Un immeuble s’effondre à Belouizdad, une famille sauvée in extremis

Un vieil immeuble s’est effondré, tôt ce matin, dans la localité de Belouizdad (ex-Belcourt), à Alger. Selon notre source, ce bâtiment qui abritait quelques familles et une école de formation, a été déserté, il y a quelques jours, par plusieurs locataires en raison de la fragilité de ses fondations. Ces dernières ont été davantage déstabilisées par un projet mitoyen, récemment lancé pour la construction d’un hôtel. L’effondrement du bâtiment est intervenu à l’heure du s’hour et a créé une panique générale dans le quartier. Deux femmes et des enfants ont été sauvés in-extremis alors qu’ils quittaient les lieux. Une enquête a été ouverte par les services de sécurité pour déterminer les raisons exactes de ce drame qui a secoué les habitants de cet immeuble. Ces derniers ont, pourtant, averti à maintes reprises les autorités locales sur ce risque d’effondrement. Une enquête administrative sera lancée dès dimanche prochain par la wilaya d’Alger qui sollicitera les services du contrôle technique du bâtiment et qui complètera les investigations des services de sécurité. Par ailleurs, les autorités locales ont promis aux locataires une indemnisation dont le montant sera arrêté en concertation avec les services compétents.
Yanis B.
 

Comment (4)

    Anonyme
    3 août 2012 - 12 h 09 min

    Merci pour cette info, elle
    Merci pour cette info, elle est incomplète, mais elle est juste, on a tout fait pour sauver notre batiment mais pour rien et il y aura encore d’autres degats a Belcourt. Rebi Yester bark. Dieu merci cette famille est sauvée




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    Anonyme
    2 août 2012 - 23 h 13 min

    Personne n’a parlé de
    Personne n’a parlé de compensations. On parle d’enquête alors que le service de l’urbanisme a prétendu que l’étude du terrain a été réalisé par des experts.

    Vous trouverez ci-dessous l’historique de ce drame.

    Le sinistre a eu lieu rue Mohamed Belouizdad et non pas à laaquiba. Le bâtiment a déjà été fragilisé en 2003 à cause de sauvages travaux de démolition.
    En effet, l’immeuble limitrophe jugé dangereux après le séisme, a été détruit par une société dont le nom n’ a pas été communiqué par l’APC de Belcourt. Société engagée par la ville d’Alger. Une partie de la toiture de l’immeuble a été emportée.
    Le dernier étage a été laissé pendant 6 mois dans l’état, sous les intempéries. Aucune réaction de l’APC pendant cette période alors que des enfants habitaient l’aile non dégradée. Après une bataille kafkaïenne, la ville d’Alger a envoyé un artisan raccommoder les lieux. Pas de réel travail de consolidation. Pas un sou d’indemnisation pour la famille concernée malgré le fameux portefeuille que le président de la république avait promis aux sinistrés en 2003.
    En Juillet 2012, un propriétaire anonyme a commencé les travaux sans signalisation ni périmètre de sécurité dans le terrain laissé vacant.
    Le service de l’urbanisme de l’APC visité le 15 Juillet 2012, a assuré qu’il n’y avait aucun risque car les techniciens avaient effectué les études nécessaires (à distance puisqu’ils n’ont jamais visité les appartements). Ils ont cependant promis de suspendre les travaux jusqu’à ce que le chef de chantier respecte la loi en affichant une signalisation des travaux et en installant un périmètre de sécurité. Ils ont promis d’envoyer leur technicien superviser les travaux…En effet, le chef de chantier avait commencé des travaux de décapage alors qu’il avait l’autorisation de déblayer seulement. C’est ce qu’on nous a dit.
    Début du ramadan, les travaux ont repris de plus belle jusqu’à 2 heures du matin. Les plaintes du voisinage n’ont rien changé sous prétexte de ramadan.
    Quelques jours avant le sinistre, je dirai même le drame, les ouvriers ont travaillé jusqu’à l’aube creusant jusqu’à tomber sur beaucoup d’eau. Ils ont alors arrêté les travaux et ont abandonné le trou béant à ciel ouvert sans, bien évidemment, aucune sécurisation.
    Le 1er Août 2012, au matin, la jeune femme du 3ème a essayé de quitter la galerie où se trouvait stationnée sa voiture mais le portail (une imposante masse de bois d’environ 2 mètres de haut) n’a pas voulu s’ouvrir. La première fois en 32 ans d’existence. Un jeune du quartier a usé de toutes ses forces pour l’aider à l’ouvrir.
    Informé de l’incident qui indiquait que l’immeuble avait bougé, un autre membre de la famille est allé prévenir l’APC et demander qu’on vienne vérifier la sécurité des lieux.
    Il a expliqué toute la situation à «l’expert» de l’APC: le portail qui ne s’ouvre plus, l’apparition de fissures, le trou béant et la peur que les fondations de l’immeuble soient touchées. Ce dernier l’a rassuré en disant avec un grand professionnalisme: « j’ai vu des fissures bien plus importantes et les immeubles ont tenu », interrogé sur la nécessité d’évacuer la famille, notre expert a répondu que ce n’était pas nécessaire.
    La nuit à 3 heures du matin (et pas au shour), un bruit de craquement réveille les deux personnes restées dans l’immeuble suivi d’une chute et d’une épaisse poussière noire. Paniquée la jeune femme appelle au secours. Les voisins appellent al Himaya al mandaniya. Un jeune homme du quartier court les aider à quitter l’immeuble, les pompiers sont ensuite arrivés et les ont évacuées.

