteurs de la décision du parti, appuyés par une faction du pouvoir proche de la présidence de la République». Le principal objectif est de «normaliser le FFS pour briser l’espoir démocratique des militants et, du même coup, mettre fin à toute velléité de changement dans notre pays». Ils veulent pour preuve l’acceptation de l’actuelle direction «d’un quota bonifié de sièges au Parlement», en contrepartie de «son renoncement à sa ligne politique d’opposition au système». Ils regrettent, dans ce sens, que le conseil national, censé jouer le rôle de parlement interne, seul habilité à définir les options politiques du parti, soit «réduit aujourd’hui à la fonction bureaucratique d’adoption à main levée de toutes les décisions préalablement arrêtées par les vrais décideurs du parti». La direction du FFS affirme que, réellement, il n’y a que 13 membres du CN sur 98 que compte le parti à avoir signé cette déclaration. Selon le secrétaire national à la communication, Hachemi Ouzellague et Mohamed Boughalim, dont les noms figurent sur la liste, «ont affirmé n’avoir pas signé cette déclaration». Trois autres ont été radiés. Il s’agit de Chabane Bouhitem, Smaïl Rabah et Chaïb Zoghmar. Et, enfin, Abdallah Bouguerra a démissionné du FFS en 2009 et Iddir Chaffi n’est pas membre du CN. Le conseil national du parti, qui vient de clore ses travaux, a décidé de traduire devant le conseil national de médiation et de règlement des conflits tous les militants qui ont eu «un comportement nuisible» au parti. La guerre fratricide a commencé.
Sonia Baker
 

Commentaires

    raselkhit
    24 juin 2012 - 8 h 39 min

    Le FFS comme tous les partis
    Le FFS comme tous les partis politiques Algérien traverse une crise qu’on pourrait appeler « Crise de maturité » Même les partis islamistes pourtant récemment créés traverse une profonde crise .De toute évidence c’est la crise de toute la classe politique de l’Algérie et cela est tout à fait naturel Durant 5 décennies les masse algériennes ont été frustrées de toute activité politique et maintenant par manque d’expérrience et surtout par manque de savoir faire politique tout le monde fait du n’importe quoi en étant convaincu que c’est ça la politique.




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