    Je salue le courage de ce jeune homme dont j’aimerai connaître le nom et notre himaya madaniya qui est la seule à pouvoir clamer haut et fort « mina al chaab ou ila achaab », je salue et remercie leur abnégation.

    Une histoire identique a eu lieu boulevard Nacera Nounou en octobre 2010, une vieille dame en est décédée et 8 familles se sont retrouvé sans abri. Cette tragédie a été rappelée à l’employé du service de l’urbanisme qui a répondu que les travaux s’effectuaient de nuit et illégalement.

    Ne croyez pas que l’immeuble était vétuste ou dégradé. C’était une belle construction, d’une admirable architecture réalisée par des maîtres en la matière, un bel immeuble et de beaux appartements, qui auraient dû être préservés pour le patrimoine national. Mais ça ne marche pas comme cela.

    Al hamdou lillah que la famille ait échappé au pire, j’espère que les coupables paieront pour leurs actes afin que de nouveaux drames soient empêchés. Si l’effondrement avait eu lieu dans la journée, une tragédie aurait eu lieu. Une école se trouve au second étage, des personnes empruntent régulièrement la galerie et de petits enfants jouent d’habitude dans l’aile effondrée.

    J’aime mon pays et je souffre de ce qu’il est devenu. J’ai honte à chaque fois qu’on me dit « vous avez eu votre indépendance qu’en avez-vous fait »?
    La meilleure forme de patriotisme est de dire la vérité et de la défendre, de promouvoir la justice aussi.
    Belcourt est devenu une ruine, il ne manque que la peste et la lèpre et nous serions revenu 1000 ans en arrière.




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    Anonyme
    2 août 2012 - 21 h 26 min

    « Une enquête administrative
    « Une enquête administrative sera lancée dès dimanche prochain par la wilaya d’Alger qui sollicitera les services du contrôle technique du bâtiment et qui complètera les investigations des services de sécurité. Par ailleurs, les autorités locales ont promis aux locataires une indemnisation dont le montant sera arrêté en concertation avec les services compétents. » Je reprends le dernier paragraphe de l’article , et je m’interroge : sommes nous encore à l’ère du journal unique ,du parti unique ? pourquoi tout rapporter aux » services compétents « , et faire croire qu’ils sont à la hauteur ! pourquoi ne pas avoir été sur place, pour rendre compte de la dégradation bien ancienne de tout le quartier !(j’ai bien reconnu la montée de Laaqiba sur la photo !).Pourquoi ne pas avoir apporter des témoignages de ces habitants délaissés et souvent méprisés !C’est ça ce qu’on appelle un travail d’investigation et d’information !




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    Anonyme
    2 août 2012 - 13 h 56 min

    Bonjour
    Je fais partie de la

    Bonjour
    Je fais partie de la famille concernée par ce drame. Merci d’avoir publié aussi vite cette info. Malheureusement, ce que vous avez publié n’est pas conforme à la réalité de ce malheur qui vient après celui de la rue Nacéra Nounou. Je peux vous transmettre tout l’historique par le biais d’un article si vous voulez le publier.




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